Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Métapo infos - Page 1106

  • La revue de presse d'un esprit libre...

    Vous pouvez découvrir ci-dessous une revue de presse que nous a adressé Pierre Bérard. Membre fondateur du G.R.E.C.E. , Pierre Bérard est un collaborateur régulier de la revue Éléments. Il est, notamment, l'auteur d'un texte remarquable, Conversation avec Julien Freund, qu'il faut lire et relire !...

     

    Veilleur.jpg

    La revue de presse de Pierre Bérard

    Au sommaire :

    • Jean-Pierre Le Goff pense que nous assistons à la fin d'un cycle historique. Dans un entretien à France Culture à propos de son dernier livre Malaise dans la démocratie il s'exprime sur l'abus des lois, l'épuisement du "gauchisme culturel" (toujours hégémonique dans les grands médias), une gauche qui reconnait la réalité à reculons, le court-termisme, l'érosion des problématiques sociales au profit des thématiques sociétales qui ont été l'occasion pour les couches populaires de déserter la gauche au bénéfice du Front National, l'accentuation de la fracture au sein d'un peuple qui ne supporte plus les leçons de morale que lui infligent les élites, le manque d'audace de la pensée par rapport aux gardiens du dogme coupés du réel, la destruction du terreau anthropologique qui vise transversalement aussi bien la gauche que la droite, le festivisme ambiant (tout phénomène pour être légitimé doit être "convivial" et "festif"), il distingue quatre types de fête qui sont les fêtes de la "transgression banalisée", les fêtes événementielles et institutionnalisées, les fêtes écologiques et enfin les fêtes du passé revisité liées à la passion mémorielle et patrimoniale le tout correspondant à l'évolution de l'individualisme, d'une part compétitif et performant et de l'autre extrêmement fragile. Le Goff critique l'angélisme et cette appétence à vivre dans une bulle hors de l'épreuve du réel. On lira, par ailleurs de lui, dans le dernier numéro de la revue Le Débat (janvier-février 2016) son excellente définition du conservatisme.
     
     
    • Sur Radio Courtoisie, Arnaud Guyot-Jeannin recevait le 9 février Christian Brosio rédacteur en chef adjoint des pages Histoire de Valeurs actuelles), Thibault Isabel (rédacteur en chef de la revue Krisis), David L'Épée (journaliste à ÉlémentsKrisis et Rébellion) et Bruno Saint-Ellier sur la question : "Existe-t-il un socialisme opposé à la gauche ?" à partir du contenu de la dernière livraison de la revue Krisis. Le thème de cette bonne émission didactique pourrait être illustrée a contrario par le titre révélateur du livre de Manuel Valls pour en finir avec le vieux socialisme... et être enfin de gauche. Podcast disponible.
     
     
    • Qui finance les "no borders" qui se sont illustrés à Calais récemment ? Où l'on voit que les idiots utiles du système font semblant de manquer de flair sinon de flouze.

    http://www.cercledesvolontaires.fr/2016/01/28/24840/

     
    • NOVOpress, agence de presse des Identitaires, tresse des compliments au journal La décroissance.
     
     
    • Toujours plus loin avec l'anthropologue Jean-Loup Amselle. Cette fois ci il élargit son bêtisier et propose de laisser tomber le principe de nationalité !
     
     
    • Une excellente chronique de réflexion sur la géopolitique telle qu'elle se donne à voir en Syrie. D'après Alexis Feertchak, le président russe Vladimir Poutine a su se rendre indispensable à tout règlement politique de la guerre civile qui se déroule dans ce malheureux pays, empêchant les occidentaux et leurs alliés arabes et turcs de demeurer les seuls maitres du jeu.
     
     
    • La responsabilité de la CIA dans le conflit syrien épinglée par le New York Times. La presse américaine dévoile que l'agence a bien soutenu tous les groupes djihadistes.
     
     
    • Xavier Moreau fait un bilan de l'intervention russe en Syrie.
     
     
    • Sur la situation en Syrie, article certes orienté, mais pas plus que ceux qui nous sont livrés quotidiennement par la presse occidentale mainstream.
     
