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  • Le sens des limites...

    Les éditions L'échappée viennent de publier un essai de Renaud Garcia intitulé Le sens des limites - Contre l'abstraction capitaliste. Professeur de philosophie, Renaud Garcia réfléchit , en particulier, sur l'anarchisme et la décroissance.

     

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    " Face à la marche en avant du capital, voué à conquérir des territoires toujours plus reculés au dehors comme en dedans de nous-même, des voix s’élèvent et en appellent à prendre en compte les limites. Mais leur nature reste encore à définir : tel est l’objet de ce livre.
    Les limites sont constitutives de notre être-au-monde, elles lui donnent sa densité et sa saveur. Dans chaque moment de la vie quotidienne, nous évoluons dans un lieu précis du vaste monde, situé autour de notre corps et imprégné de nos manières d’être personnelles. Or le capitalisme s’attaque à cette dimension fondamentale, en sapant toujours davantage les possibilités de contact direct avec notre environnement.
    Aliments privés de goût par l’industrie, technologies nous donnant l’illusion d’être partout sans jamais être vraiment quelque part, transformation du travail en activité absurde et désincarnée, obsession de la santé nous poussant à gérer notre corps et notre « mental » comme un système performant : nous nous retrouvons en fait privés de monde, et par là de culture. Toutes ces formes de dépossession nourrissent un même mouvement d’abstraction de la vie.
    Alliant philosophie, sociologie et littérature, ce livre tente de déterminer où se situent désormais les résistances à opposer à la dynamique du capital, en redonnant à notre sensibilité une puissance politique. "

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  • "Les démagogues ne sont pas ceux que l'on croit"...

    Vous pouvez découvrir ci-dessous une chronique d'Éric Zemmour sur RTL, datée du 29 mars 2018 et consacrée à la polémique autour des mesures à prendre face aux attentats islamistes...

     

                                    

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  • La vraie histoire des colonies...

    Le magazine Valeurs actuelles publie un numéro hors-série consacré à La vraie histoire des colonies. Le lecteur pourra y retrouver, notamment, des articles de Philippe Conrad, Bernard Lugan, Philippe d'Hugues, Olivier Maulin, Michel Marmin, Laurent Dandrieu et Dominique Venner.

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    L’épopée coloniale de la France commence il y a quatre siècles. Des Amériques à l’Asie, en passant par l’Afrique et surtout l’Algérie, c’est une longue histoire de conquêtes, de fascination et d’amour entre la métropole et son outre-mer. L’air du temps veut que cette aventure soit peinte aux couleurs de l’abomination, voilà pourquoi Valeurs actuelles - la collection le Spectacle du Monde a voulu lui rendre un juste témoignage par un éclairage équilibré, rappelant les bienfaits et les progrès apportés aussi par cette entreprise partout dans le monde. En 130 pages richement illustrées et en remontant aux sources, ce hors-série remet les choses à l’endroit.

    Au sommaire :

    "Conquérir, civiliser, instruire..." par François d'Orcival, de l'Institut

    "Je vous écris des colonies..."

    Quatre siècles de colonisation

    LE TEMPS DES PIONNIERS :

    Aux origines de "la plus grande France" par Philippe Conrad

    Les confettis francophones de la Nouvelle-France par Sophie Mockel

    Les fleurs de lys du Saint-Laurent par Frédéric Barrault

    La Louisiane, au nom de Louis XIV par Georges Langlois

    Brésil : l'épopée de la "France antarctique" et "équinoxiale" par Virginie Jacoberger-Lavoué

    La France de Chandernagor à Pondichéry par Jean-Claude Perrier

    L'INDOCHINE, UNE PASSION FRANCAISE :

    Destination, la "perle de l'Orient" par Erwan Bergot

    Diên Biën Phù, la tragédie héroïque par François d'Orcival

    Angkor, les trésors sauvés par la France par Joséphine de Varax

    Montigny, consul aventurier à Shanghai par Bernard Debré

    AFRIQUE, LA GRANDE EPOPEE :

