Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Livres - Page 547

  • Les hommes providentiels, une fascination française ?...

    Les éditions du Seuil publient cette semaines un essai de Jean Garrigues intitulé Les hommes providentiels - Histoire d'une fascination française. Professeur d'histoire contemporaine à l'université d'Orléans, Jean Garriges est notamment l'auteur de La France de la Ve République 1958-2008 (Armand Colin, 2008) et de Les scandales de la République - De Panama à l'affaire Clearstream (Nouveau Monde, 2010).

    hommes providentiels.jpg

    "De Bonaparte à de Gaulle, en passant par Boulanger, Clemenceau, Pétain ou Pinay, et jusqu’à Nicolas Sarkozy, les hommes providentiels ponctuent l’histoire de France. Indissociables des contextes de crise (ce qui les distingue des grands hommes), ils traduisent la rencontre entre le désir collectif d’un peuple et la prophétie d’un sauveur. Quels sont les ingrédients qui composent cette alchimie selon les différentes époques de l’histoire contemporaine ? Quelles circonstances mais aussi quels moyens, quel discours, quelle propagande, quelles images, quelle stratégie pour aboutir à cette figure indispensable qui s’impose à la nation tout entière ?

    Puis il faut passer de l’état de grâce, qui suit la prise du pouvoir, au culte de la personnalité, qui seul permet d’entretenir le mythe. Dès lors, comment cette figure idéale voire fantasmée du sauveur peut-elle se confronter aux enjeux du réel ? Comment évoluent son discours et sa représentation en situation de pouvoir ? Quels sont ses hérauts, ses thuriféraires, ses idolâtres, mais aussi ses caricatures et ses détracteurs ? Et comment enrayer l’effondrement du mythe, comment prévenir le chaos ? Enfin, quand le chêne s’abat, comment resurgit le mythe, comment se réinstalle pour la postérité la figure du sauveur ?"

    Lien permanent Catégories : Livres 0 commentaire Pin it!
  • Le bal des complaisants...

    Les éditions Fayard publient cette semaine Le bal des complaisants, un livre d'entretien de Philippe Bilger avec le journaliste François Sionneau consacré à la justice et à la magistrature. Animateur de l'excellent blog Justice au singulier, l'ancien avocat général n'a pas, contrairement à d'autres, attendu de raccrocher la robe pour faire preuve de liberté d'esprit ; on pourra donc lire son livre avec curiosité et intérêt...

     

    Bilger.jpg

    "Après quarante années passées dans la magistrature – dont vingt à la cour d’assises de Paris comme avocat général –, Philippe Bilger raccroche la robe rouge : il a quitté une institution qu’il a aimée, servie, mais qui l’a aussi déçu. Il avait soutenu avec enthousiasme le candidat de 2007 qui, une fois devenu président de la République, a noué avec la Justice et l’État de droit une relation médiocre et favorisé esprit de cour, préférences ostensibles, l’expression d’une démocratie au quotidien très imparfaite. 
    Philippe Bilger est un homme à la parole libre et il le revendique. Le magistrat aussi bien que le citoyen ont été choqués, voire indignés, par une politisation affichée de la Justice, des errements et des scandales ayant pris, sous cette République prétendue irréprochable, une ampleur inégalée. 
    Désormais libéré de son obligation de réserve, l’ex-magistrat décrit sans complaisance et dénonce les petitesses, les faiblesses d’une institution, révèle aussi ses grandeurs et regarde avec cruauté et lucidité un univers qui n’est plus le sien."

    Lien permanent Catégories : Livres 0 commentaire Pin it!
  • Guerre totale !...

    L'Éditeur, excellente et jeune maison d'édition, a publié en fin d'année 2011 le premier roman de Jean-Luc Marret intitulé Guerre totale. Docteur en sciences politiques et auteur de plusieurs essais sur le terrorisme, Jean-Luc Marret, pour un coup d'essai, réalise un coup de maître avec, comme l'écrit Jérôme Leroy dans Valeurs actuelles, un "texte-limite, incontrôlable, somptueux dans son énergie morbide", qui est aussi un bel hommage à Céline...

    Guerre totale.jpg

    "L'humanité a implosé. Partout éclatent conflits, guerres, génocides et massacres en tous genres... Tel est le point de départ de ce roman inclassable, hyperviolent et plein de trouvailles humoristiques qui met en scène avec un esprit sarcastique un chaos orchestré à l'échelle mondiale.
    Sans diabolisation ni moralisation, Jean-Luc Marret (qui sait de quoi il parle !), rit jaune des déviances de la mondialisation, du capitalisme sauvage et de la propagande d'État, faisant du lecteur l'amer spectateur d'un gigantesque zapping de journaux télévisés du monde entier."

    Lien permanent Catégories : Livres 0 commentaire Pin it!
  • Un nouveau national-populisme ?...

    « Chez les élites arrogantes et émancipées vivant dans un espace sans territoires ni frontières, l'usage accusatoire du terme "populisme" va souvent de pair avec un mépris du peuple, un mépris affiché doublé d'une peur des mauvais penchants prêtés à ceux qui restent attachés à leur patrie, se sentent enracinés et héritiers d'une longue histoire, et veulent conserver leur identité culturelle.»

