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  • Le véritable enjeu de 2027 : rendre du pouvoir au Pouvoir...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Michel Geoffroy, cueilli sur Polémia et consacré aux enjeux de l'élection de 2027...

    Ancien haut-fonctionnaire, Michel Geoffroy a publié le Dictionnaire de Novlangue (Via Romana, 2015), en collaboration avec Jean-Yves Le Gallou, ainsi que plusieurs essais, dont La Superclasse mondiale contre les Peuples (Via Romana, 2018), La nouvelle guerre des mondes (Via Romana, 2020), Immigration de masse - L'assimilation impossible (La Nouvelle Librairie, 2021), Le crépuscule des Lumières (Via Romana, 2021), Bienvenue dans le meilleur des mondes (La Nouvelle Librairie, 2023) et, dernièrement Occident go home ! - Plaidoyer pour une Europe libre (Via Romana, 2024).

     

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    Le véritable enjeu de 2027 : rendre du pouvoir au Pouvoir

    Ce qui importe ne se décide plus en France

    Une image trompeuse se projette sur les murs de la caverne politico-médiatique dans laquelle l’oligarchie nous enferme.

    Elle nous fait croire que le président préside, que les parlementaires votent les lois et que le gouvernement « détermine et conduit la politique de la nation », comme le dit l’article 20 de notre Constitution. Pendant que les juges administrent la justice.

    Mais tout cela n’est qu’artifice, communication et spectacle.

    Car, après quarante ans de socialisme, de transferts de compétences au profit de l’Union européenne et de gouvernement des juges, nos institutions tournent à vide et les politiques ont perdu toute initiative. Du moins vis-à-vis de ce qui importe vraiment.

    Les décideurs ne résident plus dans les palais nationaux. Les vraies questions ne se traitent plus en France, mais avant tout à Bruxelles, à Francfort, à Berlin et à Washington. Dans les conseils d’administration des grandes entreprises mondialisées, des GAFAM et des fonds de pension, ainsi que dans les cours de justice.

    Les politiques, acteurs d’un film muet

    La défense ? Elle se décide à l’OTAN. Et Emmanuel Macron essaie au surplus d’« européaniser » notre dissuasion nucléaire.

    La diplomatie ? L’Union européenne nous l’impose et envisage de toute façon de supprimer le droit de veto des États en la matière.

    La monnaie ? Elle est de la compétence de la BCE.

    Les accords commerciaux ? De la compétence de la Commission européenne.

    Les budgets et les réformes ? Ils sont fixés par les grandes orientations de politique économique validées par la Commission européenne.

    L’économie ? Elle est dérégulée.

    La santé ? Depuis le Covid, la Commission européenne a pris la main.

    L’immigration ? Ce sont les juges qui décident à la place des législateurs.

    Dans un tel contexte, nos politiques nationaux ne sont plus que des acteurs d’un film muet : ils s’agitent pour nous faire croire qu’ils gouvernent encore, alors qu’en réalité ils ne s’occupent plus que de l’accessoire et certainement pas du bien commun. Une notion que, de toute façon, l’idéologie libérale-libertaire a réduite à rien.

    Mais, pour enquiquiner les Français, comme disait Georges Pompidou, ils sont encore là !

    Des commentateurs impuissants mais complices

    Nos politiques s’occupent par exemple des questions aussi fondamentales que l’entrée au Panthéon de tel ou tel personnage, de l’hydratation des personnes âgées quand il fait chaud, des droits des « trans » ou du retour des chenilles processionnaires.

    Pour tout le reste, c’est-à-dire pour tout ce qui importe vraiment aux Français — chômage, pauvreté, insécurité, immigration notamment —, ils en sont réduits à adopter la posture du commentateur impuissant, comme on l’a vu avec les palinodies entourant l’adoption par la Commission européenne de traités de libre-échange contraires à nos intérêts : ils déplorent parfois, ils communiquent toujours, mais ils n’en peuvent mais.

