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23/11/2016

Fêtes païennes d'Europe...

Les éditions Delachaux et Niestlé viennent de publier un livre de Jean-Dominique Lajoux intitulé Fêtes païennes - Les grandes heures du calendrier. Ethnographe, photographe et cinéaste, membre du CNRS, Jean-Dominique Lajoux a notamment travaillé avec Georges-Henri Rivière, le fondateur du regretté Musée national des arts et traditions populaires...

 

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" Les fêtes célébrées dans les campagnes sont, au contraire de celles des villes, des survivances de rituels animistes dont les raisons sont à rechercher dans un besoin profond d'intégration de l'homme dans son environnement et dans l'univers. Que représentent la saint Antoine, la saint Eloi, les saint Jean, Catherine ou Nicolas, et toutes les autres fêtes de saints ? Quelles sont leur origine, leur relation avec les Eglises chrétienne et orthodoxe, les manifestations et les rituels qui en marquent leur jour de commémoration ? Sont-ils vraiment des intercesseurs auprès du Dieu chrétien ou bien les successeurs ou substituts des divinités du panthéon préchrétien de la Rome antique ? A moins qu'ils ne soient que la personnification de moments de l'année, c'est-à-dire une date célébrant un lever ou un coucher stellaire ou simplement un équinoxe ou un solstice sous les auspices de la Lune. En plus de 400 photographies, cet ouvrage présente de nombreuses fêtes d'origine païennes à travers 200 reportages exceptionnels et inédits tout autour de l'Europe. "

02/04/2015

Légendes et mystères des régions de France...

Les éditions Robert Laffont viennent de publier dans leur collection Bouquins un ouvrage d'Eloïse Mozzani intitulé Légendes et mystères des régions de France. Historienne, Eloïse Mozzani est spécialiste des traditions populaires.

 

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" Éloïse Mozzani nous offre une plongée inédite au cœur de nos régions françaises, à la découverte des légendes et mystères qui ont modelé leur identité.
Le mot « légende » vient de « ce qui doit être lu », en référence à la vie et aux faits des saints que l'on lisait jadis lors des offices religieux. Les premières légendes remontent à l'époque de l'évangélisation de la Gaule, lorsque les hommes d'Église tentent de détourner le peuple du paganisme et de le convertir à la nouvelle foi. Ils multiplient les récits de saints qui accomplissent des miracles pour prouver la vérité de leur religion. Au cours des siècles, leurs prodiges – traces laissées sur un rocher, fontaines devenues sacrées par leur jaillissement magique, pierres levées, ruines ou encore ponts édifiés en une nuit – marquent durablement le territoire français. Ces légendes sont peuplées de fées, dames blanches, lutins, lavandières nocturnes, géants (dont le fameux Gargantua popularisé par Rabelais) ou animaux surnaturels qui hantent grottes, cavernes, sources, bois ou mégalithes.
Cet ouvrage, qui explore notre mémoire collective la plus ancienne, poursuit l’œuvre des folkloristes du XIXe siècle qui ont collecté et mis par écrit les légendes longtemps transmises oralement. Il met en lumière des lieux mythiques et parfois oubliés dont le seul nom, enchanteur et poétique – la Pierre qui Vire, la Grotte aux Fées, le Bois des Dames, le Pas de Saint-Martin... –, continue de nous faire rêver. "

09/08/2014

Dominique Venner - Une pensée, une œuvre, un destin... (6)

Vous pouvez découvrir ci-dessous le deuxième volet d'un long entretien avec Dominique Venner, réalisé par Philippe Conrad, Philippe Milliau et Jean-Yves Le Gallou entre le 27 et le 28 février 2013.

Dans cette partie, Dominique Venner évoque avec Philippe Conrad et Philippe Milliau la question du christianisme, la chasse comme conservatoire des traditions, François de Grossouvre et les chasses présidentielles sous François Mitterrand...

 

13/11/2013

Le grand basculement qui vient...

Vous pouvez découvrir ci-dessous un point de vue de Jean-Yves Le Gallou, cueilli sur Polémia et consacré à la montée des mouvements de protestation populaire en Europe...

