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macron - Page 4

  • Tour d'horizon... (167)

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    Au sommaire cette semaine :

    - sur Theatrum Belli, Suzanne Teillet présente l’épopée des Goths comme reflétant, en même temps que la ruine progressive de l’Empire romain d’Occident, la naissance de l’Europe nouvelle...

    Les racines de l’Europe : Des Goths à la nation gothique

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    - sur sa chaîne vidéo, Michel Drac présente le livre de François Bégaudeau consacré au macronistes...

    Histoire de ta bêtise (François Bégaudeau) - Note de lecture de Michel Drac

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  • Européennes : l'impasse...

    Vous pouvez découvrir ci-dessous une analyse de Michel Drac consacrée aux résultats des élections européennes...

    Penseur non-conformiste, Michel Drac est l'auteur de plusieurs essais, dont  Triangulation - Repères pour des temps incertains (Le Retour aux Sources, 2015) ou, dernièrement, Voir Macron - 8 scénarios pour un quinquennat (Le Retour aux Sources, 2018).  Il est également le co-fondateur des éditions le Retour aux Sources, qui publient notamment Piero San Giorgio , Dmitry Orlov ou Howard Kunstler.

     

                                    

    Au sommaire :

    La République en Marche : 0:26

    Le Rassemblement National : 2:10

    Vers un jeu de comparses : 5:49

    Les Verts : 6:32

    Les Républicains : 8:13

    Que va devenir la droite Scrogneugneu ? : 10:22

    Le reste : 10:59

    Le fond du problème : 13:09

    Message à MM. Vauclin et Philippot : 15:15

     

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  • Poussée des populistes et montée des écologistes...

    Nous reproduisons ci-dessous entretien avec Alain de Benoist, cueilli sur Breizh Info, dans lequel il analyse les résultats des élections européennes... Philosophe et essayiste, Alain de Benoist a récemment publié Le moment populiste (Pierre-Guillaume de Roux, 2017), Ce que penser veut dire (Rocher, 2017), Décroissance ou toujours plus ? (Pierre-Guillaume de Roux, 2018) et Contre le libéralisme (Rocher, 2019).

     

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    Alain de Benoist : « Le fait dominant de ces élections européennes, c’est la poussée populiste d’une part, et la montée des partis écologistes »

    BREIZH-INFO. Voyez-vous dans ces élections européennes, en France, une marée verte, ainsi qu’une grande victoire pour le RN ?

    ALAIN DE BENOIST : Un mot d’abord sur la hausse de la participation. Les observateurs y ont immédiatement vu la preuve que les Français s’intéressent plus à l’Europe qu’on ne le dit. Cette interprétation est fautive. La participation a été plus forte tout simplement parce que cette élection européenne a été traitée, plus encore que d’habitude, comme une élection nationale. En personnalisant les enjeux du scrutin, en apparaissant, au mépris de sa fonction présidentielle, comme la véritable tête de liste LREM, Emmanuel Macron en est le principal responsable.

    C’était en outre un pari risqué. Macron l’a perdu, puisque sa liste n’arrive pas en première position et ne retrouve même pas son score du premier tour de la présidentielle. Loiseau ne s’est pas envolée. Le parti macronien avait cru découvrir en elle un aigle, ce n’était qu’une bécasse de couleur.

    Macron n’est toutefois pas le grand perdant de cette élection. Les deux vrais grands perdants sont Jean-Luc Mélenchon et Laurent Wauquiez. Le premier paie de façon tragique son abandon de la ligne populiste qui lui avait permis d’obtenir près de 20 % des voix au premier tour de la présidentielle. Le second se heurte à ce constat terrible que les Républicains ne correspondent aujourd’hui plus à rien. L’avenir des Républicains est le même que celui du PS : tomber à 5 ou 6 % avant de disparaître définitivement.

