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13/11/2016

Feu sur la désinformation... (111)

Vous pouvez découvrir ci-dessous un nouveau numéro de l'émission I-Média sur TV libertés, consacrée au décryptage des médias et dirigée par Jean-Yves Le Gallou, président de la fondation Polémia, avec le concours d'Hervé.

Au sommaire :

  • 1 : Trump : médias partiaux, impensable victoire !

    « La victoire de Donald Trump est mathématiquement impossible ! » La presse est unanime. Pour BFM, « Trump dépasse Hitler sur l’échelle de la psychopathie ». Quant à Slate, l’élection de Donald Trump correspond à un « cataclysme historique » comparable à l’assassinat de François Ferdinand le 28 juin 1914.
    Pour Ingrid Riocreux, auteur de La langue des médias, le vocabulaire utilisé était différent en fonction des candidats : Clinton “portait des attaques à Trump” , Trump lui ” lançait des boules puantes” !
    Quel est le portrait des candidats dressé par les médias ? Exemple avec France Info : Donald Trump est « soutenu par le Ku Klux Klan », tandis que Hillary Clinton est la « grande copine des stars ».
    Retour sur le traitement médiatique partisan des élections américaines.
    I-Média décrypte.

  • 2 : Le zapping d’I-Média

    Scènes « gênantes » de caricature de Donald Trump et séquences lacrymales diffusées dans l’émission Quotidien sur TMC.
    Pour Daniel Morin et Guillaume Meurice, les pseudos humoristes de France Inter qui ne savent être que dans l’insulte : « c’est le peuple le plus con de la terre qui a voté ».

  • 3 : Élection américaine : le direct de la catastrophe
    Experts, instituts de sondage, journalistes, tous se sont trompés. Parmi eux : Soufian Alsabbagh, « l’Expert » qui se trompe d’analyse sur le plateau de BFM pour enchainer ensuite sur le plateau de l’émission Quotidien de Yann Barthès.
    Sur les plateaux les mines sont « inquiètes, préoccupées ». Sur LCI, Christine Ockrent, journaliste pour France Culture, continue, après les résultats à diaboliser le nouveau président, elle ira même jusqu’à affirmer que Donald Trump est antisémite.
    La surprise pendant ce direct est de taille. C’est la confrontation du monde oligarchique au réel.
  • 4 : Les tweets de la semaine

    France Inter, à travers l’édito de Pablo Mira, fait quasiment un appel à l’assassinat politique, Tandis que, l’ambassadeur de France aux Etats-Unis, Gerard Arnaud, commet une ingérence grossière dans les affaires électorales américaines.

  • 5 : Média : l’heure du mea-culpa

    C’est l’heure du bilan pour les médias qui ont professé la victoire de Clinton. Certains médias font leur mea-culpa : Béatrice Houchard, journaliste à l’Opinion, tweete : « Un jour, il faudra que les journalistes se rappellent que leur (notre) métier est de raconter le monde tel qu’il est, pas comme ils le rêvent »
    Ce Mea-culpa reste minoritaire, il est même étouffé par les Unes de presse annonçant la fin du monde en même temps que l’élection du nouveau président américain.
    I-Média réinforme.

 

                        

06/11/2016

Feu sur la désinformation... (110)

Vous pouvez découvrir ci-dessous un nouveau numéro de l'émission I-Média sur TV libertés, consacrée au décryptage des médias et dirigée par Jean-Yves Le Gallou, président de la fondation Polémia, avec le concours d'Hervé.

Au sommaire :

  • 1 : France Télévisions : De plus en plus chère et de moins en moins d’audiences

    « Panique à France télévisions » : des audiences en berne, des salaires trop élevés. Une conséquence de la politique de la nouvelle présidente du groupe Delphine Ernotte.
    La présidente de France Télévisions a fait de la place à la diversité. En septembre 2015, Delphine Ernotte confiait au micro de Jean Michel Aphatie que la télévision publique devait « résonner avec son public […]. On a une télévision d’hommes blancs de plus de 50 ans ».
    Cette prise de position politique, de la télévision publique se heurte aujourd’hui à l’attente des téléspectateurs Français. En six mois, Delphine Ernotte, ancienne directrice du groupe Orange, a accéléré le déclin du groupe France télévision.
    I-Média décrypte.

