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Livres - Page 536

  • Eléments pour une contre-culture identitaire...

    Philippe Vardon, un des animateurs de la mouvance identitaire, vient de publier Eléments pour une contre-culture identitaire, en vente sur le site Contre-culture. Il s'agit d'un bon outil pour découvrir cette mouvance qui pense globalement et agit localement et qui a réussi, grâce à sa compréhension fine du système, à pénétrer par effraction dans le paysage politico-médiatique français...

     

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    "Cet ouvrage de 300 pages se veut une porte d’entrée vers la contre-culture identitaire telle qu’elle a été forgée par les militants – et en particulier les plus jeunes – de ce courant politique novateur apparu en 2002.

    Tout comme le mouvement identitaire lui-même, cet abécédaire est protéiforme et sensiblement asymétrique. D’une définition à une autre, vous pourrez passer d’un philosophe à un modèle de chaussures ! Car c’est ainsi, une contre-culture est faite de multiples références : lieux, auteurs, films, marques, concepts, images, expressions, chansons, personnages, souvenirs, etc.

    L’abécédaire est suivi du texte Métapolitique d’Abord, tiré d’une conférence du même auteur."

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  • Le pire est de plus en plus sûr !...

    Les éditions Mille et une nuits publient ces jours-ci Le pire est de plus en plus sûr, un essai de Natacha Polony sur la politique scolaire. Déjà auteur de Nos enfants gâchés. Petit traité sur la fracture générationnelle (Lattès, 2005) et L’Homme est l’avenir de la femme (Lattès, 2008), elle tient, sur le site du Figaro, le blog intitulé Eloge de la transmission.

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    "« Septembre 2020 : Hugo entre en 6ème. Il vient de fêter ses onze ans, mais il n’y a là rien d’impressionnant. Pas de passage de l’école primaire au collège, pas de multiplication des professeurs en fonction des matières. En fait, l’école a tant changé que son organisation n’a plus rien à voir avec ce qu’a pu connaître Victor, son frère aîné, qui vient d’obtenir le baccalauréat sur la base du contrôle continu. Encore moins avec ce qu’ont connu ses parents, qui ont fréquenté le collège entre 1985 et 1989. D’ailleurs, eux sont un peu perdus : l’école du « socle commun » commence désormais à cinq ans et se poursuit jusqu’à seize ans dans la même structure. La seule chose que savent ces parents inquiets, c’est qu’il faut s’y prendre très tôt pour inscrire son enfant dans les meilleures écoles, tant les différences entre établissements sont désormais un fait acquis. Plus question de laisser son enfant dans l’école du quartier sous prétexte que c’est plus pratique. La réussite se prépare tôt. Mais elle coûte cher… »

         Fiction provocante ? Non. La logique des réformes, anciennes et récentes, travaille déjà à la reconfiguration de l’institution scolaire, mais qui veut l’admettre ? C’est par ce récit d’anticipation fondé sur les réformes en cours et les programmes politiques des différents partis que Natacha Polony nous ouvre les yeux. Le pire est de plus en plus sûr, nous sommes déjà dans l’école d’après l’école de la République, celle des gestionnaires qui méprisent l’enseignement. Les vieilles querelles françaises sur les méthodes et les programmes sont désormais caduques, remplacées par une vulgate internationale préoccupée de performance immédiate et peu soucieuse des risques de délitement de la Nation. Il est encore temps de prendre conscience de la grande transformation en cours et de mettre en place des contre-feux."

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  • Dans les forêts de Sibérie...

    Les éditions Gallimard viennent de publier le dernier récit de Sylvain Tesson, Dans les forêts de Sibérie, dans lequel il relate son retrait du monde pendant six mois, dans une cabane au bord du lac Baïkal. Aventurier, géographe, marcheur et journaliste, Sylvain Tesson est déjà l'auteur, notamment, de L'axe du loup (Robert Lafont, 2004) ou de Une vie à coucher dehors (Gallimard, 2009), tous deux réédités en collection de poche.

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    "Assez tôt, j'ai compris que je n'allais pas pouvoir faire grand-chose pour changer le monde. Je me suis alors promis de m'installer quelque temps, seul, dans une cabane. Dans les forêts de Sibérie.
    J'ai acquis une isba de bois, loin de tout, sur les bords du lac Baïkal. 
    Là, pendant six mois, à cinq jours de marche du premier village, perdu dans une nature démesurée, j'ai tâché d'être heureux. 
    Je crois y être parvenu. 
    Deux chiens, un poêle à bois, une fenêtre ouverte sur un lac suffisent à la vie. 
    Et si la liberté consistait à posséder le temps ? 
    Et si le bonheur revenait à disposer de solitude, d'espace et de silence – toutes choses dont manqueront les générations futures ? 
    Tant qu'il y aura des cabanes au fond des bois, rien ne sera tout à fait perdu."

     

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  • Les quatre couleurs de l'apocalypse...

