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Métapo infos - Page 554

  • Quand les routes de la soie se transforment en routes des virus...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Jean-Philippe Duranthon cueilli sur Geopragma et consacré à l'épidémie de coronavirus et à ses conséquences sur les rapports de force mondiaux. Membre fondateur de Geopragma, ancien élève de l'ENA, Jean-Philippe Duranthon est inspecteur général au ministère de l'Ecologie et du Développement durable.

     

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    Quand les routes de la soie se transforment en routes des virus

    Il est bien sûr un peu tôt pour évaluer toutes les conséquences de la crise du coronavirus, d’autant que celle-ci en est encore à ses débuts. Mais il est possible de réfléchir dès à présent à certaines de ses conséquences, par exemple au positionnement géostratégique de la Chine.

    Jusque-là sûre d’elle, fière d’un système, combinant développement économique et stabilité politique, garantissant l’adhésion de la population, la Chine pouvait adopter une posture conquérante, à l’échelle régionale mais aussi planétaire. L’apparition du virus à Wuhan (ville où, étrange coïncidence, elle avait décidé d’installer son laboratoire P4 spécialisé dans les recherches sur les virus) et sa propagation changent la donne et remettent en cause cette posture. L’absence de maîtrise initiale de l’épidémie montre en effet le manque de réactivité des responsables locaux, les imperfections des processus d’information au sein de l’empire, et les déficiences du système de santé : autant de faiblesses d’importance qu’il faudra corriger, donc de réformes internes qu’il faudra engager. Les dirigeants chinois devront accorder au moins autant d’attention au bien-être de la population qu’à la conquête de marchés ou de verrous diplomatiques. Car même en Chine l’on ne peut pas tout faire en même temps, surtout lorsque la croissance économique est la plus faible depuis trente ans.

    A l’échelle internationale, l’isolement dans laquelle la Chine est depuis peu plongée, à la fois volontairement du fait de la fermeture des régions contaminées, et malgré elle, parce que la plupart des pays ou des compagnies aériennes ont rompu leurs liaisons avec elle, interroge.

    Mais, au-delà de ces décisions emblématiques, c’est surtout la mise à l’arrêt d’un appareil de production dont des pans entiers sont conçus pour l’international qui importe : elle remet en effet en question l’habitude prise par la plupart des entreprises occidentales de réaliser une large part de leur activité en recourant à la sous-traitance dans des pays à faibles coûts de production, en particulier la Chine. Si ces entreprises ont aujourd’hui pour priorité de parer au plus pressé en recherchant, vaille que vaille, des palliatifs leur permettant de continuer leur activité, il est certain qu’elles réexamineront, dès que cela leur sera possible, l’ensemble de leurs processus de production et leur analyse des risques : elles pondéreront davantage leur dépendance à l’étranger, surtout l’étranger lointain, et considéreront que les risques de la délocalisation des processus industriels deviennent, surtout lorsqu’il s’agit d’approvisionnement en source unique, plus importants que les écarts de coût horaire qui les compensaient, et au-delà, jusqu’alors. Il est donc très probable que la crise du coronavirus modifiera de manière importante la division internationale du travail et sera un facteur de ré-internalisation de l’activité industrielle. La Chine, à l’instar de ses voisins, en sera pénalisée, d’autant plus que sa part dans l’activité manufacturière mondiale a cru fortement ces dernières années.

    Il faut donc s’attendre à deux évolutions qui se combineront : d’une part un repli sur soi pour donner la priorité aux réformes internes nécessaires, d’autre part une moindre appétence des pays occidentaux pour les usines chinoises.

    Mais il serait illusoire d’imaginer que cette évolution sera durable. La Chine a l’habitude de donner du temps au temps mais conserve ses objectifs, surtout quand le symbole du centenaire de la création de la Chine Populaire approche. Pas question donc que la Chine ne cherche plus à prendre la place des Yankees dans le contrôle de la région, qu’elle ne revendique plus d’être l’alter ego des Etats-Unis, voire l’alter ego dominant, qu’elle n’utilise plus ses avantages économiques (énorme marché, faibles coûts de production, main d’œuvre docile) et les réserves financières qu’elle a accumulées pour être un acteur incontournable, voire dominant, de la vie économique de la planète. Pas question qu’elle ne cherche plus à combiner ces atouts pour se doter d’un complexe militaro-industriel de tout premier niveau au service de sa politique de puissance.

