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athènes

  • Histoire antique, histoire ancienne ?...

    Les éditions Passés composés viennent de publier un essai de François Lefèvre intitulé Histoire antique, histoire ancienne ?. Ancien élève de l’École normale supérieure, agrégé de Lettres classiques et ancien membre de l’École française d’Athènes, François Lefèvre est professeur d’histoire grecque à la Sorbonne. Il est l’auteur d’une Histoire du Monde grec antique traduite dans plusieurs langues.

     

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    " L’Antiquité reste-elle d’actualité ? C’est la question à laquelle un de ses plus éminents spécialistes répond dans ce livre. En une succession de courts chapitres, il montre la proximité entre les civilisations grecque et romaine et la nôtre. À bien des égards, nos problèmes les plus contemporains furent également les leurs. Brexit, enseignants mal payés, déserts médicaux, sport business, technocratie, manifestations de rue : ce qui nous apparaît comme « l’enfer » de la modernité n’est qu’une forme de répétition de l’Antiquité classique. Ainsi découvrira-t-on que Donald Trump n’est pas l’inventeur des fake news, mais que l’Athénien Thémistocle ou Philippe II de Macédoine y ont eu recours bien avant lui, en dignes héritiers d’Ulysse ; qu’avant Notre-Dame, un autre lieu de culte illustre, le temple d’Apollon à Delphes, périt dans les flammes et provoqua un émoi international ; Delphes où bien avant l’ONU, une instance supranationale siégeait, l’Amphictionie.

    À travers ces exemples riches en anecdotes, curiosités et révélations, François Lefèvre fait revivre d’une plume alerte le monde antique et nous invite à réfléchir sur le nôtre, tant il est vrai que le passé, fût-il aussi reculé, éclaire le présent. "

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  • Athènes, une cité entre mythe et politique...

    Les éditions Passés Composés viennent de publier un essai de Sonia Darthou intitulé Athènes - Histoire d'une cité entre mythe et politique. Docteur de l’École Pratique des Hautes Études, spécialiste du polythéisme et des mythes fondateurs grecs, Sonia Darthou est maître de conférences en histoire ancienne à l'université d'Evry.

     

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    " Les mythes s'avèrent intimement liés à l'histoire de la cité d'Athènes. Omniprésents, foisonnants et réactualisés au cours des siècles, ils surgissent dans tous les espaces du paysage pour construire le passé comme le présent politique. Grâce à la mythologie, les Athéniens s'ancrent et se réinventent en permanence. Au banquet, les vases à boire circulent entre les buveurs, entraînant une cohorte d'images qui voyage de main en main, donnant ainsi à voir les grands mythes de la cité. Sur les décrets de l'Assemblée du peuple, c'est la figure d'Athéna qui fait écho au texte des hommes. Sur la porte de la maison, le père accroche, à la naissance de son fils, une couronne d'olivier, cet arbre mythique qui inscrit le nouveau-né dans la communauté de ses frères athéniens. Au théâtre et au tribunal, les mythes rappellent les modèles des héros et dramatisent la condition humaine face aux citoyens assemblés. Quant aux pièces de monnaie athéniennes, frappées de l'effigie d'Athéna et de ses symboles, elles véhiculent parfaitement combien il est difficile de tracer une frontière entre mythe et politique. C'est tout le propos de l'auteure, qui a choisi de raconter une Athènes surprenante où discours et images mythiques contribuent à façonner les grands enjeux de la cité. "

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  • Le graal d'Apollon...

    Les éditions Terre & Peuple viennent de publier un essai de Paul-Georges Sansonetti intitulé Le Graal d'Apollon. Spécialiste de littérature et de mythologie, Paul-Georges Sansonetti a été chargé de conférences à l’école pratique des Hautes Etudes. Il est notamment l'auteur de Chevaliers et dragons (Porte Glaive, 1995).

     

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    " Depuis la Renaissance, on considère la Grèce, et plus particulièrement Athènes, comme le berceau de notre civilisation européenne. Cependant, le cœur du monde hellénique n'était pas a cité de Périclès mais Delphes, consacrée à Apollon.

    Dans ces conditions le message des anciens Grecs doit être lu différemment car, par la figure de l'Olympien personnifiant la lumière et la perfection, Delphes se reliait à la mythique Hyperborée. située à l'extrême Nord de toutes les nations et demeuré en Âge d'Or, ce territoire n'était accessible ni par la terre ni par la mer, affirmait le poète Pindare. Évocateur de la notion de Tradition primordiale, ce qui symbolise l'Hyperborée resurgira au Moyen Âge avec le légendaire du Graal, à la fois source de la « plus longue mémoire » aurait dit Nietzsche, et soleil d'un devenir suprahumain.

