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identité - Page 24

  • Quand Zemmour et Cambadélis débattent sur l'identité, l'immigration et l'islam...

    Vous pouvez découvrir ci-dessous le débat qui, le 28 février 2016, opposait Jean-Christophe Cambadélis et Eric Zemmour sur BFM TV. Au programme, l'identité, l'immigration, l'islam et le choc du réel...

     

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  • Une cise de l'identité française ?...

    Nous reproduisons ci-dessous entretien avec Alain de Benoist, cueilli sur Boulevard Voltaire et consacré à la crise identitaire française...

     

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    « La vraie question c’est : « Qu’est-ce qu’être français ? », non pas : « Qui est français ? » »

    La question identitaire, souvent évacuée du débat politique, n’en finit plus de hanter les esprits. Mais quid de la définition de cette dernière ? Quelle est la part de la culture, de l’ethnie ou de la religion ?

    À une époque où, comme le dit Alain Finkielkraut, un nombre croissant de Français sont « cloués au pilori médiatique parce qu’ils réclament le droit à la continuité historique », on parle en effet de plus en plus d’identité – et ce n’est pas bon signe. Quand l’identité va de soi, personne ne se pose la question de savoir en quoi elle consiste. Quand on commence à le faire, c’est que l’identité est sérieusement dégradée ou déjà perdue.

    Il ne faut jamais oublier que l’identité n’est pas ce qui ne change jamais, mais ce qui définit notre façon de changer tout en restant nous-mêmes. Souvenons-nous aussi que l’identité d’un individu a toujours plusieurs facettes : identité nationale certes, mais aussi identité linguistique et culturelle, identité professionnelle, identité sexuelle, identité religieuse, identité politique ou philosophique, etc. Celle de ces facettes que nous tenons pour la plus déterminante, et qui détermine de qui nous nous sentons le plus proche (si je suis de gauche, me sens-je plus proche d’un Français de droite ou d’un Allemand de gauche ? Si je suis chrétien, me sens-je plus proche d’un Français athée ou d’un catholique sénégalais ?), n’est évidemment pas la même pour tout le monde.

    Autre point capital : l’identité n’est jamais une donnée immédiate, elle ne se manifeste que par la médiation d’une culture. Or, une culture ne vaut que par sa créativité, faute de quoi elle n’est qu’une tradition postiche. Comme l’écrit le philosophe Philippe Forget, « un peuple n’exprime pas son génie parce qu’il est doté d’une identité, mais il manifeste une identité parce que son génie l’active […] Un peuple s’affirme par l’excellence de ce qu’il fait, par l’éclat de ses formes de vie, bien plus que par sa conformation obstinée à un seul modèle d’être. » Au cours de son histoire, la France n’a elle-même cessé de changer, mais elle est restée la France parce qu’à chaque étape de cette trajectoire, le peuple français a su renaître à lui-même à partir de sa manière d’être. Restituer de l’identité ne signifie donc pas reproduire le même contenu ou s’en remettre à la réception passive de formes héritées. Une histoire qui se réduit à la mémoire ou au culte du passé traduit un génie qui dégénère. Si l’identité se ramène à une incantation, au petit musée portatif des grands événements et des héros du passé, elle devient inévitablement résiduelle, fossile, voire tout simplement fantasmée.

    À propos, vous êtes favorable à la déchéance de la nationalité ?

    Dans les circonstances actuelles, certainement pas. Les discussions de ces dernières semaines l’ont bien montré : déchoir de leur nationalité des gens qu’on ne peut expulser n’a aucun sens. Plutôt que de s’interroger sur la façon d’enlever la nationalité française à ceux qui la possèdent, on ferait mieux de débattre de la façon dont elle doit être attribuée.

    Et la sortie de Nadine Morano, citant (approximativement) de Gaulle pour dire que la France est une « nation de race blanche » ?

    De Gaulle est mort depuis bientôt un demi-siècle. Nadine Morano aurait été plus crédible si elle avait parlé au passé.

    Mais, en fin de compte, c’est quoi, être français ?