     
    • Un programme présidentiel commun idéal afin d'assurer la victoire de "peuple de droite". Philippe Baccou de la fondation Polémia détaille à partir des sondages ce que désirent la grande majorité des électeurs.
     
     
    • Urbanisme/architecture, comment remédier à la France moche ?
     
     
    • Dans l'émission "Zemmour & Naulleau" sur Paris Première consacrée à la question "L'armée est-elle à bout de souffle ?", le général Vincent Desportes tient un discours fort responsable sur la nécessaire adéquation entre budget militaire et volonté d'être présent sur la scène internationale.
     
     
    • Sous l'intitulé "Le ministère de la vérité : Orwell l'a imaginé, Najat l'a créé !" NOVOpress s'en prend  à la campagne gouvernementale qui vise selon elle, sous prétexte de lutter contre les théories du complot, argument qui fait autorité chez toute personne raisonnable, à imposer la vision du monde du pouvoir libéral-social-démocrate.
     
     
    • Déradicalisation. Le terme est pour le moins mal choisi. Ce qu'il signifie étymologiquement c'est un refus des racines et de l'esprit critique poussé jusqu'au bout. Si c'est effectivement le but que s'assigne le gouvernement nous ne pouvons que nous opposer à ces mesures. Pour notre part nous demeurons résolument "radical" dans la mesure où nous estimons que peu de choses doivent être conservées du monde tel qu'il va. En ce sens la radicalité n'a rien à voir avec l'embrigadement messianique et celle-ci n'est pas propre aux jeunes musulmans originaires de l'immigration, fort heureusement. On pourrait tout aussi bien soutenir que le gouvernement poursuit lui aussi une entreprise de radicalisation en poussant subrepticement et toujours plus loin la libéralisation de la société.
     
     
    • Jihadisme, "pas-d'amalgamisme" et "rien-à-voirisme". François-Bernard Huygue se moque de l'aveuglement volontaire dont font preuve l'ensemble des médias et nos hommes politiques. Directeur de recherche à l'IRIS, Huygue vient de publier La désinformation. Les armes du faux chez Armand Colin.
     
     
    • À l'heure où les "écologistes" reçoivent leur juste rétribution sous forme de maroquins précaires pour avoir renoncé définitivement à l'écologie au profit de simples ambitions politiciennes qu'incarne magnifiquement un Jean-Vincent Placé. Ainsi va la passion de la gamelle. Un tweet ironique disait  à ce propos que sa nomination montre qu'un esprit libre, intransigeant, refusant les contorsions ou les compromis, est toujours récompensé... Plutôt que de gloser sur le Titanic gouvernemental on s'intéressera au séminaire que le Front National a tenu le week-end dernier et dont David Desgouilles tire pour Causeur des leçons que nous faisons nôtres.
     
     
    • Dans sa chronique matutinale du 11 février Éric Zemmour s'en prend avec ironie au monde agricole français qui, en proie à une concurrence internationale et dérégulée n'a pas même l'élégance de mourir en silence.
     
     
    • Entretien sur la crise financière. Paul Jorion sur France Info le vendredi 12 février.
     
     

    Soleil noir.png

    Lien permanent Catégories : Tour d'horizon 1 commentaire Pin it!
  • Feu sur la désinformation... (77)

    Vous pouvez découvrir ci-dessous un nouveau numéro de l'émission I-Média sur TV libertés, consacrée au décryptage des médias et dirigée par Jean-Yves Le Gallou, président de la fondation Polémia, avec le concours d'Hervé.

    Au sommaire :

    • 1 : Calais, Piquemal, Pegida et les médias.
    • 2 : Le zapping d’I-Média.

    • 3 : Prix du menteur politique, un bobard journaliste.
    • 4 : Tweets d’I-Média.
    • 5 : Le Parisien, bobard SDF.
    • 6 : Le bobard de la semaine.

    Lien permanent Catégories : Décryptage, Manipulation et influence, Multimédia 0 commentaire Pin it!
  • Histoire criminelle des Etats-Unis...

