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  • Manifeste national-bolchevik

    Les éditions Ars Magna viennent de publier un texte de 1933 du journaliste nationaliste-révolutionnaire Karl-Otto Paetel, intitulé Le Manifeste national-bolchevik. Proche d'Ernst Jünger à la fin des années 20, Karl-Otto Paetel, hostile au régime national-socialiste, émigrera aux Etats-Unis en 1935 et y restera jusqu'à sa mort en 1975.

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    " Le 30 janvier 1933, le jour même où Adolf Hitler est nommé chancelier, paraît à Berlin un livre, modeste par son volume mais d’une grande importance idéologique : Le Manifeste national-bolchevik.
    Son auteur, Karl-Otto Paetel, issu du mouvement Wandervogel, a collaboré avec Ernst Jünger puis fondé le Groupe des nationalistes sociaux-révolutionnaires qui sera, un temps, un compagnon de route du Parti communiste d’Allemagne.
    Après la prise du pouvoir par le NSDAP, Paetel verra son manifeste envoyé au pilon, son mouvement et sa presse interdits, et il devra choisir l’exil. Malgré cela, il ne cessera pas le combat, prônera un front commun des mouvements nationalistes-révolutionnaires et engagera leurs militants à pratiquer l’entrisme au sein du parti nazi et de la Jeunesse hitlérienne. "

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  • Réforme des retraites : pourquoi le populisme n’a pas dit son dernier mot ?...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Rodolphe Cart, cueilli sur le site de la revue Éléments et consacré à la grogne que suscite le projet de réforme des retraites.

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    Réforme des retraites : pourquoi le populisme n’a pas dit son dernier mot ?

    La grève des retraites est une revendication profondément anti-système dans la lignée de la grève contre le plan Juppé, du 21 avril 2002, du « non » au référendum, en 2005, et du mouvement des Gilets jaunes. Selon un sondage Elabe pour BFMTV, 72 % des Français sont opposés à la réforme des retraites – ce qui correspond au chiffre de soutien des premiers mois des Gilets jaunes. Depuis les années 1980, tous ces événements forment un seule et même dynamique : celle de la résistance des indépendants, des ouvriers, des employés et des ruraux, contre la mondialisation économique et l’élite des métropoles.

    La fin d’une ère et la naissance d’une autre

    Depuis la réélection de Macron, l’affaiblissement du clivage gauche/droite est acté. Désormais fondée sur l’affrontement vertical entre deux blocs (les blocs élitaire et populaire), cette nouvelle configuration de l’espace politique provoque un renouvellement inédit des potentialités électorales – le second tour des dernières élections législatives en a donné un aperçu.

    Pour autant, la crise de confiance politique n’a pas cessé. Si un nouveau paradigme détermine la vie politique, le pacte qui liait les Français au régime de la Ve République est toujours rompu. Outre la soumission du gouvernement et du Parlement au président de la République, l’ascendant pris par l’UE (juges communautaires, Banque centrale européenne, droit européen) n’a pas aidé l’opinion à renouveler sa foi en la République.

    Selon un sondage Cluster17 pour Le Point, il n’y a que les électeurs d’Emmanuel Macron (7/10) qui soutiennent majoritairement ce projet de réforme, les sympathisants LR (5,8) ainsi qu’une partie des électeurs de Zemmour (4) et de Jadot (3,2). Ensuite, on tombe à 2,5/10 pour les électeurs du RN, à 1,5 pour ceux de Roussel, et à peine à 0,9 pour les mélenchonistes.

    Ce sondage confirme que le clivage droite/gauche n’aura servi qu’à masquer cette opposition latente entre deux blocs sociaux. Pendant que les comédiens de l’« alternance unique » (Jean-Claude Michéa) simulaient de se battre sur des sujets sociétaux comme l’islam, la PMA ou le mariage des homosexuels, le parti de l’extrême centre (de EELV aux LR) en profitait pour mener son agenda des destructions du tissu industriel et de la classe moyenne.

