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Métapo infos - Page 1644

  • Mon prénom est personne...

    Nous reproduisons ci-dessous un article de Claude Bourrinet, cueilli sur Voxnr et consacré à la vogue des prénoms sans racine...

     

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    Mon prénom est personne

    Une famille nordiste voulant prénommer Daemon leur fils nouveau-né, s'est vue assignée à comparaître devant le tribunal de Cambrai, qui juge cette initiative non conforme à l'intérêt de l'enfant, en vertu de l'article 157 du code civil. Porter un tel prénom, qui rappelle plus le Malin que le facétieux génie socratique, risque fort, en effet, de livrer ce pauvre môme à la risée de ses petits camarades. Les parents avancent qu'il est porté par de nombreux Américains, et qu'il apparaît dans la distribution d'un feuilleton télévisuel.

    Mais il est vrai que le ridicule, dans ce domaine, n'a plus de limites. Non seulement des abrutis lobotomisés, américanisés, exhibent leur aliénation comme un trophée, mais même le clergé y va de sa partition, que l'on connaît bien, sur l'air gentillet que l'on emprunte maintenant pour tout excuser ou justifier. Ainsi, ces sectateurs de la boîte à décerveler, paradoxalement, ont-ils eu l'idée de faire baptiser leur diablotin. Que croyez-vous qu'il arriva ? Un exorcisme ? Non, le prêtre, bien représentatif d'une l'Eglise abandonnée à la modernité la plus stupide, n'y a vu aucun inconvénient, "tous les enfants étant fils de Dieu".

    Certains parents inventent des prénoms, qui sonnent comme des pseudonymes showbiz, ou carrément comme des marques ou des noms de médicaments, dotés qu'ils sont de sonorités rares, de ce snobisme qui aime les syllabes en xy, en a, les hiatus inouïs, les combinaisons improbables, les articulations qui accrochent comme des slogans. Ou bien, on traficote des prénoms déjà existants, les amputant, les tordant, les mettant à la question. Chacun aura un exemple proche à fournir, une invention grotesque pour nourrir le rire moqueur ou le rictus de mépris. C'est le produit infect de notre société narcissique, égocentrique et consumériste, en même temps qu'un aveu de déracinement. La règle est le caprice. On crée son nom comme on adopte un chien, comme on achète un produit, ou plutôt comme on mène désormais sa vie, à la manière de l'enfant qui mélange tout, salé, sucré, visqueux et caca, pipi et rêvasserie.

    Dans la Tradition la plus antique, le nom que l'on portait indiquait la lignée à laquelle on appartenait, par exemple la gens Julia, désignait un sens religieux, ou bien une signification existentielle. Hélène vient de Sélèné, qui est la déesse de la Lune. Sophie renvoie à la Sagesse. Théophile est celui qui aime Dieu. Toutes les religions proposent des prénoms qui, si on les prend au sérieux, sont susceptibles d'induire un comportement, voire un destin. Même ceux qui n'ont pas de signifié intrinsèque, peuvent évoquer des personnages. Pierre, Jean, Jacques, sont des noms qui appartenaient à des apôtres. Combien de Sud Américains ont-ils appelé leur fils Napoléon, ou Lénine ? L'octroi ou le don d'un nom n'était pas à prendre à la légère.

    Dans les romans de Chrétien de Troyes, par exemple, le chevalier ne le livre pas spontanément. Il y réside une charge secrète, un pouvoir qui rend fort, si l'on sait l'utiliser de manière adéquate, en le révélant à un ami, ou qui rend faible, quand on le donne inconsidérément à un ennemi. Dans le même temps, le nom participe à la construction de la personne : Perceval ne connaît le sien que par une demoiselle, et en même temps comprend-il la réalité des choses, et son propre être, sa propre autonomie. Lorsque Ulysse répond à Polyphème, qui signifie en grec ancien « qui parle beaucoup, bavard » ou « très renommé », que son nom est « Personne », il nous conduit, par anticipation, à une analyse très perspicace de notre société : elle est ce géant, ce cyclope, qui devient vite aveugle, qui s'enivre et se laisse berner, brutal, barbare, stupide, croyant toute parole mensongère tout en en abreuvant autrui, vivant dans l'illusion de la grotte, et ayant perdu le sens véritable du langage. Aussi, en traquant « Personne », ne rencontre-t-il que le vide. Littéralement, le nom de cette société est bien un agglomérat de sons creux, un assemblage insane d'anonymats : elle vit dans la fausseté des opinions vulgaires, dans l'oubli de l'origine, dans l'obscurité des passions viles, et dans une erreur douloureuse, qui, finalement, la conduit à la catastrophe.

