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04/12/2017

Être Achille ou Ulysse ?...

Les éditions Bayard viennent de publier Être Achille ou Ulysse ?, le texte d'une conférence de Pierre Judet de la Combe. Helléniste, spécialiste de la tragédie grecque et directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales, Pierre Judet de La Combe est également l'auteur de L'avenir des anciens : oser lire les Grecs et les Latins (Albin Michel, 2016) et d'une biographie d'Homère (Folio, 2017).

 

Judet de la Combe_Etre Achille ou Ulysse.jpg

" Dans cette petite conférence très vivante et pleine de fantaisie, Pierre Judet de La Combe présente deux personnalités bien différentes. Deux héros, deux destins, deux manières d'être, de vivre. Le premier est en colère, affronte ses ennemis, bouscule les dieux, les hommes et gagne. Sans méfiance aucune, il aime passionnément ses amis, souffre pour eux, et laisse un souvenir lumineux, mais il meurt. L'autre ruse, fuit, invente mille tours, se méfie de tout le monde, s'échappe toujours et parvient à revenir chez lui, mais à quel prix ? Faut-il choisir entre ces deux voies ? Une formidable réflexion sur ce que dit de nous la mythologie. "

29/06/2017

Le cas Homère...

Les éditions de l’École des Hautes Études en Sciences Sociales viennent de publier sous le titre Le cas Homère, le texte de deux conférences du jeune Nietzsche à l'université de Bâle, consacrées à Homère.

 

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" Qui appelle-t-on Homère ? Qui est à l’origine de l’Iliade et de l’Odyssée ? Ces deux questions rejoignent celles des origines et de l’évolution des langues et des civilisations. Ces deux textes, Homère et la philologie classique suivi de L’Agôn des Aèdes en Eubée, illustrent les idées de Nietzsche encore imprégné de ses études classiques.

La publication de ces deux conférences de Friedrich Nietzsche autour de la figure d’Homère permet à la fois de faire connaître ce que Nietzsche devait à la philologie, qu’il enseignait, et ce qu’il a apporté, et, d’autre part, ce que l’on peut dire aujourd’hui de sa position sur la philologie, de son rapport à la philosophie. Il s’agit donc du discours inaugural Homère et la philologie classique, tenu à l’université de Bâle en 1869 à l’occasion de l’élection de Nietzsche comme professeur de cet athénée, et de la petite conférence pour la Société philologique de Leipzig en 1867, L’Agôn des Aèdes en Eubée.

Dans Homère et la philologie classique, contre la déconstruction scientifique de la figure historique d’Homère et de l’Iliade et de l’Odyssée, Nietzsche revendique la valeur du chanteur aveugle et de l’unité des poèmes en tant que faits culturels incontournables. Les métamorphoses d’Homère nous révèlent l’esprit des siècles à travers lesquels cette tradition a pu se développer et a dû, à un certain point, parvenir à sa dissolution.

Dans L’Agôn des Aèdes en Eubée, Nietzsche évoque une autre tradition très ancienne autour d’Homère : le célèbre agôn entre Homère et Hésiode en Chalcis à l’occasion des jeux funèbres en honneur du roi Alcidamas. En analysant les traces de ce récit dans les textes anciens, Nietzsche s’interroge sur la valeur de cette invention et sur les raisons cachées de ce mythe. "

16:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nietzsche, homère |  Facebook | Pin it! |

04/03/2017

Achille, le héros tragique...

Les éditions Ellipses ont récemment publié un essai historique d'Aurore Noirault consacré à Achille, le guerrier grec, héros de l'Iliade. L'auteur est professeur de Lettres classiques...

 

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" Achille, ce guerrier grec, né d'une déesse et d'un mortel, plongé dans le Styx par sa mère afin de le rendre invulnérable, est encore connu de nos jours pour sa participation à la guerre de Troie, illustrée dans l'Iliade, l'épopée écrite par Homère au VIIIe siècle avant notre ère. Promis à une destinée fulgurante, bénéficiant de l'aide bienveillante des dieux, il mène derrière son bouclier de sanglants combats contre les Troyens, massacrant ses ennemis sans aucune pitié. Sa violence se déchaine surtout contre Hector, qui a tué Patrocle, son ami le plus cher, son autre lui-même. Pourtant, sous l'armure étincelante du guerrier quasi invincible, se dévoile au fil des pages une personnalité complexe, révélant tout le paradoxe du héros. Celui dont le nom est principalement associé à la cruauté, à la fureur et à la colère est aussi capable d'une grande humanité. Un trait mortel précipitera son destin funeste ; la flèche décochée par Pâris et guidée par Apollon l'atteindra au talon, seul endroit vulnérable de son corps. Cet ouvrage se propose de retracer la légende auréolée de gloire du divin Achille, en partant des textes antiques jusqu'aux représentations modernes. Modèle en sculpture et en peinture, héros tragique par excellence, il est également source d'inspiration musicale : sa force hors norme conduit un groupe comme Led Zeppelin à en faire une véritable star du rock. Le personnage d'Achille signe aussi le retour de l'Antiquité sur grand écran, attestant le renouveau du genre du péplum, comme pour répondre à l'aspiration profonde du guerrier d'atteindre à l'immortalité. "

22/02/2017

La ruse et la force...

