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02/09/2018

Feu sur la désinformation... (198)

Vous pouvez découvrir ci-dessous un nouveau numéro de l'émission I-Média sur TV libertés, consacrée au décryptage des médias et dirigée cette semaine par Michel Geoffroy, essayiste et membre de la fondation Polémia, avec le concours d'Hervé Grandchamp.

Au sommaire :

  • 1 : Les bobards d’été : la propagande ne prend pas de congés
    C’est la rentrée, mais la propagande n’a pas pris de congés, pendant l’été les médias ont propagé de nombreux bobards, exemple : Poutine aurait chassé le tigre, Mc Cain aurait été un fervent opposant à la guerre en Irak, et la France aurait été condamnée par l’ONU dans l’affaire Baby-Loup.
  • 2 : Le Zapping d’I-Média 
    Le militantisme pro euthanasie fait le tour des médias. Sur le canapé de Kombini, Jacquelin Jencquel explique à Hugo Clément (ex petit journal et Quotidien) qu’elle a décidé de recourir « au suicide assisté » en janvier 2022. L’interview a été très largement reprise dans la presse (le point RTL 20 min etc.). A aucun moment le journaliste n’a précisé que Jacqueline Jencquel était l’ex vice-présidente de l’ADMD, le plus actif lobby mitant en faveur de l’euthanasie.

  • 3: Homosexualité et psychiatrie, le pape est-vraiment il homophobe ?
    « A vomir Honteux », la presse se soulève contre les propos du Pape François qui a préconisé le recours à la psychiatrie pour les enfants ayant des penchants homosexuels. Un mot polémique sorti de son contexte, faisant du pape et de l’Eglise une institution homophobe. 
  • 4 : Les tweets de la semaine
    Absence de neutralité et censure sur les réseaux sociaux : Alors que la suppression de comptes et de publications est désormais monnaie courante. Les principaux réseaux sociaux sont aujourd’hui accusés de partialité, un employé de Facebook déclare « Nous affirmons que nous accueillons tous les points de vue, mais nous attaquons très vite souvent en groupe – toutes les personnes qui présentent une -opinion qui semble contraire aux idées de gauche ».

 

                                    

22/01/2018

Fakes, complotismes et obsessions...

Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de François-Bernard Huyghe consacrée au débat actuel à propos de la crédulité du peuple et de sa réceptivité aux thèses complotistes et aux bobards... Spécialiste des questions de médiologie et directeur de recherches à l'IRIS, François Bernard Huyghe a publié notamment Les maîtres du faire-croire (Vuibert, 2008), Think tanks - Quand les idées changent vraiment le monde (Vuibert, 2013) ou La désinformation - Les armes du faux (Armand Colin, 2015). 

 

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Fakes, complotismes et obsessions

Fake news et complotisme ? Tonner contre, aurait dit Flaubert. Difficile d’échapper à un débat sur la mentalité complotiste des Français (huit sur dix à croire à des fariboles comme la terre plate ou le grand remplacement) ou à de graves propos sur la démocratie menacée par les fakes russes.
De ce que nous sommes exposés à un nombre incalculable d’informations fausses ou douteuses (ce qui n’est pas la même chose que des théories complotistes, soit dit en passant), il est tentant de déduire qu’un fraction croissante de la population souffre d’immunodéficience cognitive. Ou de stupidité congénitale. Le Brexit et l’élection de Trump, voire le référendum catalan sont décrits comme une spirale : fausses nouvelles / fausse conscience / peuple abusé / peuple votant mal / régression politique. Cette explication réduit un processus à un dysfonctionnement de l’information pour ne pas dire à l’action des méchants ou à la niaiserie des « gens ». Le conflit ramené à une affaire de vérification et de crédulité, l’idéologie à des fantasmes et les intérêts des citoyens à un problème appelant des solutions rationnelles. L’espace du débat (pris en tenailles entre le rejet des idées inacceptables et des réalités indépassables) se réduit à la lutte des véridiques et des jobards. Tout devient problème de rééducation des masses égarées. Panique des autorités

Quand une des facultés caractéristiques de notre espèce - dire blanc quand on voit noir - a-t-elle acquis une telle nocivité, cela incite à rechercher des coupables (les démagogues) ou à déplorer une transformation des mentalités (l’indulgence croissante des masses envers ces fariboles, leur réceptivité ou crédulité) ? Voire à remettre en cause des technologies 2.0 qui encouragent à la prolifération des délires. L’hypothèse des méchants hommes (désinformateurs), de mentalités déplorables (désir d’être dupes) et des médias sociaux pervertis (bulles de confirmation qui rendent le faux contagieux) mérite pourtant d’être examinée de façon aussi critique qu’aurait dû l’être, celle, si populaire il y a quelques années et rigoureusement inverse, à savoir que le partage numérique de l’information garantissait les avancées démocratiques et menait à la libre société du savoir. Voir l’apologie des réseaux sociaux pendant le printemps arabe.