    Le seul pouvoir réel que leur délègue l’oligarchie consiste à faire respecter, tels les anciens satrapes de l’Empire perse, l’ordre européiste en France : en clair, de taper sur les Français qui auraient le mauvais goût de se révolter, car, comme disait un ancien président de la Commission européenne, « il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens » (1). On a vu avec les Gilets jaunes que nos politiques exerçaient cette fonction répressive avec zèle, avec l’entier soutien de toutes les institutions, notamment judiciaires.

    Impuissants mais complices.

    L’enjeu de 2027 : rétablir la démocratie

    C’est peu dire que notre démocratie — entendue comme le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple — se délite, comme notre Constitution d’ailleurs. Ce qui renvoie au glissement de l’Union européenne non pas dans le fédéralisme, mais dans un néo-totalitarisme de plus en plus visible : un système hypercentralisé où les décisions incombent à une caste lointaine et non élue, pendant que les peuples n’ont prise sur rien et que l’on pourchasse les dissidents.

    Les votes à l’Assemblée nationale en disent long : même sur des questions a priori importantes, on constate que seule une minorité de députés vote vraiment (2), les autres ayant manifestement mieux à faire. À quoi sert en effet le Parlement si les vraies décisions se prennent ailleurs et si des juges non élus peuvent ensuite censurer les lois ? Et, finalement, à quoi sert de voter pour de tels « représentants » ?

    En d’autres termes, le pouvoir en France n’est plus à prendre : il faut le recréer, le refonder, le rétablir, le reconquérir. C’est le seul enjeu qui vaille en 2027.

    Car il ne servira à rien d’élire tel ou tel candidat — jeune premier ou vieux politicien roublard — si l’on ne remet pas en cause le processus ayant conduit à la déconstruction méthodique de notre souveraineté et donc de notre liberté d’action.

    Donc, si l’on n’a pas le courage de renverser la table à la fois dans notre pays et au sein de l’Union européenne.

    Mais qui relèvera ce défi ?

    Michel Geoffroy (Polémia, 5 juin 2026)

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  • Euro numérique : vers le grand Reset ?...

    Dans l'émission Politique & Eco de TV Libertés du 14 septembre 2020, Pierre Bergerot recevait Olivier Delamarche pour évoquer les projets de digitalisation de l'euro portés par la Banque centrale européenne. Olivier Delamarche est membre des Econoclastes.

     

                                           

    " Marginalisation du rôle des gouvernements, suppression du cash, vie privée sous surveillance... préparez-vous à l'avènement de l'euro numérique. Le 1er novembre, la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, a annoncé le lancement d'une "enquête d'opinion" pour savoir si les Européens seraient heureux d'utiliser une monnaie digitale. En réalité, la décision est déjà prise, c'est en tout cas l'avis de l'économiste Olivier Delamarche, qui voit déjà la BCE prendre le contrôle de nos vies. Face à ces menaces, l'invité de "Politique & Eco" prodigue quelques conseils pratiques frappés au coin du bon sens ! "

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  • Les snipers de la semaine... (171)

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    Au sommaire cette semaine :

    - sur Vu du droit, Ambroise de Raucourt allume Jean-Claude Trichet, l’ancien président de la Banque centrale européenne, qui du haut de son bilan désastreux continue à pontifier...

    Jean-Claude Trichet : la finance contre la démocratie

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    - sur La Sociale, Denis Collin flingue le gauchisme du capital...

    L’extrême gauche du capital

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  • Un blocus monétaire ?...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Jacques Sapir, cueilli sur son blog RussEurope et consacré à la crise chypriote et au rôle qu'entend jouer dans celle-ci le gouverneur de la Banque centrale européenne, et ancien serviteur de Goldman Sachs, Mario Draghi...

