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16/10/2013

Réenchanter la science ?...

Les éditions Albin Michel viennent de publier Réenchanter la science, un essai du biochimiste britannique Rupert Sheldrake. Ses théories hétérodoxes sur les sciences de la vie, développées depuis le début des années 80, ont suscité de violentes polémiques au sein de la communauté scientifique.

 

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" Figure de la science contemporaine, pionnier de la découverte du processus de vieillissement cellulaire, le biologiste Rupert Sheldrake, chercheur associé à l’université de Cambridge, suscite passions et débats au sein de la communauté scientifique.
Son nouveau livre, qui a déclenché une polémique dans les pays anglo-saxons, revient sur sa théorie de la « résonance morphique » et remet en cause les bases mêmes de la recherche fondamentale. Alors que les sciences et la technologie sont au faîte de leur puissance, des postulats vieux de plusieurs siècles l’empêchent aujourd’hui d’avancer. En pointant l’un après l’autre ces postulats érigés en dogmes intouchables (la nature est une machine ; les lois de la nature sont immuables ; la matière est inconsciente ; les phénomènes « paranormaux » sont des illusions ; la conscience est une production du cerveau…), il démontre dans cet essai aussi remarquable que subversif l’urgence de s’en libérer. Et lance le mot d’ordre d’une indispensable régénération de la science, passionnante invitation à imaginer une autre façon de voir le monde.

« Avec ce livre, Rupert Sheldrake apporte à la science, à l’humanité et au monde en général, une contribution considérable. » The Independent

« Rupert Sheldrake est un pionnier qui ouvre la voie aux sciences de demain. » Deepak Chopra, membre du Collège Américain des Physiciens "

08/03/2013

Poussins kantiens et bonobos aristotéliciens...

Les éditions Odile Jacob viennent de publier L'animal est-il un philosophe ?, un essai d'Yves Christen.  Biologiste, chercheur dans le domaine de l'immunologie, Yves Christen, déjà auteur de plusieurs ouvrages sur les animaux, dont Le peuple léopard (Michalon, 2000) et L'animal est-il une personne ? (Flammarion, 2009), qui a eu un fort retentissement.

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« Déconstruire l’idée que l’animal serait sans intelligence, sans conscience, sans langage, etc., n’est qu’une étape vers une entreprise plus essentielle : la reconnaissance de la richesse des mondes animaux, dans leur diversité, sans céder à la tentation de les hiérarchiser. Tel est l’esprit qui m’anime dans cet ouvrage.

Parce que les animaux, humains ou non humains, ne sont pas les jouets passifs du monde qui les entoure et qu’ils en sont au contraire les créateurs actifs, parce qu’ils sont porteurs d’une vision du monde, je les considère comme des philosophes. Ils ne se contentent pas de percevoir passivement leur environnement, ils l’élaborent, ils l’anticipent. Ils donnent du sens aux choses. »

05/11/2012

Ressuciter l'auroch ?...

Nous reproduisons ci-dessous un article intéressant d'Etienne Dubuis paru dans Le Monde et Le Temps et consacré à un nouveau projet de recréation de l'espèce disparue des aurochs en vue de sa réimplatation dans des espaces naturels européens...

 

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Ils veulent ressuciter l'auroch

Ressusciter une espèce disparue... et pas des moindres : l'auroch, à la corpulence si forte et aux cornes si redoutables qu'il a fasciné l'homme durant des millénaires avant de disparaître dans la première moitié du XVIIe siècle. Tel est le projet d'une poignée d'écologistes néerlandais regroupés dans la Fondation TaurOs. Lancé il y a quatre ans, soutenu depuis par des universités et des organisations environnementales, ce projet peut s'enorgueillir désormais de premiers résultats.

Ancêtre des bovins domestiques, l'auroch a longtemps peuplé une immense aire géographique allant de la Chine à l'Europe, en passant par l'Inde et l'Afrique du Nord. Haut de près de deux mètres, lourd d'environ une tonne, doté de cornes en forme de lyre et de longues jambes fines, il impressionnait déjà les hommes préhistoriques - il est représenté notamment à Lascaux. L'espèce, victime d'une chasse excessive, s'est raréfiée jusqu'à disparaître avec la mort de son dernier représentant dans la forêt de Jaktorow, en Pologne, en 1627.

L'auroch, pourtant, a continué à hanter les mémoires. Deux directeurs de zoo allemands, les frères Heck, ont tenté de le ressusciter dans les années 1920 et 1930, en croisant des races de bovidés espagnoles et françaises. Sans résultat probant. La tentative de la Fondation TaurOs apparaît très différente, dans ses buts comme dans ses moyens. Il n'est plus question pour elle de créer une "survache", comme a pu en rêver le régime nazi, mais d'enrichir la biodiversité et de mieux utiliser les derniers grands espaces sauvages d'Europe. Surtout, de nouveaux instruments promettent de gros gains d'efficacité.

