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Livres - Page 544

  • La com' au pouvoir...

    A l'heure où la parole des hommes politiques se limite à des "petites phrases" et à des "éléments de langage" répétés au mot près, les éditions FYP font oeuvre utile en publiant le petit essai de Guy Achard, La com' au pouvoir, justement destiné à nous aider à décrypter le langage de la classe politico-médiatique.

     

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    "L’exercice du pouvoir est aussi devenu un exercice de communication. Le langage sert souvent d’outil de mise en scène ou de travestissement de la réalité.

    Les mots des gouvernants et des médias nous influencent considérablement et orientent nos choix de société. Au croisement des sciences politiques et des sciences du langage, cet ouvrage décrypte toutes les manipulations qui permettent de séduire habilement l’opinion. L’auteur révèle et explique toutes les figures de style, les faux-semblants, le double langage, toute cette nouvelle rhétorique des gouvernants ou des médias.

    Chaque cas est illustré par des exemples réels de la manière dont elle est utilisée. Avec rigueur et parfois espièglerie, l’auteur brocarde et décode les « petites phrases » des politiques, les discours et les arguments des gouvernants français ou internationaux, ainsi que les commentaires des journalistes et éditorialistes. Il s’agit là d’une grille d’analyse qui jette les bases d’une nouvelle rhétorique, fournit des clés de compréhension essentielles et propose une méthode simple pour exercer notre esprit critique et faire ainsi mieux vivre notre démocratie."

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  • Chrétiennes et musulmanes, les racines de l'Europe ?...

    Les racines de notre Europe sont-elles chrétiennes et musulmanes ? Tel est le titre de l'essai historique de Guy Rachet, publié aux éditions Jean Picollec. A cette question importante, l'auteur, spécialiste de l'antiquité, et en particulier de l'Egypte ancienne, apporte une réponse qui réfute la vulgate actuelle. Ni musulmanes, ni chrétiennes, les racines de l'Europe sont essentiellement gréco-latines. L'ouvrage est particulièrement bien documenté et est doté d'une riche bibliographie.

     

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    "Les racines de l'Europe ? Voilà un sujet important et d'actualité. Guy Rachet, avec sa culture, se fondant sur une vaste documentation sérieuse, diversifiée, s'attaque. souvent avec verve et toujours avec courage, à ce débat voire à ce choc des civilisations. Textes et références à l'appui. Guy Rachet prouve que sur le socle des Celtes, Germains, Slaves, Latins, Hellènes s'est épanouie une civilisation novatrice et libératrice. Il atteste que le Moyen Âge européen n'a jamais été la période obscure et barbare que d'étranges " europhobes " ont professée. qu'il n'y a jamais eu de rupture avec la tradition gréco-romaine, et que, contrairement à l'islam dont le Coran a toujours été aux fondements de l'enseignement, celui des clercs du Moyen Age était établi avant tout sur la connaissance des auteurs latins dits " profanes ". Guy Rachet met ici en valeur la prodigieuse floraison d'art, de peinture. de sculpture, d'architecture (romane et gothique), de littérature, de philosophie et de science, qui marque cette période. Un ensemble qui fait de l'Europe du Moyen Age puis de la Renaissance un des joyaux de la civilisation. Il est patent que c'est à la Grèce que l'Europe doit ce qui la distingue dans le concert des peuples et des nations."

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  • Philosophie des jeux video...

    Les éditions Zones viennent de publier Philosophie des jeux video, un essai de Mathieu Triclot. L'auteur qui a précédemment publié en 2008 chez Champ Vallon, Le moment cybernétique, aborde notamment la portée politique des jeux video. En jouant, dit-il, on "s’élabore une « petite technologie de soi » par laquelle on se produit en tant que « sujet conforme à l’ordre du monde digital".

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    "Vous êtes face à un jeu vidéo. Vous pressez les bonnes touches, vous déplacez la souris, vous appuyez en cadence sur les boutons du pad. Qu’est-ce qui se produit alors ? Quel est cet état si particulier, à la limite du vertige et de l’hallucination, face à l’écran et à la machine ? L’expérience ne ressemble à aucune autre : pas plus à l'état filmique des salles obscures qu'à l'état livresque de la lecture.

