Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

19/08/2018

Feu sur la désinformation... (197)

Vous pouvez découvrir ci-dessous un numéro spécial de l'émission I-Média sur TV libertés, consacrée au décryptage des médias et dirigée cette semaine par Jean-Yves Le Gallou, président de la fondation Polémia, avec le concours d'Hervé Grandchamp. Elle comporte une sélection des meilleurs moments de l'année sur quelques uns des thèmes essentiels traités cette année.

Au sommaire :

  • 1 : Les nouveaux médias
    Ils sont omniprésents sur internet, reliés à des médias traditionnels. Ces nouveaux médias ont développé des nouveaux moyens de propagande modernes. Parfaitement adaptés aux différents réseaux sociaux, ils prêchent une vérité, bien politiquement correcte. Parmi ces nouveaux médias, on peut retrouver BRUT un média relié à France Télévision, AJ+ le média internet du groupe Al Jazeera, ou encore Francetv slash, le web média de France télévision.
  • 2 : Un an de censure et de désinformation autour des actions des identitaires
    Pendant un an, les médias ont tout fait pour diaboliser le mouvement identitaire :  fermeture des comptes Facebook et tweeter, fermeture d’une cagnotte leetchi, bobard de l’AFP autour de la manifestation du 25 novembre ou encore désinformation autour de l’opération Defend Europe au col de l’échelle.

  • 3: Doxa et censure médiatique
    Tout le long de cette année, I-Média a dénoncé la doxa médiatique et les appels à la censure. Ces comportements ont été nombreux. Pour exemple, Samuel Laurent a appelé dans l’émission C à vous à la fermeture de comptes twitter pour « trolling ». Toujours dans l’émission C à vous, Anne Elisabeth Lemoine et Patrick Cohen ont tenté d’incriminer et d’isoler le journaliste Eric Zemmour. Dans l’émission Touche Pas Mon Poste, le reporter Bernard de la Villardière s’est retrouvé face au tribunal de la bien pensance. Sur France Inter, la journaliste Caroline Beccard a dressé un portrait dithyrambique de la ministre de la santé Agnès Buzin.

 

                                  

02/08/2017

La soumission à l'idéologie libérale est en marche...

Vous pouvez découvrir ci-dessous une chronique d'Éric Zemmour sur RTL, datée du 11 juillet 2017 et consacrée à la réforme du Code du travail et à ce qu'elle signifie...

 

                                  

19/03/2016

La langue des médias...

Les éditions du Toucan viennent de publier dans leur collection L'Artilleur un essai d'Ingrid Riocreux intitulé La langue des médias - Destruction du langage et fabrication du consentement. Agrégée de lettres modernes, l'auteur est actuellement chercheur associé à l'Université Paris IV.

 

Langue des médias.jpg

« Les journalistes se présentent volontiers comme des adeptes du "décryptage". Mais est-il autorisé de "décrypter" leur discours ?

En analysant de très nombreux exemples récents, ce livre montre que les journalistes ne cessent de reproduire des tournures de phrases et des termes qui impliquent en fait un jugement éthique sur les événements. Prenant pour des données objectives des opinions qui sont en réalité identifiables à des courants de pensée, ils contribuent à répandre nombre de préjugés qui sont au fondement des croyances de notre société. Si le langage du Journaliste fonctionne comme une vitre déformante à travers laquelle on nous montre le présent, il est aussi une fenêtre trompeuse ouverte sur le passé et sur l'avenir.

Analyser le discours du Journaliste, c'est donc d'une certaine manière mettre au jour l'inconscient de notre société dans tout ce qu'il comporte d'irrationnel. Ce livre est conçu comme un manuel de réception intelligente à l'usage des lecteurs, auditeurs ou téléspectateurs quotidiennement exposés aux médias d'information. Son ambition est de lutter à la fois contre la naïveté et la paranoïa complotiste afin de n'être plus "orientés par un discours orientant". »

27/11/2015

Jihadisme et idéologie...

Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de François-Bernard Huyghe, cueilli sur son blog Huyghe.fr et consacré à la force d'impact de l'idéologie djihadiste et à ce qu'il est possible ou non de lui opposer... Spécialiste de la guerre de l'information, François-Bernard Huyghe a publié dernièrement Think tanks : Qand les idées changent vraiment le monde (Vuibert, 2013).

 

Génération Bataclan.jpg

Jihadisme et idéologie

À quoi sert un idéologie ? Globalement à trois choses.

D'abord à expliquer : par elle, le monde s'éclaire et se simplifie. Grâce aux cadres mentaux qu'elle fournit, à sa doxa qui est comme un logiciel, elle fait rentrer la complexité du réel dans un système d'interprétation. Et nous persuade que notre vision du monde est universellement valable et donne de la cohérence au chaos de l'histoire. Munis de l'idéologie qui fournit les réponses avant les questions, nous savons désormais d'où viennent nos malheurs (des ennemis, des dominants, des capitalistes, des résistances archaïques au progrès...), nous distinguons es desseins secrets derrière les événements et les lois qui font où va le monde. On notera au passage que l'islamisme est presque imbattable en ce domaine puisqu'il fournit la métacroyance (la croyance qui permet de juger des croyances) la plus simple et la plus stricte.

Ensuite à rassembler. L'idéologie - Nous contre Eux - n'existe que par référence à une idéologie ennemie : il y a nous, les véridiques et eux, ceux qui pensent à rebours soit qu'ils soient égarés par de mauvais bergers (en ce cas, on pourra les persuader et les ramener au vrai avec beaucoup d'efforts), soit que leur nature profonde (de classe, ethnique...) les rende imperméables à la vérité, et en ce cas...

Enfin l'idéologie oriente : elle nous présente des espoirs où nous assigne des tâches destinées à améliorer le monde, quand ce n'est à réaliser l'utopie. Elle est forcément prescriptive : son dire vise toujours à un faire ; il implique des obligations au moins implicites. A minima de voter pour X ou de soutenir Y.

De ce triple point de vue, le jihadisme extrêmement performant.

Son explication du monde se réfère à un schéma victimaire : les Juifs et les Croisés nous persécutent depuis la fin du califat ottoman (ou peut-être depuis la chute du califat de Bagdad en 1255). La Terre est le lieu d'affrontement entre les lois de Dieu et celles des hommes : choisissez.
Son "Nous" représente une communauté soudée par la soumission à des règles qui séparent des autres communautés, mais ce sont aussi des règles universelles destinées un jour à s'appliquer à tous les hommes. Eux, ce sont tous les égarés, qu'il est licite de traiter en ennemis et de soumettre. De ce point de vue, le jihadisme est imbattable : il a accumulé un tel ressentiment dans ce que Sloterdjik appelait "les banques de la colère

Quant au but, il n'est rien moins que l'instauration d'un ordre ultime conforme à la volonté de Dieu. Du reste, l'État islamique explique déjà qu'un vrai musulman doit aller vivre sur les terres du califat, les seules où l'on puisse mener une vie digne, faire la hijrah. On peut ainsi goûter maintenant - à moins de choisir le martyre qui est un ascenseur direct pour le Paradis - à un avant-goût de la vie digne et juste.

Face à ce bloc, nos réactions restent pauvres.
Se dire "génération Bataclan" et boire un apéro pour leur montrer combien nous les craignons peu, avec quel bonheur nous pratiquons le vivre ensemble, et avec quelle résistance nous sommes attachés à nos valeurs ? Ce n'est pas très efficace à cause de la métacroyance évoquée plus haut et peut même les inciter à nous mépriser davantage. Le spectacle de notre jouissance individuelle et de nos fraternisations est la cause de leur haine, pas son remède.
Le discours de réfutation - nous ne faisons la guerre qu'aux extrémistes pas aux musulmans que nous aimons ; rejoignez le camp de la diversité et le monde sans frontières - semble peu les intéresser pour des raisons qui nous échappent.
Les bombarder ? C'est les multiplier.
Les déradicaliser ? Dans certains pays, on essaie de le faire par des pratiques qui évoquent davantage la resocialisation des délinquants accompagnée de soutien psychologique. Dans d'autres, on joue davantage de l'autorité des religieux et de l'expérience des religieux, et c'est plus efficace.
Si une croyance ne peut être vaincue que par une croyance, nous sommes encore loin de savoir désarmer l'hostilité.

