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Livres - Page 107

  • Bière et alchimie...

    Les éditions L’œil d'or viennent de publier un essai de Bertrand Hell intitulé Bière & Alchimie. Ethnologue, Bertrand Hell a notamment écrit Le sang noir - Chasse et mythe du sauvage en Europe.

     

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    " Fruit d'une étude ethnologique, cet ouvrage croise les enquêtes de terrains et des données historiques pour retracer l'histoire de la bière, la plus ancienne des boissons. Évoquant ses modes de production à travers les âges, son folklore, ses chansons, ses fêtes et ses légendes, Bertrand Hell nous dévoile les liens existants entre les confréries des brasseurs et celles des alchimistes. En effet, invoquant la combinaison des forces symbolisées par le double triangle entrelacé de l'étoile des brasseurs (qui n'est autre que le sceau de Salomon ), « l'art » brassicole permet de transmuer une matière imparfaite car putrescible en un breuvage doté de la force de vie de l'alcool. C'est à l'aune de cette pensée symbolique que doivent se comprendre à la fois l'importance historique de la bière comme boisson rituelle et ses modes contemporains de sociabilité qui la distingue du vin. "

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  • Face au progrès...

    Les éditions de L'escargot viennent de publier un essai de Laurent Ottavi intitulé Christopher Lasch face au progrès. Journaliste, Laurent Ottavi collabore au magazine Marianne.

     

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    " L'œuvre de l’américain Christopher Lasch (1932-1994) gagne en lucidité à mesure que se confirment ses intuitions sur l’idée de Progrès. Un effondrement successif de cette croyance en un avenir toujours plus radieux, utopie initiée par les libéraux écossais, avait fait s’interroger l’historien sur la cécité de ses contemporains. Les évidences les plus massives, s’étonnait-il, auraient dû les conduire à abandonner cette chimère dès les premiers vacillements.

    Lasch a ainsi rédigé une œuvre totale. Du surgissement des gilets jaunes à l’élection de Donald Trump, des mouvements féministes aux manifestations antiracistes, l’américain anticipe une quantité de mécanismes socio-politiques majeurs des dernières décennies. En puisant notamment à la source de ses racines familiales et du passé égalitaire méconnu des États-Unis, le critique social parvient à bâtir ce qu’il nomme « une sensibilité populiste », la meilleure façon de tourner la page du capitalisme.

    L’ouvrage présent, nourri par des articles de l’historien inédits en français, met à portée une œuvre dense et complexe. Avec un style clair et passionné, Laurent Ottavi retrace les échecs imprévus de cette idéologie et en dévoile les fractures inédites, la plus flagrante étant celle entre les peuples et leurs élites. Dans cet essai majeur sur la pensée de l’historien américain, le projet laschien se dessine en creux : retrouver des limites, cultiver la vie intérieure et la vie publique, nourrir les liens de fidélité, de solidarité, de transmission, de courage et d’indépendance. "

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  • Cosaques blues...

    Les éditions Calmann Lévy viennent de publier Cosaques blues, un roman d'Erik l'Homme. Déjà connu comme l'auteur de plusieurs séries de qualité dans les collections de littérature de jeunesse, voyageur méditatif, grand marcheur et esprit libre, Erik L'Homme est déjà l'auteur de deux romans, Déchirer les ombres (Calmann-Lévy, 2018) et Un peu de nuit en plein jour (Calmann-Lévy, 2019).

     

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    " Matrone redoutable, Dolorès vit de trafics divers avec sa bande de bikers  composée de marginaux, des clochards célestes qui n’ont pas inventé l’eau
    chaude. En braquant une cargaison d’armes, les Childs of Armageddon déclenchent une avalanche de catastrophes et entraînent dans leur sillage une poignée de malchanceux: un hacker encore puceau drogué aux oursons en guimauve, un faux voyant mais vrai escroc, une escort-girl courageuse rêvant au prince charmant, le directeur d’une multinationale véreuse et son homme de main, une ancienne pasionaria des Bonnets jaunes ayant rejoint une communauté écoresponsable, et le président du Front de libération de la Patagonie.

    La charge d’une cavalerie déjantée contre notre époque, menée par une monumentale héroïne. "

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  • Evola, la mystique, l'ascèse et la liberté...

    Les éditions Ars Magna viennent de publier un recueil de textes inédits de Julius Evola intitulé L'école de mystique fasciste - Écrits sur la mystique, l'ascèse et la liberté (1940-1941). Penseur essentiel du traditionalisme révolutionnaire, écrivain au style clair et puissant, Julius Evola est notamment l'auteur de Révolte contre le monde moderne (1934), Les Hommes au milieu des ruines (1953) et Chevaucher le tigre (1961).

