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Livres - Page 537

  • L'effet boeuf...

    C'est l'été... Promo barbecue dans les supermarchés ! Quelle aubaine !... Vous en êtes sûr ? Jetez donc un oeil dans L'effet bœuf, le témoignage de Yves-Marie Le Bourdonnec, publié aux éditions Michel Lafon. Boucher, l'auteur nous raconte comment on "produit" la viande, une viande qui a perdu l'essentiel de ses qualités gustatives et nutritives quand elle arrive dans nos assiettes...

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    "Yves-Marie Le Bourdonnec est un boucher en colère. Lui, l'artisan dont le hamburger a été élu le meilleur au monde, a décidé de déclarer la guerre à la mauvaise viande. Et pour cause, non seulement notre politique d'élevage ne respecte plus les normes du développement du bétail, mais surtout nos éleveurs, étouffés par les pratiques des marchés concurrentiels, n'ont plus les moyens de faire de la qualité. Qu'en sera-t-il des
    36 milliards d'animaux d'élevage bientôt destinés à nourrir les futurs 9,5 milliards d'habitants de la planète ? Le boeuf des Etats-Unis et du Brésil commence déjà à envahir nos assiettes, malgré les pratiques peu recommandables utilisées par ces pays. Heureusement, des hommes se mobilisent aux quatre coins de la Terre pour faire triompher l'excellence. Ce livre en témoigne, dans un tour du monde des éleveurs et des
    consommateurs, qui nous montre que nous avons tous, chacun à son niveau, le pouvoir de changer les choses. Cet ouvrage est écrit avec la collaboration de Thibaut Danancher, journaliste au Point et spécialiste de la gastronomie."

     

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  • Printemps syrien ?...

    «En arabe, révolution se dit thawra. Il n’est pas certain que ce mot y ait la même valeur eschatologique qu’en Occident. La Révolution française et ses échos historiques continuent donc à fausser la vision de ce qui se passe dans le monde arabe, dont le moins qu’on puisse dire, mais qui n’est pas dit, est que les peuples qui le constituent ne sauraient désirer ni la terreur robespierriste ni l’hiver soviétique. Se ranger à l’idée que ce sont les peuples qui ont chassé les dictateurs de Tunisie, d’Égypte, du Yémen, de Libye est en réalité aussi niais que de soutenir que l’intervention américaine en Irak était réclamée à cor et à cris par le peuple irakien ou que les Serbes désiraient à tout prix être délivrés de Milosevic grâce au bombardement massif de leur territoire par les avions de l’OTAN – deux exemples de crimes de guerre que l’histoire officielle n’enregistrera jamais comme tels.»


    Les éditions Fata Morgana viennent de publier un petit texte superbe de Richard Millet intitulé Printemps syrien. Un point de vue à contre-courant de l'opinion dominante comme on pouvait l'attendre de l'auteur de L'opprobre ou de Fatigue du sens...


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    "Plus acerbe que jamais, Richard Millet s’insurge contre l’actuel discours journalistique – consensuel, mou et édulcoré – au sujet des insurrections en Syrie, et nous donne à voir son appréhension, à contre-courant de la doxa occidentale, quant à la portée des événements qui frappent le Proche-Orient."

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  • Du surréalisme au fascisme...

    Les éditions Via Romana publient Jean Fontenoy, aventurier, journaliste et écrivain, une biographie signée par Philippe Vilgier. Docteur en sciences politiques, Philippe Vilgier a publié plusieurs ouvrages consacrés à la droite avec Francis Bergeron (dont un réjouissant Paris by right - Guide de l'Homme de droite à Paris, au début des années 90 !...).

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     "Journaliste et écrivain, homme d’action aussi à l’aise avec une machine à écrire qu’avec un pistolet-mitrailleur, Jean Fontenoy (1899-1945) a participé aux convulsions révolutionnaires de la première moitié du XXe siècle : avant-garde littéraire, Grande Guerre, Russie bolchevique, Chine de Chiang Kaï-chek et des Seigneurs de la guerre, drogue, engagement sur le front finlandais en 1939 contre l’URSS, enfin adhésion militante à la politique de Collaboration avec l’Allemagne nationale-socialiste.
       Fidèle à ses origines modestes, il est cependant toujours resté hanté par la question sociale dans les tours et détours souvent complexes de sa vie.
       Correspondant de presse, responsable d’agence, fondateur et directeur de journaux, auteur d’articles et de livres remarqués, Jean Fontenoy a participé, avec une réelle indépendance d’esprit et le souci d’être au cœur des événements, à la vie politique et culturelle de son temps, et notamment à l’évolution du nationalisme français de l’entre-deux-guerres.
       Voici la première biographie non romancée de cet étonnant personnage, fondée sur une documentation ample et précise, et présentée du point de vue de l’histoire des idées politiques."

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  • Sur quelques antimodernes...

    Pierre Le Vigan vient de publier aux éditions de La barque d'or, Ecrire contre la modernité, un essai consacré à quelques auteurs antimodernes, de Montaigne à Jean-Claude Michéa. Collaborateur des revues Eléments, Krisis et Le Spectacle du monde, il a notamment publié Inventaire de la modernité avant liquidation (Avatar, 2007) et La banlieue contre la ville (La barque d'or, 2011).