Au fait, avant ? C'était l'ère de la vérité ? Ou de la pré-vérité ? « Avant », personne ne le niera, il y avait des affabulations, des mensonges d’État, et des régimes reposaient sur une pseudo-réalité officielle. Il existait des rumeurs et des croyances populaires rétives à toute vérification ; des officines ou des groupes intoxiquaient ou abusaient l’opinion en introduisant dans le circuit médiatique des inventions stratégiques (pour décrédibiliser, diaboliser, mobiliser, etc.). Quelqu’un qui relirait la presse d’il y a quelques décennies à propos des incidents du golfe du Tonkin, de l’existence du Goulag ou des armes de Saddam Hussein, aurait du mal à croire que tout le monde vivait dans le même monde et que les faits étaient si indiscutés.

Ce n’est pas d’hier que l’on dénonce le viol des foules par la propagande, l’État spectacle, les faiseurs d’opinion et autres spin doctors, les pouvoirs de l’illusion médiatique, etc. Mais l’hypothèse de la post-vérité, sous sa forme la plus courante, implique que nous soyons victimes de trucages et manipulations (car sinon nous communierons tous dans le même réalisme et dans les mêmes valeurs). Les « fakes » - notion qui recouvre aussi bien des falsifications à buts stratégiques, des produits invraisemblables de pure imagination et des interprétations des faits de type complotiste qui supposent tout un arrière-plan caché - ne seraient de même nature ni que les mensonges totalitaires (imposés par l’État ou le parti pour conformer le réel à son modèle doctrinal) ni que les fabrications destinées à vendre un produit un style de vie, un candidat ou une guerre (spin doctors et compagnie).

La notion de post-vérité (fragilité du vrai ou puissance du faux ?) implique donc un problème historique (pourquoi maintenant ?), un problème démocratique (qu'est-il donc arrivé au peuple ?) et un problème cognitif (quand la documentation est si disponible et la vérification assurée par tant de bonnes volontés, qu'est qui empêche les réalités de l'emporter sur les passions et les inventions ?). Elle explique tout par un mauvais fonctionnement (à corriger par une dose de vérité et de morale) mais fait peut-être l’impasse sur la rationalité et l’intention des supposées victimes. C’est peut-être une façon de ne pas poser la question essentielle, celle de la rupture qui fait qu’une partie de la population ne croit plus ni les informations des mass médias, ni les explications du supposé cercle de la raison.

François-Bernard Huyghe (Huyghe.fr, 14 janvier 2018)

24/07/2016

Feu sur la désinformation... (86)

Vous pouvez découvrir ci-dessous un nouveau numéro de l'émission I-Média sur TV libertés, consacrée au décryptage des médias et présentée cette semaine par Hervé.

Au sommaire :

  • 1 : Attentat à Nice, le 14 juillet. Les Français victimes de bobards journalistiques : Mohamed Lahouaiej Bouhlel était franco-tunisien... C’était un déséquilibré... Il n’était pas pratiquant...
    Décryptage dans I-Média.
  • 2 : Le zapping d’I-Média.

  • 3 : Nice, le Bataclan... 2 attentats, 1 même manipulation médiatique : I-Média rediffuse son décryptage de novembre dernier.
  • 4 : Tweets d’I-Média.

 

07/03/2016

Les Bobards d'or 2016 !...

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Lundi 14 mars 2016, dans une semaine, la Fondation Polémia organisera sa 7e cérémonie des Bobards d'or, destinée à fustiger les pire mensonges médiatiques de l'année.

La cérémonie se déroulera, à partir de 19 heures 30, au Théâtre du gymnase Maie-Bell, 38 boulevard de Bonne Nouvelle à Paris (10e).

Vous pouvez réserver votre place et voter pour l'un des dix bobards sélectionnés pour l'année 2015 sur le site des Bobards d'or.

 

 

05/03/2012

Des bobards, toujours des bobards !...

Polémia organise la troisième édition des BOBARDS D’OR le 20 mars 2012. Cette cérémonie distingue et honore les journalistes les plus habiles ou les plus audacieux, ces désinformateurs d’un totalitarisme « doux » dont les mensonges répétés finissent par s’imposer dans les esprits et dictent les politiques de « droite » comme de « gauche ».
Le jury de Polémia et de nombreux contributeurs ont réuni un florilège des plus beaux mensonges. Vous pouvez retrouver l’intégralité du cru 2012 et choisir ceux qui méritent de figurer au palmarès sur www.bobards-dor.fr. 