    Le sacrifice de la France productive

    Réalisée au profit des sociétés financières, l’amputation du capital productif fut une catastrophe pour le tissu social et économique de la France. Après la guerre, c’est plus de 6 millions d’emplois agricoles qui ont disparu ; sans compter, depuis 1984, les 3,5 millions d’emplois industriels – souvent sous prétexte de création d’entreprises à taille européenne ou mondiale. L’entrée dans l’euro n’aura fait que renforcer ces phénomènes de désindustrialisation et de repli agricole.

    Tout cela se fit en même temps que l’augmentation du chômage (0,5 millions en 1975 et 6,5 millions en 2018), de la fin de l’immigration de travail au profit du regroupement familial, et de la perte de souveraineté nationale au nom de l’intégration européenne. Point commun de ces transformations : jamais le peuple français ne fut consulté pour donner son avis – enfin si, en 2005, avec le Traité constitutionnel européen pour le résultat que l’on sait : la trahison sarkozyste de 2008, avec une écrasante majorité parlementaire.

    Faute d’industrie, la France ne fonctionne qu’avec secteurs : la grande distribution, le BTP, le tourisme et l’aide sociale. Avec une population qui vieillit et des jeunes « natifs » inféconds et déclassés économiquement, seules l’immigration et la croissance de la population peuvent soutenir un tel système. Pendant que le BTP répond à la pénurie de logement et d’équipement en faisant venir de la main-d’œuvre pas chère, on installe la France périphérique dans le marché de la consommation passive, de la marchandisation en tout. Sous parapluie européen, les élites françaises continuent la destruction de la France : vente à la découpe des fleurons publics, avènement du tout-tertiaire, libéralisation des échanges et immigration de masse.

    Les jeunes en première ligne

    Dans les territoires de la France postindustrielle, l’ampleur de cette dévastation économique accéléra un phénomène de déclassement pour le haut des classes populaires et le bas de la classe moyenne. Ancien lauréat du prix Goncourt (Leurs enfants après eux), Nicolas Mathieu avait parfaitement décrit les conséquences de cette politique : effacement des héritages culturels ; fracturation des familles ; arrivée de la drogue ; recomposition d’une culture par « fragments de mondialisation » ; mortalité grimpante chez les hommes. Et cela pendant que le milieu élitaire vantait l’adaptation à la mondialisation et de la destruction créatrice – tout en regrettant que cette jeunesse « native » et périphérique vote en masse pour le RN.

    Dans un précédent article, il avait été expliqué que « la marginalisation politique, économique et sociale des jeunes adultes (- de 40 ans) » avait des conséquences désastreuses sur la société – notamment sur le vieillissement de la population et la natalité. Dans un livre décrivant ce phénomène (The Lost Boys. The White Working Class Is Being Left Behind, The Spectator, 2020), Christopher Snowon a démontré – en Grande-Bretagne – que les jeunes hommes blancs des classes populaires, à cause de leur éloignement culturel et géographique, subissaient une « perte de confiance, d’estime, de motivation, pour tout dire de pulsion vitale ».

    Non content de leur conférer une piètre image d’eux-mêmes, ce système aura incité les plus dynamiques à partir (1 million de jeunes Français sont partis en dix ans), quand d’autres s’enfoncent dans des situations désastreuses. De plus en plus parmi ces jeunes doivent alors jongler entre allocations et emplois précaires, tout en étant obligés de vivre en colocation ou chez leurs parents. Il est certain que ces situations ne les aident aucunement à s’émanciper, à partir de chez eux et à construire un foyer. Dans une société tertiarisée, quel avenir attend ces jeunes Européens alors que leurs ancêtres avaient été des ouvriers, des paysans, des soldats et des pères de famille nombreuse ?