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Populisme, mouvements dissidents : le grand basculement qui vient

Épuisement du cycle d’alternance politique classique né en 1980

Les électeurs ne croient plus au « changement » entre partis du Système, simulant depuis 40 ans des oppositions artificielles mais conduisant dans les faits les mêmes politiques. C’est l’épuisement d’un cycle commencé dans les années 1980 où à chaque élection, un coup, le vainqueur socialiste remplaçait le vaincu RPR (puis UMP), en attendant le coup suivant, où le vainqueur RPR/UMP remplaçait le vaincu socialiste. La scénarisation d’un jeu de rôles entre compères a cessé d’intéresser les électeurs qui se réfugient dans l’abstention ou le vote populiste.

Épuisement du cycle de révolution sociétale de 1968

Les événements de Berkeley en Californie puis de Mai-68 ont débouché sur une rupture avec les valeurs traditionnelles sur fond de libération, de découverte des paradis artificiels, de dislocation de la famille. Cinquante ans plus tard, les enfants ou petits-enfants des soixante-huitards découvrent l’envers d’une société individualiste et les limites d’une éducation sans transmission. La fuite en avant vers le mariage gay et la marchandisation du corps se heurte à une opinion de plus en plus rétive malgré un matraquage médiatique intense.

Épuisement du cycle de mondialisation et de libre-échange ouvert en 1962

Depuis le Kennedy Round (1962), les négociations internationales se sont succédé pour faire disparaître les frontières économiques : Tokyo Round, réforme du Gatt, cycle de Doha. Dans le même temps le marché commun est devenu l’Union européenne qui s’est élargie et est devenue l’espace le plus ouvert du monde à la libre circulation des hommes, des capitaux, des marchandises. Les gagnants de la mondialisation veulent parachever le cycle avec un nouveau traité transatlantique. Les perdants du sans-frontiérisme se révoltent et les tenants de la réindustrialisation réclament de plus en plus fort le retour des frontières.

Épuisement du cycle de culpabilisation engagé en 1945

Ce cycle a commencé en 1945 : l’Allemagne vaincue a été culpabilisée du fait de la seconde guerre mondiale. Etrangement, cette culpabilisation s’est progressivement étendue aux autres pays européens, coupables d’avoir été vaincus ou d’avoir collaboré avec l’occupant allemand ou tout simplement de n’avoir pas assez résisté. Mais 70 ans après la fin de la seconde guerre mondiale, la reductio ad hitlerum perd de plus en plus de sens pour ne plus devenir qu’une figure de rhétorique au service des intérêts en place. L’élargissement de la culpabilité européenne à la colonisation dans les années 1960 puis à l’esclavage dans les années 1980 a fait déborder la coupe ; et tient de plus en plus difficilement la route malgré la multiplication des lois liberticides (en France : Pleven, Gayssot, Taubira, Perben).

Épuisement du cycle de 1914

La Guerre de 1914 a été le tombeau des sociétés traditionnelles. Sur leur ruine quatre idéologies sont nées et se sont affrontées : le fascisme et le national-socialisme, disparus en 1945 ; le communisme, qui s’est effondré dans les années 1990 ; reste le mondialisme anglo-saxon, dont la crédibilité financière et militaire est en voie de disparition ; lors de sa chute prochaine, les cartes idéologiques et géopolitiques seront rebattues. Et l’Europe pourra, selon la formule de Dominique Venner, sortir de sa « dormition ».

Épuisement du cycle des Lumières né au XVIIIe siècle

Allons plus loin encore. Depuis le XVIIIe siècle la philosophie rationaliste et utilitariste des Lumières s’est imposée. L’arraisonnement utilitaire du monde à la technique et à l’argent n’a cessé de s’étendre. Comme l’avait prophétisé Paul Valéry dans les années 1920 « Le temps du monde fini commence ». Ce qui débouche sur une crise identitaire et environnementale majeure.

Identité, traditions, localisme

« L’avenir n’est écrit nulle part », avait justement écrit Michel Poniatowski. Et les forces favorables à la poursuite des tendances dominantes sont puissantes : appareils de propagande des médias, des communicants et des publicitaires ; appareils de manipulation, de provocation et de coercition des Etats et singulièrement des Etats profonds.

Pourtant, signe incontestable de l’épuisement des cycles en cours, les mouvements de contestation se multiplient et convergent par-delà leur différence. Et c’est toujours par une coagulation de « non » que commencent les grands mouvements historiques. Difficile de dire sur quoi déboucheront ces phénomènes nouveaux. Mais plusieurs tendances émergent : la préoccupation identitaire, le choix localiste, le retour des traditions. Comme l’analyse avec finesse l’essayiste Hervé Juvin, le temps de « La Grande Séparation » arrive.

 Jean-Yves Le Gallou (Polémia, 6 novembre 2013)