 

La méthode de base reste classique. Elle consiste à amasser le maximum d'informations sur l'auroch, puis à rassembler les races bovines qui s'en rapprochent le plus, afin de les croiser et de sélectionner les veaux les plus ressemblants. La principale nouveauté est l'usage de la génétique, qui permet de prendre non seulement en compte l'aspect et le comportement des animaux concernés, mais aussi leurs caractéristiques les plus profondes. "Nous ne parviendrons jamais à obtenir exactement la bête d'origine, reconnaît l'initiateur du projet, Henri Kerkdijk. Mais nous espérons créer un nouvel animal, le tauros, qui en sera très proche à tous égards, et se révélera, comme lui, capable de vivre à l'état sauvage."

Une cinquantaine d'hybrides

Des premiers croisements ont eu lieu - tantôt naturellement, tantôt par insémination artificielle - entre des races primitives d'Espagne, d'Italie et d'Ecosse notamment. Ils ont produit un troupeau d'une cinquantaine d'hybrides qui pâturent dans la région de Keent, aux Pays-Bas. Quelques-uns de ces animaux possèdent déjà une certaine ressemblance avec l'auroch. Tel un mâle de deux ans et demi, fils d'un taureau de race pajuna et d'une vache de race maremmana. Une bête baptisée Manolo Uno, confie Ronald Goderie, directeur de la fondation, "en l'honneur du dernier cow-boy espagnol vivant".

L'aventure ne fait que commencer, cependant. "Nous comptons arriver près du but après quatre générations", estime Henri Kerkdijk. Soit autour de 2025. Parallèlement, la fondation s'efforcera d'habituer ces animaux à une vie toujours plus libre dans des espaces toujours plus vastes. Son espoir est que, d'ici une quinzaine d'années, les tauros formeront des troupeaux dans au moins cinq zones protégées du continent. En d'autres mots, qu'ils auront trouvé leur place au sein de la faune sauvage européenne.

"Cela peut marcher", assure Alexandre Reymond, professeur associé au Centre intégratif de génomique de l'université de Lausanne. "Il est tout à fait envisageable de créer de cette façon un bovidé de type nouveau, assez rustique pour s'adapter à la vie sauvage." Et la consanguinité ? "Le risque existe, répond le scientifique. Mais il n'est pas sûr qu'il se concrétisera. Les souris qui ont peuplé l'Australie, il y a quatre millions d'années, descendaient d'un nombre infime de femelles. Et pourtant, elles se sont multipliées sans peine et ont même divergé en plusieurs espèces. Tout dépend du bagage génétique, délétère ou non, des premiers de lignée."

Etienne Dubuis (Le Monde, 2 novembre 2012)

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17/09/2012

Une humanité éclatée ?...

Nous reproduisons ci-dessous un article de Laurent Alexandre, publié dans le quotidien Le Monde et consacré aux fissures que font apparaître la paléontologie et la génétique dans le dogme rassurant de l'unité de l'espèce humaine...

 

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La paléogénétique révèle une humanité éclatée

Le séquençage de l'ADN ne concerne pas que les êtres vivants. Il est désormais possible de séquencer l'intégralité des chromosomes d'individus morts depuis bien longtemps et donc des espèces disparues. L'ADN se conserve près de cent mille ans à condition que l'environnement ne soit pas trop chaud et humide. A partir des quantités infimes d'ADN résiduel dans les squelettes, les généticiens peuvent reconstituer la totalité du génome grâce à la technique d'amplification qui permet de multiplier un grand nombre de fois les séquences. La paléogénétique, cette nouvelle science qui aurait semblé utopiste il y a seulement dix ans, clarifie à grande vitesse l'histoire de l'humanité. 

Depuis cent mille ans, plusieurs espèces d'hommes ont disparu - Neandertal il y a moins de trente mille ans, Denisovan en Sibérie, l'homme de Flores en Indonésie . Le séquençage de Flores (Homo floresiensis) - homme de faible corpulence possédant un crâne (et donc un cerveau) très petit, vivant en Indonésie - a échoué à deux reprises tant l'ADN a été abîmé par le climat tropical de la zone de sépulture. Mais Neandertal et Denisovan ont été séquencés avec succès alors même que cette dernière espèce nous est connue uniquement par un fragment de phalange et deux molaires !

La comparaison des génomes de Neandertal, de Denisovan et de l'homme moderne éclaire d'un jour nouveau notre histoire. On sait aujourd'hui que certains humains (notamment les Mélanésiens modernes) ont hérité d'environ 6 % d'ADN de Denisovan lors du passage de leurs ancêtres en Asie. Ce mélange génétique ne se retrouve pas chez les Européens ou les Africains. On sait aussi qu'il y a eu un métissage des Eurasiens avec Neandertal, qui se serait produit lors de la sortie d'Homo sapiens d'Afrique , il y a environ soixante-quinze mille ans. Son ampleur reste à préciser parce que le premier séquençage réalisé n'est pas assez précis : la technique utilisée en 2010 est moins performante que celle mise au point en 2012 pour séquencer Denisovan. 

