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guerre

  • Un maître de violence...

    Les éditions Perspectives libres viennent de publier un essai d'Olivier Battistini intitulé La guerre - Un maître de violence.

    Maître de conférences émérite en histoire grecque à l’Université de Corse, Olivier Battistini est directeur du Labiana Callipolis, un laboratoire d'histoire grecque, associé à la Bibliotheca Classica Selecta (BCS) de l'université catholique de Louvain, et membre du comité scientifique de Conflits. Auteur de nombreux ouvrages sur la Grèce ancienne, ses domaines de recherches sont la guerre et la philosophie politique. Il a notamment publié Platon - Le philosophe-roi (Ellipses, 2024).

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    " Par la dialectique d’un achèvement et d’une négation, la guerre grecque dit l’harmonie de la cité-État. Elle est le signe paradoxal de sa survie et de sa disparition future, principe et fin. Elle apparaît comme l’acte politique suprême. La guerre qui oscille entre des pôles opposés, la violence première et le raffinement souverain, est le moyen de tendre à l’hégémonie et à l’autonomie pour le maintien de la cité dans l’horreur de l’histoire. Pour un temps nécessairement bref. Il s’agira ici de la guerre chez les Grecs, l’art du commandement, la tactique et la « grande tactique », l’idée de la guerre en tant que telle, une guerre inévitable car politique — la politique est une métaphysique de l’histoire. Pour lire l’extrême-contemporain, le « Grand Jeu » des impérialismes, le « Tourbillon des ombres » sur les échiquiers de la géopolitique, les éléments des conflits futurs comme « l’art opératif », la « guerre par attrition », la guerre civilisationnelle, politique ou idéologique, la persuasion de masse, la guerre occulte, la guerre souterraine, la guerre irrégulière, la guerre civile, la « guerre juste », la guerre hors limites, la guerre totale…"

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  • Politique de la guerre...

    Les éditions Le Polémarque viennent de publier un essai de Cédric Milhat intitulé Politique de la guerre - Essai de polémologie du tragique. Docteur en droit public, certifié d’études européenne et diplômé de l’Académie internationale de droit constitutionnel, Cédric Milhat enseigne la polémologie et l’histoire des idées politiques à l’Institut catholique de Vendée.

     

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    " La « fin de l’histoire » prophétisée par Francis Fukuyama, dans la mesure où elle célébrait l’épiphanie généralisée de la démocratie couronnée par la prospérité d’une économie capitaliste marchande en pleine expansion, devait, en théorie, conduire à la fin des guerres conventionnelles. Or, jamais, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la « communauté internationale » n’aura-t-elle mené autant de guerres que sous l’alibi moral de la paix universelle. Ce double bind orwellien a, cependant, pour incontestable mérite de dévoiler le lien indestructible qui unit la guerre et la paix, toutes deux fondues au sein de ce Janus polémologique que les anciens, à la suite d’Héraclite, nommaient Polemos. C’est tout l’intérêt de la polémologie – ou science des conflits – d’amener à rompre avec le présupposé naïf de les opposer, sinon de les hiérarchiser, ce, parce que la guerre est une activité sociale fondamentale inhérente à l’animalité sociale, donc politique, de l’homme. C’est pourquoi, la guerre, en tant qu’expression ultime de toute conflictualité politique, ne saurait être conçue comme une pathologie sociale ou un dévoiement anthropologique. Loin, d’être une politique belliqueuse, la politique de la guerre tend principalement à réattribuer à la politique sa fonction première de régulation des conflits, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, en prenant en considération les accidents et les contingences, les permanences et les ruptures, les antagonismes et les amitiés qui ne sont rien de moins que des paramètres inhérents à la vie (donc à la mort) et à la guerre (donc à la paix). "

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  • Dictionnaire impertinent de la guerre...

    Les éditions Pierre de Taillac viennent de publier un ouvrage de Philippe Capron intitulé Dictionnaire impertinent de la guerre.

    Ancien élève de HEC, de Sciences Po et de l'ENA, Philippe Capron a été dirigeant d'entreprises et banquier d'affaires. Passionné d'histoire militaire, il a passé près de cinquante ans à réfléchir aux différentes dimensions de la guerre.