    J’ai déjà eu l’occasion de vous le dire lors de précédents entretiens. La bonne question est : « Qu’est-ce qu’être français ? », et non pas : « Qui est français ? » Me dire Français n’explicite pas le style qui me définit comme tel. En toute rigueur, est Français celui possède une carte d’identité de citoyen français. Vous me direz, bien sûr, que beaucoup de « Français de papiers » ne se sentent pas du tout français. Sans doute, mais c’est tout aussi vrai de nombre de « Français de souche », dont l’identité nationale n’est tout simplement pas la composante de leur identité qui leur paraît la plus importante. Au demeurant, on peut être Français et n’aimer ni l’île Saint-Louis, ni le mont Saint-Michel, ni Jeanne d’Arc, ni Georges Brassens, ni le camembert ! On peut être Français sans se sentir tenu d’aimer la France. On peut être Français et préférer l’Irlande à la France. Et on a aussi le droit d’être misanthrope ! Les Français qui ne sont pas républicains, enfin, ne sont pas moins français que ceux qui ne sont pas royalistes. Être Français, ce n’est pas adhérer à des principes ni à des valeurs (fussent-elles « républicaines »), mais reconnaître une appartenance qui s’inscrit ou est appelée à s’inscrire dans l’Histoire.

    Le problème ne commence que lorsque l’on fait primer sur l’appartenance nationale une autre appartenance, nationale ou communautaire, censée rendre la première caduque ou inopérante. C’est le cas de certains immigrés qui, bien que détenteurs de la nationalité française, se sentent en fait Algériens, Syriens ou Sénégalais. Mais c’est aussi le cas des nationalistes corses qui, à tort ou à raison, affirment qu’il existe un peuple corse distinct du peuple français – et une nation corse distincte de la nation française – et qui ne se considèrent donc français qu’administrativement. Dans ce dernier cas, cependant, la distinction de la citoyenneté et de la nationalité, synonymes dans la tradition française mais disjointes dans bien d’autres pays, pourrait permettre de résoudre le problème (les Corses deviendraient des citoyens français de nationalité corse). Cela vaut aussi pour nos compatriotes ultramarins, dont Marion Maréchal-Le Pen rappelait récemment, à juste titre, qu’ils étaient Français avant que les Savoyards et les Niçois ne le deviennent.

    Alain de Benoist, propos recueillis par Nicolas Gauthier (Boulevard Voltaire, 16 février 2016)

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  • Jihadisme et rien-à-voirisme...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de François-Bernard Huyghe, cueilli sur son site Huyghe.fr et consacré à la cécité volontaire dont font preuve les hommes du système face à l'islamisme. Spécialiste de la stratégie et de la guerre de l'information et directeur de recherches à l'IRIS, François Bernard Huyghe vient de publier La désinformation - Les armes du faux (Armand Colin, 2015).

     

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    Jihadisme et rien-à-voirisme

    "Rien à voir", "Pas d'amalgame", ces deux slogans sont devenus l'alpha et l'omega du discours officiel sur le jihadisme. On présuppose que les motivations de tueurs de janvier et novembre comme de tous leurs imitateurs obéissent à un besoin inavoué sans rapport avec le message du véritable islam. Du coup on voit des laïcs militants comme le ministre de l'intérieur qui nous expliquent en quoi consiste l' interprétation orthodoxe du Livre sacré et fassent l'exégèse.

    La religion "en soi" serait indemne de toute potentialité mortifère et d'ailleurs une pure affaire de vie privée comme le décide la laïcité républicaine ? Les jihadiste ne pourraient donc croire que le texte impose de tuer que sous l'effet d'une stupidité exceptionnelle (ils n'y comprennent rien et se laissent dicter des interprétations délirantes que par des manipulateurs qui profitent de leur solitude, de leur ressentiment, de leurs désirs inavoués, du manque d'autorité du père, ou de n'importe quelle explication qui exclue la religion). D'autres préféreront pimenter d'explications plus sociologisantes : la stigmatisation, la frustration, l'exclusion sociale qu'auraient subi ces malheureux. Les premiers ont tendance à préconiser de soigner les jihadistes, les seconds de créer un monde parfait, sans chômage ni pulsion identitaire, par exemple, où les causes structurelles du jihadisme disparaîtraient en même temps que toutes les aliénations.

    D'où une exception méthodologique surprenante : il est recommandé en sciences sociales de faire un lien entre la religion des gens et leur vote, leur sexualité ou leur pratique du capitalisme, mais pas avec la violence politique. Inversement, il est permis de mettre en rapport ladite violence jihadiste avec des pulsions sexuelles, de la solitude, du ressentiment social, des positions de classe, un imaginaire médiatique, les inégalités induites par la modernisation, mais il est tabou de soutenir qu'une des expériences anthropologiques les plus anciennes de l'humanité -se relier à des textes sacrés, mais aussi de se relier à une communauté de frères partageant le même code spirituel - puisse avoir aucun impact sérieux sur une guerre qui se dit sainte. Bref un mur conceptuel sépare religion "vraie" et politique.