Les éditions Perrin viennent de publier un essai de Jean-Vincent Holeindre intitulé La ruse et la force - Une autre histoire de la stratégie. Docteur de l'EHESS, Jean-Vincent Holeindre est professeur de science politique à l'université de Poitiers et directeur scientifique de l'Institut de recherche stratégique de l'école militaire (IRSEM). Il préside l'Association pour les études sur la guerre et la stratégie (AEGES).

 

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" Au VIIIe siècle avant J.-C., Homère expose de manière frappante la dualité qui fonde la stratégie. Dans l'Iliade et l'Odyssée, le poète grec met en scène la guerre à travers deux personnages phares. Achille, héros de la force, est un soldat : son honneur est au-dessus de tout. Ulysse, héros de la ruse, est un stratège : seule la victoire compte. Cette opposition de la force et de la ruse structure dès l'origine l'histoire de la stratégie dans le monde occidental.
Jusqu'à présent, la force a davantage attiré l'attention des historiens. La ruse apparaît rarement comme un élément majeur de la stratégie. Au contraire, elle fait figure de repoussoir et se présente comme l'apanage du faible ou de l'étranger. Cet « orientalisme » militaire et stratégique n'est pas recevable, parce qu'il ne reflète pas la réalité historique et se fait l'écho d'un discours idéologique. Il s'agit donc d'en finir avec cette lecture stéréotypée afin de comprendre ce que la stratégie, dans le monde occidental, doit à la ruse, en identifiant les moments clés de son histoire, des guerres antiques aux mouvements terroristes du XXIe siècle. Se déploie ainsi une histoire longue de la stratégie, dégagée des préjugés culturels et ethniques, qui met en scène, pour la première fois et de manière systématique, le dialogue ininterrompu de la ruse et de la force. "

24/06/2016

Penser la guerre au futur...

Les presses de l'Université Laval au Québec ont récemment publié un ouvrage collectif, dirigé par Richard Garon et intitulé Penser la guerre au futur. Officier des Forces armées canadiennes, Richard Garon est docteur en sciences politiques et professeur associé à l'université de Laval.

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" La fin de la guerre froide et les événements de septembre 2001 ont engendré un débat fondamental qui divise les études stratégiques. Certains auteurs avancent que la nature de la guerre s’est transformée, alors que d’autres affirment que sa conduite s’est adaptée aux nouvelles conditions sans modifier les caractéristiques essentielles de la guerre. La réflexion portant sur la conduite des futurs conflits traite presque exclusivement des développements technologiques. Malgré le niveau technologique avancé de notre société, est-ce que cet aspect change significativement la nature et la conduite de la guerre ? Lors d’un conflit armé, est-ce que les aspects technologiques éclipsent désormais les autres considérations comme la doctrine et l’aspect humain ? À titre d’exemple, est-ce que la guerre des robots permettrait d’éliminer l’erreur humaine ou les considérations politiques qui semblent affecter l’efficacité des forces armées depuis des générations ? Cet ouvrage répond à ces nombreuses questions qui auront des répercussions sur la guerre de demain. "

Au sommaire :

Chapitre 1  De quoi s’agit-il ? Guerre, conflit, intervention

Chapitre 2 Prenez garde à la révolution dans les affaires militaires

Chapitre 3  Du soldat antique au supersoldat de l’âge géopolitique posthéroïque, le modèle occidental de la guerre entre Achille et Iron man

Chapitre 4 La guerre de l’information, concept polymorphe de la société de la connaissance

Chapitre 5 La guerre comme principe du politique

Chapitre 6 La gouvernance des alliances et du commandement

Chapitre 7 Les drones du territoire à l’espace : la transformation de la machine de guerre américaine en chasseur technologique

Chapitre 8 La part de l’homme

Chapitre 9 Les leaders du futur au sein de la profession des armes

Chapitre 10 L’humain, grand oublié du phénomène cyber ? Pistes de réflexion pour la cybersécurité

12/02/2016

Les origines nordiques de l'Iliade et de l'Odyssée...

Les éditions astrée viennent de publier un ouvrage de Felice Vinci intitulé Homère dans la Baltique - Les origines nordiques de l'Odyssée et de l'iliade, avec une préface d'Alain de Benoist. Ingénieur nucléaire, passionné par l’œuvre d'Homère, Felice Vinci a publié ce livre après plusieurs années de recherches, en particulier sur le terrain.

 

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" Le livre de Felice Vinci résout une question qui a depuis longtemps intrigué les spécialistes de la période homérique : comment se fait-il que les nombreuses et précises indications géographiques données par Homère ne semblent pas du tout correspondre avec le monde méditerranéen ? S’il est impossible de reporter les aventures d’Achille et d’Ulysse sur une carte de la Méditerranée, c’est peut-être parce que celles-ci se sont déroulées bien plus au nord, dans le monde de la Baltique et de la mer du Nord...

« Je viens de lire votre livre et je suis profondément impressionné. Vos argumentations géographiques et météorologiques sont très fortes, et je prévois que, après la période habituelle d’hésitation, les spécialistes de l’antiquité classique les accepteront » (Theo Vennemann, Université de Munich) "