  • 2 : Le zapping d’I-Média

    Nicolas Bedos critique vertement Karine Le Marchand. Elle aurait « rendu sympathique » Marine Le Pen grâce, notamment par le recours à un fond sonore. Un procédé pourtant utilisé pour l’ensemble des candidats interrogés.
    Le camp de migrant de la place Stalingrad évacué à coups de « gaz lacrymogènes ». Pendant les Manifs pour tous, ces mêmes gaz étaient appelés « aérosols » par les médias.

  • 3 : Migrants la leçon lacrymale de France 3

    « Certains de vos commentaires sur l’arrivée des migrants sont insupportables » c’est le titre de l’article de France 3 Midi-Pyrénées du jeudi 27 octobre, qui dénonce la colère des internautes. Après avoir cité quelques commentaires, Fabrice Valéry précise que : « nous ne pouvons pas laisser dire des choses fausses et laisser publier des propos insupportables sur notre page facebook sans réagir ».
    Au pied de cet article figure un encadré écrit par Marie Martin, une véritable leçon de morale : Les internautes de la région Midi-Pyrénées « ont oublié leurs larmes devant le journal de 20 heures qui montrait le petit corps d’Aylan ».
    I-Média réinforme

  • 4 : Les tweets de la semaine

    Sur BFMTV, la spécialiste USA Anne Deysine, porte fièrement un badge « Yo Hillary ».

  • 5 : Décodeurs du monde en guerre contre la réinformation

    Les Décodeurs du Monde dénoncent les « vrais faux sites d’infos locales ». Samuel Laurent rentre en guerre contre les sites de réinformation. Pour lui, ces sites se contentent de faire de la propagande « d’extrême droite ».

 

                          

30/10/2016

Feu sur la désinformation... (109)

Vous pouvez découvrir ci-dessous un nouveau numéro de l'émission I-Média sur TV libertés, consacrée au décryptage des médias et dirigée par Jean-Yves Le Gallou, président de la fondation Polémia, présentée cette semaine par Hervé.

Au sommaire :

  • 1 : Calais : réfugiés, mineurs, deux mensonges médiatiques.

    Évacuation de la jungle de Calais, pour les médias il s’agit de prendre en charge des réfugiés fuyant la guerre, une qualification juridique donnée à tort à des clandestins sans papiers.
    France info publie une photo d’un clandestin de 35 ans qui déclare en avoir 16. Cet âge lui permettrait de rejoindre l’Angleterre, l’Eldorado des clandestins.
    I-Média réinforme.
  • 2 : Le zapping d’I-Média

  • 3 : Tweets d’I-Média

                                    

 

23/10/2016

Feu sur la désinformation... (108)

Vous pouvez découvrir ci-dessous un nouveau numéro de l'émission I-Média sur TV libertés, consacrée au décryptage des médias et dirigée par Jean-Yves Le Gallou, président de la fondation Polémia, avec le concours d'Hervé.

Au sommaire :

  • 1 : Traitement médiatique de la manif pour tous, entre caricature et fausses fenêtres.
    Le 16 octobre, la manif pour tous redescendait dans la rue : minoration, fausses accusations, fausses fenêtres, débats biaisés. Ce sont les techniques médiatiques qui ont été utilisées, lors de cet évènement, pour désinformer.
  • 2 : Le zapping d’I-Média

  • 3 : Bataille d’Alep sous le feu de la propagande de guerre.
    « La première victime de la guerre c’est la vérité », à Alep les médias travestissent la vérité : Les « casques blancs » des candidats pour le prix Nobel de la paix, une organisation soi-disant neutre.
    I-Média Décrypte.
  • 4 : Tweets d’I-Média
  • 5 : Référendum à Bézier parti pris anti Ménard
    Des manifestants forcent un conseil municipal de Bézier. Pour les médias une « bagarre éclate ». Un parti pris des médias anti-Ménard qui occulte l’action des militants d’extrême gauche.
    I-Média réinforme.

 

18/10/2016

Conspirationnisme contre dévoilement dans l'affaire Clinton...

Nous reproduisons ci-dessous une excellente analyse de François-Bernard Huyghe, cueillie sur son blog Huyghe.fr et consacrée à la tentative d'étouffement par le système des révélations produites par WikiLeaks à l'encontre d'Hillary Clinton.

