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Points de vue - Page 223

  • L’Homme de cour et le Chevalier...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Bernard Plouvier, cueilli sur Metamag et consacré à l'éternel antagonisme entre l'homme de cour et le chevalier... Médecin, Bernard Plouvier est l'auteur de plusieurs essais et d'études historiques, comme Faux et usage de faux en histoire (Dualpha, 2012) ou Le dérangement du monde (Dualpha, 2016).

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    L’Homme de cour et le Chevalier

    « Tous les hommes sont idolâtres, les uns de l’honneur,
    les autres de l’intérêt, la plupart de leur plaisir »
    Balthazar Gracian.

    2017 fut l’année de la macronisation, non pas seulement des médias, mais aussi des fantasmes de jeunes hommes et de jeunes femmes entrés depuis peu dans la vie active, fascinés, ébahis, époustouflés par la carrière de notre jeune président qui parvient, mois après mois, à occuper le devant de la scène, sans jamais se renouveler.

    Il peut paraître amusant de réfléchir au clinquant et à l’éphémère, opposés à l’innovation et au durable… si l’on préfère : se pencher sur l’universel antagonisme du démagogue et de l’homme d’État. Le premier s’occupe de lui-même, de son image, de sa fortune, de sa gloire. Le second cherche à résoudre une crise de civilisation ou à entraîner une Nation ou un groupe de Nations dans une grande aventure.
    Soyons honnêtes : le démagogue n’est dangereux que pour les finances d’un État. L’autre peut faire la grandeur d’une Nation, mais peut aussi la mener au désastre.

    Il est évident à qui étudie l’histoire ou pour n’importe quel éthologue, que l’ensemble des sociétés animales, dont l’humaine n’est que la plus élaborée, est régie par des principes féodaux. Au sommet, règne un maître unique dans les sociétés durables et bien organisées. A contrario, toute association dominée par un groupe d’individus égaux en puissance s’écroule rapidement.

    Mais, dans les deux cas, le ou les maîtres commande(nt) une ou plusieurs structures pyramidales, où œuvrent, s’agitent et intriguent les ducs, dotés d’une certaine autonomie de décision administrative (civile, militaire ou religieuse), dirigeant des barons, spécialisés dans un domaine, avec au-dessous d’eux des chefs d’équipe et ainsi de suite jusqu’au plus humble emploi, jusqu’à la plus triviale fonction… et le minus habens a encore la possibilité de faire sentir sa puissance à son conjoint, à ses enfants, voire à son chien.

    La féodalité étant la règle de toutes les époques et de l’ensemble du règne animal, il peut paraître intéressant de différencier les deux types extrêmes de comportement entre lesquels évoluent la totalité des humains. Étant bien entendu, que toujours et partout, l’humanité moyenne virevolte entre les deux options opposées : celui qui se plie aux effets de mode et vénère le titulaire de la Potestas (la puissance), pour faire carrière ou pour participer à une éventuelle curée, & celui dont l’honneur est de servir une noble cause, sans jamais se renier. Et c’est là que commencent les ennuis pour tout le monde. Les bonnes questions sont, toujours et partout, de savoir ce que cachent les grands mots et de déterminer ce qu’est le devoir.

    Certes, il n’est pas trente-six façons d’être honnête et de conserver son honneur : de ce côté-là les choses sont simples. Mais le devoir s’oppose parfois à ces deux notions fondamentales, d’où de très gros conflits entre le sens du devoir et la conscience éthique, chez l’individu, homme ou femme – le sexe ne faisant rien à l’affaire – que l’on peut qualifier de preux. L’enthousiasme du chevalier engagé dans une grande aventure, collective ou individuelle, peut l’amener à faire ce à quoi son éthique personnelle s’opposerait dans la vie privée. Pour la cause (politique, religieuse, scientifique), certains sont prêts à sacrifier les impératifs de leur surconscience, d’autres s’y refusent.

    En revanche, l’homme de cour fera siens les mensonges petits et gros, fera siennes les confusions sémantiques à propos de certains mots, trop souvent prostitués, comme ceux de Liberté, d’Égalité, de Démocratie, de Droit(s), de Solidarité, voire de Fraternité, aux acceptions extensibles selon l’intérêt des beaux parleurs… et il faut reconnaître que, via l’économie globale et la mondialisation de la vie culturelle, nous vivons une époque privilégiée dans les registres de la duperie et du trucage.