     

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    Chypre : Draghi use du Blocus monétaire

    Le « blocus monétaire » de Chypre qui vient d’être mis en œuvre par la BCE est un acte d’une extraordinaire gravité, dont les conséquences doivent être soigneusement étudiées. La décision de M. Mario Draghi porte sur deux aspects : tout d’abord la BCE n’alimente plus la Banque Centrale de Chypre en billets (point qui n’est pas essentiel car les réserves de « cash » semblent importantes) et ensuite elle interrompt les transactions entre les banques chypriotes et le reste du système bancaire de la zone Euro. C’est cette dernière mesure qui est la plus grave. D’une part, elle condamne à court terme les banques chypriotes (mais aussi les entreprises basées à Chypre) car désormais elles ne peuvent plus faire de transactions avec le reste de la zone Euro. D’autre part, elle équivaut à un « blocus » économique, c’est-à-dire dans les termes du droit international un « acte de guerre ». C’est donc dire la gravité de la décision prise par Mario Draghi. Elle pourrait d’ailleurs se prêter à contestation devant les cours internationales.

    Sur l’interruption des relations entre banques chypriotes et la zone Euro, l’argument invoqué est le « doute » sur la solvabilité des dites banques chypriotes. C’est à l’évidence un pur prétexte car des « doutes » il y en a depuis juin dernier. Tout le monde sait qu’avec les conséquences du « haircut » imposé sur les créanciers privés de la Grèce, on a considérablement fragilisé les banques de Chypre. La BCE n’avait pas réagi à l’époque et ne considérait pas le problème de la recapitalisation de ces banques comme urgent. Elle se décide à le faire au lendemain du rejet par le Parlement chypriote du texte de l’accord imposé à Chypre par l’Eurogroupe et la Troïka. On ne saurait être plus clair. Le message envoyé par Mario Draghi est donc le suivant : ou vous vous pliez à ce que NOUS avons décidé ou vous en subirez les conséquences. Ce n’est pas seulement un message, c’est un ultimatum. On mesure ici que toutes les déclarations sur le « consensus » ou l’« unanimité » qui aurait présidé à la décision de l’Eurogroupe ne sont que des masques devant ce qui s’avère être un Diktat.

    Mais il y a un message dans le message. Mario Draghi vient, d’un seul geste, de faire sauter la fiction d’une décision collective au sein de la BCE, car le Président de la Banque Centrale de Chypre n’a pas donné son accord. Les règles n’ont ainsi même pas été respectées. Il vient, ensuite, d’affirmer au reste du monde que les décisions ne sont pas prises par l’Eurogroupe ou l’Union Européenne mais par lui et lui seul, fonctionnaire désigné et non élu, irresponsable au sens le plus politique du terme. La nature profondément tyrannique des institutions mises en place dans le cadre européen se révèle pleinement dans cet incident. Les grands discours sur la coopération et sur l’expertise cèdent la place au froid rapport des forces et sentiment de puissance.

    Les conséquences de cette décision seront, quoi qu’il advienne, dramatiques. Il est possible que le Parlement chypriote se déjuge sous la pression, mais ce faisant il ouvrira une crise ouverte avec son peuple. La tradition de violence politique que l’on a à Chypre ne doit pas être négligée. Il est aussi possible que l’on aille jusqu’au bout de cette crise et que Chypre soit de facto expulsée de la zone Euro du fait de la décision de Mario Draghi. Le précédent ainsi établi aura dans ce cas des conséquences profondes pour l’ensemble des autres pays. Nous aurons des indications sur le cours que les événements vont prendre d’ici 48 heures.

    Jacques Sapir (RussEurope, 20 mars 2013)

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  • "Que la troïka aille se faire voir !"...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Bertrand Renouvin, cueilli sur son blog et consacré à la colère qui monte au Portugal, information peu reprise en France, bien entendu...

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    Que se lixe a troïka !

    Que la troïka aille se faire voir ! Le samedi 2 mars, ce n’est pas en Grèce que ce slogan a été hurlé, mais au Portugal. Un million de personnes ont manifesté dans les rues de Lisbonne et de toutes les villes portugaises pour exiger le départ des troïkans (1) et la démission du gouvernement.

    C’est là un événement majeur, qui s’inscrit dans la longue série des mouvements de grèves et de révoltes qui secoue la Grèce, l’Espagne, l’Italie et le Portugal – tous pays impitoyablement frappés par les mesures d’austérité. Pourtant, les chaînes publiques de la télévision française n’y ont pas prêté attention : rien sur France 2 au soir du 2 mars et rien non plus au « 20 heures » du dimanche. Sur Soir 3, l’événement a été rapporté à l’aide de quelques images assorties d’un bref commentaire : pas plus de 30 secondes.

