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30/12/2017

Philosophie et idéologies trans/posthumanistes...

Les éditions Vrin viennent de publier un essai de Gilbert Hottois intitulé Philosophie et idéologies trans/posthumanistes. Philosophe, spécialiste de la question de la techno-science, Gilbert Hottois a notamment dirigé l'Encyclopédie du trans/posthumanisme (Vrin, 2015).

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" Jusqu'ici, c'est principalement outre-Manche et outre-Atlantique que des philosophes se sont efforcés d'élaborer la nébuleuse trans/posthumaniste en un discours cohérent argumenté prenant en charge des questions indispensables à notre temps et fécondes pour l'avenir. Le transhumanisme n'est pas la pensée d'un seul. Ses idées s'expriment à partir de nombreux champs disciplinaires : médecins, ingénieurs, entrepreneurs, biologistes, philosophes, théologiens, informaticiens, roboticiens, etc. En même temps, il ouvre la voie pour une approche intégrée, unifiée, d'idées autrement éparses et morcelées : de la métaphysique à l'éthique et au politique en passant par des analyses relatives à l'épistémologie, à l'anthropologie, à l'esthétique, aux philosophies de la technique, du langage et de la religion. Est propre au transhumanisme l'accentuation des technologies matérielles qui invitent à repenser l'anthropologie philosophique sous l'angle de la technique. Prendre au sérieux le transhumanisme invite à se méfier également de sa rhétorique technolâtre, prophétique ou commerciale, et des procès faciles et répétés qui lui sont adressés. Loin du court-termisme idéologique et utopiste, le trans/posthumanisme renvoie à la temporalité de l'Evolution ainsi qu'à celle de la science elle-même, empirique, laborieuse, provisoire, invitant à un transhumanisme prudent, patient, persévérant et modeste. "

14/12/2017

La revue de presse d'un esprit libre : spécial Olivier Rey... (38)

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La revue de presse de Pierre Bérard

Spécial Olivier Rey :

Le philosophe-mathématicien Olivier Rey s'entretient avec le Cercle Politeia de Bordeaux (7 octobre 2017). Ses réponses sont découpées en huit séquences d’une grande richesse argumentative et très éloignées du glossaire de la cuistrerie :

(1) De la Science et du Cosmos. Les Grecs de la plus haute antiquité désignaient par le mot cosmos le bon ordre, ce qui est harmonieux bien rangé en un mot l’ensemble de ce qui est. Par exemple chez Homère l’armée d’Agamemnon bien rangée en ordre de bataille est dite « cosmique ».
https://www.youtube.com/watch?v=_mFlm4SLuJ4

(2) Sur les travaux de Baptiste Rappin concernant le management et son extension à tous les secteurs de l’existence.
https://www.youtube.com/watch?v=E8k9xYjcm3Q

(3) Sur la notion d’individualisme (rappel de Tonnies).
https://www.youtube.com/watch?v=FXmkOYFrBSg

(4) Féminisme et Patriarcat où il dément sans difficulté la pseudo association entre patriarcat et capitalisme. En revanche, nous dit-il, c’est bien le capitalisme qui par sa dynamique a détruit le patriarcat comme la communauté en commandant le passage de la « communauté » organique à la « société ». Le capitalisme est un puissant opérateur d’indistinction entre les hommes et les femmes. Dans les sociétés traditionnelles dites patriarcales il y avait des travaux d’hommes et des travaux de femmes qui rendait les uns dépendants des autres et si l’homme avait le pouvoir symbolique, cela n’empêchait aucunement la femme de disposer de nombreux pouvoirs réels. Tout cela a disparu avec l’extension du salariat.
https://www.youtube.com/watch?v=RGlNhF5HI8A

(5) Sur l’écologie.
https://www.youtube.com/watch?v=tvuV2R9zKD0

(6) Sur les origines chrétiennes de la modernité. À la question qui lui est posée de savoir si comme le pense Alain de Benoist, la modernité est la conséquence de principes chrétiens, il répond que le monde d’aujourd’hui n’aurait pas pu exister sans le christianisme mais pour autant il ne cautionne pas l’opinion suivant laquelle il ne serait que son aboutissement, plaidant plutôt pour une perversion du christianisme dans la modernité. Il opère une distinction très nette entre causes et conditions de possibilité en décrétant que le christianisme n’est pas la cause de la modernité mais qu’il en fut la condition de possibilité.
https://www.youtube.com/watch?v=LEWba64W8E0

(7) Sur la souveraineté et l’organisation politique. Réflexion à propos d’Aristote qui distinguait trois types d’organisation politique pouvant donner lieu à trois types de dégénérescence quand
l’organe doté du pouvoir n’avait plus en ligne de mire le bien commun. La monarchie se dégradait en tyrannie, l’aristocratie en oligarchie et la politeia en démocratie, terme péjoratif dans l’ancienne Grèce.
https://www.youtube.com/watch?v=GlUFJcQeBZ8

(8) Tradition et modernité. Il ne faut pas magnifier le passé mais le considérer comme une ressource, un recours, dans lequel nous pouvons puiser pour faire face aux maux du présent. Et ce, sans opposer de façon manichéenne un passé « idyllique » à un présent « épouvantable ». Il s’élève contre le traditionalisme (à l’opposé de la véritable tradition) qui en voulant transposer tels quels les schémas du passé (à l’exemple de l’islam salafiste) dans un environnement qui a complètement changé fait fit de la tradition authentique. Il reproche à la modernité de s’être coupée de cette tradition. S’inspirant de l’anti-moderne Ivan Illitch, il se refuse à la réaction, se contentant de pointer l’ensemble des promesses de la modernité qui sont demeurées lettre morte.
https://www.youtube.com/watch?v=9KCpYY00XW4

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28/01/2017

Notre existence a-t-elle un sens ?...