Autrement dit, certains groupes d'hommes vivant aujourd'hui sur Terre sont issus du métissage, il y a quelques dizaines de milliers d'années, après leur sortie d'Afrique, d'hommes modernes et d'hommes archaïques. Grâce au séquençage des ossements présents dans les armoires des paléoanthropologues, il est probable que nous découvrirons de nombreux autres métissages, peut-être même avec des hommes encore plus archaïques - par exemple des Homo erectus. Le séquençage des restes humains génère déjà des conflits politiques. Celui d'un Aborigène australien, par exemple, a été réalisé sans l'accord des représentants de ce peuple ; il a révélé que les Aborigènes constituaient un rameau particulier de l'espèce humaine. La conception - politiquement essentielle - d'une humanité unique est en train de voler en éclats. Plus préoccupant, certaines des séquences génétiques héritées du métissage avec des hommes archaïques concernent des gènes gouvernant l'organisation cérébrale et impliqués dans le fonctionnement des synapses neuronales. Le débat sur la notion de race, sur l'égalité entre elles, que l'on espérait à jamais enterré, pourrait resurgir . Les humanistes devront être vigilants et veiller à ce que ces troublantes découvertes paléogénétiques ne deviennent pas des arguments aux mains des idéologues racistes.

Laurent Alexandre (Le Monde, 13 septembre 2012)

05/05/2011

Sciences : la boîte de Pandore ?...

Le nouveau numéro de la revue Rébellion (n°47) comporte un dossier consacré aux sciences et aux techniques et, notamment, aux nanotechnologies. On y trouvera aussi un entretien avec Alain de benoist sur la question animale et la place de l'homme dans la nature.

sciences boîte de Pandore.png

Au sommaire :

Editorial

Le crépuscule de l’Odyssée


Sciences et capitalisme

>La science en péril

>La question de la science

>Courte réflexion sur la science et le cas du « nanomonde »

 

>Les Nanotechnologies : Aux frontières du réel ?

 

Entretien

Des animaux et des hommes, entretien avec Alain de Benoist

 

Chronique des livres

Des animaux et des hommes. La place de l’homme dans la nature d’Alain de Benoist

Clelia ou le pouvoir des prêtres, de Giuseppe Garibaldi

 

 

Disponible contre 4 euros à l'adresse :

 

Rébellion C/O RSE

 

BP 62124 - 31020 TOULOUSE Cedex 02 FRANCE

 

30/12/2010

Êtes-vous juif ?...

Cette surprenante question vous est posée si vous allez visiter le site de l'iGENEA, filliale européenne, basée en Suisse, de Family Tree DNA, entreprise américaine spécialisée dans l'analyse génétique appliquée à la généalogie.

La première référence fournie par le moteur de recherches concernant l'iGNEA vous interpelle donc ainsi :

menorah.jpg

 

Etes-vous juif?

Avez-vous des racines juives? Etes-vous un Ashkénaze?
Etes-vous un Levi ou un Cohen?


Il y a certaines caractéristiques génétiques qui réfèrent à une origine juive. Avec un test ADN d’iGENEA on peut chercher le profil de votre ADN sur la base de ces caractéristiques.

Les porteurs de ces caractéristiques ou de caractéristiques semblables sont rassemblés en haplogroupe. L’appartenance à certains haplogroupes peut indiquer une origine juive. En outre, un certain profil ADN est appelé " Haplotype Cohen Modal”, car on le retrouve plus souvent dans le sous-groupe juif des Cohanim. Ce haplotype réfère clairement à une origine juive.

Même si vous n’appartenez pas à un haplogroupe juif typique, vous pouvez avoir quand même des racines juives. Par la comparaison du profil ADN avec tous les autres profils dans notre base de données ( plus de 240.000), vous trouverez des personnes qui vous correspondent génétiquement ( « cousins génétiques »). Si beaucoup de vos cousins génétiques sont juifs, la probabilité que vous ayez des racines juives est très élevée.

La judaïcité est-elle plus qu’une religion? Y-a-t- il un gène juif"?

Selon le droit Halacha, est juif quiconque est né d’une mère juive ou qui s’est converti au judaïsme. Le lien serré entre culture, tradition, religion et appartenance à un peuple caractérise particulièrement la judaïcité. Au cours des siècles s’est développée une certaine homogénéité génétique qui est visible par un test ADN.

 

En poursuivant votre visite du site de l'iGENEA, vous découvrirez qu'on vous propose aussi de découvrir vos éventuelles origines celtes, germaniques ou vikings.

Le site américain de Family Tree DNA vous invite également à savoir si vous êtes un "guerrier", porteur d'un gène spécifique sur le chromosome X !

Les deux sites renvoient à de nombreuses études de génétique des populations, en anglais, dont la lecture des résumés ne manque pas d'intérêt.