    Claude Bourrinet (Voxnr, 3 décembre 2011)

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  • La technique et la chair...

    Les éditions Parangon viennent de publier La technique et la chair - Essai de philosophie de la technique, un essai de Daniel Cérézuelle. Philosophe, influencé par Jacques Ellul, Daniel Cérézuelle a consacré un essai au penseur de l'écologie Bernard Charbonneau, intitulé Ecologie et liberté (Parangon, 2006).

     

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    "On ne peut comprendre la dynamique technicienne caractéristique de notre civilisation sans tenir compte d’un esprit du technicisme qui n’a rien à voir avec la raison utilitaire. C’est pourquoi le champ de l’imaginaire technique est d’une importance politique cruciale. Le rythme d’expansion de notre système technique s’avère de plus en plus insoutenable. De nombreux signaux suggèrent qu’il bute déjà sur des limites et que si l’on veut éviter le chaos écologique et social il faudra procéder à des révisions déchirantes ; une remise en cause profonde de notre mode de vie techniciste et consumériste semble inévitable. Une telle politique devra affronter un obstacle redoutable : les croyances et l’imaginaire collectif. Mobilisant la notion de chair comme fil conducteur, les essais réunis dans ce volume proposent une exploration de cet imaginaire techniciste. Le rapport de l’homme moderne aux techniques est nécessairement médiatisé par un imaginaire qui s’organise en mythes sensibles tout autant qu’en idées abstraites. C’est également parce que l’homme est un être de chair que le déploiement rapide de la puissance technicienne peut avoir des effets désorganisateurs, voire déshumanisants, individuellement et collectivement. Mais évoquer l’idée d’un renoncement à certaines formes de puissance, c’est suggérer à « l’homme-dela- société-du-développement » de s’arracher la peau ; il ne sait répondre que par un appel à plus de technique. C’est pourtant parce que l’homme est un être de chair qu’il est vital d’imposer un rythme plus lent au changement technique : tâche difficile à laquelle nous sommes bien mal préparés et dont une des premières conditions est de procéder à une démythologisation de notre imaginaire technique."

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  • La gouvernance contre la démocratie...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Michel Geoffroy, cueilli sur Polémia et consacré à la menace que fait peser la gouvernance sur la souveraineté du peuple.

     

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    La gouvernance contre la démocratie

    L’ordre politique européen s’est forgé au cours de l’histoire autour de différents principes que l’on nomme aujourd’hui « démocratie » pour faire court, mais qui sont en réalité beaucoup plus anciens :

    • - le respect de la souveraineté des Etats et aussi de la personne des gouvernants, même en cas de guerre ;
    • - le consentement des citoyens à la guerre ;
    • - la définition d’un ordre judiciaire propre, découlant des législations adoptées par les citoyens et fondé progressivement sur l’égalité juridique des citoyens ;
    • - le consentement aux dépenses de l’exécutif, et par conséquent à l’impôt qui les finance, par ceux qui y sont soumis.

    Ces principes sont aujourd’hui – et de plus en plus – bafoués au sein de la prétendue Union européenne (UE). En d’autres termes, nous ne vivons plus en démocratie telle que la concevaient les Européens jusqu’alors.

    Aux ordres de l’OTAN

    Le consentement à la guerre n’existe plus aujourd’hui. C’est l’OTAN et donc en réalité les Etats-Unis qui décident à notre place. Les Européens ne font que suivre.

    La Constitution de 1958 prévoyait que la déclaration de guerre devait être autorisée par le Parlement au-delà d’un certain délai. Cette disposition répondait, bien sûr, au souci de la mise en œuvre immédiate de la dissuasion nucléaire, qui s’accommodait mal d’un débat parlementaire. Mais l’exception est devenue la règle.

    Les multiples aventures militaires dans lesquelles nous avons été impliqués depuis le dernier quart du XXe siècle, que ce soit dans les Balkans ou pour « protéger le peuple libyen », ont été imposées par les exécutifs et, en outre, sans déclaration de guerre en bonne et due forme. « L’UE c’est la paix » mais on fait quand même la guerre aux autres sans le reconnaître.

