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rome - Page 7

  • Quand une milice de paysans a fini par dominer le monde...

    Les éditions Tallandier viennent de publier un essai de Yann Le Bohec intitulé Histoire des guerres romaines - Milieu du VIIe siècle avant J.-C. - 410 après J.-C. Professeur à la Sorbonne, Yann Le Bohec est un des meilleurs spécialistes de l'histoire romaine. Il a déjà publié, notamment, César, chef de guerre (Rocher, 2001), une Histoire militaire des guerres puniques (Rocher, 2011), Alésia (Tallandier, 2012) et une Géopolitique de l'Empire romain (Ellipses, 2014).

     

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    " L’histoire de Rome est inséparable de l’histoire de ses guerres. De 509 à 338 avant J.-C., la cité fut en permanence menacée de disparaître : elle combattit parfois plusieurs ennemis à la fois, souvent des voisins, qui ne supportaient pas l’âpreté au gain de ses soldats et l’arrogance de ses dirigeants. Ce fut un dur « struggle for life » qui forgea les bases de sa future puissance. Car ne reconnaissant jamais aucune défaite, sans plan préétabli, elle s’empara, de 338 avant J.-C. à 106 après J.-C., pays après pays, de tout le bassin méditerranéen, et elle finit par contrôler un domaine immense, de l’Écosse au Sahara, de l’Atlantique à la Mésopotamie. Et puis, en 406/410 après J.-C., elle le perdit.
    Ce livre présente l’anatomie des guerres de Rome gagnées grâce à un outil militaire exceptionnel, à de grands capitaines, et à des règles sociales originales et fortes. Mais il présente aussi les guerres peu à peu perdues, les débâcles et les redditions. Il montre, à cet effet, comment la supériorité des techniques de combat, de l’armement, de l’organisation et d’un art du commandement sans faille s’est peu à peu usée, délitée, éteinte au sein d’un empire devenu trop vaste, confronté à de nouveaux ennemis, venus de très loin, plus féroces que jamais et inassimilables.
    Fidèle à sa méthode, Yann Le Bohec ramène le lecteur aux sources : par les textes des grands auteurs de l’Antiquité, mais aussi par l’épigraphie, et grâce aux dernières découvertes de l’archéologie, il exhume des batailles inconnues et des guerres oubliées.
    L’Histoire des guerres romaines, qui évoque la mort de tant de soldats et de grands chefs militaires qui les menèrent au combat, devient ainsi, par cette approche inédite, un texte vivant et passionnant.
    C’est l’histoire d’une milice de paysans qui a fini par dominer le monde. "

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  • Retour sur un assassinat politique...

    Les éditions Delga viennent de publier un essai historique de Michael Parenti intitulé L'assassinat de Jules César - Une histoire populaire de l'ancienne Rome. Historien et politologue italo-américain, Michael Parenti est l'auteur de plusieurs essais traduits en français dont L'horreur impériale : Les États-Unis et l'hégémonie mondiale (Aden, 2004).

     

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    " Pourquoi une coterie de sénateurs romains a-t-elle assassiné un des leurs, un aristocrate et dirigeant renommé, Jules César ? L’opinion qui domine parmi les historiens, aussi bien les anciens que les modernes, est que les sénateurs avaient l’intention de restaurer les libertés républicaines en supprimant un usurpateur despotique. Dans ce livre, je présente une autre explication : les sénateurs aristocrates ont tué César parce qu’ils le percevaient comme un diri- geant populaire qui menaçait leurs intérêts et privilèges.

    Le péché de César ne fut pas de renverser la Constitution romaine, constitution non écrite, mais de desserrer l’emprise autoritaire que l’oligarchie exerçait sur elle. Pire encore, il a utilisé le pouvoir d’État pour accorder des prestations limitées aux petits fermiers, aux débiteurs et au prolétariat urbain, aux frais de la riche minorité. Peu importe que ces réformes se soient avérées limitées, les oligarques ne le lui ont pas pardonné. César connut ainsi le même sort que d’autres réformateurs romains avant lui.

