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14/09/2018

De la rue des Poissonniers à Chemnitz...

Nous reproduisons ci-dessous une tribune de Gabriel Robin, cueillie sur le site de L'Incorrect dans laquelle il aborde les manifestations de Chemnitz contre la multiplication des violences commises par les migrants, en faisant d'abord un détour instructif par la rue des Poissonniers à Paris et par le quartier de Perseigne à Alençon...

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De la rue des Poissonniers à Chemnitz

Migrants, migrants, migrants. Migrants partout. L’Europe s’entredéchire sur la question des « migrants », pudique terme qualifiant des immigrés clandestins économiques bien plus que de véritables réfugiés de guerre. A-t-on tort de réduire les migrations modernes à de simples faits divers ? Oui. Par là, on s’interdirait toutes les réflexions les plus stimulantes ; anthropologiques, historiques, culturelles ou démographiques.

Reste que faire vibrer la corde de l’émotion est une arme politique essentielle à l’heure où elle est bien la seule à se faire entendre dans des débats qui ressemblent furieusement à des séances de thérapie collective pour personnes atteintes d’un stress post-traumatique. On câline. On cajole. On comprend. On dialogue. On entend « toutes les souffrances », « toutes les interrogations », « tous les parcours de vie ». Tous ? À la vérité, pas vraiment.

Trois cas extrêmement différents montrent à quel point l’accueil des « migrants » irrite les populations. Deux se sont produits en France, ne générant qu’une très faible couverture médiatique. Et pour cause, ils contredisent bien des préjugés. Jeudi 30 août, la préfecture de Paris annonçait renoncer à la création d’un « centre d’accueil temporaire de migrants » au rez-de-chaussée d’un immeuble HLM dans le 18ème arrondissement de la capitale. Très virulents, les riverains et les habitants de l’immeuble se sont mobilisés avec efficacité. Une fois n’est pas coutume, on leur a donné gain de cause. Un vrai petit miracle à l’heure où de minuscules « villages de paysans racistes » reçoivent sans broncher l’équivalent de la moitié de leur population en « migrants », venus d’on ne sait où. Mieux, ces ruraux qu’on dépeint en affreux jojos arcboutés sur leurs traditions archaïques manifestent parfois leur joie, font preuve d’un zèle sidérant pour aider leur prochain clandestin. « On va pouvoir reformer une équipe de foot ! Ces gens vont donner une nouvelle vie à notre bourg ! », peut-on lire ci et là dans les titres de la presse quotidienne régionale.
Dans le 18ème arrondissement parisien, on n’essaye même pas de donner l’impression d’être généreux, ouvert à l’autre, partisan forcené du « vivre ensemble » ; parce qu’on n’y a pas subi des décennies de culpabilisation, d’ethno-masochisme. En effet, les opposants aux migrants y sont eux-mêmes très majoritairement des immigrés extra-Européens de fraiche date, soit qu’ils aient été récemment naturalisés, soit qu’ils comptent pouvoir l’être dans l’avenir. Même scénario à Alençon, où des « jeunes » du quartier de Perseigne ont fini par tuer un Afghan et faire de nombreux blessés. Une bataille rangée a opposé un gang de migrants afghans – comme on en voit parfois rôder autour des gares des grandes villes, souvent héroïnomanes -, à une bande d’habitants « calibrés ». Agacés par la présence de ces immigrés clandestins, des immigrés maghrébins ou des enfants d’immigrés de seconde ou troisième génération ont donc fait parler la poudre. Ces tensions interethniques ne sont que les manifestations d’une atomisation générale du corps social que l’arrivée massive de jeunes hommes, venus d’Afrique ou du Proche-Orient, ne feront qu’augmenter exponentiellement.

