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Livres - Page 356

  • La soumission librement consentie...

    Les Presses universitaires de France viennent de rééditer un essai de Robert-Vincent Joule et Jean-Léon Beauvois intitulé La soumission librement consentie. Enseignants-chercheurs en psychologie sociale, les deux auteurs ont notamment publié l'excellent Petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens (PUG, 1987), maintes fois réédité. Par ailleurs, Jean-Léon Beauvois a aussi écrit seul plusieurs essais, dont Les illusions libérales, individualisme et pouvoir social - Petit traité des grandes illusions et Les influences sournoises (Bourin, 2005).

     

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    " Amener quelqu’un à faire en toute liberté ce qu’il doit faire est finalement moins compliqué qu’on ne le croit. Il existe aujourd’hui une somme impressionnante de connaissances scientifiques sur lesquelles on peut s’appuyer pour influencer les gens sans même qu’ils s’en rendent compte. Évidemment, cela s’appelle de la manipulation. Mais, qu’on le veuille ou non, la manipulation peut être mise au service des causes les plus sombres comme des causes les plus nobles. On peut par manipulation amener quelqu’un à s’aliéner dans une secte, comme on peut par manipulation amener quelqu’un à conduire plus prudemment, à dévorer les auteurs au programme du Bac, à s’investir dans le boulot, etc. Ces connaissances relèvent de la psychologie de l’enga­gement. Elles sont au cœur de ce livre qui illustre leurs applications dans des domaines aussi va-riés que la formation, la lutte contre les accidents de travail ou contre le Sida, le management, le marketing et même la thérapie. "

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  • La Monarchie et la classe ouvrière...

    Les éditions Ars Magna viennent de rééditer un essai de Georges Valois intitulé La monarchie et la classe ouvrière. Cadre dirigeant de l'Action française, Georges Valois l'a quittée dans les années 20 pour fonder le Faisceau, mouvement se réclamant du (premier) fascisme. Déporté en Allemagne pendant la deuxième guerre mondiale pour faits de résistance, il est mort à Bergen-Belsen en février 1945.

     

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    " Né de l’Affaire Dreyfus, l’Action française, fondée par des patriotes de gauche, en 1898-1899, allait réussir la prouesse de conclure à la monarchie sous l’influence de Charles Maurras au moment où le royalisme parlementaire commençait à disparaître, de marier le fédéralisme proudhonien et le nationalisme, la restauration de l’État et la décentralisation, de reprendre à son compte la pensée sociale de la Maison de France et des inspirateurs royalistes de la doctrine sociale de l’Église tout en faisant alliance avec des socialistes, des anarcho-syndicalistes, disciples de Georges Sorel. Or le principal artisan de ce dernier rapprochement fut incontestablement Georges Valois.

    Valois, d’abord anarchiste et socialiste, a été pendant vingt ans l’économiste de l’AF mais aussi son éditeur, à la tête de la Nouvelle Librairie Nationale. Sous son influence ont été conduites deux expériences différentes mais aussi passionnantes l’une que l’autre : la stratégie que l’on pourrait qualifier de syndicale d’abord, entre 1908 et 1914, qui vit l’AF soutenir des grèves, défendre la CGT, parrainer la création d’un Cercle Proudhon où pouvaient discuter nationalistes intégraux et partisans du syndicalisme révolutionnaire ; la stratégie corporatiste ensuite, entre 1918 et 1925, au nom de laquelle Valois se lança avec tout son enthousiasme dans la création pas seulement théorique mais réelle de syndicats mixtes de patrons et d’employés, fédérés par branche. Il connut des échecs mais aussi quelques succès notables.

    La Monarchie et la classe ouvrière est une des œuvres capitales de la période maurrassienne de Valois. Par sa forme, il se présente comme la suite du maître-ouvrage de Maurras, qui provoqua le ralliement de l’Action française à l’idée royale comme accomplissement de l’idée nationaliste : L’Enquête sur la monarchie. L’ambition de Valois est analogue. Là où Maurras voulait démontrer la nécessité du roi pour résoudre la question nationale, Valois veut démontrer la nécessité du roi pour résoudre la question sociale. Au-delà des dimensions contingentes de l’ouvrage, ce livre reste un repère. Il nous invite à dépasser les notions de droite et de gauche, issues des traditions parlementaires, pour renouer avec la liberté d’esprit et l’audace qui caractérisaient cet âge d’or du maurrassisme que furent les années 1900-1914. "

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  • Le rayon bleu...

    Les éditions Gallimard viennent de publier le nouveau roman de Slobodan Despot intitulé Le rayon bleu. Editeur et essayiste, Slobodan Despot est déjà l'auteur d'un superbe petit roman, Le miel (Gallimard, 2014), dont la lecture est chaudement recommandée...

    Il a été invité le 4 mai 2017 par Frédéric Taddéi, dans son émission Europe 1 social club, pour évoquer son livre.

     

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    " Dans un château désert, un vieux téléphone continue de sonner. Caché au fond de l’océan, un sous-marin nucléaire attend l’ordre suprême. Tous deux sont liés à Herbert de Lesmures, un haut conseiller de l’Élysée retrouvé mort à Paris. Carole-Anne, sa fille cadette, ne croit pas au suicide et encourage un jeune journaliste à mener l’enquête. Par amour pour elle, mais aussi parce qu’il est fasciné par Lesmures et le «téléphone immobile», il fera bien plus : il écrira ce livre, une complainte pour la France et le monde, unis dans leur destinée."