Wikileaks_Clinton.jpg

Conspirationnisme contre dévoilement dans l'affaire Clinton

La stratégie de la révélation - celle du lanceur d'alerte ou whistleblower consiste à diffuser auprès du public des documents confidentiels produits par une bureaucratie (une armée, un ministère, une grande entreprise), et en révéler les turpitudes. Que ce soit pour avertir d'un danger, ou pour dénoncer des crimes ou pratiques occultes de l'organisation à laquelle il appartient (mais dont il ne veut plus moralement être complice), le lanceur d'alerte fait donc appel au public et aux autorités pour mettre fin à une situation scandaleuse. Il y a eu des lanceurs d'alertes connus dès les années 70 (Ralph Nader est un des premiers à employer le terme), mais le phénomène a vraiment explosé avec les réseaux sociaux. Pour des raisons notamment techniques : plus on stocke de secrets présumés honteux dans ses ordinateurs (et une bureaucratie ratée produit forcément beaucoup d'archives), plus il y a de probabilités statistiques qu'un membre de l'organisation copie des documents et les fasse parvenir à une association ou à la presse qui lui donneront une publicité efficace.

Les cas de Manning ou de Snowden sont de parfaites illustrations de la façon dont un individu qui éprouve des scrupules peut transmettre des quantités énormes de documents authentiques pour prouver des pratiques - diplomatiques, militaires, d'espionnage...- qui vont choquer l'opinion. Wikileaks apparu en 2006 est par excellence l'organisation pratiquant la stratégie de la révélation (même si Anonymous, Cryptome, Openleaks ou d'autre on apporté une aide considérable à des dénonciateurs de pratiques cachées. En 2010, l'affaire du cablegate (des centaines de milliers de documents sur la guerre d'Irak ou la diplomatie américaine) a un impact mondial.Julien Assange le fondateur de Wikileaks le paiera cher : il est assiégé dans l'ambassade de l'Équateur à Londres depuis 2012.

Donc le whistleblowing constitue un souci constant pour Washington (et d'autres capitales). Jusqu'à présent l'administration Obama avait essayé de parer à ce danger - outre la répression qui frappera aussi Manning ou contraindra Snowden à l'exil et quelques attaques informatiques- par une rhétorique assez simple :
La dangerosité du dévoilement qui mettrait en jeu la vie de soldats ou d'agents américains ou faciliterait des actions ennemies
La dénonciation de la dictature de la transparence : l'Etat, pour protéger ses citoyens et mener ses mission, a besoin de garder certains secrets et de restreindre certaines libertés

Depuis quelques temps, l'offensive idéologique contre Wikileaks a adopté de nouveaux angles :

- L'accusation de sensationnalisme racoleur : lors des attentats de Nice, le compte Twitter de Wikileaks a posté des vidéos prises sur le vif (pour ne pas dire sur le mort) ; elles étaient particulièrement choquantes ; cela n'apporterait rien à l'information et ne peut que soulever des peurs et des passions (ce qui ne serait pas le cas des photos d'Alep, par exemple ?).
- L'accusation de complicité objective (ou subjective) avec les forces du mal (Trump et Poutine). L'été dernier, Wikileaks a publié des documents sur les biais de l'appareil du parti démocrate en faveur d'Hillary. Puis a récidivé en faisant d'autres révélations sur la correspondance de son chef de campagne Podesta et sur les mails de la candidate démocrate. On y apprend des choses ses rapports avec les grandes compagnies financières ou son opinion que les saoudiens et qataris fournissent un soutien financier et logistique aux djihadistes dont l'EI.

Du coup, le service du renseignement national (DNI) et du département de la sécurité intérieure (DHS) lancent l'accusation : la Russie tenterait d'interférer avec le processus électoral américain (et, comprend-on à demi-mot, de faire élire leur candidat vendu au Kremlin avec la complicité du traître Assange). Et les médias et élites américaines d'embaucher les trompettes.

Le tout par un remarquable raisonnement complotiste de guerre froide et qui se décompose ainsi :

1- Un hacker de l'est, Guccifer 2.0, se vante d'avoir mené l'opération de pénétration mais des experts pensent qu'il pourrait être un leurre..
2- Des sociétés de sécurité informatiques accusent des groupes de hackers russes (Fancy Bear et Cozy Bear) d'être derrière Guccifer. En tout cas, les attaques seraient perpétrées à partir de serveurs russes.
De là à penser que c'est le renseignement russe qui a mené l'opération - sophistiquée, forcément sophistiquée mais laissant forcément des traces évidentes de leur origine- pour transmettre à Assange, il n'y a qu'un pas. Franchissons-le.
3- Un ancien conseiller de Trump, Roger Stone est bien informé de ce qui se passe chez Wikileaks.
Trump a dit (en plaisantant) qu'il attendait d'autres publications de mails de Clinton. Quel aveu !
Assange qui a peut-être quelques raisons de ne pas aimer l'administration Obama, a annoncé de futures révélations sur Hillary.
4- Il y a eu des intrusions dans des bases de données électorales. De là à imaginer que des puissances occultes cherchent à fausser le décompte en faveur de leur complice... (ce qui est techniquement douteux.