     

    Les éditions du CNRS viennent de publier Le nouveau national-populisme, un court essai de Pierre-André Taguieff. Contempteur un peu obsessionnel d'une judéophobie polymorphe et toujours renaissante, Pierre-André Taguieff sait néanmoins, quand il s'éloigne de ce sujet, redevenir l'historien des idées et l'analyste stimulant qu'il a été. On notera, au passage, qu'il distribue quelques beaux coups de sabre aux contre-réactionnaires. A lire !...

     

    national-populisme.jpg

    "Après avoir théorisé et imposé l’expression « national-populisme » dans le champ intellectuel à l’orée des années 1980, Pierre-André Taguieff revient, 30 ans plus tard, sur les mutations de ce concept et s’interroge sur son devenir à l’heure de la mondialisation et des bouleversements socio-économiques contemporains. Le nouveau national-populisme désigne aujourd’hui aussi bien les droites radicales européennes que les régimes autoritaires latino-américains ou certaines théocraties islamistes. Un « style » politique arc-bouté sur des principes communs : valorisation des particularismes identitaires, défense du « peuple » contre les « élites », dénonciation du multiculturalisme, refus de la globalisation… Les nouveaux visages du populisme hantent la démocratie et profitent des formidables ressources de la Toile pour se développer. Une poussée inquiétante que Pierre-André Taguieff appelle à combattre par un retour assumé aux grands principes du pacte républicain."

    Lien permanent Catégories : Livres 0 commentaire Pin it!
  • Ainsi finissent les salauds ?...

    Les éditions Robert Laffont publient cette semaine Ainsi finissent les salauds - Séquestrations et exécutions clandestines dans Paris libéré, un essai de des historiens Jean-Marc Berlière et Franck Liaigre. On doit déjà à ces deux auteurs un essai intitulé Liquider les traîtres (Robert Laffont, 2007), consacré à la police politique secrète du PCF pendant la deuxième guerre mondiale.

    Ainsi finissent les salauds.jpg

    "A l'Institut dentaire du square de l'avenue de Choisy [...], on allait, durant un mois ou deux, jouer les émules de la Gestapo... ceux qui se réclamaient du bon droit... des meilleurs principes." (Alphonse Boudard, Les Combattants du petit bonheur, 1978).

    Entre le 20 août et le 22 septembre 1944, près de quarante corps sont repêchés dans la Seine, à Paris et ses alentours. Tous les corps portent au cou, attaché par une cordelette de soie, le même pavé de grès, pas assez lourd, semble-t-il, pour lester correctement les cadavres. Qui sont ces hommes et ces femmes ? Qui sont les tueurs ? Dans la tourmente de la Libération de Paris, toutes les hypothèses peuvent être formulées. Jean-Marc Berlière et Franck Liaigre ont mené l'enquête, qui à l'époque, n'alla jamais à son terme. Ils ont retrouvé les identités des victimes et remonté le cours de leurs vies. Tous les chemins les ont conduits à l'Institut dentaire, sinistre centre clandestin de séquestration et d'exécution, ou plus de deux cents personnes furent incarcérées et torturées entre le 20 août et le 15 septembre 1944. Qui tenait ce centre ? La Milice ? La Gestapo ? Non, des "FTP" de la dernière heure qui profitèrent de ces troubles journées pour régler quelques comptes sanglants. Comme dans Liquider les traîtres, Berlière et Liaigre ont réussi à conjuguer avec talent la rigueur historique et le souffle romanesque.

     

    Lien permanent Catégories : Livres 0 commentaire Pin it!
  • Le chemin des solitudes...

    Les éditions Jacob Duvernet ont récemment publié 24 - Le chemin des solitudes, un roman de Merri. Ce pseudonyme cache-t-il un agent de la DGSE ? On peut le penser puisque ce roman bénéficie d'une préface d'Alain Juillet, lui-même ancien de ce service au sein duquel il a assumé les fonctions de directeur du renseignement.

     

    Chemin des solitudes.jpg

     

    "Qui est 24 ?
    L'un de ces soldats de fortune qui propose ses services aux plus offrants ? Une sorte d'aventurier moderne envoyé sur des théâtres d'opération où les troupes régulières n'ont pas le droit de cité ? Ou tout simplement un soldat parmi tant d'autres pour qui servir a encore un sens...
    Dans ce récit palpitant, Merri nous plonge au coeur de la tourmente, sur les traces de ces hommes qui ont choisi lanonymat : 24, 09, et les autres. L'action est leur unique salut, leur seule raison d'être. Héros malgré eux, pétris de foi et de désenchantement, ils se meuvent dans un monde dans lequel ils ne se reconnaissent pas. Seuls comptent l'« Entité », le « clan » encore et toujours. Et puis, bien sûr, il y a « Elle », cette femme tant aimée et pourtant inaccessible.
    Capables de réciter la prière des parachutistes ou de fredonner la chanson The End des Doors, ces hommes manient aussi bien l'humour que la langue de bois, le glock l'arme fidèle que l'autodérision, après quelques verres de trop...
    Dans la vie de 24 et de ces hommes, il y a peu de place pour une existence sereine, car la voie escarpée qu'ils empruntent, celle où rôdent l'indifférence et la peine est sans retour. C'est le chemin des solitudes."

    Lien permanent Catégories : Livres 0 commentaire Pin it!