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Métapo infos - Page 1132

  • Feu sur la désinformation... (68)

    Vous pouvez découvrir ci-dessous un nouveau numéro de l'émission I-Média sur TV libertés, consacrée au décryptage des médias et dirigée par Jean-Yves Le Gallou, président de la fondation Polémia, avec le concours d'Hervé.

    Un sommaire réduit compte tenu de l'absence de son maître d’œuvre habituel :

    • 1 : Le zapping d’I-Média.

    • 2 : Tweets d’I-Média.
    • 3 : Le bobard de la semaine.

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  • Vers le suicide de la culture européenne ?...

    Les éditions L'Archipel viennent de publier un essai de Jean-Paul Brighelli intitulé Voltaire ou le Jihad - Le suicide de la culture occidentale. Normalien et agrégé de lettres, ancien professeur de classes préparatoires, Jean-Paul Brighelli est un défenseur inconditionnel de l'élitisme républicain et aussi un polémiste féroce, auquel doit déjà plusieurs essais consacrés à l'école comme La fabrique du crétin (Folio, 2006), A bonne école (Folio, 2007) ou Tableau noir (Hugo et Cie, 2014).

     

     

    Voltaire ou le Jihad.jpg

    " Vilipendée par des médias soucieux de ne fâcher personne, la « culture européenne » est aujourd’hui concurrencée par les « cultures plurielles ».
    Dans les cervelles soigneusement vidées des nouvelles générations peuvent dès lors s’insinuer des cultures de substitution, « culture des banlieues », « culture jeune », bien frêles face à l’offensive de l’islam fondamentaliste. Les nouvelles technologies, proposées comme panacée, sont le vecteur de cette substitution.
    Héritière de siècles de marche vers la lumière, la culture française doit aujourd’hui affronter une culture obscurantiste, celle du jihad mondial.
    À moins d’une prise de conscience radicale, l’issue du combat est fort douteuse. Sommes-nous vraiment les héritiers de Voltaire, ou glissons-nous vers la barbarie sans nous en apercevoir ? Question posée dans ce livre, qui désigne les responsables et les complices de cette démission. "

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  • Un portrait politique de Julius Evola...

    Vous pouvez découvrir ci-dessous un entretien du Cercle Henri Lagrange avec Arnaud Guyot-Jeannin, réalisé en mars 2015 et consacré au penseur traditionaliste-révolutionnaire italien Julius Evola. Journaliste et critique cinématographique, Arnaud Guyot-Jeannin est un bon connaisseur de l’œuvre de l'auteur de Chevaucher le tigre et a notamment dirigé la publication du Dossier H Julius Evola (L'Age d'Homme, 1997).

     

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  • Le printemps d'une insurrection...

    Les éditions Via romana viennent de publier un récit de Philippe Maxence intitulé Irlande 1916 - Le printemps d'une insurrection. Rédacteur en chef du bimensuel L'Homme nouveau, Philippe Maxence est l'auteur d'une biographie de Baden Powell, le fondateur du scoutisme ainsi que de plusieurs ouvrages consacrés à l'écrivain anglais Gilbert Keith Chesterton.

     

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    " Lundi 24 avril 1916, le soleil illumine Dublin. Vers 10 heures, les hommes des Irish Volunteers et de l'Irish Citizen Army font leur jonction avant d'investir la Grande Poste, symbole du pouvoir britannique. À midi, le jeune poète Patrick Pearse proclame : « Au nom de Dieu et des générations, l'Irlande appelle ses enfants à se rallier à son étendard et à frapper pour sa libération. » La riposte anglaise est sanglante, et pourtant moins de six ans plus tard, le drapeau vert blanc et orange flotte sur la Grande Poste. Voici, pour mieux comprendre cette révolution, le récit complet d'une insurrection dont Philippe Maxence dresse les contours géographiques, humains, politiques et littéraires, avec le souci d'exposer les motivations de chaque camp. Une rétrospective haletante qui donne le goût des libertés qui s'enracinent. "

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  • Jihadisme et idéologie...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de François-Bernard Huyghe, cueilli sur son blog Huyghe.fr et consacré à la force d'impact de l'idéologie djihadiste et à ce qu'il est possible ou non de lui opposer... Spécialiste de la guerre de l'information, François-Bernard Huyghe a publié dernièrement Think tanks : Qand les idées changent vraiment le monde (Vuibert, 2013).

     

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    Jihadisme et idéologie

    À quoi sert un idéologie ? Globalement à trois choses.

    D'abord à expliquer : par elle, le monde s'éclaire et se simplifie. Grâce aux cadres mentaux qu'elle fournit, à sa doxa qui est comme un logiciel, elle fait rentrer la complexité du réel dans un système d'interprétation. Et nous persuade que notre vision du monde est universellement valable et donne de la cohérence au chaos de l'histoire. Munis de l'idéologie qui fournit les réponses avant les questions, nous savons désormais d'où viennent nos malheurs (des ennemis, des dominants, des capitalistes, des résistances archaïques au progrès...), nous distinguons es desseins secrets derrière les événements et les lois qui font où va le monde. On notera au passage que l'islamisme est presque imbattable en ce domaine puisqu'il fournit la métacroyance (la croyance qui permet de juger des croyances) la plus simple et la plus stricte.