François-Bernard Huyghe (Huyghe.fr, 22 novembre 2015)

 

03/08/2012

Printemps syrien ?...

«En arabe, révolution se dit thawra. Il n’est pas certain que ce mot y ait la même valeur eschatologique qu’en Occident. La Révolution française et ses échos historiques continuent donc à fausser la vision de ce qui se passe dans le monde arabe, dont le moins qu’on puisse dire, mais qui n’est pas dit, est que les peuples qui le constituent ne sauraient désirer ni la terreur robespierriste ni l’hiver soviétique. Se ranger à l’idée que ce sont les peuples qui ont chassé les dictateurs de Tunisie, d’Égypte, du Yémen, de Libye est en réalité aussi niais que de soutenir que l’intervention américaine en Irak était réclamée à cor et à cris par le peuple irakien ou que les Serbes désiraient à tout prix être délivrés de Milosevic grâce au bombardement massif de leur territoire par les avions de l’OTAN – deux exemples de crimes de guerre que l’histoire officielle n’enregistrera jamais comme tels.»


Les éditions Fata Morgana viennent de publier un petit texte superbe de Richard Millet intitulé Printemps syrien. Un point de vue à contre-courant de l'opinion dominante comme on pouvait l'attendre de l'auteur de L'opprobre ou de Fatigue du sens...


Printemps syrien.jpg

"Plus acerbe que jamais, Richard Millet s’insurge contre l’actuel discours journalistique – consensuel, mou et édulcoré – au sujet des insurrections en Syrie, et nous donne à voir son appréhension, à contre-courant de la doxa occidentale, quant à la portée des événements qui frappent le Proche-Orient."

21/10/2011

La finance imaginaire...

Les éditions Aden viennent de publier La finance imaginaire - Anatomie du capitalisme : des marchés financiers à l'oligarchie, une étude de Geoffrey Geuens. Enseignant à l'université de Liège, il s'intéresse aux structures de pouvoir, aux discours qu'elles produisent et aux agents qui les incarnent...

 

Finance imaginaire.jpg

"Figure imposée de la communication politique, la dénonciation des excès du capitalisme sauvage – aussi virulente qu'inoffensive – a duré le temps nécessaire à la recapitalisation des banques. Les responsables et intellectuels dominants des puissances occidentales l'avaient, pourtant, répété à qui voulait l'entendre : l'État allait reprendre la main sur la finance et contrôler les banquiers. Voilà pour les slogans de campagne.
Sur le terrain, le capitalisme réel voit les plus grands noms de la politique internationale – qu'ils soient démocrates ou républicains, travaillistes ou conservateurs, socialistes ou libéraux – siéger dans les conseils d'administration de trusts et hedge funds assimilant l'économie à un portefeuille géant d'actifs. Quant aux spéculateurs d'hier, dénoncés il y a peu encore pour leur cupidité et leur irresponsabilité, ils ont déjà été réinstallés par les pouvoirs publics à la tête de commissions de sages prônant une meilleure gouvernance de la finance...

Étude détaillée de l'oligarchie financière et analyse serrée du discours social, La finance imaginaire, véritable Who's Who, rompt avec l'image désincarnée des marchés financiers que relaient, jour après jour, les penseurs de la doxa, et qui est bien faite, consciemment ou non, pour laisser impensés les véritables bénéficiaires des mesures de crise et politiques d'austérité à venir."