     

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    " Nous espérions que la guerre était derrière nous.
    Elle est pourtant partout : dans nos mémoires, nos livres, nos films, nos écrans, nos jeux, nos peurs, nos avenirs peut-être. Mars n’est pas près de prendre sa retraite !
    De Bazooka à Léonard de Vinci, de Bismarck à Spartacus, de Casus Belli à Wargame, ce dictionnaire impertinent propose un regard curieux, érudit et iconoclaste sur la plus vieille – et la moins raisonnable – des passions humaines.
    Car la guerre n’est pas seulement une affaire de traités et de batailles : elle est un miroir de nos sociétés, de nos folies, de nos grandeurs aussi.
    Si elle nous fascine tant, c’est peut-être parce qu’elle parle moins de la mort que de ce que nous faisons de la vie. "

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  • La grande guerre du Péloponnèse...

    Les éditions Perrin viennent de publier une étude de Luciano Canfora intitulée La grande guerre du Péloponnèse.

    Historien de l'Antiquité et professeur émérite de philologie grecque et latine à l'université de Bari en Italie, Luciano Canfora a notamment publié Jules César - le dictateur démocrate (Flammarion, 2001).

     

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    " Si dans l'Antiquité les conflits de grande ampleur n'ont pas manqué (guerres médiques, campagnes de conquête d'Alexandre le Grand, guerres puniques, guerre des Gaules), la guerre du Péloponnèse [-447 / -394] est celle qui a le plus marqué les esprits. Durant la seconde moitié du Ve siècle avant notre ère, elle mit aux prises les deux cités d'Athènes et de Sparte, ainsi que les coalitions formées autour d'elles. Les historiens n'ont, depuis, cessé de s'y pencher, et les spécialistes de géopolitique y recourent volontiers pour déchiffrer les relations internationales, notamment les rapports des États-Unis et de la Chine."

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  • Sur les routes de la guerre à moto...

    Vous pouvez découvrir ci-dessous un entretien donné par Paul-Henri Guiter à Charles d'Anjou pour son émission Retex sur Omerta.

    Spécialiste de la sécurité, poète, essayiste, Paul-Henri Guiter connait par cœur les routes du Donbas en guerre pour les avoir parcouru à moto, un fusil d’assaut à portée de main. Il est notamment l'auteur d'un livre remarquable intitulé Chants pour une nouvelle odyssée (L'inventaire, 2025), dont nous vous recommandons chaudement la lecture.

     

                                               

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  • Guerre et civilisation...

    Les éditions Gallimard, dans leur collection de poche Folio, viennent de rééditer Guerre et civilisation, un recueil des principaux textes d'Arnold Toynbee évoquant la question du militarisme.

    Historien et philosophe de l'histoire anglais, Arnold Toynbee a étudié et comparé les civilisations de leur apparition à leur chute. Il a développé sa théorie dans sa monumentale Étude de l'histoire (12 volumes, tout de même !) dont seule la synthèse a été traduite en français sous le titre L'Histoire, un essai d'interprétation.

     

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    "Dans Guerre et civilisation sont réunis les passages que Toynbee consacre au militarisme dans sa monumentale Étude de l'histoire (1934-1961). D'où se dégage une loi : le militarisme conduit toujours à la chute des civilisations. La guerre est même "fille de la civilisation", car "lorsque l'accroissement d'efficacité de la société devient tel qu'elle parvienne à mobiliser une proportion mortelle de ses ressources et de ses énergies pour un usage militaire, la guerre devient un cancer qui emportera sa victime".

    Par exemple, Sparte, cité-État qui, à l'établissement de comptoirs autour de la Méditerranée, préféra la colonisation de la Messénie voisine, où, pour maintenir sa domination, elle finit par s'enkyster dans un militarisme autarcique qui l'empêcha de s'adapter au régime d'échanges dont elle aurait eu besoin au IVᵉ siècle av. J.-C. Et que dire de l'Assyrie ? Ou même du royaume de Charlemagne ? Cette leçon, Toynbee la tire certes pour son temps, qui fut celui de la guerre froide. Mais elle s'adresse plus que jamais à nous, à l'heure où les États se réarment et où se multiplient les conflits de haute intensité..."

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