    Le fait que les forces armées soient de plus en plus, en Europe, constituées de soldats de métier ne change rien à la chose : les nations sont mises devant le fait accompli. D’ailleurs l’exemple de la Belgique est caricatural : alors que ce pays n’avait plus de gouvernement, il s’est trouvé engagé dans une « coalition » pour aller guerroyer en Afghanistan ou ailleurs. La guerre est l’ « ultima ratio regum », comme il était écrit sur l’artillerie de Louis XIV, c'est-à-dire le « dernier argument des rois », l’expression suprême de la souveraineté. Le fait qu’un pays sans gouvernement parte en guerre démontre que son peuple a en réalité perdu toute souveraineté et qu’il ne joue plus que le rôle de valet d’armes au service des puissants.

    Il n’y a plus de souveraineté des Etats ni de statut spécial de leurs dirigeants

    Aujourd’hui les soldats européens sont de plus en plus requis pour imposer par la force des changements politiques à des Etats souverains, sous des motifs les plus divers mais en général présentés comme « humanitaires », que ce soit sous l’égide de l’OTAN ou de « coalitions » de rencontre. Il s’agit d’imposer aux Serbes la partition du Kossovo, de faire partir Saddam Hussein ou Kadhafi, voire demain d’imposer à la Syrie ou à l’Iran de changer de gouvernement.

    Le principe « d’ingérence humanitaire » et le « devoir de protéger », forgés pour la circonstance, servent de justification médiatico-politique à ces aventures. Mais ces dernières violent en réalité un principe jusque-là essentiel : celui de la non-ingérence dans les affaires des Etats, justement, principe dont la France s’était pourtant faite le champion au XXe siècle. Or l’ingérence tue la démocratie, au lieu de la promouvoir comme voudrait nous le faire croire l’oligarchie. Elle introduit la violence dans la politique. Cette utilisation de la force contre des Etats souverains qui ne nous menacent point aboutit à banaliser l’idée que l’on n’a plus à respecter la souveraineté d’autrui. Or la souveraineté n’est que l’acception politique du mot liberté, pourtant aujourd’hui si galvaudé.

    Comme le montre aussi le livre d’Etienne Dubuis L’Assassinat des dirigeants étrangers par les Etats-Unis (Favre, 2011), ces opérations militaires camouflées n’hésitent plus à frapper directement les dirigeants et leurs familles. En rupture, là aussi, avec une tradition européenne séculaire.

    Elles créent un fâcheux précédent, enfin. Car qui nous dit que demain on ne mobilisera pas la force pour chasser du pouvoir un gouvernement européen qui déplairait aux autres ? Ou qui provoquerait une prétendue « urgence humanitaire » en voulant, par exemple, rétablir l’ordre des banlieues en proie aux violences ethniques ?

    La mise en tutelle des législateurs

    L’ordre juridique n’est plus défini par les législateurs mais par les juges. C’est ce que l’on nomme en novlangue « l’état de droit » ; traduisez par : souveraineté des juges et plus précisément de la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH).

    Au nom de cet « état de droit », les lois votées par les parlements ne sont valides que si elles sont conformes à l’idéologie dont la CEDH se veut le farouche gardien en dernier ressort ; en particulier si elles se conforment à l’idéologie des droits de l’homme et au fameux principe de « non discrimination ». Les législations doivent aussi passer le premier filtre du contrôle de constitutionnalité (le Conseil constitutionnel en France) qui remplit au niveau des Etats la même fonction. Une pyramide d’engagements internationaux achève de boucler le dispositif. Cela signifie, en fin de compte, que des juges inamovibles se font juges des lois votées par les parlements qui, eux, sont élus.

    De fait les parlements ont vu leurs attributions législatives se réduire de plus en plus : pour l’essentiel ils se bornent à traduire en droit national (on dit « transposer ») des directives élaborées ailleurs, par les fonctionnaires de l’Union européenne. L’initiative des lois est, en outre, désormais avant tout dans les mains des exécutifs. En clair : ce ne sont plus les « représentants du peuple » qui font les lois mais l’oligarchie de ceux qui ne sont pas élus par le peuple. L’absence de referendum d’initiative populaire renforce évidemment cette évolution oligarchique du système politique.