    Le coronavirus va donc certainement ralentir quelque temps la montée en puissance de la Chine sur le plan mondial, mais il ne lui donnera pas un coup d’arrêt. Il est même probable que les entreprises chinoises, qui auront besoin d’accroître leur présence sur les marchés mondiaux pour compenser le ralentissement de la croissance en Chine, chercheront à compenser la désaffection relative de leurs partenaires occidentaux en se montrant encore plus agressives à l’étranger.

    Il est donc peu probable que le coronavirus soit pour la Chine ce que Tchernobyl a été pour l’URSS.

    Mais les interrogations d’ordre géostratégique soulevées par l’épidémie/pandémie de coronavirus concernent désormais aussi d’autres pays que la Chine. Comment l’Iran, déjà affaibli par les sanctions américaines, son étrange modèle économique et ses contestations internes, pourra-il surmonter un désastre sanitaire auquel il n’est pas préparé et quelles en seront les conséquences au niveau régional et pour sa confrontation avec les Etats-Unis ? Quelles seront les conséquences de l’épidémie sur l’équilibre des forces dans les régions qui connaissent des conflits armés ou latents et sur ces conflits eux-mêmes : au Moyen-Orient (Syrie), dans le Golfe (Yémen), en Afrique du Nord (Lybie)… ? Les forces militaires françaises pourront-elles continuer leur action protectrice an Afrique lorsque les déficiences du système de santé de la plupart des pays subsahariens, dès à présent connues, seront manifestes ? Verra-t-on apparaître, après les réfugiés politiques, économiques, climatiques, des réfugiés sanitaires et quel accueil devra et pourra-t-on leur réserver ?…

    Il est également difficile de savoir si l’inévitable ralentissement économique mondial et la chute des marchés financiers se traduiront par une crise économique majeure et si les Etats ainsi que les banques centrales trouveront les moyens d’y faire face alors qu’ils ont déjà créé des liquidités considérables pour remédier à la déprime de la croissance.

    L’épidémie de coronavirus ne va pas changer les objectifs ni les stratégies des grandes puissances. Mais elle va modifier de manière non négligeable les possibilités d‘action des différents protagonistes et, sans doute, à brève échéance, certains rapports de force.

    Jean-Philippe Duranthon (Geopragma, 2 mars 2020)

     

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  • Honoré d'Estienne d'Orves, un monarchiste dans la résistance...

    Les éditions Synthèse viennent de publier dans leur collection des Cahiers d'histoire du nationalisme une étude de Didier Lecerf intitulée Honoré d'Estienne d'Orves - 1940 : des monarchistes dans la résistance. Didier Lecerf est déjà l'auteur dans la même collection d'une monographie sur le PFN, Le Parti des Forces Nouvelles (1974 - 1984) - Une autre Droite.

     

     

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    " Issu d’une vieille famille de la noblesse provençale de tradition catholique et légitimiste, sensible aux idées et aux actions du catholicisme social d’Albert de Mun, descendant des généraux vendéens d’Autichamp et Suzannet et filleul du commandant Driant (le gendre du général Boulanger), le capitaine de frégate Honoré d’Estienne d’Orves peut être rattaché à la droite nationale, monarchiste, catholique et sociale.

    Dans le chaos de 1940, à l’heure où « l’occupation (força) les hommes à choisir explicitement leur allégeance » (Pierre Nora), cet officier de valeur, comme bien d’autres, fit son choix. Au nom des valeurs de sa famille, de sa foi chrétienne, de l’honneur, de la patrie…, il choisit de continuer la lutte sous le drapeau français, dans les rangs gaullistes. Mais sans pour autant retirer son respect au Maréchal Philippe Pétain ni vouer aux gémonies ceux qui firent au même moment un autre choix que le sien... Ambiguïtés d’une époque… 

    Dans ce nouveau numéro des Cahiers d’Histoire du Nationalisme, Didier Lecerf, historien de formation et militant de la cause nationale, nous invite à partir à la découverte de ce Français exemplaire, de ce patriote ardent, premier agent de la France libre fusillé par les Allemands, en août 1941. Il nous convie aussi à découvrir le milieu et l’époque qui ont contribué à sa formation intellectuelle et morale ainsi que les exemples qui l’ont inspiré. "

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  • Banlieues de l'immigration : vers l'embrasement ?...