    Les éditions Nouveau Monde viennent de rééditer l'ouvrage de Franck Browning et John Gerassi intitulé Histoire criminelle des Etats-Unis. Ce livre, dont les deux auteurs étaient respectivement journaliste et professeur de sciences politiques, avait été initialement traduit et publié en 1981 sous le titre Le crime à l'américaine.

     

    Histoire criminelle des Etats-Unis.jpg

    " Et si l'histoire des États-Unis s’était avant tout bâtie sur le crime ? Réputée violente, la société américaine fascine par ses assassinats présidentiels, ses caïds de la mafia ou ses serial killers. Mais au-delà des stéréotypes, ce livre nous fait découvrir le rôle central de la criminalité dans la conquête puis l’administration du « Nouveau Monde ». L’idéologie libérale promeut d’emblée l’initiative individuelle comme moteur du progrès économique : la contrainte est perçue comme nocive et le pragmatisme l’emporte bien souvent sur un puritanisme de façade.

    L’analyse historique est ici jalonnée de portraits hauts en couleur. De la délinquance de rue à la corruption jusqu’au sommet de l’État, la sous-culture criminelle se généralise à toutes les strates de la société. Elle fait partie de la vie : petit boulot pour les uns, mal nécessaire pour les autres. Elle imprègne la conscience collective à travers les figures du hors-la-loi, du gangster ou du mercenaire. Elle s’institutionnalise au sein de lobbies qui font de l’illégalité la norme. Et elle essaime au-delà de ses frontières, où l’American way of crime s’exporte presque aussi bien que l’American way of life. "

    Lien permanent Catégories : Livres 0 commentaire Pin it!
  • "Nos agriculteurs n'ont même pas l'élégance de mourir en silence"...

    Vous pouvez découvrir ci-dessous une chronique d'Éric Zemmour sur RTL, datée du 11 février 2016 et consacrée à la crise agricole...

     


    "Nos agriculteurs n'ont même pas l'élégance de... par rtl-fr

    Lien permanent Catégories : Multimédia, Points de vue 0 commentaire Pin it!
  • Les origines nordiques de l'Iliade et de l'Odyssée...

    Les éditions astrée viennent de publier un ouvrage de Felice Vinci intitulé Homère dans la Baltique - Les origines nordiques de l'Odyssée et de l'iliade, avec une préface d'Alain de Benoist. Ingénieur nucléaire, passionné par l’œuvre d'Homère, Felice Vinci a publié ce livre après plusieurs années de recherches, en particulier sur le terrain.

     

    Vinci_Homère.jpg

    " Le livre de Felice Vinci résout une question qui a depuis longtemps intrigué les spécialistes de la période homérique : comment se fait-il que les nombreuses et précises indications géographiques données par Homère ne semblent pas du tout correspondre avec le monde méditerranéen ? S’il est impossible de reporter les aventures d’Achille et d’Ulysse sur une carte de la Méditerranée, c’est peut-être parce que celles-ci se sont déroulées bien plus au nord, dans le monde de la Baltique et de la mer du Nord...

    « Je viens de lire votre livre et je suis profondément impressionné. Vos argumentations géographiques et météorologiques sont très fortes, et je prévois que, après la période habituelle d’hésitation, les spécialistes de l’antiquité classique les accepteront » (Theo Vennemann, Université de Munich) "

    Lien permanent Catégories : Livres 0 commentaire Pin it!
  • Jihadisme et rien-à-voirisme...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de François-Bernard Huyghe, cueilli sur son site Huyghe.fr et consacré à la cécité volontaire dont font preuve les hommes du système face à l'islamisme. Spécialiste de la stratégie et de la guerre de l'information et directeur de recherches à l'IRIS, François Bernard Huyghe vient de publier La désinformation - Les armes du faux (Armand Colin, 2015).

     

    Dar al islam.jpg

    Jihadisme et rien-à-voirisme

    "Rien à voir", "Pas d'amalgame", ces deux slogans sont devenus l'alpha et l'omega du discours officiel sur le jihadisme. On présuppose que les motivations de tueurs de janvier et novembre comme de tous leurs imitateurs obéissent à un besoin inavoué sans rapport avec le message du véritable islam. Du coup on voit des laïcs militants comme le ministre de l'intérieur qui nous expliquent en quoi consiste l' interprétation orthodoxe du Livre sacré et fassent l'exégèse.