    Le bilan positif de la France par Bernard Lugan

    Les pères blancs, anges gardiens des colonies par Marie de Greef-Madelin

    Charles de Foucauld, la légende du "marabout blanc" par Claire Dozoir

    Le Sahara, trésor français par Arnaud Folch

    Quand les "Africains" tombaient pour la France par Claude Jacquemart

    "A Biribi, dans l'enfer des bagnes militaires" par Georges Darien

    La "protectrice" de la Syrie et du Liban par François Cote

    L'ALGERIE FRANCAISE, DU REVE AUX LARMES :

    Algérie française, l'histoire  occultée par Arnaud Folch

    Les vérités d'Hélie Denoix de Saint Marc Propos recueillis par Inès de Warren et Guillaume Roquette

    "Sans honte, ni torture..." par Dominique Venner

    Disparus, le dernier Tabou par Arnaud Folch

    "Non, M. Macron, il n'y a pas eu de "crimes contre l'humanité"!" par Thierry Rolando, président du Cercle algérianiste

    Perpignan, le musée du souvenir par Valentin Bonhomme

    Lieux de mémoire par Georges Langlois

    Le Guide des associations de rapatriés

    QUAND LES COLONIES CELEBRENT LEUR LEGENDE :

    Grands voyages sur grand écran par Philippe d'Hugues

    L'honneur de Schoendoerffer par Michel Marmin

    Ecrivains, la colonisation au fil des lettres par Olivier Maulin

    "Négresses à plateau et femmes girafes..." par Jean Dutourd

    Jean-Pax Méfret, pied-noir et fier de l'être! par Arnaud Folch et Cyril de Beketch

    Delacroix, peintre de l'Orient de l'esprit par Laurent Dandrieu

    L'attrait des lointains

    Bibliographie.

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  • Pas de sympathie pour les traîtres...

    Nous reproduisons ci-dessous entretien avec Alain de Benoist, cueilli sur Boulevard Voltaire, dans lequel il évoque l'actualité, avant l'attentat de Trèbes... Philosophe et essayiste, Alain de Benoist a récemment publié Le moment populiste (Pierre-Guillaume de Roux, 2017), Ce que penser veut dire (Rocher, 2017) et Décroissance ou toujours plus ? (Pierre-Guillaume de Roux, 2018).

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    Alain de Benoist : « Pour les libéraux « occidentalistes », c’est plus que jamais la Bérézina »

    Une fois n’est pas coutume, il s’agit d’un tour d’horizon de l’actualité et non point d’un sujet spécifique. Que penser de la triomphale réélection de Vladimir Poutine, avec 76,6 % des voix dès le premier tour ?

    Je m’en réjouis, bien entendu. Mais le plus important, c’est de constater que les seuls concurrents de Poutine étaient les communistes de Pavel Groudinine (11,7 % des voix) et les ultra-nationalistes de Vladimir Jirinovski (5,6 %), tandis que l’unique candidat libéral, Ksenia Sobtchak, a décroché le score mirobolant de 1,6 % des suffrages : à peu près le score de Philippe Poutou à la présidentielle de 2017 ! Pour les libéraux « occidentalistes », c’est donc plus que jamais la Bérézina. Emmanuel Macron (24 % des voix au premier tour, trois fois moins que Poutine) se trouve maintenant face à un nouveau tsar en Russie, à un nouvel empereur en Chine, à un nouveau sultan en Turquie, tous trois au summum de leur popularité. Partie inégale.

    La tentative d’assassinat de l’ex-agent double Sergueï Skripal, dont les Anglais, immédiatement soutenus par Macron et par Donald Trump, ont immédiatement attribué la responsabilité à la Russie, n’a apparemment pas nui au maître du Kremlin ?