Si le cas d’Alençon a été pudiquement relaté dans la presse, il n’en a pas été de même pour celui de Chemnitz (Saxe) en Allemagne, autrement moins meurtrier. Les manifestants qui ont rendu hommage aux victimes de migrants des dernières années, révoltés par l’assassinat à coups de couteau d’un jeune allemand par deux « demandeurs d’asile » syrien et irakien il y a quelques jours, ont été immédiatement décrits en « fascistes », extrémistes de droite assoiffés de sang, ou bien encore « hooligans ». D’aucuns, journalistes, ont même osé accoler des guillemets au terme victimes, pour décrire les propos qui étaient écrits sur les pancartes que portaient les citoyens de Chemnitz durant leur marche silencieuse. Rappelons néanmoins que les monstres avaient osé défiler derrière des drapeaux allemands ! Quant au gouvernement, il a apporté son soutien à une contre-manifestation pro migrants par la voix d’Heiko Maas, actuel ministre des Affaires étrangères : « La Seconde Guerre mondiale a commencé il y a 79 ans. L’Allemagne a causé des souffrances inimaginables à l’Europe. Si à nouveau des gens défilent aujourd’hui dans les rues en effectuant le salut nazi, notre histoire passée nous oblige à défendre résolument la démocratie ». Un mensonge éhonté au vu des vidéos du défilé, montrant des Allemands tout à fait normaux, du genre à porter des chaussettes avec leurs claquettes. Cette image du plouc « allemand » raciste est à peu de choses près celles qu’on donne du beauf raciste sous nos latitudes. Gageons que le plouc-émissaire teuton soit comme le cave : qu’il se rebiffe !

Gabriel Robin (L'Incorrect, 2 septembre 2018)

07/09/2018

Les quartiers hors contrôle : un problème criminel immense...

Vous pouvez découvrir ci-dessous un entretien avec Xavier Raufer réalisé le 31 août 2018 pour Boulevard Voltaire, et consacré à la publication d'une étude par le Figaro révélant la forte augmentation des agressions dans notre pays...

Criminologue et auteurs de nombreux essais, Xavier Raufer a récemment publié Les nouveaux dangers planétaires (CNRS, 2012) et Criminologie - La dimension stratégique et géopolitique (Eska, 2014) et a également coordonné l'ouvrage collectif intitulé La première cyber-guerre mondiale ? (Eska, 2015).

 

                                     

21/02/2018

Insécurité : pourquoi les statistiques officielles ne sont qu’un reflet déformé de la réalité...

Nous reproduisons ci-dessous un entretien donné par Xavier Raufer à Atlantico et consacré à l'explosion du nombre des violences gratuites en France...

Criminologue et auteurs de nombreux essais, Xavier Raufer a publié ces dernières années Les nouveaux dangers planétaires (CNRS, 2012) et Criminologie - La dimension stratégique et géopolitique (Eska, 2014) et a également coordonné l'ouvrage collectif intitulé La première cyber-guerre mondiale ? (Eska, 2015).

 

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Insécurité : pourquoi les statistiques officielles ne sont qu’un reflet déformé de la réalité

Selon une enquête du Figaro ce 13 février, 777 agressions  type "violence gratuite" (violences non crapuleuses, n'ayant pas pour but de voler)  seraient commises en France chaque jour, soit  283.631 infractions déclarées (+3.4% sur un an) pour toute l'année 2017. Que faut-il penser de ces chiffres ? 

Xavier Raufer : D'abord, prudence : le Ministère de l'Intérieur jongle pas mal avec les chiffres brut dont il dispose. Peut-être que, à tout prendre et en termes de communication-tisane ("dormez, brave gens"), la violence gratuite lui a-t-elle semblée moins affolante que les vols avec violence pour les électeurs. Il faudrait y aller voir de plus près. Aussi, on ne dispose pas à présent de la répartition géographique desdites "violences gratuites". Quand on aura cette répartition, on verra sans doute que le gros de ces violences se déchaîne dans, ou à proximité, des zones hors contrôle, quartiers ou cités coupe-gorge (autrement appelées par l'administration "territoires de la politique de la ville" ou "zones urbaines sensibles").

Dans ces zones, les violences - gratuites ou payantes - peuvent d'autant mieux s'exercer que la police en est, d'ordinaire et le plus souvent, absente, et qu'y règne une toxique loi du silence qui pousse les habitants du cru à se taire et regarder ailleurs. Enfin, sans doute plus de 90% des auteurs de ces violences passent entre les mailles distendues du filet judiciaire, les infractions de ce type n'étant d'usage pas réprimées du tout. Ainsi se vérifie un infaillible adage criminologique : "les malfaiteurs ne s'arrêtent que quand on les arrête". On les laisse en paix ? Ils continuent et même, aggravent leurs exactions.