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  • Comment nous sommes devenus américains...

    Les éditions Gallimard viennent de publier un nouvel essai de Régis Debray intitulé Civilisation - Comment nous sommes devenus américains. Penseur républicain, Régis Debray est l'auteur de nombreux ouvrages, dont, dernièrement Un Candide à sa fenêtre (Gallimard, 2015), qui regroupe ses récentes chroniques.

     

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    " C’est quoi, une civilisation? Comment ça naît, comment ça meurt? L’effacement de la nôtre nous aide à répondre à ces questions vieilles comme le monde.
    De la CIA au rap, de House of Cards à Baron noir, des primaries à nos primaires, c’est cette imprégnation de notre culture nationale par la civilisation américaine que Régis Debray dévoile avec une gaieté frondeuse, en reliant les menus faits de notre quotidien à l’histoire longue de l’humanité.
    Illustrée par l’exemple de la Grèce antique face à l’Empire romain, l’invariable grammaire des transferts d’hégémonie éclaire notre présent d’une façon insolite et pénétrante.
    Une prise de recul qui, tout en abordant de plein fouet l’actualité, surprendra également pro- et anti-américains."

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  • Un fonctionnaire de la Grande Terreur...

    Les éditions Gallimard viennent de publier une étude biographique signée par Alexeï Pavlioukov et intitulée Le fonctionnaire de la Grande Terreur : Nikolaï Iejov. Alexeï Pavlioukov est chercheur à l'institut de sociologie de l'académie des sciences de Russie.

     

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    " Le nom de Iejov, ministre du NKVD, la police politique soviétique, est associé pour toujours au moment le plus sinistre de l’histoire russe, celui de la Grande Terreur (1937-1938) et de ses millions de victimes.
    Alexeï Pavlioukov a eu accès aux archives centrales du FSB (les services de police politique), habituellement fermées aux chercheurs, et en particulier aux dossiers d’instruction de Iejov lui-même et de ses plus proches collaborateurs, quand ils furent à leur tour arrêtés. Cherchant à se disculper, tous racontèrent dans le détail comment la machine avait été mise en marche sur ordre de Staline, et comment elle avait fonctionné pendant un peu moins de deux ans avec ses quotas de victimes planifiés.
    Iejov, personnalité banale, sinon falote, apprenti tailleur, soldat adhérant pendant la révolution au parti bolchevik dont il devient un fonctionnaire, s’élève peu à peu à l’intérieur de l’appareil grâce à une vertu que très vite relèvent ses chefs : l'aptitude à exécuter coûte que coûte les ordres reçus, sans états d’âme autres que la promesse d’une promotion. Petit, timide, piètre orateur, inculte, il serait probablement depuis longtemps oublié s’il était resté un homme de l’appareil du parti responsable des cadres et n'avait pas été, par la volonté de Staline, appelé à s’occuper de la police politique.Le lecteur suit pas à pas cette ascension, puis la chute quand Staline décide de mettre fin à la Grande Terreur et de se débarrasser de ses exécutants.
    Iejov fut un rouage essentiel de la Grande Terreur ; sa biographie est en réalité celle d’un système avec la part de hasards, de rencontres, d’opportunités de carrière, de logique bureaucratique et d’effets sanguinaires, dictés tant par l’aveuglement idéologique que par les circonstances d’une réalité qui échappe aux plans et se montre rétive aux programmes. C’est, somme toute, la biographie scrupuleuse d’une criminalité de bureau. "

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  • Les retrouvailles...

    Les éditions du Rocher publient demain un nouveau roman d'Olivier Maulin intitulé Les retrouvailles. Anarchiste de droite, tendance Rabelais, critique littéraire à Valeurs actuelles, Olivier Maulin est l'auteur de plusieurs romans truculents et païens, comme En attendant le roi du monde (L'esprit des péninsules, 2006), Les évangiles du lac (L'esprit des péninsules, 2008), Petit monarque et catacombes (L'esprit des péninsules, 2009), Les Lumières du ciel (Balland, 2011),  Le Bocage à la nage (Balland, 2013), Gueule de bois (Denoël, 2014) ou La fête est finie (Denoël, 2016). Il semble, avec ce roman, revenir à une veine plus sombre, qu'il avait abordé dans un polar, Le dernier contrat (La Branche, 2012).

     

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    " Vingt-cinq ans qu'ils ne s'étaient revus ! Quand son vieux camarade de fac l'invite à passer un week-end dans la grande bâtisse de son frère, nichée au coeur des montagnes de Savoie, Laurent Campanelli est un homme accompli, un père de famille qui a trouvé sa voie. Il s'y rend avec femme et enfants et revoit avec plaisir Michel, Yvon et leur soeur Flore, son amour de jeunesse à présent mariée à un riche avocat qui est aussi collectionneur. Mais la camaraderie retrouvée ne tiendra pas longtemps. De lointaines rancoeurs se réveillent, ainsi que des passions enfouies et des regrets agissant comme un lent poison. Éclats de voix alcoolisées, étreintes furtives et clandestines, le week-end dérape ; les cadavres sortent peu à peu du placard et font vaciller les vérités que l'on croyait les plus solides. Sous la neige, à l'écart du monde, un drame se noue. Il n'est pas certain que tous s'en relèveront. Le huis clos se transforme alors en cauchemar, dans une ambiance que ne renierait pas le Stephen King de Shining. "

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