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Livres - Page 532

  • Les expulsés...

    Les éditions Flammarion viennent de publier Les expulsés, une étude historique de l'historien américain R. M. Douglas consacrée à la gigantesque opération d'épuration ethnique menée entre 1945 et 1947 par les soviétiques, avec la connivence des puissances occidentales, et destinée à débarrasser l'Europe de l'est de toute présence de populations d'origine allemande. Cet ouvrage, qui vient compléter Le livre noir de l'expulsion (Akribéia, 2002), de l'historien allemand Heinz Nawratil, resté relativement confidentiel, permettra au grand public de découvrir un pan de l'histoire contemporaine largement occulté dans les livres d'histoire de la seconde guerre mondiale.

     

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    "Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l'Europe a été le théâtre d'un transfert forcé de population à très grande échelle : des millions d'Allemands qui vivaient en Tchécoslovaquie, en Hongrie et en Pologne, devenus indésirables dans ces pays durement éprouvés par les ancrées de domination nazie, ont été délogés de leurs foyers et envoyés vivre parmi les ruines du Reich. Ces expulsions, qui se sont déroulées entre 1945 et 1947, ont été organisées par les autorités des pays concernés, avec l'aide des gouvernements britannique, soviétique et américain qui pilotaient alors la reconstruction de l'Europe. 

    Elles ont concerné entre 12 et 14 millions de personnes, en majorité des femmes et des enfants, et ont été menées avec une telle brutalité qu'elles ont fait de nombreuses victimes : au moins 500 000 expulsés sont morts dans les camps de transit où on les avait rassemblés, pendant les trajets, ou à leur arrivée en Allemagne, épuisés, affamés et sans abri. Cet épisode tragique s'est déroulé au grand jour, sous les veux de dizaines de milliers de journalistes, diplomates, travailleurs humanitaires et observateurs divers.
    Ses répercussions sont encore visibles dans l'Europe et dans le monde d'aujourd'hui. Pourtant, hors d'Allemagne, il est presque complètement oublié. C'est cette lacune historique que ce livre entend combler."

     

     

     

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  • Bellone ou la pente de la guerre...

    Les éditions Flammarion publient dans leur collection de poche Champs l'essai de Roger Caillois intitulé Bellone ou la pente de la guerre. Co-fondateur en 1938 avec Georges Bataille, Michel Leiris et Jules Monnerot, notamment, du Collège de sociologie, Roger Caillois est un penseur inclassable qui s'est intéressé au sacré, au jeu, à la guerre ou au fantastique. Une partie de son oeuvre est disponible chez Gallimard dans la collection Quarto. 

     

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    "Roger Caillois a réuni et articulé en un ensemble cohérent l’essentiel de ses réflexions, inaugurées avec Bataille au Collège de Sociologie, sur «la fascination que la guerre exerce sur le cœur et sur l’esprit humain» qui deviendra la polémologie. L’érudition sert ici un propos dont l’originalité reste entière et les mises en perspective historiques tendent à faire tomber quelques idées reçues, notamment sur l’humanisme pacifiant des notions d’égalité et de droits de l’homme. Le texte de Caillois est augmenté d’un éloge de la guerre pour le moins surprenant de Proudhon et d’importantes pages de Jünger sur le sujet. Ce titre a été traduit en plusieurs langues et constitue une base de réflexion tout à fait pertinente pour les conflits actuels."

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  • L'esprit hussard...

    Les éditions Pierre-Guillaume de Roux publient cette semaine Roger Nimier, Antoine Blondin, Jacques Laurent et l'esprit Hussard, un ouvrage collectif dirigé par Philippe Barthelet et Pierre-Guillaume de Roux. Philippe Barthelet a coordonné la publication des Dossiers H sur Ernst Jünger, Joseph de Maistre et Gustave Thibon et a récemment publié Le voyage d'Allemagne (Gallimard, 2010) et Fou forêt (Pierre-Guillaume de Roux, 2012). 

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    "ll y a cinquante ans, Roger Nimier (1925-1962), l’enfant prodige de la littérature française de l’après-guerre, proclamé chef de file des Hussards par Bernard Frank dans un retentissant article des Temps modernes, se tuait au volant de son Aston Martin. Une mort précoce qui entrebâillait déjà l’épineuse question de sa succession spirituelle. Nimier incarnait, en effet, avec Antoine Blondin et Jacques Laurent, le courage des écrivains irréductibles à la pensée sartrienne alors toute-puissante comme à l’esprit de défaite, d’épuration et de repentance régnant désormais en maître sur le monde des lettres. Farouchement attachés à la séparation des pouvoirs du politique et du littéraire, ils cultivèrent les qualités qui conservent à la France l’éclat de son génie particulier : panache, lucidité et naturel, secret du grand style, explorant les intermittences du cœur et les gouffres du hasard. Ainsi la France de Nimier, Blondin et Laurent rejoignait-elle celle du cardinal de Retz, La Rochefoulcauld, Stendhal, Dumas, Péguy ou Bernanos. Mais que signifiait ce sens princier de la désinvolture qu’ils entretenaient scrupuleusement et que l’on prit à tort pour de la frivolité ? À l’occasion du cinquantenaire de la mort de l’auteur de D’Artagnan amoureux, il est temps de retrouver le code d’honneur des Hussards et de réévaluer la portée d’une œuvre exemplaire."

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  • Les sept plaies du capitalisme...