    Le paradoxe n'est pas moins étonnant vu du côté adverse : les jihadistes passent leur vie à dire que ce qu'ils font résulte de l'impératif coranique et uniquement de cela, ils répètent la liste de leurs griefs historiques contre l'Occident, ils redisent que leur vision du monde ne laisse pas la moindre place pour une politique séparée de la religion, sinon comme crime. Et nous, nous leur disons que tout ce qu'ils racontent est faux, pire que c'est de l'islamophobie stigmatisante que de croire au moindre "rapport". Bref qu'ils sont débiles.
    - C'est ce que Pierre Birnbaum appelle avec drôlerie "rien-à-voirisme", et dont il fait la critique (de l'intérieur) dans sa version de gauche : être incapable de voir dans le religieux autre chose que le déguisement d'intérêts matériels (ceux des possédants qui imposent l'ordre religieux, ceux des dominés qui puisent dans leur foi une énergie révolutionnaire) mais dans tous les cas, n'y voir que des fariboles qui ne peuvent être crus que par des niais. La critique de Birnbaum est excellente et invite à renoncer à cette tradition de réduction du religieux à tout sauf le religieux' Si les acteurs agissent souvent pour des motifs qu'ils ne discernent pas eux-mêmes, ceux auxquels ils disent se soumettre ne peuvent pas être rangés dans boîte opium du peuple ou illusion idéologique sans rapport avec le débat.
    - Quant au pasdamalgamisme, il introduit une dimension stratégique : il s'agirait de faire la sourde oreille à tout ce que disent les jihadistes pour éviter de donner raison à ceux qui les écoutent pour de mauvais motifs. Puisque les islamophobes esentialisent la religion, en font une cause magique et font semblent de croire que les tueurs savent pourquoi ils tuent et que leur loi décide de leurs actes, ce doit être tout le contraire.

    L'alibi du déni s'ajoute ainsi à la pratique de la pseudo déconstruction pour suggérer un traitement psychologico-économico-pédago-médiatico n'importe quoi pour éviter de s'interroger sur les motivations explicites des jihadistes pour les remplacer par d'implicites fournies par des experts en sciences humaines. et des spécialistes de la sécurité.
    On notera que, suivant ce raisonnement, les pires des islamophobes seraient les jihadistes qui passent leur temps à affirmer que cela a à voir avec la religion (à vrai dire, ils passent leur temps à dire que tout a à voir avec la religion) et qui désirent ardemment être "amalgamés" avec leurs frères de l'Oumma.

    Mais au fait, si nous demandions leur avis aux jihadistes eux-mêmes ? Or voici que Dar al Islam, la revue en ligne de Daesh publie un dossier spécial "attentats sur la voie prophétique" (un jeu de mots presque digne de Libé) avec photo de la tour Eiffel. On y traite de la légitimité islamique des attentats de Paris (ceux passés et sans doute ceux à venir, car il y a pas mal d'effet d'annonce). Notamment lorsque la revue précise "les seules questions pertinentes concernent les prochaines cibles et dates", se moque l'incapacité de nos services de renseignement et les rodomontades de nos politiques. Ou lorsqu'elle désigne, sous une photo de manifestation du Front National, ces "idôlatres" comme une "cible de choix".

    Dar al Islam est clair : "C'est toujours la même rengaine. À chaque fois qu'une attaque a lieu contre les mécréants que ce soit au cœur de leur terre ou dans les pays des musulmans, on voit apparaître une flopée de responsables religieux, de politiques, d'analystes spécialisés et autres qui nous expliquent que "ces attentats n'ont rien à voir avec l'islam".

    Non sans contradictions remarquent les jihadistes, puisque d'une part, on demande aux musulmans "qui n'ont aucun rapport" de condamner cette barbarie tandis que les "soi-disant représentants de la communauté musulmane de France." martèlent que leur religion qui n'a rien à voir avec ces crimes et d'en préconiser une version occidentalo-compatible. Et le rédacteur de ricaner sur ces mécréants qui donnent aux vrais croyants (eux, les salafistes qui sont restés fidèles aux pieux ancêtres) Ils se vantent au contraire de la rigueur doctrinale de leur propre argumentaire, du consensus des savant. Et les pages se succèdent où l'on réclame un "débat universitaire" qui leur permettra de prouver leur légitimité de leur position avec forces références coranique' des éclaircissement sur la méthodologie, la hiérarchie des textes, le modes de preuve etc.

    On prend ces gens au sérieux quand ils tuent, on devrait aussi les prendre au sérieux quand ils écrivent.

