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Métapo infos - Page 903

  • Se recueillir et réfléchir...

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    A l'aube d'une nouvelle année, face à un horizon apparemment bouché, se recueillir et réfléchir avant de reprendre la route...

    Et pour la réflexion, Métapo infos vous propose cette courte citation de Laurent Ozon, tirée de France, années décisives (Bios, 2015), un livre à lire, relire et méditer :

    Je terminerai de vous répondre en souhaitant que nous ne soyons pas simplement des conservateurs, mais que nous puissions aussi en quelque sorte briser à nouveau l'histoire, c'est à dire être capable d'un dépassement de forme et d'une créativité qui nous permettent de déplacer les contraintes de l'histoire de façons totalement inédite. Les conditions de cette refondation historique seront le résultat de la pression de l'histoire et de notre capacité à faire vivre des alternatives, prélude à la grande résurrection, à la translation de la civilisation européenne dans de nouvelles incarnations. Ce moment coïncidera probablement avec les temps qui suivront l'éclatement de la société-bulle à laquelle nous avons consacré tant d'énergie, tant de richesses, tant de créativité. Après les bulles, le retour des sphères ? Nous verrons bien, bientôt donc...

    Comme l'écrivait Philippe Jouet, en ces temps comme en d'autres, « les peuples qui survivront (…) sont ceux qui sauront résister aux forces de l'assimilation linguistique, culturelle, génétique et économique. Les autres rentreront dans le néant, c'est la loi du devenir »."

     

    Bonne année 2018 à tous les lecteurs de Métapo infos !

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  • Les snipers de la semaine... (155)

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    Au sommaire cette semaine :

    - sur Les carnets d'un promeneur, le journaliste Patrice-Hans Perrier dézingue le Pape François et son œcuménisme, basé sur les tables de la loi mondialiste...

    Noël en goguette

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    - sur Idiocratie, des Idiots allument le laïcisme pavlovien et grotesque qui défraie presque quotidiennement la chronique...

    L'endive de Noël

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  • De Benoist, Levy, Cluzel et Riocreux explorent le féminisme...

    Dans ce nouveau numéro de l'émission de TV Libertés, « Les idées à l’endroit », Alain de Benoist reçoit Elisabeth Lévy, journaliste et directeur de Causeur, Gabrielle Cluzel, journaliste, et Ingrid Riocreux, agrégé de français et auteur de La langue des médias (Toucan, 2016), pour évoquer la question du féminisme.

     

                                 

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  • Philosophie et idéologies trans/posthumanistes...

    Les éditions Vrin viennent de publier un essai de Gilbert Hottois intitulé Philosophie et idéologies trans/posthumanistes. Philosophe, spécialiste de la question de la techno-science, Gilbert Hottois a notamment dirigé l'Encyclopédie du trans/posthumanisme (Vrin, 2015).

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    " Jusqu'ici, c'est principalement outre-Manche et outre-Atlantique que des philosophes se sont efforcés d'élaborer la nébuleuse trans/posthumaniste en un discours cohérent argumenté prenant en charge des questions indispensables à notre temps et fécondes pour l'avenir. Le transhumanisme n'est pas la pensée d'un seul. Ses idées s'expriment à partir de nombreux champs disciplinaires : médecins, ingénieurs, entrepreneurs, biologistes, philosophes, théologiens, informaticiens, roboticiens, etc. En même temps, il ouvre la voie pour une approche intégrée, unifiée, d'idées autrement éparses et morcelées : de la métaphysique à l'éthique et au politique en passant par des analyses relatives à l'épistémologie, à l'anthropologie, à l'esthétique, aux philosophies de la technique, du langage et de la religion. Est propre au transhumanisme l'accentuation des technologies matérielles qui invitent à repenser l'anthropologie philosophique sous l'angle de la technique. Prendre au sérieux le transhumanisme invite à se méfier également de sa rhétorique technolâtre, prophétique ou commerciale, et des procès faciles et répétés qui lui sont adressés. Loin du court-termisme idéologique et utopiste, le trans/posthumanisme renvoie à la temporalité de l'Evolution ainsi qu'à celle de la science elle-même, empirique, laborieuse, provisoire, invitant à un transhumanisme prudent, patient, persévérant et modeste. "