    De « Space Invaders » à la 3D, depuis les premiers hackers qui programmaient la nuit sur les ordinateurs géants d’universités américaines jusqu’à la console de salon, en passant par la salle d’arcade des années 1970, ce qui s’est à chaque fois inventé, au fil de l’histoire des jeux vidéo, ce sont de nouvelles liaisons à la machine, de nouveaux régimes d’expérience, de nouvelles manières de jouir de l’écran.

    On aurait tort de négliger ce petit objet. Sous des dehors de gadget méprisable, il concentre en fait les logiques les plus puissantes du capitalisme informationnel. Et ceci parce qu’il tient ensemble, comme aucune autre forme culturelle ne sait le faire, désir, marchandise et information.

    Les jeux vidéo exhibent la marchandise parfaite du capitalisme contemporain, celle dont la consommation s’accomplit intégralement et sans résidu sous la forme d’une expérience ; une expérience-marchandise branchée en plein cœur de la mise en nombres du monde.

    À l’âge de la « gamification généralisée », où le management rêve d’un « engagement total » mesuré par une batterie d’indicateurs, les jeux vidéo fournissent aussi un nouveau modèle pour l’organisation du travail, où l’aliénation s’évanouirait enfin dans le fun.

    Les jeux vidéo sont de petites poussières de rêve grâce auxquelles le capitalisme se secoue de son grand sommeil, des choses qui sont des songes, branchées sur des machines à nombres, mais ce sont aussi des miroirs brisés qui renvoient une image complexe de la subjectivité contemporaine : en s’y intensifiant, les logiques du management informationnel y redeviennent visibles, accessibles à la critique, actionnables, reconfigurables, jouables."

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  • Entre haines et passion...

    Les éditions Pierre-Guillaume de Roux viennent de rééditer, dans une version revue et augmentée, la biographie que Philippe Alméras a consacré à Céline sous le titre Céline, entra haines et passion. Professeur de littérature aux Etats-Unis, Philippe Alméras est l'auteur de nombreux essais consacrés à Céline : Les idées de Céline (Berg, 1992), Je suis le bouc - Céline et l'antisémitisme (Denoël, 2000), Voyager avec Céline (Dualpha, 2003) ou encore le Dictionnaire Céline (Plon, 2004)...

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    "Cinquante ans après la mort de Louis-Ferdinand Céline, reparaît la première biographie critique consacrée à l’auteur du Voyage au bout de la nuit dans une version entièrement révisée et augmentée. Signée Philippe Alméras, cette somme - qui s’appuie sur la correspondance intégrale de Céline - a conservé toute son actualité et sa pertinence. Et pour cause…C’est Philippe Alméras qui aura imposé la réalité plus que jamais vivace d’une « idéologie » célinienne fondée sur le racisme biologique. Pas question pour lui de ménager la chèvre et le chou en séparant « le cas » de l’écrivain de génie de celui de l’antisémite notoire. Un lien intime existe entre l’oeuvre et l’homme. Et à l’intérieur de l’oeuvre, il se prolonge nettement entre le romancier révéré de Voyage au bout de la nuit et le pamphlétaire honni de Bagatelles pour un massacre et qui préconisa le nettoyage systématique des Juifs, « maison par maison, quartier par quartier ». Se refusant à flanquer le docteur Destouches d’un Mr Hyde qui sauverait un tant soit peu sa postérité, Philippe Alméras s’efforce, au contraire, de fixer l’émergence irrésistible d’un homme du ressentiment à travers toutes les haines dont il déborde. Haine des Juifs et des bolchéviques, certes, mais aussi haine des « beautiful people », haine de la femme, haine de l’homme de lettres, haine du bourgeois qui envoie l’enfant du peuple se faire tuer en 1914, haine de l’Afrique qui vous assomme de soleil et de torpeur, haine de l’Amérique glaciale et capitaliste. Et toujours cette haine qui réclame justice sans façons, à la populaire : à croire qu’elle devrait s’exécuter, d’elle-même, sur parole. Céline s’est-il cru prophète avant d’être condamnée à la vie d’ermite ? Sa montée en haine et en solitude au fur et à mesure que le siècle de passion où il gesticule devient de glace, se lit souvent « entre les lignes » : grâce à la masse de lettres qu’il a échangées. Souvent au jour le jour. Chacun les a gardées. On les a retrouvées en Australie, à Londres, au Maroc, en Californie ou chez ses éditeurs ; celles aussi adressées à Le Vigan, qui fut forcé de les vendre, ou celles encore que Je suis partout renonçait à publier en 1942 et 1943, pour « excès racistes ». Produit et miroir de son temps, Céline est scandaleux, révoltant. Mais il dit bien le haut-le-coeur qu’aura entraîné une époque de bouleversements avec ses guerres, ses massacres, et son lot de certitudes idéologiques totalitaires. S’il s’en sort, c’est une fois de plus grâce à son style : « fait de crudité drolatique, parigote et montmartroise ». Mais Philippe Alméras n’est pas dupe : « Le style joue chez lui le rôle de la voilette des jolies femmes de son temps, elle attire l’attention et elle dissimule les cicatrices de l’âge (…)»"