    Un ennemi : le bloc élitaire

    Dénoncer la fortune d’Arnaud ou de la famille Mulliez est vain. Georges Sorel remarquait, déjà à son époque, qu’il ne sert à rien d’attaquer la « partie émergée de l’iceberg », mais qu’il faut s’en prendre à la partie immergée – qu’il appelait « la troupe ardente de bas officiers ». Le géographe Christophe Guilluy insiste aujourd’hui sur le même point : il ne sert à de montrer du doigt les « 1 % » les plus riches puisque cette ultra-élite s’appuie sur une base beaucoup plus large. La haute bourgeoisie, pour se maintenir, a besoin de ce « rempart » qu’est de la petite bourgeoisie ; celle qui tient grâce à une reconnaissance, à un accès à la part du gâteau et à un sentiment de supériorité vis-à-vis du « petit peuple ».

    Dans un livre (L’ère des organisateurs, 1947) qui annonçait la mutation du capitalisme et l’impossibilité d’une révolte socialiste, James Burnham avait prophétisé l’émergence de cette nouvelle classe dirigeante qui devait prendre le contrôle de l’économie à venir. L’auteur américain appelait cette transition la « révolution managériale ». Et effectivement, dans les années soixante, cette classe se composa d’ingénieurs, d’innovateurs en technologie et de capitaines d’industrie, mais bientôt ces derniers furent remplacés par la haute fonction publique, les banquiers et les consultants, qui finiront de fusionner les sphères politiques (public) et économiques (privé). Cette classe « garde-chiourme » est celle qui habite les douze grandes métropoles françaises et qui profite de la mondialisation.

    Or, même au sein de cette classe l’on voit apparaître une fracture. Si la génération des baby-boomers a bénéficié de la mutation des cadres passant de 5 à 20 % des actifs, aujourd’hui, un enfant sur trois échappe à la condition de ses parents, car les places ne se libèrent pas. Parfois sommée de quitter la métropole (faute d’emploi et de logement) pour retourner dans leurs régions d’origine, cette masse déclassée devient un vivier pour le vote populiste. Pour l’instant, la partition entre milieux aisés et classes moyennes appauvries n’est que sociale et spatiale. Qui sait si cette partition ne deviendra-t-elle pas un jour violente ? Le peuple ne peut plus, comme à l’époque antique, se retirer sur l’Aventin. Un fait majeur et historique s’est produit : les classes dominantes se passent des classes dominées. Ménage, restauration, garderie et services aux personnes âgées sont désormais largement assurés par la main-d’œuvre immigrée pas chère et interchangeable. Si on ajoute à cela la privatisation des services publics, c’est tout le système socio-économique qui tend toujours plus à faire advenir cette scission. Le programme politique du populisme est déjà écrit : combattre la tentative de sécession de l’oligarchie métropolitaine et contester son hégémonie économique, sociale et politique.

    Rodolphe Cart (Site de la revue Éléments, 30 janvier 2023)

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  • L'identité sans fantasme...

    Les éditions du Rocher viennent de publier un essai d'Alain de Benoist intitulé Nous et les autres - L'identité sans fantasme.

    Philosophe et essayiste, directeur des revues Nouvelle École et Krisis, Alain de Benoist a récemment publié Le moment populiste (Pierre-Guillaume de Roux, 2017), Contre le libéralisme (Rocher, 2019),  La chape de plomb (La Nouvelle Librairie, 2020),  La place de l'homme dans la nature (La Nouvelle Librairie, 2020), La puissance et la foi - Essais de théologie politique (La Nouvelle Librairie, 2021), L'homme qui n'avait pas de père - Le dossier Jésus (Krisis, 2021) et, dernièrement, L'exil intérieur (La Nouvelle Librairie, 2022).