    Les responsables de l’information sur les chaînes publiques ne peuvent pas dire qu’ils étaient mal informés et qu’ils n’avaient pas de place dans leurs éditions.  Pour ne prendre qu’un exemple, le 2 mars, huit minutes ont été consacrées à divers reportages sur les départs en vacances d’hiver au « 20 heures » de France 2. Quant à l’information, elle était à portée de la main puisqu’une dépêche de l’AFP annonçait une « marée humaine contre l’austérité » et décrivait les rues de Lisbonne animées par un défilé de 500 000 personnes qui chantaient Grândola Vila Morena, l’hymne de la Révolution des Œillets. Il y avait donc, à la disposition des chaînes publiques, de l’image et du son.

    Il n’était pas non plus bien difficile de rédiger un commentaire sur les causes de la révolte car elles sont partout identiques. En échange d’un prêt du FMI en 2011, le gouvernement portugais s’était engagé à ramener son déficit public à 4,5% du PIB en 2012, à 3% en 2013, à 1% en 2015 et à 0,5% en 2016 afin de se conformer à la « règle d’or » de l’équilibre budgétaire. Comme on pouvait s’en douter, ces engagements n’ont pas été tenus. Le gouvernement a donc demandé à la troïka un délai supplémentaire tout en faisant adopter pour 2013 un budget d’une exceptionnelle dureté alors que la récession atteint 3,2 %, alors que le taux de chômage dépasse 16% de la population active et frappe 40% des jeunes de moins de 25 ans. Ecrasés par les hausses d’impôts qui s’accompagnent de blocages ou de baisses des salaires, les Portugais ne peuvent plus croire les promesses dont ils sont abreuvés. Le FMI annonçait une récession de – 1% pour cette année, mais le gouvernement reconnaît qu’elle atteindra – 2%.

    Ces informations ne sont pas difficiles à trouver. Il suffit de quelques minutes de recherche sur la Toile pour nourrir un commentaire. Mais les directeurs de l’information télévisée ne sont pas intéressés par le « dossier » portugais. C’est tout à fait compréhensible. Montrer semaine après semaine qu’il existe un lien étroit entre l’austérité et la récession en Grèce, en Espagne, au Portugal, en Italie, ce serait donner aux téléspectateurs français des idées fort peu convenables à l’heure où les ministres de gauche plaident pour l’effort en promettant le retour de la croissance pour la fin de l’année.  Sur ce point, il est intéressant de noter que l’an dernier le gouvernement portugais espérait « un début de relance en 2013 » avant de reconnaître sa bévue. Mario Monti avait lui aussi promis la relance lorsqu’il avait présenté en novembre 2011 son plan d’austérité – mais l’Italie est en récession durable. Et Lucas Papadémos avait promis en mars 2012 que la Grèce renouerait avec la croissance «d’ici moins de deux ans» – alors que le gouvernement prévoit aujourd’hui une récession de – 4,5% en 2013.

    Que d’erreurs de prévision chez ces gens bardés de diplômes, expérimentés, bien informés et de surcroît conseillés et guidés par ces messieurs de la troïka. Cela ressemble fort à un mensonge concerté, tellement répétitif et grossier que la colère s’en trouve décuplée.

    Bertrand Renouvin (Le blog de Bertrand Renouvin, 4 mars 2013)

    (1) Troïkans : membres de la troïka composée de représentants de la Banque centrale européenne, du FMI et de la Commission européenne.

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  • L'euro, l'idiot du village planétaire...

    Vous pouvez regarder ci-dessous la chronique d'Éric Zemmour sur RTL, datée du 5 février 2013,  dans laquelle il nous livre son point de vue sur la surévaluation de l'euro...

     


    "La Chronique d'Eric Zemmour" : l'euro, l'idiot... par rtl-fr

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