3e édition des Bobards d'Or - 20 mars 2012 -... par Agence2Presse

11/04/2011

Bobards et tyrannie médiatique...

Nous reproduisons ci-dessous le discours inaugural de la cérémonie des Bobards d'or 2011, prononcé par Jean-Yves Le Gallou, président de la fondation Polémia.

Le-Gallou.jpg

 

Deuxième cérémonie des Bobards d’Or 5 avril 2011

Mesdames, Messieurs, Chers Amis,

Nous allons récompenser ce soir les plus brillants désinformateurs. Ceux qui n’hésitent pas à mentir délibérément pour servir le politiquement correct.

Mais ne nous y trompons pas, il s’agit moins de critiquer des hommes et des femmes que de dénoncer un système : la tyrannie médiatique.

Bien peu se hasardent à critiquer les grands médias parce qu’ils sont le pouvoir. Et pourtant, c’est précisément parce qu’ils sont le pouvoir, le pouvoir sur les esprits, en tout cas, qu’il est de notre devoir de les critiquer. Car les grands médias sont un rouage essentiel du pouvoir tout court. Le président du groupe socialiste au Parlement européen, Martin Schultz, l’a reconnu, je cite : « En démocratie, ce sont les médias qui contrôlent le pouvoir. »

La verticale du pouvoir

Mais qui donc contrôle les médias ? La réponse est simple : les banques, les oligarques de la superclasse mondiale (SCM) et les mercenaires intellectuels qui les servent.

Il y a donc une verticale du pouvoir dans ce qu’on appelle les démocraties occidentales : les grandes puissances financières y contrôlent l’opinion par l’intermédiaire des médias, des campagnes de communication et de la publicité.

Car contrairement à ce qu’on nous raconte, le pouvoir ne vient pas d’en bas dans les démocraties libérales occidentales. A de rares exceptions près – là où il y a des référendums d’initiative populaire, cette potion magique du peuple – le pouvoir n’appartient plus au peuple mais aux grands oligarques. Ce sont eux qui contrôlent la fabrication de l’opinion et l’offre électorale dominante.

Les banques et la SCM au cœur du système médiatique français

Si vous le voulez bien, jetons un coup d’œil rapide sur les propriétaires des médias français :

Au Figaro, Serge Dassault, dont le métier est de vendre des avions d’affaires aux patrons des grandes entreprises et du matériel militaire aux monarchies pétrolières ; sa prospérité est intimement liée au développement de la superclasse mondiale.

Aux Echos, Bernard Arnault, quatrième fortune mondiale, l’homme de l’industrie du luxe et donc, là aussi, étroitement dépendant de la prospérité de la superclasse mondiale.

Au Monde, au côté de Pierre Bergé, lui aussi homme du luxe et financier de SOS-Racisme, Mathieu Pigasse, de la banque Lazard.

A Libération c’est la banque Rothschild qui est aux commandes.

Même situation dans la presse quotidienne régionale, la PQR : le Crédit agricole contrôle toute la presse nordiste et picarde ; le Crédit mutuel est, lui, aux manettes des journaux alsaciens, bourguignons et rhônalpins.

Quant à Bouygues qui contrôle TF1 voici son conseil d’administration : le bancassureur Groupama, Indosuez, BNP Paribas, la financière Artémis et Bernard Arnault. La boucle est bouclée.

Les journalistes, des conseillers de clientèle de banque ?

Quel est le point commun entre un journaliste du Monde, du Courrier picard, de Libération ou de Vosges matin ? Ce sont tous indirectement des employés de banque !

Alors vous avez sûrement beaucoup de considération pour le conseiller de clientèle que votre banque a mis à votre service. Il peut occasionnellement vous apporter des informations utiles. Mais vous savez qu’il sert d’abord ses intérêts et celui de son employeur.

Eh bien, un journaliste, c’est un peu pareil ; c’est un peu comme le « conseiller de clientèle » de votre banque : l’information qu’il vous donne est « orientée », partielle, partiale, biaisée.

Les rouages de la presse d’influence

Les grands médias ne gagnent guère d’argent. Au contraire, ils en perdent. Ceux qui investissent dans les médias n’en attendent donc pas une rétribution financière immédiate ; non ils visent à acquérir du pouvoir, de l’influence. Voilà pourquoi, contrairement à ce qu’ils prétendent, les grands médias ne sont pas des médias d’information mais des médias d’influence. Ce sont des prescripteurs d’opinion : ils ne cherchent pas à aider à comprendre mais à faire croire.

La verticale du pouvoir médiatique

L’organisation du pouvoir médiatique est pyramidale.