    Les éditions Inculte publient ces jours-ci Les quatre couleurs de l'apocalypse d'Eric Sadin, oeuvre littéraire sombre et froidement réaliste, construite autour de seize scénarios d'attentats de masse... Essayiste, observateur des transformations décisives de notre temps, notamment celles induites par la technologisation des existences, Eric Sadin est déjà l'auteur d'un essai stimulant intitulé Surveillance globale (Flammarion, 2009).

     

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    "Au lendemain du 11 septembre 2001, un général commande à une unité de renseignements de concevoir des scénarios d’attentats de masse – fictions paniques classées en fonction de leur gravité suivant une échelle chromatique (du bleu pour les moins meurtrières au rouge pour les plus dévastatrices). Quatre couleurs, seize scénarios pour dessiner une improbable apocalypse. À travers une écriture serrée et asphyxiante, Éric Sadin met en lumière la paranoïa qui s’est emparée de l’Occident après les attentats du World Trade Center."

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  • Les lumières du ciel...

    Après En attendant le roi du monde (L'esprit des péninsules, 2006), Les évangiles du lac (L'esprit des péninsules, 2008) et Petit monarque et catacombes (L'esprit des péninsules, 2009), Olivier Maulin, qui anime le Cercle Cosaque à Paris,  revient pour cette rentrée littéraire avec un nouveau roman. Dans Les Lumières du ciel, publié aux éditions Balland, il nous livre une nouvelle brochette de personnages farfelus et anti-modernes, qui découvrent que s'ils sont dans ce monde, il ne sont pas de ce monde. Réjouissant !

     

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    "Paul-Emile Bramont n’est pas un foudre de guerre. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne voue pas au travail la vénération exigée par l’époque. Prince des ratés, il explore avec élégance et sérénité les bas-fonds de l’ambition, passant d’un hôtel miteux à un boulot minable et d’une combine louche à une tentative lamentable de braquage. Accompagné de son copain Momo, dj de patinoire de son état, et Bérangère, la femme d’un chirurgien plasticien, sa maîtresse du moment, ils partent rejoindre un hameau dénommé Jérusalem, un lieu où la loi du marché n’existe pas. On y boit sous les étoiles, on y lance des grenades pour combattre des chimères et les nuits sont enchantées. Ils y croiseront un curé anarchiste, un clochard amoureux des armes à feu et un militant primitiviste radical, tous en guerre contre le monde moderne et toute forme de production.

    Observateur fidèle de la déliquescence générale, Olivier Maulin nous livre un roman drôle et cruel sur l’état actuel des mœurs et laisse entrevoir qu’un autre monde est possible, un monde auquel il faut d’ores et déjà se préparer. « Car qui sait s’il ne sera pas bientôt plus important de savoir traire une vache que de tracer des lignes de codes » ?"

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  • Les Condottieres...

    « Le Condottiere apparaît telle une "figure faustienne" dont Hercule serait le dieu de tutelle. Pratiquant la virtuosité, parente de la vertu sans moraline, il magnifie la conduite, le talent pour commander aux parts qui, en nous, veulent l'empire et la toute-puissance.» Michel Onfray, La sculpture de soi (Livre de poche, 2010)

     

    Les éditions Ellipses viennent de publier sous la plume de Sophie Cassagnes-Brouquet et de Bernard Doumerc une interessante études consacrée aux Condottieres, figures marquantes du conflit des Guelfes et des Gibelins et de la Renaissance italienne. Une heureuse initiative puisque depuis le livre Geoffrey Trease, publié chez Elsevier dans les années 70, il n'existait pas grand chose sur le sujet en langue française...

     

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    "Sur la place San Zanipolo de Venise s’élève la statue équestre de Bartolomeo Colleoni. Du haut de son piédestal, le condottiere s’apprête à foudroyer ses ennemis dans un assaut décisif. Meneur d’hommes, véritable professionnel de la guerre, il est l’un de ces capitaines d’aventure qui ont fait la puissance et la ruine de l’Italie à la fin du Moyen Âge et à la Renaissance (XIIIe-XVIesiècle). Objet de mépris, d’envie ou d’admiration, le condottiere est une figure obligée de la Renaissance au même titre que le prince ou l’artiste. En effet, s’il représente le côté sombre, violent et brutal de cette époque, il sait aussi se faire humaniste et mécène dans la compagnie des savants et des artistes. Le capitaine n’ignore pas comment utiliser leur talent au service de sa gloire.

    Faiseur d’Histoire, le condottiere est devenu objet d’histoire; en témoigne une abondante historiographie en italien et en anglais. Il demeure cependant un personnage trop méconnu en France. Certes, quelques figures emblématiques comme celles de Federico da Montefeltro, César Borgia, Francesco Sforza évoquent des images mêlées de luxe, de cruauté et de ruse, mais ces capitaines sont trop souvent assimilés à des princes ordinaires et leur aspect guerrier, oublié, gommé ou lissé. Cette synthèse souhaite combler une lacune, en proposant un double regard, celui de l’historienne de l’art et de l’historien."

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