    Le soir de l’élection, Bruno Retailleau faisait pitié tant il était pathétique. Il parlait encore de « rassembler » pour « convaincre », alors qu’il n’a à rassembler, de Valérie Pécresse à Xavier Bertrand ou Gérard Larcher, que des torchons et des serviettes qui ont déjà beaucoup servi. La liste menée par François-Xavier Bellamy, qu’on disait appelée à faire des miracles, n’a même pas séduit la moitié de la « droite Trocadéro », c’est-à-dire de l’électorat bourgeois de François Fillon. L’autre moitié est partie chez Le Pen ou chez Macron. Avec ou sans Wauquiez, ce qui reste des Républicains finira par en faire autant.

    Quant à la « marée verte », elle reste relative. Une progression des écologistes n’a rien pour surprendre aujourd’hui, mais les Verts ont connu dans le passé des scores supérieurs à 13 %. Au Parlement européen, ils peuvent jouer un rôle d’appoint assez important, mais il ne faut pas oublier que leur électorat est à la fois hétérogène et volatil. A côté des écolos sincères, il y a aussi les bobos que Macron va maintenant s’employer à séduire.

    Le RN n’est-il pas définitivement bloqué à un plafond de verre (d’après mes calculs, il lui manquerait 8 à 10 millions de voix, soit autant qu’actuellement, pour l’emporter aux législatives et à la présidentielle) ?

    Jordan Bardella, âgé de seulement 23 ans, a fait une très bonne performance et le RN peut se flatter d’avoir à la fois remporté l’élection et obtenu l’occasion de se présenter à nouveau comme le « premier parti de France ». Cette victoire n’a toutefois été acquise qu’avec un écart extrêmement mince, ce qui peut surprendre. Le score du RN atteint à peine celui du Front national aux européennes de 2014, alors que la liste Bardella est censée avoir bénéficié d’un apport de voix provenant aussi bien des Gilets jaunes (même si la majorité d’entre eux se sont abstenus), de l’aile « droite » des Républicains et d’une petite partie des électeurs de la France insoumise, auprès de qui l’image de Marine Le Pen s’était améliorée ces derniers temps. Que s’est-il passé exactement ? Il faudra des analyses plus fines pour le savoir.

    Je n’ai jamais beaucoup cru à la notion de « plafond de verre ». On dit couramment que, sauf circonstances exceptionnelles (qu’on ne peut pas exclure), aucun parti ne peut arriver seul à mobiliser plus de 50 % des électeurs. C’est pourtant ce que Macron est parvenu à faire en 2017. C’est en fait la situation politique générale qui est bloquée parce que la recomposition en cours n’est pas encore allée jusqu’à son terme. Si une nouvelle élection présidentielle avait lieu demain, les deux mêmes finalistes se retrouveraient au deuxième tour et le résultat final serait le même qu’il y a deux ans. Face à Marine Le Pen, Macron a des réserves de voix que Marine Le Pen n’a pas face à Macron. Aussi longtemps qu’on ne sera pas sortis de cette situation rien ne bougera.

    Quant à l’« union de la droite », elle est tombée dans les choux avec Nicolas Dupont-Aignan.

    Comment percevez-vous le vote au Royaume-Uni ? Seules l’Écosse et Londres se distinguent par un vote anti-Brexit majoritaire.

    On nous répétait depuis des mois que les Anglais se mordaient les doigts d’avoir décidé de quitter l’Union européenne. Or, c’est le Brexit Party de Nigel Farange qui a raflé la mise, au détriment des travaillistes et surtout des conservateurs. Cela laisse prévoir un « Brexit dur » (no deal Brexit). Comme les Ecossais tiennent à rester à l’intérieur de l’UE, il faut s’attendre à un regain de tension entre Londres et Glasgow qui pourrait très bien relancer les efforts pour parvenir à l’indépendance de l’Ecosse. Les violences en Irlande du Nord vont également reprendre, comme l’indiquent différents signaux enregistrés ces derniers temps.