    Par quelle aberration, en lisant ces textes, et les multiples témoignages qui montrent que les tueurs de Janvier ou de novembre se souciaient de qui il était légitime de tuer (en fait qui était "coupable") ou de leur conformité de leurs actes à la Loi, en arrive-t-on à conclure que toute cela est un bruit vain ? Qu'ils n'en croient pas un mot "en réalité" et qu'ils sont agis de façon par des mécanismes ou des appétits qui échappent totalement à leur conscience.

    Bien entendu, nous ne soutenons pas que nos actes ont uniquement les motivations que nous leur prêtons et que nos pulsions ou déterminants sociaux ne jouent pas. Il est totalement légitime en sciences sociales de chercher du non-dit, mais il est absurde de se boucher les oreilles à ce qui se dit. Donc de faire représentations , de ce en quoi en croit, le seul élément non pertinent. Il n'est pas indifférent que l'on choisisse le matérialisme historique ou la religion cao-daiste. Le choix de soumette à une loi peut dissimuler de la sublimation ou de la haine de soi, n'empêche qu'elle guide la praxis. Le dénier c'est s'imposer le handicap de rendre l'adversaire imprévisible et irrationnel, alors qu'il est tout le contraire. C'est le convaincre que c'est nous qui sommes dans le déni, l'hypocrisie et l'idéologie (aliénation qui, pour eux se confond avec le sécularisme). Prendre un air supérieur et suggérer au jihadiste de s'allonger sur le canapé du psy ou d'aller chez l'assistante sociale, pour renoncer à ces billevesées qui lui encombrent l'esprit, il se pourrait bien que ce soit cela la véritable islamophobie.

    François-Bernard Huyghe (Huyghe.fr, 7 février 2016)

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  • A propos de l'identité...

    Vous pouvez découvrir ci-dessous un court entretien donné par Alain de Benoist au Gruppo Opifice, groupe métapolitique de Cagliari, en Sardaigne, au cours duquel il revient sur la question de l'identité...

     

     

    Alain de Benoist -- Réponses : CHAPITRE 3 from Malicuvata on Vimeo.

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  • Petit éloge de la race...

    Vous pouvez découvrir ci-dessous une chronique de Richard Millet, radicale et lucide, cueillie sur son site personnel et consacrée à la question raciale.

    Ceux qui empruntent chaque jour les transports en commun d'Île-de-France peuvent attester qu'il n'y a aucune exagération dans la description faite par l'auteur d'un de ses derniers déplacements en RER...

    Écrivain, Richard Millet vient de publier Tuer (Léo Scheer, 2015), ouvrage dans lequel il revient avec beaucoup de profondeur, après La confession négative (Gallimard, 2009), sur l'expérience fondatrice que fut pour lui sa participation à la guerre civile libanaise...

     

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    Petit éloge de la race

    Le gauchisme culturel au pouvoir, en France, est hanté par le souci d’effacer le mot race du vocabulaire officiel. Les races n’existant pas, disent ces apôtres de la régulation onomastique, pourquoi user encore de ce mot dont la seule profération leur donne des pellicules ? N’appartenons-nous pas tous à la grande famille humaine ?  bêlent ces brebis tondues par le psoriasis idéologique. Or, non seulement les races existent, puisque je ne suis ni noir ni jaune, mais il est heureux qu’il en soit ainsi et qu’elles soient plusieurs, comme les pays, les frontières, les langues. Manière de dire aussi mon bonheur d’être blanc, comme les Noirs et les Jaunes d’être ce qu’ils sont, sans nulle idée de supériorité, il va de soi.

                C’est aussi la raison pour laquelle je refuse d’admettre que la race blanche est à l’origine des maux dont souffrirait l’humanité et que le métissage généralisé soit le remède contre le retour du nationalisme dont on clame qu’il nous a menés « aux heures les plus sombres de notre histoire. » C’est également pour cela que je ne crois pas au multiculturalisme, lequel n’est nullement un régionalisme importé et compatible avec les « valeurs républicaines », mais bien un agent destructeur des vieilles patries, pensais-je l’autre soir, dans le wagon de RER qui me conduisait à Paris, échappant pour une fois à l’un de ces « colis suspects » qui paralysent régulièrement le trafic et faisaient dire à un passager, l’autre jour, que derrière chacun de ces colis il y a un clochard, et derrière le clochard un musulman. Dans le wagon, trois jeunes Algériennes (peut-être  des bi-nationales), comme je le remarque au drapeau algérien ornant la coque du téléphone mobile de la première, une grosse fille à l’air de zébu las, pantalon déchiré, cheveux rouges ; l’autre est entièrement salafisée : niqab et abaya noir corneille, et visage inquiétant,  s’exprimant dans l’immonde français des banlieues, tout comme la troisième, une vraie Lolita avec ses cheveux décolorés, ses nattes, son rouge à lèvres couleur sang de bœuf, son jean moulant. Je me demandais ce qu’elles avaient de français, à part une carte d’identité et ce je ne sais quoi de perdu qui les rapproche des Françaises de souche déculturées et aliénées.