    L’opposition entre l’homme de cour ou d’appareil et le chevalier est de toutes les époques et de toutes les races. Chacun est libre de suivre ou non son programme génétique qui le prédestine à être un ambitieux ou un idéaliste, c’est affaire de libre-arbitre (le choix) et de transcendance (la critique morale du choix).

    Tous les hellénistes connaissent le vers d’Eschyle : « Quel mortel reste juste s’il ne craint rien ? » (tiré des Euménides et trop souvent cité hors contexte). L’homme, la femme (ou l’individu bizarre & indéfinissable) de cour craignent le renvoi, soit la mise à l’écart des sources de l’argent facilement gagné, de la participation au pouvoir sur autrui et de la notoriété. L’esprit religieux est (en principe) maintenu dans un chemin pas trop tortueux par la peur de l’enfer et l’espoir d’un paradis. Le chevalier n’a qu’une crainte : celle de déchoir à ses yeux et à ceux des êtres qu’il aime.
    Que l’on soit chef ou suiveur, à quel que rang que ce soit, le dilemme reste le même : plier par opportunisme ou demeurer jusqu’au bout un être de devoir et de conviction. Il est plus aisé – c’est ce que la majorité des humains a compris depuis la nuit des temps -, de s’adapter à son époque, soit hurler tantôt avec les loups, tantôt avec les brebis, pour le plus grand bénéfice ou du chef de meute ou du berger.

    Comme rien n’est simple dans ce sujet, on laissera le lecteur libre de choisir celle des phrases antagonistes contenues dans le livre bien connu du jésuite (!) Balthazar Gracian (Maximes – L’homme de cour), publié en 1647, ce qui prouve que de longue date l’on s’interroge sur ces notions : « Une heureuse fin couronne le tout, même si l’on a usé de faux moyens pour y arriver » versus : « Tout ce qui est bon ne triomphe pas obligatoirement ».

    Pour l’heure, triomphent plus que jamais le monde des apparences et la richesse divinisée.

    Bernard Plouvier (Metamag, 12 janvier 2018)

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  • Polémique pour une autre fois...

    Nous reproduisons ci-dessous une chronique de Richard Millet, cueillie sur son site personnel et dans laquelle il évoque la polémique autour de l'annonce par les éditions Gallimard de la publications des pamphlets de Céline dans la bibliothèque de La Pléiade...

    Auteur de La confession négative (Gallimard, 2009) et de Tuer (Léo Scheer, 2015), Richard Millet a publié cet automne aux éditions Léo Scheer un roman intitulé La nouvelle Dolorès. Il devrait prochainement publier son journal de l'année 1971 à l'année 1994.

     

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    Polémique pour une autre fois

    Après plusieurs semaines d’une polémique qui a agité quelques arrondissements de Paris, M. Gallimard vient de « suspendre » la republication des pamphlets de Céline. L’argument « scientifique » de l’éditeur et la caution de Pierre Assouline ne l’ont pas emporté sur le concert d’opinions diverses, néanmoins attendues, car déjà énoncées maintes fois, et qui donnent l’impression d’un ballet sans paroles ni musique ni rien, puisque la non-republication des pamphlets par l’éditeur « historique » de Céline ne règle rien.

    On peut imaginer que la « polémique » incitera ceux qui n’ont pas encore lu ces textes à acheter, via Amazon, l’édition québécoise, ou à les lire en PDF – les plus curieux se procurant d’illicites reprints. Sur la question des pamphlets, j’ai, pour ma part, toujours été de l’avis de Sollers : il faut les republier ; ils font partie de l’œuvre, tout comme les écrits politiques de Bernanos, Gide, Drieu, Montherlant, Camus, Sartre...

    Pour le reste, cette « polémique » ne constitue pas, comme on l’a dit, une « affaire » Céline : celle-ci a eu lieu en 1945 ; ou bien Céline est une affaire à lui tout seul. Craindre que la réédition, dans l’austère collection des Cahiers de la NRF, à côté des articles d’avant-guerre de Blanchot et du Journal inutile de Morand, de textes qu’on trouve aisément relève donc d’un accès de vertu : je ne sache pas que la republication, il y a trois ans, des Décombres de Rebatet ait nourri l’antisémitisme en France. L’antisémitisme « culturel » est mort en 1945. Celui qui a récemment vu le jour est le fait d’une population  musulmane radicalisée et/ou délinquante, qui agit au nom du cliché du « juif riche » ou encore du « sioniste » qui opprime, même à distance, le peuple palestinien, et qu’il faut donc punir. Ceux qui ont tué Ilan Halimi, plus tard Sarah Halimi, et qui ont incendié une épicerie cacher, à Créteil, la semaine dernière, n’avaient pas lu Bagatelles pour un massacre. Savent-ils même lire ? Cet antisémitisme-là est là un des non-dits majeurs du gauchisme officiel, dont l’alliance objective avec l’islam sunnite suscite un « bloquage » majeur de la vie politique, en France et en Europe.