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  • Concurrence des soupçons...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de François-Bernard Huyghe consacré à la concurrence des soupçons entre la France d'en haut et celle d'en bas... Spécialiste de la guerre de l'information et directeur de recherches à l'IRIS, François Bernard Huyghe a publié notamment Les maîtres du faire-croire (Vuibert, 2008), Think tanks - Quand les idées changent vraiment le monde (Vuibert, 2013) ou La désinformation - Les armes du faux (Armand Colin, 2015).

     

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    Concurrence des soupçons
     
    Nous vivons à l’ère des soupçons concurrents. Il y a le soupçon — répandu plutôt dans les classes éduquées - que la population deviendrait comme allergique au vrai. Complaisante face aux mensonges de politiciens assumant ne plus se laisser borner par les faits, résistante aux preuves scientifiques (du réchauffement climatique, de la nécessité des vaccins, etc.)... Bref, crainte que l’évidence des faits et des savoirs ne puisse plus s’imposer et que les manipulateurs poutino-populistes ne séduisent des masses que, curieusement, les médias traditionnels ne parviennent plus à rééduquer.

    S’y oppose le soupçon symétrique que tout ce qui vient d’en haut, des sachants, des experts, des professionnels de l’information, etc., forme un gigantesque rideau de fumée destiné à rassurer le peuple où à lui dissimuler les « vraies questions ».
    Dans tous les cas, des sondages montrent avec constance combien diminue la confiance populaire dans les médias ou, plus récemment, que la liberté d’expression est menacée dans les mêmes médias (76%).

    Bien entendu, nous ne disposons d’aucun moyen scientifique de mesurer quelque chose qui ressemblerait à un taux de résistance des masses aux faits et aux sciences et qui varierait suivant les époques. Les gens d’il y a cinquante ans étaient-ils plus ou moins complaisants face aux démagogues ? moins victimes de l’intoxication et de l’idéologie ? plus ou moins enclins à croire aux remèdes de bonnes femmes ou aux extra-terrestres, moins pénétré de l’évidence de l’évolution et de la climatologie ou des bienfaits de la médecine ?

    Mais nous pouvons constater empiriquement que les discours se multiplient sur la question dite de la post-vérité tandis que l’accusation de falsification envahit le débat : falsification politique (fake news, complotisme, interférences étrangères dans les élections) ou contestation des acquis de la science.

    Un exemple : le nombre de magazines qui ont consacré un numéro spécial à «  La vérité est-elle morte ?», « L’ère de la désinformation », « Y a-t-il encore une vérité ? », « La défaite de la vérité».

    Que les faits nus - des événements qui se sont ou non déroulés et sont ou non susceptibles d’être prouvés - puissent être interprétés en des sens opposés, d’un point de vue moral, historique opposés, différemment évalués en fonction du bien commun (et peut-être de nos intérêts)..., rien de plus normal. Qu’il subsiste des divisions idéologiques - sans doute moins simples qu’à l’époque où une partie de la population française était persuadée que l’URSS était un paradis, et l’autre que les Algériens adoraient la présence française -c’est inévitable. Ce à quoi nous assistons est différent : le fait que nous soyons autant obsédés par le trucage et l’intoxication et que nous leur prêtions un tel rôle historique (le Brexit, l’élection de Trump et le référendum de Catalogne présentés comme la conséquence quelques fake news russes p.e.). La contestation des évidences proclamées et celles des autorités chargées de les valider, atteint une virulence inégalée.
    Mais au fait comment savons-nous ce qui est faux ?

    Un intéressant numéro de Scientific American. rappelle assez opportunément ce qu’est une « certitude » au sens d’une théorie dominante que personne dans la communauté des chercheurs n’a réussi à remplacer ou mettre en défaut. En clair, cela implique que le consensus sur l’évolution, les vaccins, le climat ou l’innocuité pour le consommateur est présumé résister à la vérification théorique par leur cohérence avec les autres acquis, comme à la vérification expérimentale. C’est du moins ce que nous devons admettre, simples. citoyens qui n’avons pas une vie à consacrer à devenir experts en ces domaines : s’il y a quasi unanimité d’un côté et que les théories alternatives ne fonctionnent sur une bonne dose de suppositions improbables, il vaut mieux croire que la terre n’est pas plate, que les médicaments guérissent, etc.