    Vous pouvez découvrir ci-dessous un entretien avec Michel Aubouin, réalisé par Edouard Chanot pour son émission Parade - Riposte, et diffusé le 2 mars 2020 sur Sputnik. Ancien préfet et Directeur pour l’intégration, Michel Aubouin a travaillé au cœur de l’Etat et, depuis près de 40 ans, il a vu petit à petit des quartiers entiers rompre avec la République.

     

                                     

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  • La révolte des Gaulois...

    Les éditions Leo Scheer viennent de publier un essai d'Aymeric Patricot intitulé La révolte des Gaulois. Agrégé de Lettres, diplômé d'HEC et de l'EHESS, Aymeric Patricot est professeur, romancier et essayiste. Il est déjà l'auteur de plusieurs ouvrages, comme Autoportrait du professeur en territoire difficile (Gallimard, 2011) ou Les petits Blancs - Un voyage dans la France d'en bas (Plein jour, 2013).

     

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    Et si la crise des Gilets jaunes était aussi la révolte de ces «Gaulois réfractaires» dont parlait Emmanuel Macron ? L’indignation d’ordre économique et social recouperait un besoin de reconnaissance culturelle de la part de ceux que l’on désigne comme des Gaulois, c’est-à-dire des Blancs modestes de province. Et l’on assisterait ainsi à l’équivalent français du whitelash, ce mouvement de protestation des Blancs paupérisés contre la place accordée aux minorités aux États-Unis. Pourquoi ces Gaulois s’estiment-ils stigmatisés ? Pourquoi pensent-ils ne pas avoir droit au chapitre dans le débat sur les cultures minoritaires au sein des démocraties modernes ? Ne représentent-ils pas décidément une communauté impossible, désignée comme coupable alors qu’on leur répète qu’elle n’existe pas, tenue pour majoritaire alors qu’elle se vit comme reléguée ? Mobilisant le récit et l’analyse, cet essai littéraire et sociologique poursuit une réflexion débutée dans Les Petits Blancs (2015), devenus des Gilets Jaunes (l’équivalent des «White Trash» américains). Aymeric Patricot, à partir de ses observations et de témoignages, veut nous faire voir ces Français dont la paupérisation croissante nourrit leur marginalisation et leur colère contre le gouvernement.

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  • Non, l’islamoscepticisme n’est pas un crime !...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue du juriste strasbourgeois Ivan Aubert, cueilli sur le site du Cercle Droit & Liberté, consacré à l'affaire Mila et à la liberté de tenir des propos hostiles à la religion musulmane.

     

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    Non, l’islamoscepticisme n’est pas un crime

    La jeune Mila, « instagrameuse » de 17 ans, vient d’être rescolarisée sous protection le 10 février dernier. Pour rappel, sa vie est toujours menacée après avoir notamment déclaré « je déteste la religion, le coran est une religion de haine, il n’y a que de la haine là-dedans, l’Islam c’est de la merde ».

    Dans un pays où plus de 260 de nos compatriotes (1) sont récemment tombés sous le coup des fusils et pare-chocs de fanatiques agissant au nom de cette religion et de nulle autre, où des journalistes sont morts assassinés pour cette même raison, il apparaît légitime de s’en inquiéter. Ce qui inquiète, ce qui choque, c’est surtout que les soutiens à cette adolescente se comptent sur les doigts d’une main. Parmi eux le site militant Bellica, le journal Marianne, Marlène Schiappa, et quelques autres (2 & 3). Où est passé l’esprit Charlie ?

    Tout commence à l’issu d’une discussion sur les réseaux sociaux au cours de laquelle son homosexualité est ouvertement abordée. Des musulmans lui souhaitent alors de « bruler en enfer » et l’invectivent de « sale Française » ou encore de « sale gouine ». Pleuvent ensuite menaces de mort et de viol. Ses agresseurs invoquent le dogme de la religion musulmane à l’appui de leurs arguments.