    La destruction de la citoyenneté

    Cette prise du pouvoir par les juges s’est traduite non par un progrès, comme voudrait nous le faire croire la propagande de l’oligarchie, mais par une profonde régression politique : elle signe en effet la destruction de la conception européenne de la citoyenneté.

    La citoyenneté reposait, en effet, sur une logique de préférence, principalement nationale et donc territoriale. La mise en œuvre du principe de « non-discrimination », sur lequel se fonde la jurisprudence des juges « européens », détruit cette logique. En fait, il détruit tout ordre politique et c’est d’ailleurs bien sa fonction dernière puisque l’UE veut détruire les Etats et les nations. Ce principe n’est en effet que le reflet, dans l’ordre juridique, de la théorie du laisser faire laisser passer économique : il sert à détruire les protections culturelles et politiques créées par les sociétés humaines.

    Selon le principe de non-discrimination, les étrangers sont appelés à avoir en tout les mêmes droits que les nationaux, que les autochtones. « Les étrangers sont chez nous, chez eux » disait François Mitterrand. Il n’y a donc plus de limite à l’espace politique et la citoyenneté se trouve dévalorisée. Les débats récurrents sur le droit de vote des étrangers s’inscrivent dans cette logique perverse : le droit de suffrage, qui est pourtant un droit politique essentiel puisqu’il détermine soit le choix des représentants, soit, en cas de référendum, une décision directe, est ainsi en passe d’être galvaudé. N’importe qui, dès lors qu’il est présent sur un territoire, devrait avoir les mêmes droits politiques que les citoyens qui y résident d’une façon permanente. En outre les gouvernements, par crainte de « discriminer » et d’être sanctionnés par les juges, en viennent à se préoccuper prioritairement des « minorités » et à délaisser la majorité de la population.

    Le vieux principe européen qui voulait que la politique soit déterminée par l’accord de la majorité, qui remonte au moins aux cités grecques, est aujourd’hui foulé aux pieds. Les majorités ne sont plus seulement « silencieuses » : elles sont muselées.

    La fin de la démocratie financière

    L’Union européenne, et tout particulièrement la zone euro, s’est construite par la destruction de la souveraineté monétaire et douanière des Etats et sur l’encadrement de leur souveraineté budgétaire. Le principe du consentement à l’impôt par les citoyens était donc déjà un peu encadré par les exigences du pacte de stabilité et de la mise en place de l’euro.

    Mais la crise des dettes souveraines nous fait franchir une nouvelle étape, celle de la mise en place progressive d’une « gouvernance financière » : en clair, de la mise en place d’une tutelle des Etats par les marchés.

    L’exemple de la Grèce est éclairant. Les ministres des Finances de la zone euro lui ont non seulement imposé des plans de rigueur à répétition, impliquant notamment une hausse des impôts sans demander leur avis aux citoyens grecs, mais, en outre, quand le premier ministre a envisagé de soumettre ces mesures à référendum, on l’a menacé de suspendre l’aide à la Grèce. Enfin la Commission européenne, la BCE et le FMI ont exigé, le 7 novembre, pour verser la 6e tranche de l’aide, que les partis qui soutiennent le gouvernement prennent l’engagement par écrit de respecter les mesures réclamées par les bailleurs européens et le FMI.

    C’est la première fois que l’on prend ainsi en otage les partis d’un pays : en clair, en Grèce, la politique des partis de gouvernement n’est plus définie par leurs adhérents ni leurs dirigeants mais par les banques et les marchés.

    Par ailleurs, lorsqu’a été évoquée l’éventualité d’une sortie de la Grèce de la zone euro, la Commission européenne a tenu à rappeler que cette éventualité n’était nullement prévue par les traités : l’euro serait donc un choix irréversible ? C’est une contradiction dans les termes…

    Les changements de gouvernement dans la zone euro, que ce soit en Grèce, en Italie ou en Espagne doivent maintenant complaire plus aux financiers internationaux qui constituent les fameux « marchés » qu’aux électeurs.

    Mais ce n’est évidemment pas fini. La Commission européenne vient de proposer un renforcement de son rôle et un contrôle plus strict des budgets nationaux, avec la possibilité de recommander des amendements en cours d’exécution, car il convient, a souligné M. Barroso, de « rendre les parlements nationaux plus conscients des règles européennes »… sic ! (le Bulletin quotidien du 17 novembre 2011). Traduisez par : plus obéissants !