    Et ailleurs en Europe, que voyez-vous ? Il semblerait au final, hormis en Italie et en Europe centrale, que la gauche sociétale progresse…

    Le fait dominant de cette élection, c’est d’une part la poussée populiste qui s’accentue un peu partout, et la montée des partis écologistes, qui correspond à l’air du temps. Populistes et écologistes, surtout quand ils sont incarnés par des visages nouveaux, voire atypiques, ont en commun de représenter des phénomènes relativement inédits, qui entrent en résonance avec le « dégagisme » généralisé auquel on assiste aujourd’hui. J’entends en ce moment beaucoup de gens « découvrir » que ce sont les grands partis institutionnels (ex-« partis de gouvernement ») qui en font les frais, et que le clivage droite-gauche devient obsolète. C’est exactement ce que j’annonce depuis cinq ou dix ans dans mes articles et dans mes livres.

    Quand on évoque la « gauche sociétale », il faudrait par ailleurs préciser ce dont on parle. S’il s’agit des délires du politiquement correct, du lobby gay, de l’hystérie des théoricien(ne)s du genre, du féminisme « Me-too » et des extravagances de l’« art contemporain », il est exact que, non seulement la droite, mais les classes populaires y sont tout à fait hostiles. S’il s’agit en revanche d’une certaine libéralisation des mœurs, il en va tout autrement. Tous les sondages le montrent, ceux qui votent aujourd’hui pour le RN sont favorables à l’euthanasie ou à la liberté d’avorter dans les mêmes proportions que l’ensemble des Français, c’est-à-dire à une énorme majorité, tandis que les débats sans fin sur la GPA ou la PMA les indiffèrent totalement.

    Qu’est-ce qui pourrait contribuer à sauver l’Europe et sa civilisation, au Parlement européen, dans les prochaines années ?

    Au Parlement européen ? Rien du tout, puisque les députés européens n’ont aucune initiative en matière législative et que leurs avis ne peuvent aller à l’encontre des traités en vigueur. Tout au plus peut-on penser qu’avec les nouveaux venus, les discussions prendront en telle ou telle circonstance une tournure différente. Mais ce n’est assurément pas cela qui va « sauver la civilisation » ! Ce qui la sauvera, c’est la conjonction d’un séisme de première grandeur et d’une volonté des peuples européens de persévérer dans leur être. Ce n’est pas encore pour demain, même si l’on avance dans cette direction.

    Alain de Benoist, propos recueillis par Yann Vallerie (Breizh info, 28 mai 2019)

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  • Les snipers de la semaine... (183)

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    Au sommaire cette semaine :

    - sur Figaro Vox, Yves Mamou allume Macron et son absence de sentiment d'appartenance nationale...

    «Emmanuel Macron est-il vraiment à l’aise pour parler de sentiment national?»

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    - sur Causeur, Jean-Paul Brighelli rafale Claire Nouvian, nouvelle égérie de l'écologie bobo et hystérique...

    L’humanité en péril, Claire Nouvian et Caligula

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  • Feu sur la désinformation... (235)

    Vous pouvez découvrir ci-dessous un nouveau numéro de l'émission I-Média sur TV libertés, consacrée au décryptage des médias et dirigée par Jean-Yves Le Gallou, président de la fondation Polémia, avec le concours de Nicolas Faure.