    Sa vie est depuis menacée, et les ligues de défenses, d’habitude si promptes à réagir, restent étonnement silencieuses.

    Cette affaire est grave, non seulement parce qu’elle confirme ce que nombre d’études statistiques ont démontré, à savoir que la première menace en France contre l’égalité entre hommes et femmes et contre les droits de l’Homme est aujourd’hui le fait d’individus se revendiquant musulmans (4), mais aussi parce qu’elle laisse présager un effritement de principes juridiques primordiaux. Parmi eux, les plus importantes des libertés fondamentales : les libertés de conscience et d’expression.

    Le blasphème : ce crime qui n’en est pas un

    Bien que certains de nos voisins - dont l’Italie et la Grèce (5)- reconnaissent le blasphème comme infraction, la France est de par son Histoire très attachée à la liberté d’expression, notamment concernant la religion. Le blasphème, c’est-à-dire l’expression « irrévérencieuse » sur un sujet sacré, est, du fait de sa définition éminemment subjective, permis. Certains pays, tous musulmans, prévoient quant à eux la peine de mort pour ce que nous concevons comme une facette de la liberté d’expression (6).

    La liberté d’expression, d’exprimer son désaccord, et de choquer

    La liberté d’expression existe-t-elle vraiment si elle ne couvre que les propos consensuels et politiquement corrects ?  Le désaccord voire le trouble qu’elle est amenée à susciter dans l’esprit de chacun peut-elle légitimement lui faire obstacle ? Non, et c’est d’ailleurs ce que la CEDH affirme lorsqu’en 1994 elle rappelle dans l’arrêt « Otto-Preminger-Institut c. Autriche » (7) que l'article 10 de la Convention consacrant la liberté d’expression protège aussi les propos qui "heurtent, choquent ou inquiètent", et même « la propagation de doctrines hostiles à [la] foi [des croyants]".

    La liberté d’expression n’est cependant pas sans limite : la provocation « à la discrimination, à la haine ou à la violence à l'égard d'une personne ou d'un groupe de personnes à raison de […] leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, seront punis » par des peines d’emprisonnement et/ou d’amendes nous dit la loi de 1881 sur la liberté de la presse. Les mêmes peines sont prévues en cas d’appel à la haine en raison de l’orientation sexuelle (8).

    En d’autres termes, Mila, qui exprimait son avis -qu’elle présentait comme tel - à propos d’une religion et non de personnes, était dans le champ de la liberté d’expression.

    Ceux qui l’ont agressée ou qui soutiennent ces agressions par leurs explications et justifications se trouvent en dehors de ce champ. Ils doivent être poursuivis et sanctionnés.

    Outre ses nombreux agresseurs parés de la lâcheté de l’anonymat, notons aussi la réaction du  Conseil français du culte musulman qui par la voix de son représentant a affirmé lors d’une émission de radio que « qui sème le vent récolte la tempête ».

    En parallèle de ces justifications patentes se retrouvent de trop nombreuses explications qui confondent ce qu’il est convenable de dire, et ce qu’on a le droit de dire. On y compte Edouard Louis, militant LGBT qui estime que « la liberté, le progrès, c’est qu’il y a des choses qu’on ne peut pas dire » (9), mais aussi Alain Finkielkraut qui dénonce ce « dégueulis verbal » (10). Confondre la sphère de la convenance et celle de la légalité, prendre appui sur la valeur d’un propos pour juger de son droit à exister, n’est-ce pas là le plus dangereux des raisonnements ? Cette confusion ressemble plus à une fuite qu’à une réponse : aborder la convenance, c’est refuser d’aborder le droit de penser et d’exprimer son désaccord, aussi outrancier que d’aucuns puissent le juger. C’est permettre qu’un droit fondamental soit soumis à la discrétion de chacun et faire du débat et de la sphère publiques un « safe space » infertile.