    Redouter, plus largement, que les pamphlets de Céline ne corrompent la jeunesse, c’est supposer à cette dernière une capacité à lire qu’elle n’a plus. Car Céline n’est pas un écrivain facile, et nullement à la portée de ceux qui, voyous islamistes de banlieue ou petits-bourgeois connectés, ont bénéficié l’enseignement de l’ignorance qui est, selon Michéa, le propre de l’Education nationale. Un état de fait pieusement réfuté, à l’occasion du cinquantenaire de Mai 68, par un magazine officiel qui voit, dans les 50 années qui se sont écoulées, un remarquable progrès de l’enseignement public : ne sommes-nous pas arrivé à 79% de bacheliers, c’est-à-dire un progrès de 20% ? En vérité il faut, en cette matière comme en toutes les autres, inverser le discours : il ne reste plus que 20%, environ, d’élèves à peu près capables de lire et d’écrire correctement le français, et de se représenter l’histoire de France autrement que par le filtre relativiste et mondialiste du néo-historicisme.

    Pendant que les intellectuels bataillaient, je songeais à la façon dont Daniel Barenboim avait, il y a une dizaine d’années, suscité une vive polémique en dirigeant pour la première fois du Wagner en Israël. La question de l’œuvre, de la possibilité d’une œuvre, jusque dans ses excès, ses errements, ses apories, est donc légitimement posée de façon passionnée ou prudente ; mais c’est peut-être la dernière fois qu’elle se posera, en une ère qui voit disparaître peu à peu la possibilité psychologique de connaître Wagner et de lire Céline. La jeunesse contemporaine n’a plus rien à faire de Wagner, de Céline, d’Aragon, de Ravel, de Giono, de Boulez, ou de Soljenitsyne : elle ne sait rien, et ne veut qu’être connectée à elle-même, c’est-à-dire au néant.

    Le problème n’est donc pas d’empêcher les jeunes gens de lire les pamphlets de Céline (et je n’userai pas de l’argument spécieux, entendu dans quelques bouches qui avancent que, comme pour Harry Potter, mieux vaudrait que les jeunes lussent ces pamphlets que rien du tout) ; le problème est, brame la presse officielle, de « désintoxiquer les ados du téléphone portable ». Question en effet primordiale, et à la désintoxication du « portable », ajoutons celle du cannabis, du gauchisme culturel, du consumérisme, de la télévision, de la mondialisation. Est-ce possible ? Par quel exorcisme ? Et pour quelles valeurs autres que les fariboles « républicaines » et onusiennes ? Oui, comment retrouver le réel ?

    Richard Millet (Site officiel de Richard Millet, 13 janvier 2018)

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  • Immigration massive : l'eurocratie à la manoeuvre...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Hans Joachim Froh, cueilli sur EuroLibertés et consacré à la politique en faveur de l'immigration massive mise en place contre l'avis des peuples européens par la technostructure de l'Union européenne...

     

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    La technostructure mondialiste et mortifère à l’œuvre !

    Le 18 décembre de l’année dernière, par la voix de Dimitris Avramopoulos, le Commissaire (non élu) de l’Union européenne en charge des Migrations (à l’instar des cigognes), déclarait : « EU is Too White, Mass Third World Migration Must Be “New Norm” », en d’autres termes : « L’Europe est trop blanche, les migrations de masse, en provenance du Tiers-monde doivent être la norme ! »

    Ainsi, selon Bruxelles, les Européens doivent accepter l’immigration massive du tiers monde comme la « nouvelle norme », les avertissant que ni les murs ni les politiques de légitime résistance ne permettront à une partie de l’UE de rester « homogène et sans migration ». Ainsi donc s’agit-il de détruire l’homogénéité du continent européen.

