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djihadisme

  • Que faire des 130 djihadistes ?...

    Vous pouvez découvrir ci-dessous un entretien avec Xavier Raufer, mis en ligne le 30 janvier 2019 sur Boulevard Voltaire, et consacré à la question du retour en France des djihadistes parti de notre territoire...

    Criminologue et auteurs de nombreux essais, Xavier Raufer a récemment publié Les nouveaux dangers planétaires (CNRS, 2012) et Criminologie - La dimension stratégique et géopolitique (Eska, 2014) et a également coordonné l'ouvrage collectif intitulé La première cyber-guerre mondiale ? (Eska, 2015).

     

                                  

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  • La guerre secrète...

    Les éditions Fayard viennent de publier une enquête de Philippe Lobjois et de Michel Olivier intitulé La guerre secrète. Philippe Lobjois est reporter de guerre et est l'auteur, notamment, de Putsch rebel club (Florent Massot, 2000), un sympathique petit polar. Michel Olivier a servi dix ans comme officier dans les forces spéciales. Il est aussi expert en sciences sociales et en gestion de situations de crise.

     

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    " La défaite de Daech en Irak et en Syrie n'a en rien entamé sa volonté de détruire l'Occident, elle l'a seulement transformée. Infiltration des entreprises, pression sur les salariés musulmans, prise en main de sections syndicales ou même préparations d'attentats : affaiblir l'économie occidentale est au coeur de la nouvelle stratégie de l'islamisme radical. En 2018, pour la première fois, le plan gouvernemental de lutte contre la radicalisation et le terrorisme intègre cette donnée stratégique : la prévention de la radicalisation dans le monde du travail est le nouvel axe de la lutte contre les djihadistes.
    Façonnée par des années de lutte contre les discriminations et la culture de la diversité, l'entreprise découvre avec embarras son incapacité à gérer le fait religieux entre ses murs, et se trouve plus démunie encore pour lutter contre la radicalisation. Cette enquête est une véritable plongée dans le communautarisme ordinaire qui fait le lit de cette radicalisation, voire du terrorisme, comme l'illustrent ici plusieurs récits et de nombreux témoignages.
    Donnant la parole aux meilleurs experts de l'islamisme radical, mais aussi à des chefs d'entreprise, des DRH, des policiers et des syndicalistes, les auteurs exposent les faits, sans jugement, mais sans compromis. La guerre économique des djihadistes a déjà commencé."

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  • Feu sur la désinformation... (189)

    Vous pouvez découvrir ci-dessous un nouveau numéro de l'émission I-Média sur TV libertés, consacrée au décryptage des médias et dirigée par Jean-Yves Le Gallou, président de la fondation Polémia, avec le concours d'Hervé Grandchamp.

    Au sommaire :

    • 1 : Bella Ciao Aquarius
      L’Aquarius, bateau de la discorde européenne ! Le navire qui opère en mer méditerranée au « secours des migrants » n’est pas le bienvenu en Italie. Scandale dans la presse et dans le monde politique.
    • 2 : Le Zapping d’I-Média 
      En janvier dernier, le journaliste Yann Moix tournait alors un reportage à Calais. Le 21 janvier, il avait déclaré dans les pages de Libération : « J’affirme, M. le Président, que des fonctionnaires de la République française frappent, gazent, caillassent, briment, humilient des adolescents, des jeunes femmes et des jeunes hommes dans la détresse et le dénuement. Je l’ai vu et je l’ai filmé. ». Depuis le reportage est sorti sur la chaine franco-allemande Arte, mais le journaliste a probablement omis de mettre les images de sévices dans son documentaire.

    • 3: Médine un djihadiste au Bataclan ?
      Concert du rappeur Médine au Bataclan. Après les attentats du 13 novembre 2015, le concert du chanteur, considéré comme islamiste, ne passe pas.
    • 4 : Les tweets de la semaine
      Omeran, le jeune alépien qui avait été grièvement blessé en août 2016 aurait souffert pendant 40 minutes pour permettre au casque Blanc de faire des photos. La photo avait ému l’ensemble de la presse, et fait le tour du monde, On pouvait voir le jeune Omran blessé et couvert de poussière. Le 05 juin, le Times de Londres a révélé que les « casques blancs » n’ont pas immédiatement porté assistance à l’enfant. Pendant 40 minutes l’organisation a fait des clichés. Le but était de les utiliser comme moyen de propagande contre le gouvernement de Bachar Al Assad.
    • 5 : Portrait Piquant d’Hugo Clément
      Portrait d’Hugo Clément, star du petit journal et de quotidien, passé à Kombini, entre ego surdimensionné et journalisme de propagande.

     

                                    

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  • Les snipers de la semaine... (165)

     

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    Au sommaire cette semaine :

    - sur Vu du droit, Régis de Castelnau allume les bien-pensants qui pleurnichent sur les djihadistes "français" internés en Irak...

    « Droit au retour » des djihadistes ? Quelle obligation?

     

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    - sur son site, l'Observatoire du journalisme dézingue les médias du système qui se sont empressés d'annoncer la mort du journaliste Arkadi Babtchenko et de l'attribuer sans preuve (et pour cause !) aux services russes...

    Les aventures d’Arkadi Babtchenko au pays de la presse (dite) sérieuse

    Babtchenko-Le-Monde-fake-news.jpg

     - sur son blog, Pierre Jourde explose la baudruche Edouard Louis...

    Louis le maigre

    bien-pensance,djihadisme,fake news,bobard,désinformation

     

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  • "Les démagogues ne sont pas ceux que l'on croit"...