    Voici donc une histoire de latifundia et d’escadrons de la mort, de maîtres et d’esclaves, de patriarches et de femmes subordonnées, de capitalistes auto-enrichis et de provinces pillées, de marchands de sommeil et d’émeutiers urbains. Voici la lutte entre quelques ploutocrates et la multitude des indigents, des privilégiés contre le prolétariat, mettant en vedette des politiciens corrompus et des élections motivées par l’argent et l’assassinat politique des dirigeants populaires. Je laisse au lecteur le soin de décider si tout cela peut entrer en résonance avec le caractère de notre époque. "

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  • Les Stratagèmes...

    Les éditions Economica viennent de rééditer, sous la direction de Pierre Laederich,  Les Stratagèmes, de Frontin, texte classique de l'art militaire romain du Haut-Empire. Ancien élève de l'École Normale Supérieure, diplômé de l'Institut d'Études Politiques de Paris et docteur ès lettres classiques, Pierre Laederich a contribué à divers ouvrages consacrés aux guerres antiques et modernes, introduit la deuxième édition française de La grande stratégie de l'empire romain d'E. Luttwak et traduit, du même auteur, La grande stratégie de l'empire byzantin. Il propose ici la première traduction française des Stratagèmes depuis le XIXe siècle.

     

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    " Sextus Julius Frontinus exerça de hautes responsabilités civiles et militaires au Ier siècle de notre ère. En Grande-Bretagne, il soumit les irréductibles Gallois grâce à une habile stratégie associant contre-guérilla et mesures de consolidation. Il écrivit ensuite un Art de la Guerre estimé – Végèce s'en inspira –, perdu, qu'il compléta des Stratagèmes après une campagne en Germanie. Fait exceptionnel, il traversa les tribulations de son siècle en connaissant, sous neuf princes, une progression continue de sa carrière. Curateur des eaux de Rome et auteur d'un Traité des aqueducs, trois fois consul dont deux fois aux côtés de Trajan, il était et reste considéré comme l'une des figures les plus éminentes de son époque.

    Synthèse sans équivalent de l'art militaire gréco-romain, les Stratagèmes sont consacrés aux ruses de guerre et divers procédés obliques permettant de vaincre dans l'économie des forces – à l'instar du Traité de Sun Zi dont les enseignements sont très proches. Machiavel s'en inspira étroitement pour son Art de la Guerre. Avec De la guerre, de Clausewitz, ce sont les quatre livres clés de la science stratégique.

    Paradoxalement, ce dernier paraît moins d'actualité que Frontin, Sun Zi ou Machiavel en ce XXIe siècle si troublé. Face à la multiplicité des conflits dispersés, doublés de contre-attaques indirectes au moyen, notamment, d'actes de terrorisme à l'échelle planétaire, les enseignements de Frontin reviennent au premier plan : plus que jamais, les stratégies exigent de concilier l'impératif de la sécurité et l'économie des forces dans un contexte de contraintes budgétaires, l'adaptation la plus fine au terrain, à l'adversaire et aux circonstances. Et pour ce faire, il faut souvent délaisser maints principes des théories stratégiques. "

     

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  • L'Anabase, le périple des dix-mille...

    Le troisième numéro d'Antiquité, le magazine de l'antiquité européenne est en kiosque. Publiée par les éditions Heimdal, cette revue trimestrielle est dirigée par George Bernage et Damien Bouet. Grâce à son abondante iconographie, sa consultation est un plaisir pour les yeux !...