    « Il est temps de faire face à la vérité. Nous ne pouvons pas et ne pourrons jamais arrêter la migration », précise Dimitris Avramopoulos, dans un article publié le lundi 18 décembre par la revue européenne Politico et intitulé « Les migrants européens sont là pour rester. »

    Afin que les choses sont encore plus claires, l’Eurocrate laisse écrire que « la mobilité humaine définira de plus en plus le XXIe siècle » et que la migration de masse est un sujet et que Bruxelles a engagé l’Europe « à long terme », déclarant : « La migration est étroitement liée à nos politiques économiques, commerciales, éducation et emploi – pour n’en nommer que quelques-uns. »

    Le Commissaire en charge de la politique de migration souligne que Bruxelles ne voit pas l’asile comme un moyen d’offrir un répit temporaire à la guerre, mais comme une autre méthode de transplantation permanente des populations du tiers monde dans les pays de l’UE.

    Le 28 novembre dernier à Bruxelles, le Président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker déclarait : « Ouvrons des voies légales pour les migrants qui veulent venir », estimant que l’Europe avait un « besoin évident » de migrations de masse en provenance d’Afrique.

    Parlant du sommet UE-Afrique d’avant Noël, lors duquel les dirigeants de l’UE et des pays africains se sont rencontrés pour discuter des migrations, il a aussi déclaré à la radio allemande Deustche Welle que « si nous n’offrons pas de moyens légaux d’émigrer en Europe et d’immigrer à travers l’Europe, alors nous serons perdus » et de rajouter : « Si ceux qui viennent – qui sont, en général, les pauvres et les nécessiteux – ne sont plus en mesure d’entrer dans la maison de l’Europe par la porte d’entrée, ils continueront à entrer par les fenêtres arrière. »

    Affirmant que le continent « aura clairement besoin de l’immigration dans les prochaines décennies », il a aussi précisé, à cette occasion, que les pays de l’UE « doivent fournir aux Africains qui veulent venir, et qui peuvent venir, et dont la situation leur permet, des moyens légaux de se rendre en Europe. »

    Notant que les personnes d’origine non européenne vivant en Europe sont beaucoup plus susceptibles d’être sans emploi ou à bas salaires, la Commission souligne que des « mesures d’intégration » seraient nécessaires pour accueillir les arrivées qu’elles jugent essentielles aux économies du continent.

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    Cette guerre civile continentale qui vient…

    Ainsi donc pour Bruxelles, est-il plus urgent que jamais d’accélérer l’arrivée massive de migrants de tout bord, de toutes origines, de toutes motivations, afin de « déblanchir » les peuples européens de cette Europe « trop blanche » ; jamais racisme contre les peuples européens n’aura été avoué et promu si délibérément, sans risque de poursuite judiciaire,

    Ainsi donc pour Bruxelles, l’immigration de masse est-elle une question vitale de survie pour l’Europe, oubliant par-là même que les pays développés qui refusent l’immigration, sont ceux qui la robotisation la plus avancée de leur économie,

    Ainsi donc pour Bruxelles, qui laisse clairement tomber le masque, les priorités des peuples européens qui veulent survivre et vivre, ne peuvent en aucune manière être prises en considération, car elles ne s’inscrivent pas dans la marche du monde imposée par la pensée unique et éclairée de l’élite mondiale financiarisée et collaborant à l’invasion généralisée de l’Europe par des forces hostiles,

    Ainsi donc pour Bruxelles, il est vital de jouer sur les « peurs » des Européens, de les rabaisser en laissant entendre que le continent ne pourrait résister, parce que l’Homme européen serait devenu historiquement et structurellement faible !

    Ainsi donc ceux qui décident pour nous, en catimini et en urgence, contre la volonté des peuples d’Europe, ne veulent plus de limite et accélèrent à n’importe quel prix le processus de désintégration du continent européen, qu’il mènent vers la guerre civile ! Ils jouent délibérément le consommateur mondialisé contre le citoyen enraciné, la mondialisation/immigration contre la nation, les valeurs.

    Effrayés par la réaction des peuples et les résultats électoraux en Europe centrale (en Hongrie, en Pologne, en Tchéquie, en Slovaquie et plus récemment en Allemagne et en Autrice), « ils » accélèrent et mettent la vitesse double et ceux sont les mêmes qui plus tard, stigmatiseront la guerre civile, après avoir attisé les cendres et tout fait pour qu’elle se répande sur le continent européen et déclameront alors : « Nous n’avons pas voulu ça ! Les responsables sont à trouver du côté des peuples, qui n’ont pas voulu s’adapter au « nouveau monde ! »

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    Ainsi donc, peu à peu semble se mettre en place, à marche forcée, un plan européen centralisé, promu par l’oligarchie financière et ses affidés : MMM (Merkel-Macron-May), visant à détruire les « ethnies européennes » supports des valeurs et de la culture européenne bimillénaire et à les fondre dans un magma anonyme, sans identité aucune, ce qui, en déstructurant les peuples et les personnes, réduira d’autant leurs capacités de créativité, de spiritualité, de résistance et de combat. De manière accélérée se dessine désormais un plan de destruction/restructuration des nations par des moyens assez prévisibles.

