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08/09/2018

Devenir des barbares ?...

Les éditions Le Retour aux Sources viennent de publier un nouvel essai de Jack Donovan intitulé Devenir un barbare, avec une préface de Piero San Giorgio. Américain, Jack Donovan se situe, dans son pays, à l'intersection des mouvances survivaliste, masculiniste et anarcho-droitière, mais ne se reconnait pas dans le White Nationalism. Deux de ses livres, La voie virile, et Un ciel sans aigles, sont déjà parus chez le même éditeur en 2014 et 2017.

 

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« Un attachement à des vertus plus « sympathiques » et plus sentimentales enchaîne beaucoup d'hommes virils à une culture de la faiblesse et les motive même à la défendre, parce qu'ils considèrent à tort son abandon comme l'abandon de tout ce qui est bon et décent dans le monde. Ces hommes qui sont bons en tant qu hommes, et veulent aussi être des hommes « bons », sont exactement de la sorte de ceux dont vous vous voudriez dans votre tribu, mais ils sont exploités, trahis et pris pour des imbéciles par une culture qui méprise leurs force et courage. Tandis que « l'Empire de l'esprit d'esclave » fabrique de plus en plus de faibles qu'ils auront à protéger, leurs protégés sont ingrats, et ils deviennent les martyrs d'un idéal que ne respecte presque personne, sinon ceux qui ont servi dans leurs propres rangs. Leurs qualités tactiques sont employées non à défendre la beauté fragile, mais à répandre partout dans le monde une culture ventripotente du ressentiment, de l'avidité matérielle, de la faiblesse et de la dégénérescence hideuse. Au fur et à mesure que les menaces à la sécurité faibliront, ils seront tour à tour réprimés et leur noblesse sera gâchée à défendre les « droits » des plus pauvres et des plus faibles pour devenir aussi grotesques que possible. Ces cochons de « Bartertown », qui s'ébattent sans honte, avec exubérance, dans leur propre saleté et veulent s'entendre dire qu'ils sont formidables pour ça, sont les consommateurs parfaits pour alimenter les hauts-fourneaux à méthane de l'économie globale... » Avec ce livre, Jack Donovan nous invite à plonger dans les rouages de la masculinité mais aussi à nous organiser pour « accomplir le monde nouveau »...

09/01/2018

L’Apocalypse zombie ?...

Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Stéphane Montabert, cueilli sur le site Les Observateurs et consacré à l'étonnante mode des zombies dans la culture populaire...

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L’Apocalypse zombie

Les zombies sont à la mode.

On les trouve désormais à toutes les sauces. Aux films, livres et séries télévisées succède une vague sans précédent dans le monde des jeux vidéo. Days Gone, State of Decay II, The Last of Us : Part II, Red Dead Redemption, Resident Evil 2, Death Stranding ou encore Metal Gear Survive sont autant de titres majeurs annoncés pour cette année ou la suivante, dans un marché qui dépasse celui de la musique et du cinéma.

Le sujet est étudié en sociologie, mais pas forcément pour poser les bonnes questions ("Si l’épidémie se produisait, quelles seraient les conséquences sur le plan sociologique?" ... Vraiment, Monsieur le sociologue?). Car, après tout, que signifie cette omniprésence des zombies dans l'esprit du grand public?

Les Grandes Peurs

Hollywood ne saurait représenter autre chose qu'une infime fraction de l'humanité, mais vend ses productions à une grande part de celle-ci. Et à l'instar d'autres industries, l'offre s'adapte à la demande. Notons bien que la mode des catastrophes ne saurait se découper de façon précise. Comme des vagues qui se chevauchent, les thèmes se recouvrent et s'étalent sur une longue durée. Ce n'est que suite à de multiples essais plus ou moins réussis que l'un d'eux trouve grâce auprès du grand public et engendre la production de masse d’œuvres à succès sur le même thème - donnant naissance à un genre proprement dit.