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    Au sommaire :

    LA GAULE ROMAINE : Lugdunum, Lyon antique (seconde partie)

    HISTOIRE ROMAINE : Claude, un destin extraordinaire

    CITÉ ANTIQUE : Appolonia d'Illyrie (deuxième partie)

    ARMÉES ANTIQUES : Anabase, le périple des dix-mille

    ARMÉES ANTIQUES : Herculiani, itinéraire d'une légion palatine

    CIVILISATION : La maison gauloise (première partie)

    CIVILISATION : L'Age du fer romain en Scandinavie

    CIVILISATION : Les premiers forums

    ART ANTIQUE : Jean-Léon Gérôme

    CUISINE ANTIQUE : La cuisine grecque

    COLLECTIONS ANTIQUITÉS : Le Musée Imaginaire : monnaies grecques

    BIBLIOTHÈQUE : Livres, vidéos et expositions

     

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  • Le culte de Mithra, un paganisme romain ?...

    Les éditions Camion noir viennent de publier Les mystères de Mithra - Aux sources du paganisme romain, un essai de Franz-Valéry-Marie Cumont, historien, philologue et archéologue belge, mort en 1947.

    Certains se rappelleront que la revue Antaios, animée par Christopher Gérard, avait consacré un de ses premiers numéros au culte de Mithra...

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    " Le culte de Mithra, divinité solaire venue de Perse, et plus loin encore, des tréfonds du panthéon hindou, a marqué de ses mystères l’âme du peuple de Rome. Qu’ils soient légionnaires versant le sang d’un taureau en son nom aux quatre coins de l’empire, ou simples esclaves se parant de peaux de lions pour célébrer ses exploits, ses dévots y voyaient une alternative païenne au christianisme naissant. Cet ouvrage de Franz-Valérie-Marie Cumont, archéologue belge de renom, est le fruit de nombreuses années de fouilles en Syrie et en Turquie. Il propose une vision novatrice sur le mithraïsme et en dévoile tous les arcanes les plus obscurs. Il explique pourquoi le christianisme a survécu à la chute de l’Empire romain, alors que le culte de Mithra, tout aussi vivace dans les cœurs de la plèbe, a sombré dans l’oubli. Il expose la liturgie, les dogmes et la composition du clergé de ses adeptes. Enfin, il analyse l’influence des œuvres d’art du mithraïsme sur notre patrimoine culturel européen. Les mystères de Mithra est l’ouvrage de référence sur cette religion qui, de par ses rites chtoniens complexes et sa symbolique initiatique, posa les fondations de l’ésotérisme occidental, des templiers aux premières loges maçonniques. "

     

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  • Quand les Barbares envahissaient l'Empire...

    Le nouveau numéro du Figaro Histoire (décembre 2015 - janvier 2016) consacre son dossier central à l'effondrement de l'Empire romain provoqué par les invasions barbares avec, notamment, des articles de Michel De Jaeghere et de Bryan Ward-Perkins. Hors dossier, on trouvera également deux articles consacrés à l'Histoire mondiale du communisme de Thierry Wolton signés respectivement par Alain Besançon et Henri-Christian Giraud.

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    " La chute de l'Empire romain d'Occident a fourni la matière à une réflexion infinie sur la fragilité des empires. Elle a aussi alimenté d'innombrables controverses. Qui étaient les barbares? Comment Rome a-t-elle réagi aux grandes invasions? La fin de l'Empire marque-t-elle celle d'une civilisation? Avec l'aide des meilleurs spécialistes, Le Figaro Histoire démêle le vrai du faux et éclaire les enjeux de la chute de Rome dans un dossier exceptionnel, enrichi d'un dictionnaire des personnages et d'une analyse des livres et des films qui, de La Chute de l'Empire romain à Gladiator, ont inspiré ce sujet inépuisable.

    Au cœur de l'actualité, Le Figaro Histoire revient sur l'Histoire mondiale du communisme de Thierry Wolton, magistrale tentative pour percer le silence qui entoure les crimes de l'idéologie la plus meurtrière du XXe siècle, et décrypte les secrets de la nouvelle série historique Versailles, diffusée sur Canal +. Côté évasion, il vous ouvre les fascinantes carrières de Confrécourt, où les poilus de 1914 ont gravé dans le calcaire un poignant mémorial, et les portes des fastueux ateliers du Mobilier national, dont les artisans restaurent les trésors qui peuplent les hauts lieux du pouvoir. "

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