     

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    " Depuis plus de quinze ans, l'identité a fait une entrée en force dans le discours politique. L'omniprésence de cette thématique identitaire s'explique avant tout par la perte des repères dans un monde où les grands récits collectifs ont disparu, où les frontières et les limites s'effacent, où les liens sociaux se sont distendus. De telle sorte que, faute de boussole, on ne sait plus qui l'on est. Dans la situation de crise actuelle, les uns s'affirment bruyamment « identitaires », tandis que d'autres alertent sur les dangers du « repli identitaire ». Les premiers pensent que leur culture est menacée, les autres qu'il faut en revenir aux principes de l'« universalisme républicain » qui tient pour négligeables les différences entre les cultures. Pour tout compliquer, on assiste aujourd'hui, dans la mouvance des théories « indigénistes » et « décoloniales », au surgissement d'un identitarisme d'un type nouveau.Comment en est-on arrivés là ? Et de quoi parle-t-on au juste ? (Ceux qui s'empoignent sur le sujet sont bien souvent embarrassés pour dire ce qu'est l'identité, qu'elle soit individuelle ou collective.) Peut-on avoir une identité si l'on est tout seul ? Qu'est-ce qu'une identité dialogique ? L'identité définit-elle ce qui ne change jamais ? ou ce qui nous permet de changer tout en restant nous-mêmes ? À ces questions, comme à bien d'autres, ce livre cherche à donner une réponse sans tomber dans d'inutiles polémiques. L'identité est une affaire trop importante pour être abandonnée aux fantasmes. "

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  • Comment la France est devenue la colonie de ses colonies...

    Vous pouvez découvrir ci-dessous une chronique de François Bousquet dans l'émission Ligne Droite sur Radio Courtoisie, datée du 1er février 2023, dans laquelle il évoque le pseudo-indigénisme d'Houria Bouteldja...

    Journaliste, rédacteur en chef de la revue Éléments, François Bousquet a aussi publié Putain de saint Foucauld - Archéologie d'un fétiche (Pierre-Guillaume de Roux, 2015), La droite buissonnière (Rocher, 2017), Courage ! - Manuel de guérilla culturelle (La Nouvelle Librairie, 2020) et Biopolitique du coronavirus (La Nouvelle Librairie, 2020).

     

                                                

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  • Pourquoi l'hôpital crève...

    Le numéro 61 du mensuel conservateur L'Incorrect est en kiosque. On peut notamment découvrir à l'intérieur un dossier central consacré à la crise de l'hôpital, des entretiens avec Pierre-Romain Thionnet, animateur de l'école des cadres du RN, avec l'historien Pierre Vermeren ou avec l'auteur de roman Julien Leschiera, ainsi que les rubriques habituelles "Monde", "Essais", "Culture", et "La fabrique du fabo"...

    Le sommaire complet est disponible ici.

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  • Les mystères d’une faillite absolument générale de la puissance publique...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Maxime Tandonnet, cueilli sur son blog personnel et consacré à l'absolue déliquescence de la puissance publique française.

    Ancien haut-fonctionnaire, spécialiste des questions d'immigration, et désormais enseignant, Maxime Tandonnet a été conseiller à l’Élysée sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Il a donné un témoignage lucide et éclairant de cette expérience dans Au cœur du volcan (Flammarion, 2014). Il a également publié des biographies d'André Tardieu (Perrin, 2019) et de Georges Bidault (Perrin, 2022).

     

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    Les mystères d’une faillite absolument générale de la puissance publique

    Les statistiques de la délinquance sont désastreuses pour 2022: +15% des coups et blessures, +11% des violences sexuelles, + 8% des cambriolages, etc. Celles de l’immigration sont encore plus dramatiques. +320 000 premiers titres de séjour et + 150 000 demandeurs d’asile, un record historique absolu.

    Mais dernièrement la guerre en Ukraine a mis en lumière l’état délétère de l’armée française, tout juste capable d’aligner 200 chars lourds, dont certains hors d’usage (contre des milliers pour l’Allemagne…).

    Le niveau scolaire s’effondre: la France est avant dernière de l’OCDE du classement Timss en mathématiques et 23e en lecture et écriture selon PISA, submergée par les problèmes d’indiscipline et de violences à l’école.

