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12/09/2017

La communion dans la communication...

Vous pouvez découvrir ci-dessous une chronique d'Edouard Chanot sur Radio Sputnik, datée du 29 août 2017 et consacrée à la nomination du "journaliste" Bruno Roger-Petit comme porte-parole du président de la République...

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23/02/2017

Quand la presse va trop loin... ou pas assez !

Les éditions du Toucan publient, dans leur collection L'Artilleur, un essai de Gilles Gaetner intitulé Les journalistes ne devraient pas dire ça. Journaliste d’investigation depuis plus de 30 ans, Gilles Gaetner a travaillé en Point, à l’Express et à Valeurs Actuelles. Il a publié une dizaine d’ouvrages, souvent en collaboration avec Jean-Marie Pontaut.

 

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" Côté face, les journalistes écrivent n’importe quoi. Ils vont trop vite. Ne vérifient pas leurs sources. Sont trop politisés. Se prennent pour des stars, croient tout savoir et supportent mal d’être critiqués.

Côté pile, les journalistes percent les secrets de la République qui, sans eux, resteraient enfouis. Voir très récemment le compte suisse de Cahuzac ou l’affaire Bettencourt.

Au prix d’une enquête fouillée et d’entretiens avec nombre de journalistes français et étrangers, Gilles Gaetner nous offre une plongée déconcertante dans les arcanes d’une profession qui, il y a peu encore, fascinait. Il revient sur la guérilla qui a opposé les journalistes du Monde à Nicolas Sarkozy. Une guérilla très violente. Il nous emmène vers des rivages peu flatteurs : entorses à la déontologie, vénalité, connivence avec le pouvoir…ou hostilité systématique.

Au total, un regard critique mais sans règlements de compte, un effort de lucidité qui éclaire les bons et les mauvais côtés du « 4ème pouvoir » en France. "

24/06/2016

Les journalistes ne sont pas les victimes de la censure mais ses vecteurs...

Nous reproduisons ci-dessous entretien avec Alain de Benoist, cueilli sur Boulevard Voltaire et consacré à la presse en France...

Directeur de la revue Krisis , dont le dernier numéro est consacré à la question de la modernité, et éditorialiste de la revue Éléments,  Alain de Benoist a récemment publié Survivre à la pensée unique (Krisis, 2015), un recueil de ses entretiens avec Nicolas Gauthier.

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Alain de Benoist : « Les journalistes ne sont pas les victimes de la censure mais les vecteurs »

La presse, en France tout au moins, se porte de plus en plus mal. Pourquoi ?

La mauvaise santé de la presse, longtemps maintenue sous perfusion étatique et subventions publicitaires, est aujourd’hui à peu près générale : baisse du tirage et de la diffusion, plans sociaux et licenciements, réductions de la pagination, cessions de titres, concentrations tous azimuts. Avec l’explosion du numérique, les gens lisent de moins en moins. Mais la principale raison de la crise est que la presse est discréditée. Les gens ne croient plus ce qu’ils lisent, parce qu’ils constatent un trop grand écart avec ce qu’ils constatent autour d’eux. Ils ont cessé de croire les journalistes comme ils ont cessé de croire les hommes politiques. Alors, ils arrêtent de lire – sans pour autant cesser d’être vulnérables. Dans L’Enracinement, Simone Weil écrivait déjà : « Le public se défie des journaux, mais sa méfiance ne le protège pas. »

La France n’arrive plus qu’en 45e position au classement sur la liberté de la presse publié depuis 2002 par Reporters sans frontières (RSF), où l’on n’hésite plus à parler de « disparition du pluralisme ». Cela vous étonne ?

Autrefois, la pensée unique, c’était un journal unique publié sous le contrôle d’un parti unique. Aujourd’hui, même s’il ne faut pas généraliser (il y a toujours des exceptions), il y a une foule de journaux, mais qui disent tous plus ou moins la même chose. On peut en dire autant des chaînes de radio ou de télévision. L’emprise déformante des médias résulte en grande partie de cette unicité de discours, qui trouve son parallèle dans le recentrage des discours politiques. La raison en est que la plupart des journalistes appartiennent au même milieu, où l’information, la politique et le show-business s’interpénètrent. Ils y multiplient les relations incestueuses, si bien que leurs opinions, plus ou moins identiques, se renforcent mutuellement.