     

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  • Quand le dollar nous tue...

    Après 20 000 milliards de dollars (Grasset, 2010), Edouard Tétreau s'acharne à tirer le signal d'alarme avant que le système financier ne s'effondre à la suite des injections massives de dollars dans l'économie mondiale. Il vient donc de publier, aux éditions Grasset, Quand le dollar nous tue.

     

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    "En octobre 2010, Edouard Tétreau concluait son livre 20 000 milliards de dollars sur cette hypothèse : les Etats-Unis pourraient bien faire payer au reste du monde leur sortie de crise.
    Six mois après, l’hypothèse est devenue réalité. Les Etats-Unis amorcent le premier épisode d’hyperinflation mondiale. Baril de pétrole à plus de cent dollars ; émeutes de la faim en Tunisie et en Egypte ; spirales inflationnistes en Chine, en Inde, au Brésil ; retour triomphant des bonus de Wall Street… Les dollars fous de l’Amérique viennent aggraver les déséquilibres du XXIème siècle dans le seul but d’aider l’Amérique à repartir. Or, ce n’est pas seulement l’Amérique qui repart, c’est aussi son premier créancier, la Chine, qui accélère sa mainmise sur la planète, s’empressant de reconvertir ses excédents de dollars en actifs tangibles.
    Peut-on encore éviter ce scénario du pire ? A priori non, répond Edouard Tétreau : c’est trop tard. En revanche, il n’est pas trop tard pour que l’Europe et les futures grandes démocraties du XXIème siècle, Inde et Brésil en tête, organisent une forme de résistance face au double diktat de la Chine et de l’Amérique…
    Le G20 français de 2011 s’annonce comme une opération électoraliste à grands frais. Il peut encore devenir un rendez-vous historique, fermant le cycle de BrettonWoods démarré en 1944."

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  • Naissances du totalitarisme...

    Les éditions du Cerf, dans leur collection Politique, viennent de publier un ouvrage collectif consacré au totalitarisme, intitulé Naissance du totalitarisme, sous la direction de Philippe de Lara, maître de conférence à Paris II en philosophie et sciences politiques, avec des contributions, notamment, de Bernard Bruneteau, auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet, et Emilo Gentile, spécialiste italien du fascisme.

     

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    "La question totalitaire n'est pas close. Les révolutions communiste, fasciste et nazie forment un phénomène unitaire. Le fait est désormais à peu près accepté, mais il reste encore à le dompter dans la pensée. Philosophes et historiens se livrent ici ensemble à ce travail.

    Le totalitarisme ne se limite pas aux systèmes stalinien et nazi dans leur maturité. Dès les premiers pas du bolchevisme et du fascisme apparaît une combinaison inédite de violence politique et de foi révolutionnaire. Des observateurs lucides en eurent l'intuition dès les années trente (Bernard Bruneteau). Emilio Gentile montre le totalitarisme originaire du fascisme, dès la naissance du « parti milice » de Mussolini en 1919. Ce mélange de terreur et de ferveur défie les notions habituelles d'idéologie et de tyrannie. L'idéologie est-elle le cœur des régimes totalitaires ? La question divise toujours les historiens. Révolution du nihilisme, religion politique, contre-religion : Thierry Gontier, Philippe Raynaud et Paul Thibaud discutent ces interprétations.

    Pourquoi la Russie, pourquoi l'Italie, pourquoi l'Allemagne ? L'anthropologie renouvelle la question des origines : le totalitarisme est une réaction extrême à la modernisation, dans des pays où elle a été tardive et brutale (Philippe de Lara). À la fois réactions passéistes et surenchères futuristes, les totalitarismes sont partie intégrante de la modernité."

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