    Les éditions Léo Scheer viennent de publier Les sept plaies du capitalisme, un essai d'Henri de Bodinat. Entrepreneur, l'auteur a adopté depuis plusieurs années des positions favorables à un certain protectionnisme européen.

     

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    "«  Memento mori  », murmurait-on aux généraux romains pendant leur triomphe. «  Rappelle-toi que tu peux mourir  », voudrait-on chuchoter à l’oreille du capitalisme, à la fois triomphant et menacé, du début du xxie siècle.
    La crise de 2008 est le symptôme d’une mutation maléfique du capitalisme depuis la chute du communisme, qui entraîne irrésistiblement vers le gouffre de l’inégalité, de la stagnation et du chômage l’ensemble des sociétés occidentales. La cupidité est devenue la valeur suprême, empoisonnant l’organisme social et déclenchant une série de maladies adventices  : l’infection du lobbyisme, le virus de la rente, la septicémie de la finance, l’anémie de la mondialisation, le cancer des externalités… Ces plaies ouvertes au flanc du capitalisme se combinent en une gangrène infernale qui tue le progrès et l’espoir, instaure le règne de la peur et menace la substance même de nos sociétés. Muter de cet hyper-capitalisme cupide et mortifère à un néo-capitalisme juste et intelligent exige des dirigeants occidentaux une dose massive de lucidité dans le diagnostic, de volonté dans le changement et de courage dans l’exécution. Une réforme  ? Non, une véritable révolution pour sauver le capitalisme de lui-même et restaurer solidarité, équité et efficacité dans nos sociétés malades."
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  • Comment la terre d'Israël fut inventée...

    Les éditions Flammarion viennent de publier Comment la terre d'Israël fut inventée, le dernier ouvrage de l'historien israëlien Shlomo Sand. Déjà auteur d'un excellent Le XXe siècle à l'écran (Seuil, 2004), Shlomo Sand a suscité une violente polémique en Israël et dans les milieux sionistes avec son livre précédent Comment le peuple juif fut inventé (Flammarion, 2008), disponible en collection de poche.

     

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    "Les mots « terre d’Israël » renferment une part de mystère. Par quelle alchimie la Terre sainte de la Bible a-t-elle pu devenir le territoire d’une patrie moderne, dotée d’institutions politiques, de citoyens, de frontières et d’une armée pour les défendre ? Historien engagé et volontiers polémiste, Shlomo Sand a dénoncé à grand bruit le mythe de l’existence éternelle du peuple juif. Poursuivant ici son œuvre de déconstruction des légendes qui étouffent l’État d’Israël, il s’intéresse au territoire mystérieux et sacré que celui-ci prétend occuper : la « terre promise » sur laquelle le « peuple élu » aurait un droit de propriété inaliénable. Quel lien existe-t-il, depuis les origines du judaïsme, entre les juifs et la « terre d’Israël » ? Le concept de patrie se trouve-t-il déjà dans la Bible et le Talmud ? Les adeptes de la religion de Moïse ont-ils de tout temps aspiré à émigrer au Moyen-Orient ? Comment expliquer que leurs descendants, en majorité, ne souhaitent pas y vivre aujourd’hui ? Et qu’en est-il des habitants non juifs de cette terre : ont-ils – ou non – le droit d’y vivre ?"

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  • Il court, il court le Bauhaus...

    Les éditions Les belles Lettres viennent de publier un essai de Tom Wolfe intitulé Il court, il court le Bauhaus, consacré au style architectural que Walter Gropius et ses émules ont propagé à travers le monde. Journaliste et écrivain, Tom Wolfe est aussi un romancier qui s'inscrit dans la tradition balzacienne avec Le bûcher des vanités (1987), Embuscade à Fort Bragg (1997), Un homme, un vrai (1998) ou Moi, Charlotte Simmons (2004). 

     

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    "Mon premier est un gratte-ciel. Mon deuxième est un grand ensemble. Mon troisième est une banque, ou une école, ou un bureau de poste. Mon tout se trouve à New York, Sarcelles, Rotterdam ou la Défense.

    C'est…le style international, à qui nous devons cubes de béton, façades en verre fumé et ces intérieurs beige-noir-blanc cassé à quoi semble se réduire l'architecture moderne.

    Comment en est-on arrivé là ? Pour Tom Wolfe, tout commence en Allemagne, aux lendemains de la Première guerre mondiale, avec le Bauhaus, qui regroupe les jeunes Turcs de la nouvelle architecture sous la direction de Walter Gropius. Leur devise : anéantir l'architecture bourgeoise. Marxistes, ils rêvent de balayer les décombres de la vieille Europe décadente, baroque et néo-classique, pour y édifier un monde rigoureux et abstrait, célébrant les noces de l'Art et de la Technologie.
    Chassés par la montée du nazisme, ils se réfugient aux États-Unis. Et c'est alors que se produit le miracle : subjuguée, la classe dirigeante américaine confia à un groupe de théoriciens le soin de définir son art officiel. Entre-temps, Le Corbusier en France et le groupe de Stijl en Hollande occupaient le terrain, propageant des idées analogues qui, formant un nouvel académisme, devaient inspirer le travail de trois générations d'architectes, d’un bout à l’autre de la planète.

    Oui, il court, il court le Bauhaus. Et nul ne sait où s’arrêtera l’invasion de ce style international, abstrait et incolore.
    Parce que la beauté est inséparable d’un certain art de vivre, Tom Wolfe s’attaque avec une férocité tonique à cette nouvelle scolastique, dénonçant ses dévots, ses clercs et ses dieux."

     

     

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