    Ensuite à rassembler. L'idéologie - Nous contre Eux - n'existe que par référence à une idéologie ennemie : il y a nous, les véridiques et eux, ceux qui pensent à rebours soit qu'ils soient égarés par de mauvais bergers (en ce cas, on pourra les persuader et les ramener au vrai avec beaucoup d'efforts), soit que leur nature profonde (de classe, ethnique...) les rende imperméables à la vérité, et en ce cas...

    Enfin l'idéologie oriente : elle nous présente des espoirs où nous assigne des tâches destinées à améliorer le monde, quand ce n'est à réaliser l'utopie. Elle est forcément prescriptive : son dire vise toujours à un faire ; il implique des obligations au moins implicites. A minima de voter pour X ou de soutenir Y.

    De ce triple point de vue, le jihadisme extrêmement performant.

    Son explication du monde se réfère à un schéma victimaire : les Juifs et les Croisés nous persécutent depuis la fin du califat ottoman (ou peut-être depuis la chute du califat de Bagdad en 1255). La Terre est le lieu d'affrontement entre les lois de Dieu et celles des hommes : choisissez.
    Son "Nous" représente une communauté soudée par la soumission à des règles qui séparent des autres communautés, mais ce sont aussi des règles universelles destinées un jour à s'appliquer à tous les hommes. Eux, ce sont tous les égarés, qu'il est licite de traiter en ennemis et de soumettre. De ce point de vue, le jihadisme est imbattable : il a accumulé un tel ressentiment dans ce que Sloterdjik appelait "les banques de la colère

    Quant au but, il n'est rien moins que l'instauration d'un ordre ultime conforme à la volonté de Dieu. Du reste, l'État islamique explique déjà qu'un vrai musulman doit aller vivre sur les terres du califat, les seules où l'on puisse mener une vie digne, faire la hijrah. On peut ainsi goûter maintenant - à moins de choisir le martyre qui est un ascenseur direct pour le Paradis - à un avant-goût de la vie digne et juste.

    Face à ce bloc, nos réactions restent pauvres.
    Se dire "génération Bataclan" et boire un apéro pour leur montrer combien nous les craignons peu, avec quel bonheur nous pratiquons le vivre ensemble, et avec quelle résistance nous sommes attachés à nos valeurs ? Ce n'est pas très efficace à cause de la métacroyance évoquée plus haut et peut même les inciter à nous mépriser davantage. Le spectacle de notre jouissance individuelle et de nos fraternisations est la cause de leur haine, pas son remède.
    Le discours de réfutation - nous ne faisons la guerre qu'aux extrémistes pas aux musulmans que nous aimons ; rejoignez le camp de la diversité et le monde sans frontières - semble peu les intéresser pour des raisons qui nous échappent.
    Les bombarder ? C'est les multiplier.
    Les déradicaliser ? Dans certains pays, on essaie de le faire par des pratiques qui évoquent davantage la resocialisation des délinquants accompagnée de soutien psychologique. Dans d'autres, on joue davantage de l'autorité des religieux et de l'expérience des religieux, et c'est plus efficace.
    Si une croyance ne peut être vaincue que par une croyance, nous sommes encore loin de savoir désarmer l'hostilité.

    François-Bernard Huyghe (Huyghe.fr, 22 novembre 2015)

     

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  • Naissance de l'Action française...

    Les éditions Grasset viennent de publier un essai historique de Laurent Joly intitulé Naissance de l'Action française. Directeur de recherches au CNRS, Laurent Joly est déjà l'auteur d'une biographie de Xavier Vallat (Grasset, 2001).

     

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    " L’Action française est assurément, en France, le mouvement d’extrême droite le plus influent du xxe siècle. Née en 1899 sous l’égide intellectuelle de Maurice Barrès, elle tombe rapidement sous l’emprise du royaliste Charles Maurras. Laurent Joly nous livre ici la première étude consacrée à cette naissance, dans le contexte de l’affaire Dreyfus.
    Fondateur de l’AF, Henri Vaugeois en appelle alors à une dictature militaire ennemie de « l’humanitarisme » judéo-protestant. Maurras, pour sa part, n’hésite pas à encenser l’action antisémite de Jules Guérin, escroc notoire. Quant à Barrès, compromis dans la tentative de coup d’État de Déroulède en février 1899, il reconsidère son nationalisme à la lueur du racisme crépusculaire de Jules Soury. Tous se retrouvent autour de l’Action française, qui s’institue « laboratoire de nationalisme » avant de se convertir à la « monarchie de salut public » (1901). Le petit groupe fait ainsi le lien entre l’extrême droite du xixe siècle, royaliste et cléricale, et celle du xxe siècle, ultra-nationaliste, xénophobe et volontiers athée.
    À partir d’archives privées et de multiples sources inédites, Laurent Joly restitue, à l’échelle des individus, les conditions sociales et les logiques cachées d’une conversion politique. Battant en brèche le récit héroïque des débuts de l’« école » d’AF, l’enquête fourmille de révélations sur la personnalité et les aspirations du duo Barrès-Maurras à l’aube du xxe siècle. Elle apporte ainsi une contribution décisive à l’étude de la magistrature intellectuelle et du charisme en politique. "

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