                A Gare-de-Lyon est montée une horde d’Africains, principalement constituée de femmes en boubou et turbans, poussant des landaus chargés d’une progéniture nombreuse – les hommes se tenant en réserve. Cette bruyante cohorte a fait que nous avons bientôt été les seuls Blancs du wagon, une passagère et moi, la passagère, une gauchiste, s’émerveillant à mi-voix de la beauté de ces femmes, tandis que j’étais, moi, importuné par un Africain qui avait passé son coude par dessus le siège, derrière moi. J’ai dû faire comprendre à cet homme qu’on n’était pas dans un autobus africain.

                Descendu à Auber, j’ai vu un Arabe insulter trois jeunes filles de l’ethnie rom, qu’il traitait de voleuses, « comme toute votre race », ajoutait-il dans l’indifférence générale –dans cette forme d’indifférence que suscite la terreur exercée par les lois qui portent les noms de Gayssot et de Taubira. Une tension permanente ; une situation partout explosive. C’est que la guerre civile est bel et bien en cours, à Calais comme à Paris, et partout où l’immigration impose son nombre, et autant dans le djihad que dans la haine que nous vouent la plupart des immigrés, surtout musulmans, lesquels explorent sans relâche les failles du système judiciaire comme le ventre mou de la démocratie, au sein d’un développement séparé qui permet à des millions d’individus exogènes de vivre en Europe comme dans leur pays d’origine, le capitalisme mondialisé appelant multiculturalisme ce qui, dans le Tiers-Monde, est du colonialisme.

                La guerre civile est donc interraciale, et mondiale. Une revendication inlassable. Des actions judiciaires perpétuelles. On l’a vu à la cérémonie des Oscars où des acteurs noirs se sont plaints de ce qu’ils n’étaient pas « représentés » et où une actrice prétend les femmes encore moins bien traitées que les Noirs ; on le voit dans l’incessant gémissement victimaire ; on le devine dans l’enfer du métissage – les races, les ethnies, les sexes, les religions (minoritaires chez nous mais puissamment majoritaires, ailleurs) fournissant les bataillons de cette guerre dont le djihad n’est que la partie la plus visible. Une situation qui me voue, plus que jamais, contre tous les révisionnismes idéologiques, à revendiquer la dimension puissamment identitaire, et non plus seulement fatale, des races.

    Richard Millet (Site officiel de Richard Millet, 25 janvier 2016)

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  • La République des bons sentiments...

    Les éditions du Rocher viennent de publier un essai de Paul-François Paoli intitulé Quand la gauche agonise - La République des bons sentiments. Journaliste et chroniqueur au Figaro, Paul-François Paoli est l'auteur de plusieurs essais comme La tyrannie de la faiblesse (Bourin, 2010),  Pour en finir avec l'idéologie antiraciste (Bourin, 2012) ou Malaise de l'occident (Pierre-Guillaume de Roux, 2014).

     

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    " Pourquoi la gauche a-t-elle perdu le soutien des classes populaires et celui des intellectuels ? Parce qu'elle a fait l'impasse sur ce qui constitue l'identité de la France, brutalisée par la mondialisation. La gauche ne s'est pas seulement ralliée au libéralisme, elle a adhéré à une vision post-nationale de la République qui trahit l'héritage de Clemenceau et De Gaulle. Face au défi que représente l'islam, elle a recours à un discours creux sur le «vivre ensemble» qui tente de camoufler l'ampleur de fractures ethniques et religieuses.
    Paul-François Paoli rappelle que la question de l'identité de la France, marquée par la tradition chrétienne et l'héritage gréco-romain, et celle de sa souveraineté sont liées. S'il existe un peuple français, celui-ci a des droits historiques sur la France, laquelle n'est pas qu'une idée mais une terre et un pays. C'est cette réalité que certaines élites occultent alors qu'elles reconnaissent ce principe pour d'autres pays, de la Russie à Israël.
    L'auteur exhorte à une décolonisation des esprits. Il nous rappelle l'avertissement de Jean-Paul II, en 1980, lors de sa venue à Paris : «Veillez par tous les moyens à votre disposition sur cette souveraineté fondamentale que possède chaque nation en vertu de sa propre culture !» "
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