    Il importe donc de détruire aussi les « points d’appui » des peuples, l’Histoire, la morale, la religion, la recherche d’une individualité maîtrisée, d’une spiritualité traditionnelle ou renouvelée.

    Nous laisserons le dernier mot à Victor Orban, probablement le seul homme d’état européen d’une stature Gaullienne : à propos des « réfugiés » : « Ce ne sont pas des réfugiés, mais une force d’invasion musulmane »…. « 2018 sera l’année de réaffirmation de la volonté du peuple face à l’immigration. »

    L’immigration est devenue « un problème pour la démocratie » car les gouvernants de nombreux pays « ne font pas ce que les gens attendraient d’eux concernant l’immigration. Le lien entre terrorisme et immigration est évident. »

    Hans Joachim Froh (EuroLibertés, 13 janvier 2018)

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  • Tous conspirationnistes ?...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de François-Bernard Huyghe consacrée au conspirationnisme... Spécialiste des questions de médiologie et directeur de recherches à l'IRIS, François Bernard Huyghe a publié notamment Les maîtres du faire-croire (Vuibert, 2008), Think tanks - Quand les idées changent vraiment le monde (Vuibert, 2013) ou La désinformation - Les armes du faux (Armand Colin, 2015).

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    Tous conspirationnistes ?

    Huit Français sur dix conspirationnistes ! Telle est la conclusion d’une étude de l’IFOP pour Conspiracy Watch et la Fondation Jean Jaurès. Plus exactement : suivant un sondage, 79% de nos compatriotes adhéreraient à au moins une « théorie complotiste ». Théorie que le fondateur de l’Observatoire en question définit ainsi « tendance à attribuer abusivement l’origine d’un événement historique ou d’un fait social à un inavouable complot dont les auteurs présumés – ou ceux à qui il est réputé profiter – conspireraient, dans leur intérêt, à tenir cachée la vérité. »
    Quelques exemples pris dans l’étude, d’affirmations qui sont réputées conspirationnistes :
    - La CIA impliquée dans l’assassinat de Kennedy
    - Les Américians n’ont jamais débarqué sur la lune
    - La terre serait plate
    - Dieu a créé la terre et l’homme il y a moins de 100.000 ans
    - Les traînées blanches derrière les avions sont des produits chimiques délibérément répandus
    - etc.

    Nous laisserons de côté la question de la valeur représentative du sondage, pour nous poser la question d’une définition cohérente du conspirationnisme ou de la théorie du complot.

    Il nous semble qu’elle devrait reposer sur au moins trois critères.

    A) Être une théorie, c’est-à-dire un ensemble d’idées prétendant à une cohérence et censé expliquer des faits. On ne peut donc la réduire à la croyance en des faits faux ou mal avérés (même si elle s’appuie souvent sur des carabistouilles). Ne confondons pas avec des rumeurs : les rumeurs sont des informations, pas obligatoirement fausses, mais qui se répandent de personne à personne (ou d’écran à écran), que chacun reprend ou exagère à son tour, et qui ne sont pas répandues par les canaux officiels, médias ou autorités (au moins dans un premier temps, jusqu’au moment où, par exemple, les journaux s’interrogent sur une rumeur persistante).
    Des théories du complot doivent donc prétendre à une certaine rationnalité et à une valeur heuristique en ce qu’elles prétendent aider à découvrir ce qui n’est pas évident ou que ne savent pas la majorité des naïfs. Bénéfice collatéral : le partisan d’une telle théorie a le sentiment d’une supériorité puisqu’il décrypte mieux que les partisans de la « version officielle » (on a compris qu’une théorie de la conspiration n’existe que par contraste avec un discours dominant dénoncé comme faux et trompeur).

    B) Cette théorie doit renvoyer comme cause à l’action organisée d’hommes recherchant leur intérêt en manipulant autrui. C’est d’ailleurs sa faiblesse principale : le complotiste est incapable de croire au hasard, à la bêtise humaine, aux accidents, aux ratages, aux compromis, à la dialectique des volontés et des forces, bref, à tout ce qui forme la trame de notre quotidien. Le complotiste prêt à l’intelligence humaine des pouvoirs qu’elle n’a pas. Il voit des secrets organisés (dont il serait le seul à percer les arcanes) là où il y a les contradictions de la réalité et réduit à une cause unique ce qui est la résultante d’actions divergentes. Pour être conspirationniste, il ne suffit de croire une chose hautement improbable, très minoritaire ou indémontrable, il faut a construire un véritable acte d’accusation.