    Elle a, au contraire, encore renforcé sa popularité. Les Russes savent mieux que personne que si Poutine a sans doute des défauts, il est difficile de le considérer comme un idiot. J’ai, pour ma part, beaucoup de mal à imaginer que Vladimir Poutine n’avait vraiment rien de plus pressé, à la veille d’une élection présidentielle (pour ne rien dire de la Coupe du monde de football), que d’aller faire tuer un individu inactif depuis plus de cinq ans, en utilisant un gaz neurotoxique pointant vers le Kremlin. Comme l’a écrit Slobodan Despot, autant laisser sur place sa carte d’identité ! Je comprends, en revanche, fort bien comment pareil coup monté pouvait être utilisé contre lui, afin de servir la russophobie des gouvernements et des médias. Quant au sort de Sergueï Skripal, il m’indiffère : je n’ai pas de sympathie pour les traîtres.

    Nicolas Sarkozy mis en examen dans l’affaire d’un présumé financement libyen de sa campagne électorale ?

    Sarkozy s’est, à mon avis, déjà déshonoré deux fois : la première en réintégrant la France dans le giron de l’OTAN, dont le général de Gaulle l’avait fait sortir, la seconde en déclenchant contre la Libye une guerre criminelle dont nous n’avons pas fini de subir les conséquences. Sur l’affaire dont vous parlez, je ne suis pas dans le secret de l’instruction. Je ne ferai donc de procès d’intention à personne, non par respect de la présomption d’innocence (ainsi dénommée par antiphrase, puisque c’est au contraire quand on est suspecté d’être coupable que l’on est mis en examen), mais parce que je n’ai qu’une confiance très mesurée dans la Justice de mon pays. En tout état de cause, si les charges étaient avérées, ce serait un scandale d’État sans précédent.

    Le projet de réforme de la SNCF, incluant la remise en cause des privilèges des cheminots, et l’imposant programme de grèves annoncé par les syndicats ?

    Les grèves des transports ne sont jamais très populaires, ce que l’on peut comprendre. Mais arrêtons de prendre pour boucs émissaires des cheminots dont les « privilèges » ne sont qu’une goutte d’eau face à ceux des grands patrons du CAC 40 ! Ce n’est pas la faute des cheminots si les trains n’arrivent plus à l’heure et si les lignes de chemin de fer ne sont plus entretenues. Ce ne sont pas eux qui sont responsables de la gestion désastreuse qui a transformé la SNCF en tonneau des Danaïdes (47 milliards de dettes). La seule vraie question qui se pose dans cette affaire est de savoir si la SNCF va rester un service public au service de tous les usagers, où qu’ils habitent, ou si l’on va s’orienter progressivement vers une privatisation dont les conséquences inéluctables seront une hausse des tarifs (+27 % en Angleterre depuis dix ans) et la suppression programmée de centaines de petites lignes à la rentabilité insuffisante, ce qui accentuera encore la coupure entre les métropoles et la France périphérique.

    Macron n’aurait jamais été élu sans le soutien massif des retraités et des fonctionnaires, deux catégories l’une et l’autre protégées jusqu’ici des effets de la mondialisation. Dès son élection, il s’est attaqué aux premiers, il s’attaque maintenant aux seconds, qui représentent 22 % du salariat. Il scie donc lui-même la branche sur laquelle il est assis. Le jour où la classe moyenne, qui se trouve déjà en état d’insécurité culturelle, se retrouvera en état d’insécurité sociale, les choses basculeront.

    Les dernières élections italiennes ont vu la victoire massive des populistes de tous bords. Pour le moment, seule la France semble « résister » à cette vague en Europe. Pourquoi ?

    Elle n’y résiste pas tant que ça, puisque les grands partis de gouvernement ont déjà presque disparu, et que c’est pour faire face à la déferlante populiste que Macron a saisi cette occasion d’engager une recomposition générale du paysage politique. Mais vous avez raison : la déferlante en question pourrait être plus ample. Ce qui manque, c’est un homme (ou une femme) susceptible de l’incarner.