     

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    " La Scuola di mistica fascista, fondée à Milan en 1930, fut une institution destinée à la formation politique et intellectuelle de la future classe dirigeante fasciste. Créée, composée et dirigée presque exclusivement par de jeunes adultes, cette école se présente comme une exception dans le panorama des organisations pour l’encadrement de la jeunesse de l’époque. D’autre part, cette institution qui met au centre de son nom et de son enseignement la notion de « mystique », fait de ces jeunes non seulement des ambassadeurs de l’Idée fasciste, mais aussi des missionnaires d’un fascisme interprété et vécu comme « religion politique».
    La rencontre entre Evola et l’École de mystique fasciste eut lieu dans la perspective d’une tentative, menée à tous les niveaux par le Baron, de rectifier le régime fasciste italien dans un sens ésotérique et traditionnel.
    Le résultat ne fut pas au rendez-vous, mais il nous en reste des écrits théoriques de Julius Evola dont l’intérêt est grand pour leurs lecteurs actuels. "

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  • Le laboratoire clandestin de l’histoire...

    Les éditions Vendémiaire viennent de publier un ouvrage de Thierry Camous intitulé Uchronie - le laboratoire clandestin de l'histoire. Professeur agrégé à Nice et docteur en histoire ancienne, Thierry Camous est notamment l’auteur de Orients-Occidents, 25 siècles de guerres (PUF, 2007) et de La Violence de masse dans l’histoire - État, libéralisme, religion (PUF, 2010). 

     

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    " Si Alexandre le Grand n’était pas mort en -323 à Babylone, aurait-il empêché l’avènement de l’Empire romain ? Si les Chinois n’avaient pas renoncé à la navigation au XVe siècle, auraient-ils découvert l’Amérique ? Et si Charles VII n’avait pas cru en Jeanne d’Arc, la France serait-elle tombée aux mains des Anglais ? Le principe de l’uchronie est simple : identifier dans le passé un événement précis et postuler qu’il ne s’est pas produit ou qu’il s’est déroulé différemment. Il constitue alors un point de divergence. À partir de celui-ci, on peut imaginer une réalité alternative, un « non-temps » à l’image de l’utopie qui est un « non-lieu ».
    Pensé comme un outil de compréhension de l’histoire, une expérience dans un laboratoire – forcément clandestin –, le genre de l’uchronie invite à se poser la question interdite : « Et si… ? »
    En dix hypothèses, de la bataille de Charles Martel contre les Arabes à Poitiers en 732 aux élections américaines qui virent la victoire de George W. Bush en 2000, sans oublier la défaite de Waterloo, les affrontements aux issues inattendues de Rossbach dans la Saxe de 1757 et de Midway lors de la guerre du Pacifique, ou encore l’assassinat de l’archiduc François- Ferdinand qui plongea l’Europe dans un conflit meurtrier, Thierry Camous explore, en s’appuyant sur les recherches historiques les plus récentes, les divergences non advenues d’événements clés du passé, leurs conséquences potentielles et les mondes qu’elles auraient pu faire naître… "

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  • La guerre de Céline...

    Les éditions Gallimard publient cette semaine Guerre, le roman inédit de Louis-Ferdinand Céline, dont le manuscrit, qui lui avait été volé, avec d'autres, dans son logement lors de la libération de Paris, à l'été 1944, a réapparu soudainement l'année dernière et a pu être restitué à ses ayants droit. Un événement littéraire exceptionnel !

     

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    " Parmi les manuscrits de Louis-Ferdinand Céline récemment retrouvés figurait une liasse de deux cent cinquante feuillets révélant un roman dont l'action se situe dans les Flandres durant la Grande Guerre. Avec la transcription de ce manuscrit de premier jet, écrit quelque deux ans après la parution de Voyage au bout de la nuit (1932), une pièce capitale de l’œuvre de l'écrivain est mise au jour. Car Céline, entre récit autobiographique et œuvre d'imagination, y lève le voile sur l'expérience centrale de son existence : le traumatisme physique et moral du front, dans l'"abattoir international en folie". On y suit la convalescence du brigadier Ferdinand depuis le moment où, gravement blessé, il reprend conscience sur le champ de bataille jusqu'à son départ pour Londres. À l'hôpital de Peurdu-sur-la-lys, objet de toutes les attentions d'une infirmière entreprenante, Ferdinand, s'étant lié d'amitié au souteneur Bébert, trompe la mort et s'affranchit du destin qui lui était jusqu'alors promis. Ce temps brutal de la désillusion et de la prise de conscience, que l'auteur n'avait jamais abordé sous la forme d'un récit littéraire autonome, apparaît ici dans sa lumière la plus crue. Vingt ans après 14, le passé, "toujours saoul d'oubli", prend des "petites mélodies en route qu'on lui demandait pas". Mais il reste vivant, à jamais inoubliable, et Guerre en témoigne tout autant que la suite de l’œuvre de Céline. "

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