    C) Enfin et surtout, une théorie conspirationniste doit pouvoir se distinguer d’une théorie non conspirationniste (qu’elle décrie régulièrement comme « vérité officielle » ou intoxication des masses par les puissants). Et c’est ici que la bât blesse.
    Il y a des « théories » comme celle de l’évolution ou de la rotondité de la Terre qui répondent à des lois du réel scientifiquement établies, appuyées sur de nombreux constats, qui peuvent se soumettre à expérience et vérification. En attendant qu’un génie scientifique les ait remplacées par une thèse plus cohérente, il est absurde de croire le contraire, surtout sur la base de quelques livres ou quelques vidéos en ligne . À moins biens sûr d’opposer une autre autorité que la science à la vérité scientifique, la parole divine, par exemple.
    Bien entendu, il y a un moment où il faut considérer une autorité comme crédible pour des choses que nous sommes incapables de vérifier nous mêmes. Si presque tous les médecins me disent que les vaccins sont bons, je dois finir par m’en persuader. Car la « conspiration » supposerait quelque chose d’indémontrable : par exemple que tous les astronomes et les épidémiologues sont payés pour nous raconter n’importe quoi et fabriquer de fausses preuves depuis des décennies.

    Dans d’autres cas, il s’agit d’un fait historique qui s’est ou pas déroulé. En raison pure, on pourrait supposer qu’un service de renseignement participe à l’assassinat d’un dirigeant, fabrique des virus ou que l’on produise de faux attentats. Simplement la thèse « on nous cache tout, on nous trompe » suppose des conditions beaucoup plus difficiles à réunir, notamment d’impliquer des milliers de complices qui ne se trompent pas ou ne laissent rien fuiter. Si les arguments en faveur du « les choses se sont bien déroulées comme nous les racontent » sont cohérents - par exemple quand des scientifiques nous expliquent pourquoi le drapeau américain a semblé flotter sans vent sur la lune, ou quand des journalistes nous disent qu’il est normal qu’il y ait eu des gens - eux-mêmes reporters de guerre - possédant des gilets pare-balles à quelques mètres de Charlie Hebdo -, bref quand les bizarreries apparentes du réel sont expliquées, il n’y a aucune raison de choisir l’explication alternative. Elle demanderait une mise en scène juste assez diabolique pour tromper la majorité des experts, mais pas le conspirationniste.

    Dans d’autres cas, les théories « complotistes » sont des simplifications idéologiques grossières. Dire que des « sociétés secrètes » sont à l’origine de la révolution de 1789 comme de celle de 1917, c’est accorder aux « sociétés de pensée » du XVIII° siècle ou à des groupes socialistes-révolutionnaires ou autres qui complotaient effectivement dans des caves, une efficacité disproportionnée. Ou ne pas comprendre qu’un projet, d’ailleurs vague mais consumant quelques cerveaux, ne réussit pas s’il ne rencontre pas des conditions historiques. C’est aussi ignorer des effets structurels ou idéologiques : il n’y a pas quelque part une réunion de gros capitalistes qui donnent des ordres aux gouvernements et aux médias, mais il n’est pas absurde de penser que les intérêts financiers jouent un petit rôle dans les affaires du monde. Et si l’on va par là, ceux qui expliquent l’élection de Trump ou le Brexit par l’action de Poutine (qui souhaitait sans doute l’échec de Clinton et a encouragé quelques actions médiatiques ou numériques contre elle) ne sont-ils pas tout aussi complotistes ?

    François-Bernard Huyghe (Huyghe.fr, 8 janvier 2018)

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  • "Quand le droit d’asile concerne des centaines de milliers de personnes, c’est une invasion"...

    Vous pouvez découvrir ci-dessous une chronique d'Éric Zemmour sur RTL, datée du 9 janvier 2018 et consacrée à l'explosion du nombre des demandeurs d'asile en 2017...

     

                                      

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  • En attendant la droite nouvelle...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Michel Geoffroy, cueilli sur Polémia et consacré à l'impérieux besoin d'une droite nouvelle pour reconstruire une civilisation dévastée par l'immigration, l'individualisme et le néo-capitalisme...

    Dans un esprit proche, on pourra utilement consulter le site du nouveau collectif Ligne droite...

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    Pour 2018, souhaitons-nous une droite nouvelle ?