    Le président de l’Union européenne, H. Van Rompuy, a pour sa part été plus loin le 16 novembre en proposant de retirer le droit de vote aux pays jugés « laxistes » en matière de finances publiques. Sa position a sa logique, tant il est vrai que celui qui perd la maîtrise de ses finances perd sa souveraineté tout court ! Mais cela confirme que le législateur budgétaire est appelé à devenir un législateur croupion au sein de l’UE, avant tout soumis à la Commission et au diktat des marchés, et, d’une façon beaucoup plus épisodique, aux électeurs.

    La gouvernance contre les peuples

    Il est manifeste que l’oligarchie entend profiter de la crise des dettes souveraines – qu’elle a pourtant provoquée et qui constitue de ce fait un échec manifeste de sa part – pour renforcer sa domination sur les peuples européens.

    Dans le paradis de l’UE, les frontières sont des passoires, les délinquants sont multirécidivistes, on a instauré la préférence immigrée, on fait la guerre chez les autres et le chômage progresse. Car les marchés exercent la véritable souveraineté et mettent les peuples en sujétion.

    On aurait donc pu s’attendre à un peu de modestie de la part de ceux qui sont responsables du naufrage. Mais c’est mal les connaître !

    Pour l’oligarchie, les peuples européens, qui sont perçus non comme des compatriotes mais comme une simple ressource au service des marchés, doivent désormais filer budgétairement et économiquement droit, comme ils doivent obéir au politiquement correct et comme ils ne doivent voter que pour les seuls candidats intronisés par le système. Tout se tient.

    C’est d’ailleurs pourquoi tout s’effondrera en même temps : l’économie financière, le politiquement correct et le pouvoir de l’oligarchie !

    Michel Geoffroy (Polémia, 30 novembre 2011)

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  • Les snipers de la semaine... (33)

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    Au sommaire cette semaine :

    - sur Valeurs actuelles, Denis Tillinac mouche ceux qui, à droite, courent après la gauche sociétale...

    Eloge de l'altérité

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    - sur Metamag, Claude Lorne flingue l'association Ni putes ni soumises et les bonnes "affaires" de sa présidente...

    Ni putes ni soumises mais peut-être arnaqueuses

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  • Fracture de Maastricht : le retour...

    Dans sa chronique du 1er décembre sur RTL, Eric Zemmour voit réapparaître au grand jour dans le paysage politique actuel le clivage autour de la question européenne qui s'était substitué au clivage droite-gauche à l'époque du réferendum sur le traité de Maastricht, en 1992, comme en 2005, au moment du référendum sur la constitution européenne...

     

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  • Le nihilisme européen...

    "J'enseigne de dire non en face de tout ce qui rend faible - de tout ce qui épuise.

    J'enseigne de dire oui en face de tout ce qui fortifie, de ce qui accumule les forces, de ce qui justifie le sentiment de la vigueur.

    Jusqu'à présent on n'a enseigné ni l'un ni l'autre : on a enseigné la vertu, le désintéressement, la pitié ou même la négation de la vie. tout cela sont les valeurs des épuisés."


    Les éditions Mille et une nuits viennent de rééditer en format de poche Le nihilisme européen, le premier livre de La volonté de puissance, l'ouvrage posthume de Friedrich Nietzsche.

     

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    "Dès les années 1880 Nietzsche projette un ouvrage qui exposerait toute sa philosophie, mais il ne peut le mener à bien. Juste après sa mort, sa soeur Elisabeth établit le texte à partir de fragments, selon le plan laissé par l’auteur en mars 1887. Le Nihilisme européen est le premier des quatre livres de La Volonté de puissance : 86 fragments qui dressent le bilan de la situation philosophique de l’Occident moderne, caractérisé par le nihilisme d’une société malade, épuisée, décadente, « où le faible se nuit à lui-même ». Nietzsche analyse l’essence du nihilisme comme une dévalorisation de la vie et de l’existence. Il y voit trois responsables : le christianisme, l’esprit rationnel et l’esprit critique, et leur donne un nom : Kant, Rousseau, Schopenhauer, Wagner."

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