Les peurs de l'humanité montées sur grand écran sont un classique de l'histoire du cinéma, depuis la dystopie de Metropolis (1927), ou l'Homme invisible (1933) mettant en scène la voix désincarnée d'un savant fou devenu insaisissable. A l'issue de la Seconde Guerre mondiale, Hollywood effraie le grand public à travers des thèmes liés aux craintes du développement scientifique, pourtant à l'origine de la victoire contre le Japon, en l'extrapolant sur fond de Guerre Froide. Le futur fascine mais terrorise, et bien sûr l'anéantissement est toujours dans la balance. C'est l'heure des laboratoires secrets lâchant sur le monde d'étranges inventions, quand les militaires ne déclenchent pas eux-mêmes l'Apocalypse par bêtise ou inadvertance.

Vers les années 70, l'époque est plus propice aux films-catastrophe mettant l'Humanité occidentale en prise avec des forces qui les dépassent - naufrages, éruption de volcans ou invasions extraterrestres - et favorisées par l'amélioration des effets spéciaux. C'est l'heure de La Tour infernale (1974) ou de l'Invasion des Body Snatchers (1978).

Aux craintes des décennies précédentes, les suivantes ajoutent épidémies et météorites menaçant la vie sur la planète entière. Les dangers deviennent plus systématiquement planétaires, montrant non seulement des catastrophes hors des États-Unis, mais allant parfois jusqu'à impliquer d'autres nations dans une résolution conjointe du problème. La tendance au globalisme se confirmera au tournant des années 2000 avec les premiers films visant directement à véhiculer une idéologie politique sur le thème de la catastrophe, comme Le Jour d'Après (2004) où la non-signature par le Président américain d'un traité visant à lutter contre le réchauffement climatique déchaîne littéralement, et dès le lendemain, un tsunami contre la Côte Est.

L'évolution de la technologie et l'émergence d'Internet fera fleurir toute une nouvelle catégorie de dystopies et d'interrogations quant au devenir de l'humanité, la robotisation de la société, l'émergence d'une intelligence artificielle, la plausibilité d'une guerre entre humains et machines, ou la confusion entre réalité virtuelle et monde réel.

Mais depuis des années, au milieu des autres thèmes, les zombies se maintiennent et gagnent en popularité.

Le Zombie, excuse du chaos

Le thème des zombies est très ancien, mais son traitement a évolué au fil du temps. De la créature ranimée obéissant à un maître, le zombie est devenu incontrôlable, puis terriblement contagieux, puis mondial. Les morts-vivants originels ont laissé la place à des humains bien portant soudainement fauchés par la zombification, parfois en quelques minutes.

Or, le zombie lui-même est rarement le principal protagoniste de l'histoire. Les premiers films de zombies mettaient l'accent sur le déclenchement de l'épidémie, le réveil de la horde, la survie des premiers civils confrontés par surprise à la marée décomposée comme dans La Nuit des Morts Vivants (1968). Mais depuis plusieurs années déjà le thème est prétexte à autre chose - l'émergence de nouvelles structures sociales au sein d'une société effondrée, les rapports de confiances entre survivants, les perspectives d'avenir, la survie des valeurs occidentales judéo-chrétiennes dans une catastrophe d'ampleur biblique.

Dans ces contextes, le zombie n''a plus qu'un rôle secondaire, quoique essentiel. Il remplit toujours deux fonctions principales du récit:

  1. Justifier la disparition de la société classique. Face aux zombies, les structures des États traditionnels sont invariablement défaillantes et finissent par s'écrouler. C'est sans doute la plus marquante distinction d'avec une invasion extraterrestre, par exemple, ou après des défaites initiales les vaillants défenseurs de la planète finissent par apprendre de leurs erreurs et mettent une raclée aux envahisseurs. Dans le monde des zombies, rien de tel: l'État disparaît du paysage après quelques soubresauts. Il ne subsiste plus que sous la forme d'usurpateurs, ou d'éléments militaires agissant désormais pour leur propre compte comme pillards ou mercenaires.
  2. Maintenir un niveau de danger lancinant. L'insouciance n'est pas une option. Faire face à une horde de zombies est une perspective terrifiante mais les survivants sont rapidement aguerris et bien préparés. Les zombies sont en général lents, prévisibles et incapables de tactique, mais forcent les humains à se regrouper pour augmenter leurs chances de survie, du tour de garde à l'expédition de pillage dans un centre commercial. D'autres défis plus complexes émergent assez vite: lutte pour le leadership au sein du groupe, affrontement avec des groupes rivaux, localisation de ressources rares (médicaments, énergie, munitions). Les communautés de survivants entrent en concurrence et donnent rapidement lieu à des affrontements plus dangereux et plus vicieux que contre les zombies, mais ceux-ci restent en arrière-plan pour rappeler à tous le destin qui attend les individus isolés.

Simulation et jeu vidéo

Les survivalistes sont tournés en dérision, mais le grand public est friand de la société désintégrée que met en scène le thème des zombies. La survie dans cet univers se ramène à la mise en application de leurs conseils: être autosuffisant, prêt à se défendre, et paré au maximum d'éventualités.

Si on accepte l'idée d'un monde dévasté par les morts-vivants comme la symbolique d'une société effondrée et généralement hostile, non seulement le thème des zombies prend tout son sens, mais il s'incarne parfaitement dans le médium du jeu vidéo. À l'inverse d'autres supports, et malgré la scénarisation poussée de certains grands titres, le jeu vidéo est l'environnement parfait pour laisser le joueur libre de ses actes et tenter plusieurs approches. Il peut expérimenter et organiser sa survie dans un monde où chaque nouveau lever de soleil est une victoire.

Les titres autorisant des joueurs à se rejoindre en ligne dans un même monde renforce l'expérience sociale des "survivants", leur permettant d'élaborer des stratégies que même les créateurs du jeu n'auraient imaginées.

Dans son aspect plus polémique, le zombie représente l'Autre, agrémenté d'une dangerosité mortelle et irréconciliable. Rares sont les titres qui considèrent les zombies comme des êtres humains, bien qu'ils l'aient tous été au départ. La perte d'humanité est généralement présentée comme un processus irréversible. On ne peut pratiquement jamais la guérir (bien que parfois des remèdes permettent de juguler la transformation en zombie d'une personne infectée). Or, non seulement les zombies sont nombreux, mais ils sont toujours hostiles. On ne peut pas raisonner un zombie, ni le dresser, ni espérer qu'il change d'avis, ni faire la paix avec lui - pas même une trêve. Le zombie est l'hostilité incarnée et la seule réponse est sa destruction.

Par ailleurs, le zombie permet de s'éviter les foudres du politiquement correct. Les éditeurs de jeux n'ont certainement pas vocation à se transformer en lanceurs d'alertes, et on ne verra jamais Hollywood se lancer dans un film montrant l'émergence d'une guerre civile entre immigrés et autochtones dans les banlieues européennes - quelle que soit la plausibilité d'un tel scénario. Le zombie permet de contourner cet obstacle et de parvenir au même "résultat": une société effondrée, des factions irréconciliables et un danger de tous les instants.

De ce point de vue, la popularité de l'apocalypse zombie prend un tout autre sens: elle pourrait nous préparer, collectivement et inconsciemment, à ce que pourrait être notre survie dans un avenir aussi proche que sombre - même sans morts-vivants.

Stéphane Montabert (LesObservateurs.ch, 4 janvier 2018)

08/09/2017

Un ciel sans aigle...

Les éditions le Retour aux Sources viennent de publier un nouvel essai de Jack Donovan intitulé Un ciel sans aigle. Américain, Jack Donovan se situe dans son pays à l'intersection des mouvances survivaliste, masculiniste et anarcho-nationaliste et collabore à la revue American Renaissance. Un de ses livres, La voie virile, est déjà paru chez le même éditeur en 2014.