Nous ne sommes plus, par ailleurs, à l’époque où les journaux étaient dirigés par des journalistes, et les maisons d’édition par des éditeurs. Aujourd’hui, les grands journaux sont dirigés par des banquiers, des hommes d’affaires, des industriels de l’armement, tous personnages qui ne s’intéressent à l’information que parce qu’elle leur permet d’orienter les esprits dans un sens conforme à leurs intérêts. L’homogénéité mentale des journalistes est en adéquation avec les bases matérielles de la production. Le pluralisme n’est plus, dès lors, qu’affaire d’apparence. Un seul exemple : au cours de son récent voyage en Israël, Manuel Valls était interviewé par quatre journalistes différents (Paul Amar, Christophe Barbier, Laurent Joffrin et Apolline de Malherbe) représentant quatre médias différents : i24news, BFM TV, L’Express et Libération. Or, ces quatre médias ont un seul et unique propriétaire : Patrick Drahi !

Les gens sont de plus en plus conscients de la désinformation. Mais ils l’interprètent mal. En dehors de quelques désinformateurs professionnels, généralement payés pour faire passer des informations qu’ils savent être mensongères, la grande majorité des journalistes est parfaitement sincère. Elle croit ce qu’elle dit, parce qu’elle est prisonnière de ce qu’elle propage. Les journalistes sont persuadés d’être toujours dans le vrai parce qu’ils sont eux-mêmes victimes des stratégies de persuasion qu’ils relaient.

Il n’y a que la droite la plus ringarde pour croire que les journalistes sont des « gaucho-communistes » ou d’affreux « trotskistes ». L’immense majorité d’entre eux adhèrent en fait à la vulgate libérale-libertaire, ce mélange d’idéologie des droits de l’homme, d’antiracisme de convenance, de « progressisme » niais, de révérence au marché et de politiquement correct. Ils en reprennent tous les mantras, unanimes à condamner le populisme, le protectionnisme, l’identité, la souveraineté, tous persuadés que les hommes sont partout les mêmes et que leur avenir est de se convertir au grand marché mondial. Résultat : alors que dans la plupart des pays les journalistes sont les premières victimes de la censure, en France ils en sont les vecteurs.

Le journalisme n’est pas un métier facile. Il demande de l’humilité. Aujourd’hui, c’est un surcroît de prétention qui y règne. Il suffit de voir l’arrogance des journalistes face aux hommes politiques et leur complaisance face aux vedettes du star system pour comprendre que l’idée s’est répandue chez eux que la fonction qu’ils occupent leur donne une supériorité intrinsèque sur leurs interlocuteurs et un droit absolu de diriger les consciences. Ingrid Riocreux décrit très bien cela dans son livre, La Langue des médias.

Tandis que la presse papier se vend de moins en moins, les médias alternatifs, de Mediapart à Boulevard Voltaire, connaissent de plus en plus de succès sur Internet. Est-ce à dire que l’avenir de la « réinformation » passe par le numérique ?

Marcel Proust écrivait, dans Jean Santeuil : « Les journalistes ne sont pas seulement injustes, ils rendent ceux qui les lisent injustes. » La contre-information, ou réinformation, que l’on trouve sur Internet constitue certes un utile contrepoids au « faux sans réplique » (Guy Debord) de la propagande officielle. Mais ce contrepoids s’exerce trop souvent par recours à une propagande en sens inverse, où le besoin de vérité ne trouve pas son compte. Un parti pris et son contraire, cela fait deux partis pris. Le grand problème des médias alternatifs est que, sur Internet, il n’y a pas de responsabilité de la part de ceux qui écrivent, et que le scepticisme peut y être facilement exploité par des détraqués : les réseaux sociaux sont un amplificateur naturel de fausses nouvelles. La « réinfosphère » vise à satisfaire ceux qui refusent la partialité des médias dominants, mais elle ne donne pas plus que les grands médias la possibilité de vérifier les informations qu’elle propose. Cela ne peut satisfaire ceux qui aspirent, non pas seulement à trouver quelque part le reflet de ce qu’ils pensent, mais à l’existence d’une vraie presse d’information.