Agitez tout cela dans un chapeau et cela donne : Trump, agent de Moscou et son complice Assange essaient de fausser l'élection américaine pour faire élire frauduleusement leur marionnette (qui est accessoirement un pervers sexuel comme l'on révélé des ...fuites). Donc la démocratie est en danger.

En mélangeant ainsi le vrai, le possible et les hypothèses complotistes, on réussit à la fois à démontrer
- que les adversaires (lanceurs d'alerte, Russes, trumpistes, gros imbéciles populistes qui croient les rumeurs en ligne) sont une seule et même force ennemie du vrai et du bien : il faut sauver le camp de la démocratie contre le camp des faussaires.
- que la question de savoir ce qu'il peut y avoir de vrai dans ces révélations n'a aucune importance et ne doit pas être discutée;

Nous sommes entrés dans la guerre de la crédibilité. Elle combine l'arme technique (les algorithmes qui permettent de s'approprier des informations confidentielles), l'arme cognitive de la révélation (elle fonctionne dans les deux sens : exposer des données dans un sens, diffuser une grille d'explication dans l'autre) mais aussi l'arme psychologique du soupçon : ces révélations serviraient objectivement les intérêts des ennemis des USA (Poutine), plus ceux d'Hillary Clinton (Trump), plus ceux de l'État (Assange), donc ils sont alliés et dangereux.
Belle application du principe de causalité diabolique, ou variante de la métapropagande (qui consiste à décrédibiliser tout discours favorable à l'adversaire comme truqué, manipulateur et ne pouvant tromper que des naïfs ou des salauds). Au-delà, il nous semble de plus en plus que nous rentrons dans l'ère de la guerre du réel, où les forces idéologiques ne s'affrontent plus pour interpréter le réel, mais pour décider de ce qui sera décrété réel, pensable, ou discutable. La lutte pour le pouvoir est devenue la lutte pour l'exposition des faits et la direction de l'attention des foules.

François-Bernard Huyghe (Huyghe.fr, 14 octobre 2016)

16/10/2016

Feu sur la désinformation... (107)

Vous pouvez découvrir ci-dessous un nouveau numéro de l'émission I-Média sur TV libertés, consacrée au décryptage des médias et dirigée par Jean-Yves Le Gallou, président de la fondation Polémia, avec le concours d'Hervé.

Au sommaire :

  • 1 : Zemmour cause : la chasse à l’homme s’engage.
    Interview d’Eric Zemmour dans le journal « Causeur ». Un extrait fait scandale dans la presse : le journaliste a affirmé « respecter les djihadistes prêts à mourir pour ce en quoi ils croient ». Une plainte est déposée contre le journaliste pour « apologie du terrorisme ». Elisabeth Lévy, directrice du journal « Causeur » est obligée de se justifier et on demande à Eric Zemmour de s’excuser.
    Dans les faits, ce scandale s’apparente à une chasse à l’homme : comment faire taire Eric Zemmour ?
    I-Média réinforme
  • 2 : Le zapping d’I-Média

  • 3 : Trump/Clinton : sexe, magouilles et trahison.
    Le candidat Donald Trump tient hors micro, en 2005, des propos jugés sexistes. Scandale aux Etats Unis grâce à une presse très engagée dans le camp démocrate.
    Une affaire qui permet d’en cacher une autre : les emails d’Hillary Clinton. Aux Etats Unis, un agent département d’Etat américain qui utilise une messagerie privée, non protégée, dans un cadre professionnel, peut être condamné non seulement à perdre son emploi, mais aussi à une peine de prison.
    I-Média décrypte
  • 4 : Tweets d’I-Média
  • 5 : Morandini sous protection rapprochée.
    « Le 19 octobre, Jean Marc Morandini rejoindra comme prévu « I-télé » pour un magazine consacré aux médias ». Ce sont les mots de la direction d’I-télé. Mais l’arrivée de l’animateur, mis en examen pour « corruption de mineur aggravée », crée le malaise au sein de la rédaction de la chaîne.
    Pourquoi ce recrutement dans ces circonstances ? Manifestement Jean Marc Morandini a un soutien inconditionnel de la part de la direction de « Canal Plus ».