    L’année 2017 fut sinistre en France. Mais le plus sinistre ne fut-il pas finalement que la droite française ait, une nouvelle fois, trahi les espoirs placés en elle ? Pourquoi ? Parce que les électeurs ont compris que la droite ne vivait plus que dans le passé, au lieu de démontrer sa capacité à affronter l’avenir.

    La Droite en marche mais… en marche arrière !

    Car toute la droite regarde obstinément et avec délectation dans le rétroviseur de l’histoire. C’est sa marque de fabrique.

    Il suffit pour s’en persuader de parcourir certains sites, certains journaux ou d’écouter certains propos : ici, on assure la promotion d’un film consacré aux guerres de Vendée ; là, on déplore les églises en péril ; là, on dénombre les victimes de 100 ans de communisme ou l’on dénonce les méfaits de la Réforme.

    Un chroniqueur médiatique célèbre quotidiennement avec talent le « suicide » français et la fin des Trente Glorieuses. Les héritiers de ceux qui hier critiquaient vertement De Gaulle sont devenus des professeurs de souveraineté, mais à retardement. Mais tous communient dans le lugubre énoncé quotidien des plaies ou des fautes françaises : la répression des mal-pensants, la délinquance, l’immigration ou l’avortement de masse.

    Et encore, s’agit-il de médias faisant preuve d’une certaine conscience politique dissidente.

    Que dire alors du reste de la population, plongé dans la réminiscence médiatique obligatoire des « heures sombres de notre histoire » et du « devoir de mémoire » ! Ce passé qui ne passe jamais ne sert à rien, comme l’avait bien vu Nietzsche, sinon à nous détruire par étouffement.

    L’histoire ne repasse pas les plats. Il serait temps que la Droite le découvre

    Ce n’est certes pas nouveau, mais les sempiternelles jérémiades des réseaux conservateurs, traditionalistes, réacs et autres souverainistes de tout poil commencent vraiment à nous fatiguer.

    D’abord, ces jérémiades ne servent à rien car, comme l’affirmait drôlement Louis-Ferdinand Céline au siècle dernier, « l’histoire ne repasse pas les plats ».

    On peut, bien sûr, se demander avec inquiétude si les cloches sonneront encore demain en France. Mais Philippe de Villiers ferait mieux de se demander pourquoi les Français fréquentent de moins en moins leurs églises ! La nostalgie du passé est certes humaine, mais elle ne débouche politiquement sur rien.

    Une certaine droite vit pour cette raison toujours à l’heure du complexe du comte de Chambord : à force de se focaliser sur le symbole du drapeau blanc, on finit par ouvrir la voie au… régime républicain.

    Aujourd’hui l’esprit du comte de Chambord prend la forme du souverainisme nostalgique. L’essentiel ne serait-il pas de pouvoir bientôt acheter « sa baguette avec des francs », comme le promettait Florian Philippot lors des dernières élections présidentielles ?

    D’autres se réfugient dans le régionalisme sécessionniste, comme hier dans le Larzac : une autre façon, plus branchée, d’enclencher la marche arrière dans le monde d’aujourd’hui. « Arrêtez le monde, je veux descendre », comme écrivait ironiquement déjà dans les années 1980 l’éditorialiste Louis Pauwels !

    Le vieux mythe de « la France seule » refait ainsi malheureusement surface et, avec lui, son patriotisme de restriction et la grande illusion vichyssoise de se prétendre souverain tout en sortant de l’histoire.

    Qu’on le veuille ou non, à l’âge du choc des civilisations, le destin de la France est désormais indissociable de celui de la civilisation européenne. Sur le site Polémia, la vidéo « Être Européen » a ainsi été beaucoup plus visionnée que celle intitulée « Être Français » et ce n’est pas un hasard. Il serait temps que la droite le reconnaisse.

    Il n’y a plus rien à conserver. Il faut désormais tout reconstruire

    Les conservateurs nous cachent aussi un grand secret : il n’y a justement plus rien à conserver ! Car la France que nos pères ont faite et ont défendue avec leur sang n’existe plus.

    Elle a été détruite par l’immigration de peuplement, par le néo-capitalisme, par l’individualisme radical, par l’Europe de Bruxelles comme par l’américanisation de la culture, donc par tout ce que la droite a été incapable d’empêcher quand elle n’a pas elle-même encouragé ces évolutions catastrophiques, en particulier à cause de son américanophilie maladive et de son adhésion aveugle à l’idéologie libérale.