    La religion "en soi" serait indemne de toute potentialité mortifère et d'ailleurs une pure affaire de vie privée comme le décide la laïcité républicaine ? Les jihadiste ne pourraient donc croire que le texte impose de tuer que sous l'effet d'une stupidité exceptionnelle (ils n'y comprennent rien et se laissent dicter des interprétations délirantes que par des manipulateurs qui profitent de leur solitude, de leur ressentiment, de leurs désirs inavoués, du manque d'autorité du père, ou de n'importe quelle explication qui exclue la religion). D'autres préféreront pimenter d'explications plus sociologisantes : la stigmatisation, la frustration, l'exclusion sociale qu'auraient subi ces malheureux. Les premiers ont tendance à préconiser de soigner les jihadistes, les seconds de créer un monde parfait, sans chômage ni pulsion identitaire, par exemple, où les causes structurelles du jihadisme disparaîtraient en même temps que toutes les aliénations.

    D'où une exception méthodologique surprenante : il est recommandé en sciences sociales de faire un lien entre la religion des gens et leur vote, leur sexualité ou leur pratique du capitalisme, mais pas avec la violence politique. Inversement, il est permis de mettre en rapport ladite violence jihadiste avec des pulsions sexuelles, de la solitude, du ressentiment social, des positions de classe, un imaginaire médiatique, les inégalités induites par la modernisation, mais il est tabou de soutenir qu'une des expériences anthropologiques les plus anciennes de l'humanité -se relier à des textes sacrés, mais aussi de se relier à une communauté de frères partageant le même code spirituel - puisse avoir aucun impact sérieux sur une guerre qui se dit sainte. Bref un mur conceptuel sépare religion "vraie" et politique.

    Le paradoxe n'est pas moins étonnant vu du côté adverse : les jihadistes passent leur vie à dire que ce qu'ils font résulte de l'impératif coranique et uniquement de cela, ils répètent la liste de leurs griefs historiques contre l'Occident, ils redisent que leur vision du monde ne laisse pas la moindre place pour une politique séparée de la religion, sinon comme crime. Et nous, nous leur disons que tout ce qu'ils racontent est faux, pire que c'est de l'islamophobie stigmatisante que de croire au moindre "rapport". Bref qu'ils sont débiles.
    - C'est ce que Pierre Birnbaum appelle avec drôlerie "rien-à-voirisme", et dont il fait la critique (de l'intérieur) dans sa version de gauche : être incapable de voir dans le religieux autre chose que le déguisement d'intérêts matériels (ceux des possédants qui imposent l'ordre religieux, ceux des dominés qui puisent dans leur foi une énergie révolutionnaire) mais dans tous les cas, n'y voir que des fariboles qui ne peuvent être crus que par des niais. La critique de Birnbaum est excellente et invite à renoncer à cette tradition de réduction du religieux à tout sauf le religieux' Si les acteurs agissent souvent pour des motifs qu'ils ne discernent pas eux-mêmes, ceux auxquels ils disent se soumettre ne peuvent pas être rangés dans boîte opium du peuple ou illusion idéologique sans rapport avec le débat.
    - Quant au pasdamalgamisme, il introduit une dimension stratégique : il s'agirait de faire la sourde oreille à tout ce que disent les jihadistes pour éviter de donner raison à ceux qui les écoutent pour de mauvais motifs. Puisque les islamophobes esentialisent la religion, en font une cause magique et font semblent de croire que les tueurs savent pourquoi ils tuent et que leur loi décide de leurs actes, ce doit être tout le contraire.

    L'alibi du déni s'ajoute ainsi à la pratique de la pseudo déconstruction pour suggérer un traitement psychologico-économico-pédago-médiatico n'importe quoi pour éviter de s'interroger sur les motivations explicites des jihadistes pour les remplacer par d'implicites fournies par des experts en sciences humaines. et des spécialistes de la sécurité.
    On notera que, suivant ce raisonnement, les pires des islamophobes seraient les jihadistes qui passent leur temps à affirmer que cela a à voir avec la religion (à vrai dire, ils passent leur temps à dire que tout a à voir avec la religion) et qui désirent ardemment être "amalgamés" avec leurs frères de l'Oumma.