    Au sommaire :

    • 1 : Macron et les otages. Les médias en mode sauvetage
      Après la libération des otages en Afrique, plusieurs médias ont montré beaucoup de zèle à les défendre, quitte à prendre des libertés avec les faits.
    • 2 : Le Zapping d’I-Média 
      Caroline Roux se ridiculise en voulant attaquer Marine Le Pen à tout prix, démontrant une fois de plus tout son militantisme. Un militantisme assumé par une journaliste de BFM TV qui arbore un sac à dos… SOS Méditerranée !
    • 3 : Européennes : la partialité médiatique ne fait pas débat !
      Ces derniers jours ont été riches en débats à quelques encablures des Européennes. Évidemment, les médias ont défendu le camp dit « progressiste » et notamment Nathalie Loiseau.
    • 4 : Les tweets de la semaine
      Pour Paul Carcenac, journaliste au Figaro, les Français sont plus proches des Africains francophones que des Européens parlant une autre langue que la nôtre.Dans la même veine délirante, les Décodeurs – décidément à l’honneur cette semaine – n’hésitent pas à relativiser les propos pédophiles de Daniel Cohn-Bendit.
    • 5 : Agressions d’homosexuels : LMPT ou jeunes immigrés ?
      Selon plusieurs médias, les extra-européens ne seraient pas sur-représentés parmi les agresseurs d’homosexuels. Une position intenable.

     

                                          

     

     

     

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  • Progressisme...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de François-Bernard Huyghe, cueilli sur son site Huyghe.fr et consacré au progressisme macronien... Spécialiste de la stratégie et de la guerre de l'information, François-Bernard Huyghe enseigne à la Sorbonne et est l'auteur de nombreux essais sur le sujet, dont, récemment, La désinformation - Les armes du faux (Armand Colin, 2015) et Fake news - La grande peur (VA Press, 2018). Avec Xavier Desmaison et Damien Liccia, François-Bernard Huyghe vient de publier Dans la tête des Gilets jaunes (VA Press, 2019).

     

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    Progressisme

    Vers la fin du XIX° siècle, le progressisme est vaguement associé aux républicains les plus conservateurs (il existe un groupe « Républicain Progressiste » à l’Assemblée), Le mot connaît une nouvelle fortune après guerre, où il devient synonyme d’amis de l’URSS (voire de Staline « guide de l’humanité progressiste ») par opposition au camp atlantiste, colonialiste, impérialiste voire réactionnaire en matière d’arts et de mœurs. Progressisme signifie alors « dans le sens de l’Histoire » qui, à l’époque, ne pouvait être que le triomphe de l’internationalisme prolétarien.

    Perdant ses connotations de sympathie vague pour le progrès moral de l’humanité et de soutien moins vague au camp socialiste, le mot reprend un nouveau sens dans le vocabulaire macronien. Il y est opposé à populisme, ce qui est déjà douteux, puisque la caractéristique du populisme, la méfiance envers les représentations et les élites, n’implique ni « c’était mieux hier », ni refus que les choses soient « mieux » demain. Le populisme est une critique des représentations, basé sur l’idée que la volonté souveraine du peuple est mal traduite : pour lui le problème est la source du pouvoir. Le progressisme, tel que l’entendent les macroniens est orienté efficacité : plus d’innovation, davantage de transformations. Le changement étant a priori crédité d’apporter le plus donc le mieux, la question est celle de se fixer les bons objectifs. Avec les bonnes équipes.

    Pendant que le populisme mythifié - foules haineuses et gens qui ne sont rien - sert de repoussoir se dessine un progressisme « nouveau monde », élitiste sans complexe. Le progrès ainsi entendu n’a donc plus rien à voir avec sa version du temps de la Guerre froide : serait progressiste qui progresse le mieux dans le sens libéral-libertaire, donc les élites. Pour reprendre le titre du livre de I. Emelien et D. Amiel « Le progrès ne tombe pas du ciel ». Est-ce à dire que ce sont les premiers de cordée qui doivent monter le chercher ?

    Faute de principe historique de référence (perfectibilité intrinsèque de l’esprit humain à la Condorcet ou dialectique marxiste des forces productives et modes de production), le concept devient un contenu vide. Donc difficile à contredire. Qui voudrait que la médecine guérisse moins, que les gens soient moins heureux, que l’on produise moins de bons films, que le climat se dégrade ou que l’on meure davantage de faim ?