Comment expliquer ces chiffres ? Faut-il y voir un reflet des inégalités sociétales ?

Laissons la "culture de l'excuse" au cimetière des vieilles lunes du sociologisme paléo-1968. regardez la Suède : pas de société plus égalitaire, politiquement correcte et vivant dans l'aisance. L'idée du bien commun, les Suédois la chérissent ! Et le vivre ensemble, plus encore. Cependant, depuis la marée migratoire des années 2012-2013, les viols se multiplient, les commissariats sont attaqués à la bombe et Malmö est devenu un coupe-gorge type Seine Saint-Denis. Bien sûr, vous ne trouverez là-dessus aucune information dans les médias grand public mais des sources impartiales (Agence Reuter, etc.) dépeignent clairement le désastre sécuritaire que subit la Suède. Donc là n'est pas l'origine du mal.

Comment expliquer le paradoxe d'une violence gratuite en hausse et d'une baisse tendancielle du taux d'homicides sur les 25 dernières années ?

Les deux phénomènes n'ont rien à voir. Comme vu plus haut, la violence gratuite explose pour divers motifs, tenant tous plus ou moins à une démission de l'Etat. En revanche, si le nombre des homicides baisse fort depuis un quart de siècle, c'est du seul fait des progrès immenses de la médecine d'urgence, et de la décisive rapidité avec laquelle les blessés arrivent désormais sur la table d'opération. Ainsi, les trois quarts dans doute, de ceux qui, voici trente ans seraient mort en route, sont aujourd'hui sauvés.

Ce qui se traduit dans les médias par la célèbre phrase sur le "pronostic vital engagé".

Mais prenons comme base de calcul les morts ET les blessés sérieux : les résultats sont bien moins spectaculaires. Ce que bien sûr, le ministère de l'Intérieur se garde bien de révéler, comme il serait honnête de le faire. Ainsi et comme souvent désormais, il triche sans vergogne, face à des journalistes prosternés qui ne font à ses allégations, ni objection ni murmure. Il faut les comprendre : leur rédacteur en chef, lui-même Ubérisé, exige des tuyaux à toute vitesse - sur les sites en ligne des médias, la concurrence se fait à la minute près. Donc interdit d'irriter le détenteur des dites précieuses nouvelles... Le fâche-t-on ? Il ferme un robinet sans aucune source alternative. Naguère, le matamore-factice Cazeneuve disposait ainsi de deux dames-pitbull qui menaçaient ouvertement les journalistes de les priver d'infos, s'ils ne filaient pas doux...

Xavier Raufer (Atlantico, 15 février 2018)



07/01/2017

Mensonges et trucages au ministère de l'intérieur...

Vous pouvez découvrir ci-dessous un entretien de Charlotte d'Ornellas avec Xavier Raufer réalisé le 2 janvier 2017 pour Boulevard Voltaire, et consacré à la tentative pathétique du gouvernement de masquer son échec en matière de lutte contre l'insécurité. Criminologue et auteurs de nombreux essais, Xavier Raufer a récemment publié Les nouveaux dangers planétaires (CNRS, 2012) et Criminologie - La dimension stratégique et géopolitique (Eska, 2014).

 

                                   
                                    Xavier Raufer : « M. Cazeneuve et son... par bvoltaire

22/06/2014

Les snipers de la semaine... (87)

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Au sommaire cette semaine :

- sur Boulevard Voltaire, Pierre Cassen mouche les médias qui font preuve d'un unanimisme un peu étonnant vis-à-vis du joueur de football Karim Benzema...

La France sommée d’idolâtrer Benzema

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- sur Figarovox, Laurent Obertone, à propos de l'affaire Darius, dézingue les médias et les politiques qui font preuve d'une indignation très sélective...

Rom lynché, l'indignation indécente

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15/09/2013

Tour d'horizon... (52)

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Au sommaire cette semaine :

- sur Marianne, Jack Dion souligne le succès diplomatique majeur du président russe Vladimir Poutine...

Poutine, l'homme qui les rend tous fous

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- sur Boulevard Voltaire, Xavier Raufer revient sur la polémique entre Emmanuel Valls et Le Figaro à propos des chiffres de la délinquance...

 Crimes : les chiffres qu'on vous cache !

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