    La situation est différente pour les fausses nouvelles puisque, par définition, ce sont des faits qui sont censés ne s’être produits qu’une fois et pas forcément avoir laissé énormément de témoins ou de traces. Globalement on prouve qu’il y a « fake news » de deux manières. Soit on démontre le trucage : cette photo a été prise ici, pas là, ce document a été retouché, ce témoin n’existe pas... Soit on renvoie à des sources ou des documents sensés faire foi.

    Dans tous les cas, il y a une terrible panne de l’autorité. On peut sans doute trouver des explications psychologiques (biais cognitifs, préjugés et passions), sociologiques (scepticisme des « périphériques »), voire technologiques (les réseaux numériques exposant les interprétations les plus hétérodoxes de la réalité et les renforçant). Mais la perte de références a priori indiscutables - la loi des choses ou le déroulement des choses - constitue la surprise la plus ironique pour des sociétés qui se veulent positives et transparentes.
     
    François-Bernard Huyghe (Huyghe.fr, 26 décembre 2017)
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  • Les pendules à l'heure...

    Les éditions Dualpha viennent de publier un livre de souvenirs de Pierre Monnier intitulé Les pendules à l'heure. Ami et confident de Céline dans l'immédiat après-guerre, il est de ceux qui ont permis la republication des œuvres du grand maudit des lettres françaises. Les Lettres à Pierre Monnier (1948-1952) de Louis-Ferdinand Céline ont été publiées par Gallimard en 2015.

     

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    " L’ami, le confident de Céline, remet les pendules à l’heure pour nous raconter ce que fut la réalité de la vie sous l’Occupation, les trahisons, les bassesses, l’héroïsme, le courage ou les mensonges qui nous firent tant de mal. Pierre Monnier nous décrit aussi avec brio les événements qui ont précédé le 10 mai 1940 : la trahison anglaise, le jeu des communistes, la lâcheté des dirigeants français…

    Tout cela, non seulement il l’a vécu, mais il le raconte avec sa verve accrocheuse et il dévoile les rôles tenus par certains, leur double jeu, leurs compromissions. Après un tel livre, les prébendiers de la Résistance ne sortiront pas indemnes de soixante-dix années de mensonges et de falsifications de l’Histoire. Les pendules à l’heure : un livre à découvrir d’urgence pour faire taire les assassins de la mémoire.

    Lire Pierre Monnier, c’est aussi entrer dans l’intimité d’un témoin de l’histoire qui fut l’ami ou le confident des grands noms du XXe siècle : Louis-Ferdinand Céline bien sûr, qu’il fut le premier à oser rééditer après-guerre, mais aussi Robert Brasillach, Thierry Maulnier, Kleber Haedens, Charles Maurras, Léon Daudet et bien d’autres.

    Grâce à Pierre Monnier, un grand nombre de mensonges volent en éclats, des évidences s’imposent, et l’adversaire principal surgit au grand jour, comme le cloporte que l’on découvre en soulevant une pierre. Il rapporte ce qu’il a observé avec une claire objectivité, sans concessions et dans la langue la plus directe. Il porte sur les hommes et les faits le regard le plus pénétrant, le plus révélateur et donne ainsi une vision authentique de ces années de fer, de feu et de sang qu’il libère de tous les mensonges dont elle est grevée par ceux qui s’acharnent à mettre le peuple de France en « condition ».

    Ce livre de l’honnêteté historique est, par voie de conséquence, le plus irritant pour les groupes de pression qui prétendent réduire notre mémoire à une perception limitative, réduc­trice et manichéenne.

    Les Pendules à l’heure, c’est l’arme au service de chaque Français pour une intrépide libération de la mémoire et du jugement… "

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