 

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" L’aigle pygargue à tête blanche est un symbole américain puissant et représente la force et la liberté.

Parce que je n’en vois plus dans l’Amérique d’aujourd’hui, cet aigle est à la fois le triste symbole de ce qui a été perdu et l’emblème de ce qui doit être retrouvé.

Ce livre fait le point sur mes désillusions vis-à-vis du rêve américain et sur la dissonance entre mes valeurs et ce que je vois autour et au-dessus de moi à notre époque, mon propos porte surtout sur le fait que j’ai perdu la foi en l’Amérique en tant que nation.

Je pense que tout homme de n’importe quelle ethnie ou race doit pouvoir saisir la vacuité des « valeurs » et des « dirigeants » américains. Et, puisque le mondialisme a engendré un tel manque de grandeur à la tête des nations, il y a donc beaucoup de ciels sans aigles… "

10/06/2017

Survivalisme et trahison des élites...

Vous pouvez découvrir ci-dessous un entretien donné par Piero San Giorgio au site Les non-alignés à propos de la vague d'attentats qui secoue l'Europe et de l'incapacité des élites politiques à assurer la protection des citoyens européens. Tête pensante dans le monde francophone d'une forme de survivalisme ou de décroissance résiliente et identitaire, Piero San Giorgio est l'auteur de Survivre à l'effondrement économique (Le Retour aux sources, 2011) et de Rues barbares (Le Retour aux sources, 2012).

 

                                 

03/06/2017

Le survivalisme, mode ou tendance de fond ?...

La revue Survival, consacrée à la survie en milieu hostile, sort en kiosque son huitième numéro (juin - juillet 2017). Une revue indispensable pour les amateurs de crapahut et d'aventure ainsi qu'à toutes les personnes soucieuses de développer leur capacité d'autonomie et de résilience et leur aptitude à la survie individuelle ou collective...

Vous pouvez découvrir ci-dessous un commentaire de Piero San Giorgio sur ce magazine.

 

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Au sommaire :

Spécial
Retour à la terre
Survivre grâce aux insectes

Survie
Le Survivalisme un jeu, un commerce ou un mode de vie ?
Mauvaises herbes : le Plantain
Mauvaises herbes : la Consoude
3 000 mètres sans parachute, l’histoire de Juliane Köpcke

Équipements
Les sacs de couchage
Smartphones Durcis
PROTEGOR : Entretien avec Guillaume Morel
Le seau d’urgence
Optimiser son Bob
Les couteaux de survie de chez Extrema Ratio

Techniques
La létalité d’une flèche de chasse : optimiser précision et pénétration…
Allumer un feu au silex
Le nœud de chaise
Ouvrir une boite de conserve

Vos rubriques
J’ai testé pour vous Veste Seeland « Canada »
J’ai testé pour vous Les chaussures « Terrebonne Outdry Ex » de Columbia

 

                    

24/02/2017

Comment protéger sa famille...

La revue Survival, consacrée à la survie en milieu hostile, sort en kiosque son sixième numéro (février 2017-mars 2017). Une revue indispensable pour les amateurs de crapahut et d'aventure ainsi qu'à toutes les personnes soucieuses de développer leur capacité de résilience et leur aptitude à la survie individuelle ou collective...

 

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Sommaire :

Survie
Le troc en situation de survie
Interview Cris Millenium
IEM : un risque méconnu
Information d’État : Les conseils suisses et français
Survivre en temps de guerre : Le siège de Leningrad

Équipements
La lanterne à LED Helix
Alerter pour survivre
Correspondance entre la température et la force du vent
Chaussures Muckboots Pursuit Shadow
Introduction aux couteaux de Bushcraft

Techniques
Mieux vaut prévenir…
Stage mixte défense et premiers secours tactiques
La défense du domicile
L’hygiène en situation de survie
Le noeud de « tête d’alouette »