    L’ancien ministre Brice Hortefeux (11) relève lui des propos « inutilement agressifs et injurieux ». On regrette une fois de plus également la confusion qu’il existe entre objectif et subjectif. Brouiller les deux domaines, c’est refuser son rôle de la loi : si chacun peut se sentir attaqué, voire insulté, les textes du législateur ne doivent, au risque de dénaturer leur justice et leur équilibre, que condamner ce qui est objectivement insultant.

    C’est ce qu’ils font, appliquons-les.

    Ivan Aubert (Cercle Droit & liberté, 17 février 2020)

     

    Notes :

    (1) https://www.lefigaro.fr/international/depuis-2012-263-personnes-sont-mortes-dans-des-attentats-islamistes-en-france-20191007

    (2) https://www.marianne.net/societe/mila-16-ans-menacee-de-mort-pour-avoir-critique-l-islam

    (3) http://www.leparisien.fr/faits-divers/je-suis-mila-marlene-schiappa-denonce-les-propos-criminels-du-delegue-general-du-cfcm-28-01-2020-8246280.php

    (4) https://www.ifop.com/wp-content/uploads/2019/11/116798_Rapport_ifop_ELLE_2019.10.21.pdf

    p. 45 et suivantes, il est mis en exergue que les musulmans (ainsi que les personnes « de gauche » sont beaucoup plus susceptibles de réaliser des agressions sexuelles que le reste de la population. Le rapport illustre aussi l’avis de l’échantillon de population musulmane interrogée sur les droits des femmes.

    (5) https://www.institutmontaigne.org/blog/le-blaspheme-en-france-et-en-europe-droit-ou-delit

    (6) https://www.france24.com/fr/20181031-pakistan-blaspheme-delit-crime-peine-mort-europe-loi-repressive-religion-islam-catholicisme

    (7) http://host.uniroma3.it/progetti/cedir/cedir/Giur_doc/Corte_Stras/Otto-Prem_Aut1994.pdf

    (8)

    https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexteArticle.do?idArticle=LEGIARTI000029759703&cidTexte=JORFTEXT000000877119&categorieLien=id

    https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000006417660&cidTexte=LEGITEXT000006070719&dateTexte=20020101

    (9) https://www.valeursactuelles.com/societe/affaire-mila-pour-lauteur-militant-edouard-louis-la-liberte-le-progres-cest-quil-y-des-choses-quon-ne-peut-pas-dire-115877

    (10) https://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/pour-alain-finkielkraut-les-propos-de-mila-sont-du-degueulis-verbal-1221335.html

    (11) https://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/brice-hortefeux-les-propos-de-mila-sont-inutilement-agressifs-et-injurieux-1221279.html

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  • Révolte contre l'esprit bourgeois...

    Les Amis de la Culture européenne viennent de rééditer un opuscule de Karl Höffkes intitulé Wandervogel - Révolte contre l'esprit bourgeois, qui présente de façon sensible ce mouvement identitaire, écologiste et anti-bourgeois de la jeunesse allemande d'avant la première guerre mondiale, auquel appartint, par exemple, Ernst Jünger, et qui reste mal connu en France.

    Pour aller plus loin sur ce sujet, on pourra utilement consulter le site Wandervogel - Histoire des mouvements de jeunesse: scouts, camping, auberges de jeunesse...

     

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    " « Imaginons une nuit froide de janvier. Sur les champs abandonnés, sur les branches des pins mutilés qui jalonnent le chemin, il y a encore de la neige.
    Un poteau indicateur, taillé à la main, semble perdu au milieu de ce paysage sans vie. Il leur a souvent servi de point de rassemblement et indique : « Zum Fichteberg : 1 km ».
    Après tant d’années de vagabondages joyeux, les voilà qui entreprennent la dernière marche en commun. Demain, déjà, l’un des deux jeunes gens qui suivent ce chemin durci par le gel, quittera la ville pour séjourner pendant des années à Constantinople. Et les voilà qui atteignent le sommet où trône un imposant château d’eau… »

    L’histoire étonnante du réveil au début du siècle dernier de toute une jeunesse allemande éprise de liberté. Le monde bourgeois des instituteurs et des parents devra être proscrit et ne vaudra pas les grandes randonnées entre jeunes à travers tout le Reich. "

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