    Mais au fait, si nous demandions leur avis aux jihadistes eux-mêmes ? Or voici que Dar al Islam, la revue en ligne de Daesh publie un dossier spécial "attentats sur la voie prophétique" (un jeu de mots presque digne de Libé) avec photo de la tour Eiffel. On y traite de la légitimité islamique des attentats de Paris (ceux passés et sans doute ceux à venir, car il y a pas mal d'effet d'annonce). Notamment lorsque la revue précise "les seules questions pertinentes concernent les prochaines cibles et dates", se moque l'incapacité de nos services de renseignement et les rodomontades de nos politiques. Ou lorsqu'elle désigne, sous une photo de manifestation du Front National, ces "idôlatres" comme une "cible de choix".

    Dar al Islam est clair : "C'est toujours la même rengaine. À chaque fois qu'une attaque a lieu contre les mécréants que ce soit au cœur de leur terre ou dans les pays des musulmans, on voit apparaître une flopée de responsables religieux, de politiques, d'analystes spécialisés et autres qui nous expliquent que "ces attentats n'ont rien à voir avec l'islam".

    Non sans contradictions remarquent les jihadistes, puisque d'une part, on demande aux musulmans "qui n'ont aucun rapport" de condamner cette barbarie tandis que les "soi-disant représentants de la communauté musulmane de France." martèlent que leur religion qui n'a rien à voir avec ces crimes et d'en préconiser une version occidentalo-compatible. Et le rédacteur de ricaner sur ces mécréants qui donnent aux vrais croyants (eux, les salafistes qui sont restés fidèles aux pieux ancêtres) Ils se vantent au contraire de la rigueur doctrinale de leur propre argumentaire, du consensus des savant. Et les pages se succèdent où l'on réclame un "débat universitaire" qui leur permettra de prouver leur légitimité de leur position avec forces références coranique' des éclaircissement sur la méthodologie, la hiérarchie des textes, le modes de preuve etc.

    On prend ces gens au sérieux quand ils tuent, on devrait aussi les prendre au sérieux quand ils écrivent.

    Par quelle aberration, en lisant ces textes, et les multiples témoignages qui montrent que les tueurs de Janvier ou de novembre se souciaient de qui il était légitime de tuer (en fait qui était "coupable") ou de leur conformité de leurs actes à la Loi, en arrive-t-on à conclure que toute cela est un bruit vain ? Qu'ils n'en croient pas un mot "en réalité" et qu'ils sont agis de façon par des mécanismes ou des appétits qui échappent totalement à leur conscience.

    Bien entendu, nous ne soutenons pas que nos actes ont uniquement les motivations que nous leur prêtons et que nos pulsions ou déterminants sociaux ne jouent pas. Il est totalement légitime en sciences sociales de chercher du non-dit, mais il est absurde de se boucher les oreilles à ce qui se dit. Donc de faire représentations , de ce en quoi en croit, le seul élément non pertinent. Il n'est pas indifférent que l'on choisisse le matérialisme historique ou la religion cao-daiste. Le choix de soumette à une loi peut dissimuler de la sublimation ou de la haine de soi, n'empêche qu'elle guide la praxis. Le dénier c'est s'imposer le handicap de rendre l'adversaire imprévisible et irrationnel, alors qu'il est tout le contraire. C'est le convaincre que c'est nous qui sommes dans le déni, l'hypocrisie et l'idéologie (aliénation qui, pour eux se confond avec le sécularisme). Prendre un air supérieur et suggérer au jihadiste de s'allonger sur le canapé du psy ou d'aller chez l'assistante sociale, pour renoncer à ces billevesées qui lui encombrent l'esprit, il se pourrait bien que ce soit cela la véritable islamophobie.

    François-Bernard Huyghe (Huyghe.fr, 7 février 2016)

    Lien permanent Catégories : Décryptage, Points de vue 0 commentaire Pin it!