    Mayotte se trouve en première ligne face à l’immigration clandestine. Que faire ?

    L’indépendance me semble être une bonne solution.

    Alain de Benoist, propos recueillis par Nicolas Gauthier (Boulevard Voltaire, 26 mars 2018)

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  • Mai 68 vu d'en face !...

    Les éditions Balland viennent de publier un témoignage de Bernard Lugan intitulé Mai 68 vu d'en face. Historien et africaniste, Bernard Lugan a publié de nombreux ouvrages, dont dernièrement Osons dire la vérité à l'Afrique (Rocher, 2015), Histoire de l'Afrique du Nord (Rocher, 2016), Algérie - L'histoire à l'endroit (L'Afrique réelle, 2017) ou dernièrement Heia Safari ! - Général von Lettow-Vorbeck (L'Afrique réelle, 2017).

     

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    " En mai 1968, qui étaient les rebelles ? Ces enfants gâtés de la bourgeoisie fatigués du plein emploi et de l’ordre établi ? Ou cette petite fraction de la jeunesse française qui dans les universités tenta de résister, parfois avec rudesse, souvent avec panache, à la pseudo vague révolutionnaire ? L’auteur, qui était à l’époque responsable pour l’Action française à Nanterre et chargé du service d’ordre parisien de cette organisation, nous donne ici un témoignage sur Mai 1968 vu d’en face, sous la forme de récits de différents épisodes, qui dessinent l’état d’esprit d’une époque et la postérité de celle-ci. Bernard Lugan est universitaire, professeur aux Écoles de Saint-Cyr-Coëtquidan et à l’École de Guerre, et expert auprès du Tribunal pénal international pour le Rwanda. Il est notamment l'auteur d’une Histoire de l’Égypte, d’une Histoire du Maroc, d’une Histoire de la Libye et d'une Histoire de l'Afrique du Nord. Il dirige la revue par internet L’Afrique réelle. "

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  • Un pouvoir impuissant...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue François-Bernard Huyghe, cueilli sur son blog Huyghe.fr et consacré à l'impuissance politique dont fait preuve le pouvoir en place face au terrorisme islamiste. Spécialiste de la stratégie et de la guerre de l'information et directeur de recherches à l'IRIS, François Bernard Huyghe, auteur de nombreux livres, a récemment publié La désinformation - Les armes du faux (Armand Colin, 2015), Daech : l'arme de la communication dévoilée (VA Press, 2017) et Fake news - La grande peur (VA Press, 2018).

     

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    Le pouvoir impuissant ?
     
    Le crime de Trèbes vient d’offrir à l’opposition une occasion de s’opposer sur un thème sécuritaire porteur : le laxisme supposé du gouvernement, la faiblesse des mesures contre les fichés S. C’est de bonne guerre et l’accusation de « coupable naïveté » peut porter : l’opinion est exaspérée par l’attentat de trop (alors que l’on commençait à claironner la défaite totale de Daesh, écrasé en Syrie). Cette opinion est surtout choquée de constater que le renseignement et le repérage des radicalisés ne sert qu’à découvrir le lendemain matin ce que l’on aurait dû savoir la veille du crime. On peut donc être fiché, rééditer à peu près le crime de Coulibay (tirer sur des policiers, se faire tuer avec des otages dans un supermarché), avoir à peu près le même profil, et ce trois ans plus tard sans que rien n’ait changé. Autre signe de l’évolution de l’opinion : les foules ne songent plus guère pour le moment à défiler à la République pour refuser l’amalgame et dire « Nous sommes... » (nous sommes quoi, au fait ? On ne peut pas scander : « nous sommes Beltrame »). Ni les défilés, ni les chants, ni les démonstrations de fermeté d’âme d’une population (« même pas peur ») attachée au vivre ensemble n’empêchent de nouveaux djihadistes de vouloir nous « punir » pour les bombardements de Syrie et d’Irak. Fin des grandes communions dans les « valeurs ». Fin des solutions magiques.
     