    Le progressiste new style ne se donne pas une obligation de résultat mais de moyen : laisser s’épanouir des possibilités de chacun. Il se réfère à la construction d’une autonomie mythifiée : une sorte de tendance naturelle à accroître ses potentialités que chacun porterait en soi pourvu qu’il n’en soit pas empêché. Du coup la politique se réduit à des préceptes quasi entrepreneriaux : favoriser l’innovation, ne pas se laisser décourager, jouer collectif, vaincre l’inertie, etc. Le postulat de base est qu’il ne doit pas fixer des fins communes, mais créer les conditions de la réalisation.

    Reprenant les codes du vieil utilitarisme de Bentham ou Stuart Mill, le progressisme macroniense entend maximiser l’utilité collective, sur fond d’empirisme, d’individualisme et d’hédonisme. Ce n’est pas très convaincant philosophiquement que de réclamer une augmentation ou maximisation sans préciser de quoi (Du bonheur ? De la puissance collective ? Des ressources disponibles pour tous ? De la jouissance ? De la réalisation de soi, subjective par excellent ?...). Ce programme « il faut que ce soit mieux » réduit tout à la dialectique problème/solution, encore faut-il dire quel est le critère de la «bonne » solution.

    Ainsi dans le livre de deux conseillers du président, il est expliqué que la recette du progressisme tient en trois règles : la maximisation des possibles, l’impératif d’agir ensemble pour mieux y arriver et la priorité de commencer par la base (comprenez d’améliorer les administrations, les corps intermédiaires, la démocratie locale). Le programme inverse - pourrissons la vie des gens, que chacun se débrouille dans son coin et imposons tout cela par le haut sans consulter personne - aurait, évidemment, moins de succès. Bel exemple de la langue de coton dont le principe est d’énoncer des vérités si larges en des termes si flous qu’il soit impossible d’énoncer une assertion contraire sans être odieux ou absurde.
    Le programme irréfutable recouvre en réalité une soumission aux dogmes du temps. Ou plutôt l’accompagnement d’un mouvement présumé spontané (sélectionné par une sorte d’évolution ?) des sociétés occidentales sensées aller spontanément vers l’ouverture et le renouvellement. La gauche social-démocrate aurait imposé le principe d’émancipation et d’égalité qui va dans le sens de la demande sociale, la droite celui d’efficacité économique qui doit guider la gouvernance, le nationalisme montrerait le contre-modèle d’un autoritarisme fermé : avec cette triangulation, la direction s’impose toute seule, comme par équilibre des forces. À condition de ne pas se perdre dans le triangle des Bermudes.

    Tout ceci serait sans doute fort innocent - et rappellerait les dilemmes angoissants que proposait Édouard Balladur dans les années 90 « Voulons nous plus ou moins de croissance ? Plus ou moins de justice sociale ? » - si la rhétorique progressiste ne servait d’arme de dissuasion. Car qui est l’autre, le frustré, celui qui ne veut pas des possibles faute d’avoir pu atteindre ses désirs ? Il est forcément le populiste. Emelien et Amiel en distinguent trois versions : populiste de droite crispé sur l’identité, populiste de gauche crispé sur la vieille politique de redistribution, et intégristes crispés sur leur loi divine. Les opposants sont décrétés ennemis du possible par incapacité à admettre le nouveau. La question n’est pas qu’il y ait d’autres valeurs, la question est que ces gens ne veulent pas que les choses aillent mieux. Du coup, ils font des choses horribles : ils instrumentalisent les révoltes des frustrés (extrémisme), ils désignent des boucs émissaires (complotisme) et ils prétendent parler au nom du peuple (populisme). Le parti du désespoir volontaire, voulu comme tel, traduit ainsi une attitude devant la vie. La boucle est bouclée : on pense mal parce qu’on refuse le bien.

    François-Bernard Huyghe (Huyghe.fr, 5 mai 2019)

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