    La crise sanitaire a révélé la faillite de son système médical et hospitalier, incapable de fournir des masques quand il en fallait et d’accueillir plus de 5000 places en réanimation au plus fort de l’épidémie.

    Son industrie est en plein effondrement à en juger par les records européens des déficits de son commerce extérieur (120 milliards annuellement).

    Sa politique sociale est un échec avéré au regard de près de 10 millions de personnes qui vivent en dessous du seuil de pauvreté selon l’INSEE, 5 millions de personnes privées d’emploi et 2 millions d’allocataires du RSA.

    Même sur le plan énergétique, notre pays qui s’est longtemps targué de son leadership nucléaire est frappé de plein fouet par les pénuries et hausse de prix astronomiques.

    Pis: son Etat de droit et ses libertés ont montré d’inquiétants signes d’effondrement pendant la crise sanitaire, dévastés par l’Absurdistan bureaucratique et liberticide. Et même la démocratie française connaît une crise sans précédent quand on songe que le taux de participation aux législatives ne dépasse pas les 46% et les 30% aux dernières législatives partielles.

    Ce qui est absolument sidérant, c’est le caractère général d’une faillite qui touche tous les secteurs de la vie collective.

    Autre étrangeté: cet écroulement général va de pair avec une gabegie d’argent public. les services publics (école, sécurité, hôpital, armée…) s’effondrent alors que la planche à billet fonctionne à plein régime. La France bat tous les records européens de prélèvements obligatoires, impôt et cotisations sociales (46%). Mais en outre, sa dette publique explose, pulvérise elle aussi tous les records: +560 milliards en deux ans selon la Cour des Comptes dont 140 milliards liés à la crise sanitaire soit une dette publique de 3000 milliards € c’est-à-dire 113% du PIB.

    Alors que devient l’argent ainsi créé dans des proportions astronomiques et qui ne sert pas le bien commun? Où est-il passé et qui peut le dire?

    Face à cette débâcle historique, les dirigeants politiques n’ont d’autre souci que de fabriquer des leurres:

    -Grand-Guignol narcissique facilité par le système élyséen;

    -quête du bouc émissaire (sans dents, Gaulois réfractaires, gilet jaune ou « non vacciné »);

    -déchirer la société, cultiver les crises et les conflits sociaux à l’image de l’actuelle réforme des retraites (le chiffon rouge des 64 ans est largement inutile dès lors que le nombre d’annuités nécessaire pour toucher une retraite à taux plein est de 43 ans pour un âge moyen du premier emploi à 22 ans et 5 mois – sauf pour frapper les personnes ayant travaillé avant l’âge de 21 ans ce qui revient à l’alinéa précédent);

    -gesticulations chauvines autour de gloires sportives aussi vaines que grotesques.

    Le pouvoir actuel depuis 2017 n’est évidemment pas seul en cause dès lors que nous vivons les conséquences d’une faillite qui remonte sans doute à plusieurs décennies (1981?) Cependant, sa caractéristique et son authentique talent est de porter à la perfection l’art de l’enfumage.

    Alors, l’imposture des impostures serait de prétendre que du jour au lendemain, il est possible de remédier à cet état de fait. La démagogie absolue est de préconiser des remèdes qui consistent à amplifier toujours davantage les méthodes qui ont conduit au désastre, par exemple la gabegie d’argent public par la distribution de chèques sans provision.

    Mais avant de prétendre engager une œuvre de redressement, sur des décennies, il faudra commencer par changer d’état d’esprit : substituer le choix de la vérité à celui de l’esbroufe et faire la clarté sur ce qui reste un mystère: où est passé l’argent du bien commun qui a servi à tout autre chose? Et ouvrir sans tabou une réflexion sur les raisons profondes de cette effarante débâcle de plusieurs décennies – sans laquelle aucun renouveau n’est envisageable.

    Maxime Tandonnet (Blog de Maxime Tandonnet, 1er février 2023)

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