Les éditions Fayard rééditent, dans leur collection de poche Pluriel, un essai de Jean Staune intitulé Notre existence a-t-elle un sens ?. Diplômé en mathématiques, sciences politiques et paléontologie, Jean Staune, qui enseigne la philosophie des sciences à HEC, est l'auteur de Au-delà de Darwin (Jacqueline Chambon éditions, 2009).

 

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" Jean Staune nous fait voyager à travers l'infiniment petit et l'infiniment grand, les sciences de la vie et les sciences de la conscience. Un parcours fascinant qui nous amène à une incroyable conclusion : la vision classique que nous avons aujourd'hui de l'homme et du monde est aussi inexacte que pouvait l'être au Moyen Âge celle d'un Univers de petite dimension dont la Terre occupait le centre ! La vision nouvelle issue de cette synthèse nous décrit un monde ouvert sur d'autres niveaux de réalité, où notre conscience ne se résumerait pas à l'activité de nos neurones, où la vie serait inscrite dans les lois de l'Univers.
De telles découvertes, qui selon de nombreux scientifiques permettent un " réenchantement du monde ", ont de très grandes implications philosophiques et sociétales. Parmi celles-ci, la possibilité d'un rapprochement, après des siècles de séparation, de nos connaissances rationnelles et des intuitions des grandes traditions religieuses, pour contribuer à donner aux hommes du XXIe siècle une vision unifiée et cohérente du monde. "

17/02/2016

Science et désinformation...

Les éditions Perspectives libres viennent de publier un essai de Marc Le Menn intitulé Science et désinformation. Métrologue et océanographe, Marc Le Menn est aussi un contributeur régulier de Boulevard Voltaire.

 

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« Si la désinformation est, et a été, l’arme des dictateurs pour guider le peuple, elle est aujourd’hui l’outil indispensable des démocraties pour modeler l’opinion. Pour ce faire, elles ont élevé la communication et le marketing au niveau d’un art. Désormais, communiquer c’est tenter de désinformer avec toute la subtilité qui s’impose… l’information scientifique sensée être rigoureuse, absolue et indépendante, est tombée dans les mêmes travers, et les exemples sont multiples pour ne pas dire quotidiens. Ils font l’objet d’une part de cet ouvrage ». Il est cependant possible d’y voir plus clair, même pour les non-initiés. C’est l’objectif de ce livre.

« Après la COP21, son échec et la chasse aux sorcières qu’elle a engendré, un livre à lire de toute urgence pour comprendre comment il est possible de manipuler la science. Les citoyens doivent apprendre à discerner la manipulation de la science dans les discours politiques car la science s’invitera de plus en plus dans l’espace public. Un vrai ouvrage de formation citoyenne ». Pierre Yves Rougeyron

02/04/2014

La barbarie...

« La situation ne deviendra désespérée que si tout pouvoir de décision est laissé, en matière d'enseignement notamment, à des hommes foncièrement étrangers à la culture, aux technocrates et aux hommes politiques qui s'en font les porte-parole. » Vers la barbarie, entretien avec Michel Henry (Krisis n°1, été 1988)

 

Les Presses universitaires de France viennent de rééditer l'essai de Michel Henry intitulé La barbarie. Mort en 2002, professeur de philosophie à l'université de Montpellier, Michel Henry a publié plusieurs romans ainsi que de nombreux ouvrages de philosophie. A l'occasion de la publication de cet essai, il avait donné un entretien à la revue Krisis, publié dans son premier numéro.

 

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« Ce livre est parti d'un constat simple mais paradoxal, celui d'une époque, la nôtre, caractérisée par un développement sans précédent du savoir allant de pair avec un effondrement de la culture. Pour la première fois sans doute dans l'histoire de l'humanité, savoir et culture divergent au point de s'opposer dans un affrontement gigantesque, une lutte à mort, s'il est vrai que le triomphe du premier entraîne la disparition de la seconde. »

Publié pour la première fois en 1987 (Ed. Grasset et Fasquelle), ce texte suscita un fort intérêt mais aussi de virulentes critiques. Il se révèle de nos jours d'une actualité malheureusement cruelle. Il témoigne de " ce sentiment tragique d'impuissance que tout homme cultivé éprouve aujourd'hui devant les faits ". Il importe, pour penser notre époque, de revenir aux réflexions d'un philosophe qui analyse et pense les causes de la barbarie de notre monde.

13/01/2011

Dieu et la science...

 

Spectacle du Monde 2011-01.jpg

Le numéro de janvier 2011 de la revue Le spectacle du monde est en kiosque. 

Le dossier est consacré à Dieu face à la science. On pourra y lire , notamment, un article de Jean-François Gautier ("Le cosmos, avec ou sans Dieu ?") ainsi qu'un superbe texte de Raymond Bourgine ("Le dialogue de Pascal et de Nietzsche"). 

Hors dossier, on pourra aussi lire un hommage d'Alain de Benoist à Jacqueline de Romilly, et on retrouvera les chroniques habituelles de Patrice de Plunkett et d'Eric Zemmour.