    Le livre peut être commandé à l'adresse suivante, pour la somme de 18 euros 50, port compris :

    Editions La Barque d'Or

    35 avenue Ferdinand Buisson

    75016  Paris

     

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    "Les philosophes des Lumières n'ont pas inventé la modernité mais ils l'ont ramenée à une religion du progrès. De ce point de vue, Rousseau se distingue de ceux qui croyaient au progrès comme règlement du problème de l'homme. Les philosophes des Lumières, contrairement à Rousseau, ont amené l'idée que l'homme améliore sa nature même - et pas seulement ses outils - en s'accomplissant dans la « liberté» entendue en un sens nouveau : la désinsertion de l'individu par rapport aux héritages culturels et à l'idée même de transmission. Ils ne croient pas seulement dans des progrès et des libertés mais dans Le Progrès et La Liberté, ce qui est tout autre chose et constitue un bouleversement. C'est pourquoi le début de cet ouvrage présente une étude sur la philosophie des Lumières.

    En contrepoint s'imposait le portrait de quelques penseurs guéris des illusions du progrès. Rebelles à la modernité ou en tout cas réactifs à celle-ci, les auteurs que nous évoquons - à l'exception notable de Pascal - affirment que l'essentiel reste de penser la limite de l'homme, la finitude de son histoire, et le tragique du monde. Loin de se laisser intimider par l'injonction d'être moderne, ils voient au-delà."

     

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  • Kubark : la manipulation mentale pour les nuls...

    Les éditions La Découverte, dans la collection Zones, publient dans une édition commentée Kubark, un manuel de la CIA, datant des années 60, consacré à la pratique de la manipulation mentale et de la torture psychologique...

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    "En pleine guerre froide, la CIA, sous le nom de code "Kurbak", rédige un manuel d'interrogatoire secret destiné à ses agents. Mobilisant les résultats de recherches en psychologie expérimentale, les auteurs formulent les principes d'une pratique scientifique de l'interrogatoire à la violence aseptisée. Au-delà des coups ou de la douleur, il s'agit de
    manipuler le psychisme du sujet pour le faire craquer. A cette fin, ils énoncent, à l'échelle individuelle, les principes de ce que Naomi Klein a appelé la "stratégie du choc", ensuite
    appliquée par le néolibéralisme à l'échelle des sociétés: provoquer brusquement chez le sujet un état de régression psychique afin de le placer sous emprise. Cette doctrine
    contre-insurrectionnelle a ensuite inspiré, au travers de la School of Americas de triste mémoire, les tortionnaires des dictatures sud-américaines, mais aussi plus récemment les pratiques d'interrogatoire américaines à Abou Ghraib et Guantanamo. Ce document confidentiel, rédigé en 1963, fut tenu secret jusqu'en 1997, date à laquelle des journalistes américains purent obtenir sa déclassification au nom de la loi sur la liberté de l'information. De nombreux passages demeurent cependant censurés. Il s'agit de la première traduction française de ce texte, jusque-là inédit. Connaître les principes d'un pouvoir, ses stratagèmes et ses tactiques est la première des conditions pour qui veut le déjouer."

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  • La fabrication de l'ennemi...

     «Sans ménager, ce qui va de soi, les dictatures, Pierre Conesa examine sans indulgence les « deux poids deux mesures » si souvent utilisés par les démocraties qui se prétendent les plus moralement respectables. En chemin, il rappelle que l’idée reçue, d’ailleurs fort récente, selon laquelle celles-ci seraient, par nature, pacifiques, est largement détrompée par les faits.» Gérard Chaliand

    Nous vous signalons avec retard la parution de La fabrication de l'ennemi, un essai de Pierre Conesa publié aux éditions Robert Laffont. Agrégé d'histoire et énarque, Pierre Conesa a fait partie dans les années 90 de la Délégation aux affaires stratégiques du Ministère de la défense. Il est l'auteur de plusieurs essais, dont Les Mécaniques du chaos : bushisme, prolifération et terrorisme (L'Aube, 2007) et d'un excellent polar géopolitique, intitulé Dommages collatéraux (Flammarion, 2002) .

     

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    "Comment les hommes en viennent-ils à se massacrer légalement ?

    « Nous allons vous rendre le pire des services, nous allons vous priver d'ennemi ! », avait prédit en 1989 Alexandre Arbatov, conseiller diplomatique de Mikhaïl Gorbatchev. L'ennemi soviétique avait toutes les qualités d'un « bon » ennemi : solide, constant, cohérent. Sa disparition a en effet entamé la cohésion de l'Occident et rendu plus vaine sa puissance.
    Pour contrer le chômage technique qui a suivi la chute du Mur, les États (démocratiques ou pas), les think tanks stratégiques, les services de renseignements et autres faiseurs d'opinion ont consciencieusement « fabriqué de l'ennemi » et décrit un monde constitué de menaces, de risques et de défis.
    L'ennemi est-il une nécessité ? Il est très utile en tout cas pour souder une nation, asseoir sa puissance et occuper son secteur militaro-industriel. On peut dresser une typologie des ennemis de ces vingt dernières années : ennemi proche (conflits frontaliers : Inde-Pakistan, Grèce-Turquie, Pérou-Équateur), rival planétaire (Chine), ennemi intime (guerres civiles : Yougoslavie, Rwanda), ennemi caché (théorie du complot : juifs, communistes), Mal absolu (extrémisme religieux), ennemi conceptuel, médiatique...
    Comment advient ce moment « anormal » ou l'homme tue en toute bonne conscience ? Avec une finesse d'analyse et une force de conviction peu communes, Pierre Conesa explique de quelle manière se crée le rapport d'hostilité, comment la belligérance trouve ses racines dans des réalités, mais aussi dans des constructions idéologiques, des perceptions ou des incompréhensions. Car si certains ennemis sont bien réels, d'autres, analysés avec le recul du temps, se révèlent étonnamment artificiels.
    Quelle conséquence tirer de tout cela ? Si l'ennemi est une construction, pour le vaincre, il faut non pas le battre, mais le déconstruire. Il s'agit moins au final d'une affaire militaire que d'une cause politique. Moins d'une affaire de calibre que d'une question d'hommes."

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