    D’où une fracture, sensible dans tous les débats sur les plateaux de télévision (et qui ne correspond pas forcément à droite/gauche). D’un côté les partisans de l’État de droit intangible (dans notre système, on ne peut pas incarcérer un fiché S qui par définition n’est pas inculpé mais signalé, on ne peut pas les expulser, on ne peut pas interdire le salafisme, etc.) et de l’autre ceux qui proclament que nous sommes en guerre et que des mesures d’exception se justifient.
     
    Les premiers n’ont pas grand chose à proposer, quelques mois après la loi pérennisant l’état d’urgence et quelques semaines après le plan de déradicalisation d’Edouard Philippe. Les seconds ont beau jeu de réclamer des mesures qui ne seront jamais prises. Les premiers accusent les seconds de susciter des tensions entre communautés, les seconds accusent les premiers de mollesse. Rien de plus normal.
     
    Du reste, dans son discours à l’Assemblée nationale, le premier ministre, très solennel, a joué cette carte : impossible de prendre des mesures juridiquement inapplicables. Et inenvisageable d’interdire le salafisme, qui est une idée (soit dit en passant, il y a trois salafismes, quiétiste, politique et djihadiste). Edouard Philippe a joué le principe de réalité et promis des moyens (un corps de magistrats) : ce sera un long combat, nous renforcerons les moyens, ne nous divisions pas. Ce qui était rhétoriquement impeccable, mais ne résout rien. Une hypothèse à retenir est celle de la « routine terroriste » (comme celle qu’a connu la Russie entre 1867 et 1917) : des attentats se répétant sporadiquement et des groupes recrutant toujours des volontaires pour tuer et mourir. Sans le formuler aussi explicitement, le gouvernement n’a donc, dans un premier temps, d’autre choix que l’argument qu’il n’y a pas de solution miracle et que nous devons nous mobiliser durablement. Incontestable, mais derrière ce débat un peu convenu sur la répression et son degré de fermeté, les véritables enjeux sont plutôt à chercher dans les faiblesses du renseignement : l’incapacité de traiter trop de données, trop de fichés, en repérant les signaux de passage à l’acte. Ce qui est sans doute plus facile à constater qu’à corriger (nous n’avons pas manqué non plus de lois sur le renseignement).
     
    À moins, bien sûr, que nous soyons capables d’engager une lutte idéologique à long terme, au-delà de simple mesure de traitement psychologique ou social des « radicalisés », comme on traite les alcooliques ou les cas sociaux. Et il faudra mieux que les campagnes de communication et contre-discours que nous avons vues : confiées à quelques agences qui n’avaient visiblement rien compris au code mental des djihadistes.
     
    Que pourrait faire l’actuel pouvoir, une fois déplorés l’instrumentalisation et rappelée la fermeté républicaine ? Après tant de lois et de plans contre-terroristes depuis les années 90 ? On a dit qu’Emmanuel Macron avait une vision « sociologique » et non idéologique du terrorisme. On se souvient de ses déclarations sur la composante « psychiatrique » du terrorisme « endogène » (et certes les Merah, Coulibaly ou Lakdim ne viennent pas d’un autre continent). On se souvient aussi de ses analyses sur notre « part de responsabilité », sur le « terreau de la défiance » et le manque de mobilité sociale à la source de la radicalisation. Un discours, au fond, assez technocratique, en ce sens que derrière une guerre mortelle des valeurs et des croyances, il ne conçoit que des « problèmes » socio-économiques ou des rigidités de la société, toutes choses que doit guérir une gestion moderne et ouverte. L’actuel pouvoir est-il capable de saisir la dimension idéologique et historique de la haine djihadiste ? de renoncer à traiter une conviction comme une dysfonction ? Il va, dans tous les cas, lui falloir réviser son discours positif, pragmatique et consensuel.
     
    François-Bernard Huyghe (Huyghe.fr, 27 mars 2018)
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