    Vous pouvez découvrir ci-dessous une chronique d'Éric Zemmour sur RTL, datée du 29 mars 2018 et consacrée à la polémique autour des mesures à prendre face aux attentats islamistes...

     

                                    

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  • Après la chute de Raqqa, que devient l'Etat islamique ?...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de François-Bernard Huyghe, cueilli sur son blog, Huyghe.fr, et consacré à l'avenir de l’État islamique. Spécialiste de la stratégie et de la guerre de l'information et directeur de recherches à l'IRIS, François Bernard Huyghe a publié récemment La désinformation - Les armes du faux (Armand Colin, 2015) et, dernièrement, DAECH : l'arme de la communication dévoilée (VA Press, 2017).

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    Après Raqqa

    On annonce que Raqqa, capitale de l'État Islamique est quasiment achevée ; la défaite de Daech est-elle proche ?

    François-Bernard Huyghe : En effet, même si la « prise des derniers mètres de Raqqa» est annoncée depuis plusieurs semaines, cela finit par être vrai : il semble bien que cette fois, les Forces démocratiques syriennes, composées de Kurdes et d’Arabes, soient en train de conquérir les derniers bastions et d’évacuer les dji derniers djhadistes - syriens et étrangers-, sans doute vers deir Ezzor qu’ils tiennent encore ; là-bas ils sont confrontés à l’armée syrienne et à ses alliés russes. Aujourd’hui le califat contrôlerait moins de 8% du pays, ce qui commence à ressembler à une déroute pour une organisation territorialisée.
    Sur le plan militaire, que ce soit en Irak et en Syrie où il avait dessiné ses frontières et prétendait exercer sa souveraineté, le califat est condamné par la disproportion des forces. Au mieux il aura un sursis. Son slogan des débuts « le califat durera et s’étendra », les mots qui avaient incité des milliers d’étrangers à aller faire la hijra et le djihad au pays de Cham (traduisez : aller vivre religieusement et combattre sur les territoires tenus par le califat), sont ceux d’une utopie qui a échoué. Pourtant..
    Perdre des batailles n’est pas perdre une guerre, tant que le vaincu n’a pas reconnu sa défaite. Cela peut se faire soit formellement (par un traité ou une reddition) soit de fait, lorsqu’il n’y a plus de combattants refusant de déposer les armes et continuant à se penser en guerre. Et pour les derniers fanatiques, le choix sera ouvert :
    - Continuer la lutte ailleurs en Syrie ou Irak, comme des groupes de guérilla.
    - Rejoindre d’autres groupes armés djihadistes, comme Hayat Tahrir al-Cham, rattaché au « courant historique » al Qaïda / al Nosra (quitte à admettre que la fondation prématurée d’un califat par al Baghdadi était une erreur stratégique)
    - Aller essaimer et renforcer des groupe affiliés à Daech, mais plus loin, au Pakistan, en Afghanistan, en Égypte, en Libye, etc.
    - Pour les « foreign fighters », européens, par exemple, revenir dans leur pays d’origine, échapper, s’ils peuvent, à la prison et relancer une action terroriste.
    - Dernière hypothèse : prendre leur « retraite » en redevenant salafistes « quiétistes » (qui ne font pas le djiahd) ou en se convaincant de l’excellence des valeurs démocratiques qu’ils ont combattues. Nous aimerions que cette option soit la plus vraisemblable.

    Ils pourraient continuer le combat ?

    On le voit, la vraie défaite de Daech ne peut être que psychologique - renoncer à une lutte sans issue aux objectifs impossibles (conquérir le monde) et renoncer à traitet comme ennemis tous ceux qui ne partagent pas cette utopie-. Mais psychologique, pour eux, cela veut dire spirituel : il faut qu’ils se persuadent que Dieu ne leur fait plus obligation de poursuivre le djihad universel. Or, justement, la propagande du califat les prépare à l’hypothèse d’un défaite « apparente » sur le terrain, une défaite qui ne serait en fait qu’une épreuve, avant une victoire finale plus éclatante encore. Après la période utopique (rejoindre le califat où règne la loi divine et qui « durera et s’étendra »), voici une sorte de prophétisme millénariste : la victoire est d’autant plus proche que nos ennemis croient l’avoir emporté. Autrement dit, il n’est pas garanti que la leçon du réel (la perte du territoire) décourage ceux étaient attirés par le projet de conquérir et convertir le monde. La rage pourrait gagner chez ceux qui verront dans les événements la confirmation que les mécréants et les hypocrites persécutent les musulmans depuis des siècles.

    Le terrorisme risque-t-il de se développer en compensation ?

    Quand on perd la guerre classique, il est tentant de mener la « guerre du pauvre » qu’est le terrorisme. La multiplication des attentats en Occident pour « compenser » la chute du califat ? Ces derniers mois les attaques avec une voiture, un couteau, des bonbonnes de gaz qui n’explosent pas toujours, éventuellement avec des armes à feu se sont multipliés. Dans certains cas, la piste djihadiste ne peut être prouvée, dans d’autres on incrimine un mécanisme psychologique d’imitation ou on cherche des causes psychiatriques... Il n’empêche que la tendance lourde semble être à des attaques menées sans grands moyens ou grande organisation, donc d’autant plus difficiles à déceler. La possibilité d’une « routine » terroriste, c’est-à-dire d’attentats relativement fréquents pas forcément très efficaces du fait de l’inexpérience de leurs auteurs, mais motivés par le désir de venger le califat et de punir les pays de la coalition est tout sauf absurde. Et la propagande djihadiste basée sur le ressentiment peut encore nourrir longtemps ce désir de violence compensatrice.

    François-Bernard Huyghe (Blog de François-Bernard Huyghe, 18 octobre 2017)

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