    La France reste, certes, un beau pays folklorique, mais surtout à usage des étrangers désormais. Une belle villégiature qui n’a pas encore été complètement détruite par les promoteurs immobiliers, les centres commerciaux et les friches industrielles. On visite encore ses châteaux, ses cathédrales et ses musées, comme on visite le Parthénon, c’est-à-dire les vestiges d’une culture morte. Comme on profite de son système social, également moribond du fait de la dénatalité et du chômage de masse des autochtones.

    D’où aussi l’ambiguïté de la défense de l’identité de nos jours : car notre identité, cadavérique, est sans doute plus à reconstruire, aujourd’hui, comme l’ont fait différents peuples menacés dans l’histoire, qu’à conserver dans le formol mémoriel.

    En 2017 la droite n’aurait rien pu changer, sinon en pire

    Doit-on donc continuer, en jouant les pleureuses ou les procureurs selon le tempérament de chacun, de regretter l’échec de François Fillon ou de Marine Le Pen ? Hélas non, car leur élection n’aurait rien changé, sinon en pire.

    En effet, désormais il ne s’agit plus de conquérir le pouvoir, mais de rétablir la souveraineté du politique : donc de créer un nouveau Pouvoir face à l’omnipotence du Système oligarchique ; de rétablir la primauté du « gouvernement des hommes » sur celui des choses, pour reprendre une vieille formule. Mais cela, ni F. Fillon ni M. Le Pen n’ont démontré qu’ils l’avaient compris.

    Les partisans de la Manif Pour Tous devraient donc méditer leur échec.

    En 1984, leurs parents ont fait reculer le gouvernement socialiste, en défendant l’école libre. Mais la loi Taubira est passée malgré les centaines de milliers de manifestants et de ballons roses et bleus à travers toute la France. Pourquoi ? Parce qu’aujourd’hui les vraies décisions ne se prennent plus à l’Élysée, à Matignon ou au Parlement : car le Pouvoir est passé aux juges, aux lobbies, aux médias, aux institutions financières et aux grandes firmes transnationales, qui tous se moquent de la volonté populaire.

    Un président de droite, dans ce contexte, n’aurait rien pu faire : face à l’armée des défenseurs et des relais du Système il ne se serait appuyé que sur le vide.

    C’est justement à combler ce vide que la droite devrait prioritairement consacrer ses efforts, au lieu de rejouer le sempiternel et dérisoire combat des chefs.

    Pour une réforme intellectuelle et morale de la droite

    L’avenir n’a jamais appartenu aux spectateurs, ni aux nostalgiques ni aux faibles. Il ne sert à rien, par exemple, de faire des succès de librairie en déplorant l’islamisation rampante ou galopante si on n’a rien de concret à lui opposer. L’islam est un défi qu’il faut relever, comme l’ont fait nos ancêtres, et non pas seulement à commenter ou à déplorer.

    Si elle veut apparaître comme une alternative crédible au Système – mais le veut-elle vraiment ? – la droite doit donc cesser de révérer ses vieilles idoles. Pour tout dire, elle a besoin d’une profonde réforme intellectuelle et morale.

    Le « monde d’avant », comme dit Emmanuel Macron, ne reviendra pas : il faut donc que la droite ait l’audace d’en construire un nouveau.

    De même le vrai patriotisme de nos jours est européen, continental et civilisationnel, et non pas corse, catalan, savoyard ou souverainiste. Il ne suffit pas de twitter contre l’Europe de Bruxelles ou celle de Mme Merkel : il faut bâtir à la place une Europe puissance, qui soit la maison commune de tous les Européens. Car seule une telle Europe permettra à notre civilisation de survivre dans le monde multipolaire qui vient.

    La droite doit pour cela faire rêver, alors que jusqu’à présent elle nous a surtout fait bâiller d’ennui ou hurler de déception : il lui faut désormais incarner une foi nouvelle dans notre avenir commun. Défendre notre glorieux passé, certes, mais surtout forger de nouvelles forces pour le monde de demain.

    En 1962, un jeune militant de droite, tirant les conséquences de l’échec de la cause de l’Algérie Française, écrivait que « la jeunesse d’Europe aura de nouvelles cathédrales à construire et un nouvel empire à édifier (*) ». Il s’appelait Dominique Venner.

    Pour 2018, souhaitons donc que la droite s’attelle enfin à la tâche.

    Michel Geoffroy (Polémia, 7 janvier 2017)

    (*) Dominique Venner, Pour une critique positive, éditions Idées [1962] 2013, 75 pages.

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