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10/01/2019

Savoir vivre au pied d'un volcan...

Les éditions Albin Michel viennent de publier un essai de Michel Onfray intitulé Sagesse. Philosophe populaire, tenant d'un socialisme libertaire, Michef Onfray a publié de nombreux ouvrages, dont dernièrement  Cosmos (Flammarion, 2015) et Décadence (Flammarion, 2017).

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" Comment se comporter dans une civilisation qui menace de s’effondrer ? En lisant les Romains dont la philosophie s’appuie sur des exemples à suivre et non sur des théories fumeuses.
Sagesse est un genre de péplum philosophique dans lequel on assiste à la mort de Pline l’Ancien et à des combats de gladiatrices, à des suicides grandioses et à des banquets de philosophes ridicules, à des amitiés sublimes et à  des assassinats qui changent le cours de l’histoire. On y croise des personnages hauts en couleur : Mucius Scaevola et son charbon ardent, Regulus et ses paupières cousues, Cincinnatus et sa charrue, Lucrèce et son poignard. Mais aussi Sénèque et Cicéron, Épictète et Marc Aurèle.
Ce livre répond à des questions très concrètes : quel usage faire de son temps ? Comment être ferme dans la douleur ? Est-il possible de bien vieillir ? De quelle façon apprivoiser la mort ? Doit-on faire des enfants ? Qu’est-ce que tenir parole ? Qu’est-ce qu’aimer d’amour ou d’amitié ? Peut-on posséder sans être possédé ? Faut-il s’occuper de politique ? Que nous apprend la nature ? À quoi ressemble une morale de l’honneur ?
Dans l’attente de la catastrophe, on peut toujours vivre en Romain : c’est-à-dire droit et debout. "

04/01/2019

Romulus, jumeau et roi...

Les éditions Les Belles Lettres ont publié récemment un essai de Dominique Briquel intitulé Romulus, jumeau et roi - Réalités d'une légende. Ancien élève de l’École normale supérieure et de l’École française de Rome, influencé par Georges Dumézil, Dominique Briquel a été professeur de latin à la Sorbonne et est spécialiste de la civilisation étrusque.

 

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" Quelle idée les Romains ont-ils eue de se donner comme fondateur un fratricide ?
Ils étaient incapables de rendre compte du crime horrible, contraire aux lois les plus fondamentales du comportement humain, de celui qu’ils avaient pourtant promu au rang des dieux sous le nom de Quirinus. Si Romulus était difficile à comprendre pour les Romains eux-mêmes, il semble possible de l’éclairer en faisant appel à des héros connus ailleurs et qui présentent des traits analogues, en cherchant la réponse du côté de la mythologie comparée.
L’auteur met à contribution le monde indoeuropéen, avec notamment le personnage que les Iraniens considéraient comme leur premier roi, ce Yima dont le nom signifie jumeau, ou des souverains, tout aussi légendaires, que les Scandinaves ou les Arméniens situaient au début de leur histoire ; mais d’autres aires culturelles se révèlent également riches d’enseignements, comme le monde biblique avec Jacob qui supplante son jumeau Ésaü.
Relue à la lumière de ces parallèles, la vie de Romulus apparaît comme l’application à la naissance de Rome d’une antique représentation de la mise en place de l’humanité telle que nous la connaissons, dans un cadre civilisé qui s’est bâti sur le rejet du chaos antérieur. "

24/12/2018

Promenade dans la Rome antique...

Les éditions Perrin viennent de rééditer dans leur collection de poche Tempus le Dictionnaire amoureux de la Rome antique de Xavier Darcos. Agrégé de lettres classiques et latiniste, Xavier Darcos a été professeur de khâgne à Louis-le-Grand avant de devenir, quelques années plus tard, ministre de l’Éducation nationale.

 

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"« Je propose tout simplement d’évoquer ce qui me touche, m’étonne ou m’enchante dans l’Antiquité romaine. J’ai essayé, à partir des réalités pittoresques et des personnages hauts en couleur, de rendre intelligibles une culture, des splendeurs, des valeurs, des croyances, des comportements, une littérature… sans trop idéaliser, car la Rome antique fut raffinée mais violente et cruelle. Ces contrastes nous éclairent aussi sur nous-mêmes : certes nous sommes distincts de nos ancêtres latins, mais ils nous ont légué notre lexique, notre droit, nos canons esthétiques, nos figures légendaires, nos mœurs. On ressent toute la vigueur du génie de cette civilisation romaine qui a su transformer une bourgade rurale en capitale du monde. »"

16:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : xavier darcos, rome, latin |  Facebook | Pin it! |

20/11/2018

Le loup dans l'imaginaire européen...

Les éditions du Seuil viennent de publier un essai de Michel Pastoureau intitulé Le loup - Une histoire culturelle. Directeur d’études à l’École pratique des hautes études et à l’École des hautes études en sciences sociales, Michel Pastoureau est un spécialiste de l'histoire des couleurs, de la symbolique, des armoiries et de l'héraldique. Il est l'auteur de nombreux essais comme L'étoffe du diable (Seuil, 1991), Une histoire symbolique du Moyen-Age occidental (Seuil, 2004) ou L'ours - Histoire d'un roi déchu (Seuil, 2013).

 

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" Dans l’imaginaire européen, quelques animaux jouent un rôle plus important que les autres et forment une sorte de «bestiaire central». Le loup en fait partie et en est même une des vedettes.