Alain de Benoist, propos recueillis par Nicolas Gauthier (Boulevard Voltaire, 22 juin 2016)

19/03/2016

La langue des médias...

Les éditions du Toucan viennent de publier dans leur collection L'Artilleur un essai d'Ingrid Riocreux intitulé La langue des médias - Destruction du langage et fabrication du consentement. Agrégée de lettres modernes, l'auteur est actuellement chercheur associé à l'Université Paris IV.

 

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« Les journalistes se présentent volontiers comme des adeptes du "décryptage". Mais est-il autorisé de "décrypter" leur discours ?

En analysant de très nombreux exemples récents, ce livre montre que les journalistes ne cessent de reproduire des tournures de phrases et des termes qui impliquent en fait un jugement éthique sur les événements. Prenant pour des données objectives des opinions qui sont en réalité identifiables à des courants de pensée, ils contribuent à répandre nombre de préjugés qui sont au fondement des croyances de notre société. Si le langage du Journaliste fonctionne comme une vitre déformante à travers laquelle on nous montre le présent, il est aussi une fenêtre trompeuse ouverte sur le passé et sur l'avenir.

Analyser le discours du Journaliste, c'est donc d'une certaine manière mettre au jour l'inconscient de notre société dans tout ce qu'il comporte d'irrationnel. Ce livre est conçu comme un manuel de réception intelligente à l'usage des lecteurs, auditeurs ou téléspectateurs quotidiennement exposés aux médias d'information. Son ambition est de lutter à la fois contre la naïveté et la paranoïa complotiste afin de n'être plus "orientés par un discours orientant". »

22/03/2015

Les snipers de la semaine... (102)

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Au sommaire cette semaine :

- sur RussEurope, Jacques Sapir allume Jean-Marie Colombani ancien patron du Monde et anti-russe phobique...

Le triste sire Colombani

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- sur Acrimed, Denis Souchon et Henri Maler dézinguent Pascale Clark et Patrick Cohen et dénoncent l'"appropriation narcissique de l’antenne de France Inter par deux intouchables arrogants"...

Cartes de presse : la rebellitude de Pascale Clark et Patrick Cohen

 

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05/04/2013

Médias : la grande illusion...

Les éditions Jean-Claude Gawsewitch publient cette semaine Médias : la grande illusion, un essai de Jean-Jacques Cros. Longtemps journaliste politique sur France 3, Jean-Jacques Cros a récemment pris sa retraite et révèle le dessous des cartes dans les médias...

 

 

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" Comment les médias vous trompent ! Les médias ne montrent pas la réalité. Ils donnent juste l’illusion d’être informés. Si ce décalage entre la réalité vécue et la réalité montrée peut s’expliquer par les habitudes, pressions et contraintes que subissent les médias, il accentue la méfiance des Français à l’encontre de ceux qui sont censés les informer. Et pourtant, les journalistes, eux, estiment qu’ils font leur travail ! Alors, pourquoi ce divorce ? Dans cet ouvrage « coup de gueule », écrit par un journaliste, grand reporter à France Télévision, sont mis en accusation les pouvoirs de l’Etat et des propriétaires mais aussi les dictatures de la publicité et du marketing. L’auteur dénonce également les mœurs d’une profession malaimée et démontre le conformisme affligeant dans le choix de l’information diffusée. Décryptant notamment les conséquences sur le pluralisme et l’information de la réforme de France Télévision prévue pour janvier 2013, le résultat de la marchandisation croissante des sources d’information ou encore les effets de « l’info-spectacle », l’auteur montre combien l’effet manipulatoire des médias, inévitable, peut représenter un risque pour notre société. Afin de devenir des « consommateurs de médias » alertes et responsables, les citoyens doivent donc décoder ce que les médias donnent à voir. Les médias ne sont pas une fenêtre sur le monde, mais seulement le monde vu au travers d’une lucarne. "