- Au sommet trônent les oligarques de la superclasse mondiale : eux participent aux jeux et aux montages du pouvoir ; ils retrouvent les banquiers, les financiers, les chevaliers d’industrie et les hommes politiques dans des cénacles restreints comme le Club Le Siècle. C’est parce qu’il en était et qu’il a fait ses classes à New York et dans les rédactions des journaux d’affaires qu’Eric Israelewicz vient d’être nommé à la tête du quotidien Le Monde.

- A la base, on trouve les soutiers de l’information orientée d’autant plus dépendants qu’ils sont précarisés, et qu’ils se surveillent les uns, les autres. Malheur au « petit dealer » du politiquement correct qui viendrait à s’écarter du troupeau !

- Entre les deux, voici la caste des grands vicaires qui donnent le ton des sermons : les présentateurs du « 20 heures » : David Pujadas, Laurence Ferrari, Claire Chazal, Harry Roselmack; et une dizaine de « grands éditorialistes », se répandant partout : Claude Askolovitch, Nicolas Domenach, Joseph Macé-Scaron, Jean-Michel Aphathie, Jean-Claude Bourdin, Alain Duhamel, Alexandre Adler ou Nicolas Demorand. Quel merveilleux vivier de candidats aux Bobards d’Or ! Vous retrouverez d’ailleurs beaucoup d’entre eux dans cette édition 2011… Ces maîtres du discours sont des « grandes consciences » et des « sachants », à l’image des Dio, des Durfort et des Vilsberg, si bien décrits par Jean Raspail dans son roman prophétique Le Camp des Saints.

L’idéologie médiatique : le politiquement correct

« Tout ce qui est politiquement correct est nôtre » : telle est l’idéologie du pouvoir médiatique. Un cocktail d’affairisme mondialiste et de trotskysme d’école de journalisme. Vous mélangez le laisser-fairisme libréchangiste du Financial Times et la rupture sociétale façon Libération et vous atteignez le point G de l’extase médiatique.

L’exubérance émotionnelle de la sphère médiatique

La belle devise de la presse libre – « Je ne blâme ni ne loue, je raconte » – est passée à la trappe. Comme le dit Daniel Cohn-Bendit : « L’information équilibrée en démocratie, cela n’existe pas ». La presse n’informe plus, c’est « le café du commerce du village mondial » (Martin Peltier). La sphère médiatique y impose son pouvoir par la dictature de l’émotion. Son arme de manipulation massive est le manichéisme. Il y a le camp des saints et le camp du diable.

Bienheureuse Florence Cassez « avec son petit panier vert pomme, son nescafé et ses pleurs » (France-Info), pure Sakineh aux traits d’icône, saint Dominique Strauss-Kahn, sauveur de l’économie mondiale (publi-reportage Canal + / Euro-RSCG), merveilleux peuples arabes en révolution, angélique Roman Polanski.

Inquiétante Russie, « Salaud de peuple suisse » (Askolovitch), épouvantable « ophtalmo raciste » (la presse unanime).

Méchant Kadhafi, gentil petit roi de Bahrein aidé par les gentils blindés saoudiens contre les méchants chiïtes.

Le média est le mensonge

Le monde des médias dominants est construit comme une histoire de bisounours, un conte pour enfants avec ses bons et ses méchants ; pour bercer d’illusions les consommateurs à qui les oligopoles mondiaux veulent vendre de la bimbeloterie ; et pour mieux infantiliser les citoyens à qui la superclasse mondiale veut imposer le désordre cosmopolite pour mieux les soumettre au nouvel ordre mondial. Le média n’est pas seulement le message, le média est le mensonge. Le média n’est pas l’écran de la réalité, le média fait écran à la réalité.

Le sens de la cérémonie des Bobards d’Or

C’est pour cela que Polémia a créé la cérémonie des Bobards d’Or.

Pour dénoncer la soumission du pouvoir exécutif au pouvoir des banques et de la superclasse mondiale.

Pour dénoncer « ces médias qui tuent la raison dans le peuple » (Henri Hude) et qui, par là-même, sapent les fondements de la démocratie.

Pour rétablir la liberté du débat et la libre opinion.

Pour déchirer le voile du mensonge.

Vous allez avoir ce soir une grande responsabilité : attribuer les Bobards d’Or 2011. Votre tâche sera difficile car tous les candidats qui vous sont présentés sont méritants ! Mais vox populi, vox dei : c’est à vous de les élire !

Je déclare ouverte la deuxième cérémonie des Bobards d’Or.

Polémia
05/04/2011

Jean-Yves Le Gallou


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Les résultats des Bobards d'or 2011 peuvent être consultés sur le site des Bobards d'or