Il occupe déjà cette place dans les mythologies antiques, à l’exemple de la louve romaine, qui a nourri Romulus et Rémus, du loup Fenrir, destructeur du panthéon nordique, et des nombreuses histoires de dévorations, de métamorphoses et de loups-garous. Ces derniers sont encore bien présents au Moyen Âge, même si la crainte du loup est alors en recul. Les bestiaires dressent du fauve un portrait négatif et le Roman de Renart en fait une bête ridicule, bernée par les autres animaux et sans cesse poursuivie par les chasseurs et les paysans.

La peur du loup revient à l’époque moderne. Les documents d’archives, les chroniques, le folklore en portent témoignage: désormais les loups ne s’attaquent plus seulement au bétail, ils dévorent les femmes et les enfants. L’étrange affaire de la Bête du Gévaudan (1765-1767) constitue le paroxysme de cette peur qui dans les campagnes ne disparaît que lentement. Au xxe siècle, la littérature, les dessins animés, les livres pour enfants finissent par transformer le grand méchant loup en un animal qui ne fait plus peur et devient même attachant. Seuls la toponymie, les proverbes et quelques légendes conservent le souvenir du fauve vorace et cruel, si longtemps redouté. "

29/09/2018

Aux sources de notre monde...

Les éditions du Rocher viennent de publier un livre de Michel Fauquier intitulé Une histoire de l'Europe - Aux sources de notre monde. Agrégé de l'Université, Michel Fauquier est professeur d'histoire de la civilisation européenne à l'Institut Albert-le-Grand.

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" Comme toute histoire, celle de l'Europe a ses ombres, mais elles n'évincent pas les idéaux élevés nourris en son sein avant de contribuer à les faire croître : ces idéaux qu'elle a donnés en héritage au monde, il appartient plus particulièrement aux siens de continuer à les faire vivre. Pour cela il leur faut savoir d'où ils sont : c'est pourquoi le présent ouvrage raconte ce qui a fait l'Europe, depuis son émergence jusqu'au seuil de notre époque. La pédagogie retenue organise cette histoire en onze nœuds, c'est-à-dire autour de moments durant lesquels le sort de l'Europe s'est noué, pour le meilleur ou pour le pire. Bâtie à partir d'une trame chronologique forte, l'histoire de l'Europe racontée ici tient que cette histoire a un sens, qu'elle procède de l'avant à l'après, et est intelligible au prix d'une synthèse raisonnable.
Après la prise de conscience des Grecs soudés par des valeurs communes les distinguant fortement des Orientaux qui ont alors la figure des Perses, l'Europe ainsi émergente prend sa première forme avec la constitution d'un Empire romain d'ampleur méditerranéenne mais qui reste occidental par bien des aspects, le christianisme donnant finalement un contenu original à cette forme. Dans une Europe qui se regarde désormais comme chrétienne et considérée partout comme telle, l'Empire renaît et ouvre à nouveau la voie d'une construction fédérale néanmoins concurrencée par des royaumes qui s'inscrivent en revanche dans une vision confédérale, alors que, dans le même temps, le monachisme donne à l'Europe sa forme la plus proche de l'Europe actuelle. La modernité naît quant à elle sur fond de conflits, entre la science et la foi, puis entre des Églises concurrentes : l'Europe perd alors ce qui faisait son unité, les rivalités entre puissances n'étant finalement plus réglées par la recherche d'un consensus mais par celle d'un équilibre des forces en présence. Après avoir mené à son terme l'entreprise de désenchantement du monde, amorcée depuis le coeur du Moyen Âge et accentuée lors de l'entrée dans les Temps modernes, les « Lumières » provoquent des ébranlements très profonds. À l'époque contemporaine, ils menacent d'emporter l'héritage européen du fait de l'avènement des régimes totalitaires. "

 

 

15/05/2018

A propos de la guerre juste...

Les éditions Apopsix viennent de publier un essai de Jean-François Chemain intitulé Bellum iustum - Aux origines de la conception occidentale de la guerre juste, avec une préface de l'historien Yann Le Bohec, grand spécialiste de l'histoire romaine. Agrégé et docteur en Histoire, Jean-François Chemain a décidé, après une longue carrière en entreprise d'enseigner en ZEP. Il a publié deux témoignages sur cette expérience, Kiffe la France (Via Romana, 2011) et Tarek, une chance pour la France ? (Via Romana, 2017).

 

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" Après sept décennies de paix intérieure et extérieure, le Vieux Continent renoue avec la peur de la guerre civile et étrangère, de la récession économique et de la régression sociale. Chacun craint une catastrophe, mais quelle forme prendra t-elle ? Peut-être toutes à la fois ? La « guerre froide » se ranime, les Anglais quittent le navire européen dont certains prévoient le prochain naufrage, le patron de la D.G.S.I. annonce l'imminence d'une guerre civile en France, les marchés financiers jouent aux montagnes russes ...

L'Empire Romain semble, en temps de désarroi, donner matière à réflexion, par la manière dont ce peuple conçu mentalement la guerre et sut vivre, année après année, avec elle. Car, s'il fut un peuple qui connut la guerre, ce fut bien les Romains, qui n'ont vécu, de la fondation du temple de Janus à la bataille d'Actium (soit pendant 6 siècles) que deux ans de paix.

Ce livre propose de tirer du passé des leçons qui pourraient nous aider à traverser des temps incertains. "