    Approcher la signification d'Apollon, c'est tenter de  retrouver ce dont nos sociétés sont désormais tragiquement dépourvues : la force d'un idéal qui, par delà le temps et l'espace, reconduit à cette féconde incandescence illuminant d'aurore la la racine d'une civilisation et la cime de l'être. "

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  • Convention citoyenne, tirage au sort et démocratie athénienne...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Raphaël Doan, cueilli sur Figaro Vox et consacré à la question du tirage au sort, expérimenté dans le cadre de la pseudo-Convention citoyenne. Agrégé de lettres classiques, Raphaël Doan est l'auteur de Quand Rome inventait le populisme (Cerf, 2019).

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    «Non, le tirage au sort de la Convention citoyenne sur le climat n’a rien à voir avec la démocratie athénienne»

    La Convention citoyenne sur le climat, qui vient de rendre ses propositions, a remis au goût du jour le tirage au sort. Créée par le président de la République après la crise des gilets jaunes, cette instance a réuni pendant six mois 150 citoyens, sélectionnés au hasard sur des listes téléphoniques, pour décider de mesures à prendre en matière de lutte contre le changement climatique. Défendu par nombre d’écologistes et tenants de la démocratie participative, qui appellent à dépasser nos vieilles institutions verticales, le tirage au sort des membres de cette convention a été retenu par Emmanuel Macron pour «représenter pleinement la société dans toute sa diversité et sa vitalité.»

    Quand on parle de tirage au sort en démocratie, on invoque souvent l’exemple de la Grèce antique, et particulièrement de la démocratie athénienne. Mais le tirage au sort athénien était-il vraiment similaire à celui dont nous parlons aujourd’hui? Peut-on voir dans la démocratie athénienne l’ancêtre de notre démocratie participative? Ce n’est pas si sûr.

    Pour Platon, «est démocratique le fait que les magistratures soient attribuées par tirage au sort, oligarchique le fait qu’elles soient pourvues par l’élection.» Pour Aristote également, c’est démocratique à la condition «que les magistratures soient tirées au sort.» Et de fait, à Athènes, on tirait au sort les juges, les magistrats ordinaires et les membres du conseil des cinq cent, qui présidaient aux séances de l’Assemblée. Au total, plusieurs milliers de postes étaient remplis au hasard, au sein d’un vivier de plus de 30 000 citoyens. La participation de ces derniers était donc bien plus massive que dans les démocraties modernes.

    Ce qu’on nous propose aujourd’hui n’a pourtant pas grand-chose à voir avec l’esprit des institutions athéniennes. Pourquoi les Grecs considéraient-ils le hasard comme démocratique? Non pas parce qu’il serait «représentatif» de la société, mais parce qu’il sapait le monopole de quelques grandes familles sur l’administration de la cité, un peu comme, sous l’Ancien Régime, les charges du royaume étaient concentrées entre les mains des privilégiés. Pour y mettre fin, la Révolution française fit le choix de la méritocratie: la fonction publique était ouverte à tout citoyen méritant par la voie du concours. Athènes avait trouvé une solution différente à travers le tirage au sort, mais l’objectif était le même: réduire la place de l’aristocratie dans l’administration.

    Regardons de plus près les postes attribués par le sort à Athènes: il s’agissait soit de fonctions archaïques et honorifiques, comme les archontes, soit de fonctions d’administration courante, surveillants des temples, garants des poids et mesures, chargés de voirie, secrétaires publics. Pour les magistrats responsables de décisions vitales pour la cité, on se gardait bien du tirage au sort: les fonctions financières et militaires, mais aussi celles concernant la gestion de l’eau, étaient électives. Au demeurant, les lois et les grandes orientations politiques - comme la paix ou la guerre - étaient votées directement par le peuple, réuni à l’assemblée. Pour simplifier, on peut dire qu’Athènes tirait au sort ses fonctionnaires-citoyens, mais laissait les décisions importantes au suffrage universel ou à la sagacité des élus.

    La convention citoyenne sur le climat repose sur des principes opposés. Les tirés au sort ne sont pas censés administrer la cité, mais formuler de grandes propositions politiques. Loin d’arracher le monopole de l’expertise à ceux qui l’exercent traditionnellement, comme à Athènes, le hasard du recrutement renforce le rôle des experts. Au-delà des 150 citoyens par définition novices en matière climatique, la convention est supervisée par un «comité de gouvernance», composé de membres de think-tanks, de militants, d’agents du ministère de la Transition écologique, de chercheurs et d’autres personnalités qualifiées. Ce sont eux qui donnent le cadre des problèmes à résoudre aux tirés au sort, leur indiquent des solutions, et se chargent de transcrire leurs idées dans le droit. Autant dire qu’ils s’occupent de l’essentiel, en amont comme en aval.

    Les fonctions de secrétariat, d’organisation des débats et de transcription juridique des décisions de l’assemblée sont précisément celles que les Athéniens attribuaient au tirage au sort, pour éviter que la délibération des citoyens soit détournée par un petit nombre d’experts. Comme on l’a vu, ils ne confiaient pas au sort les questions qu’ils jugeaient fondamentales, comme la conduite de la guerre. Remettre l’écologie au hasard donne le sentiment, a contrario, d’en faire peu de cas. Il est vrai que dans le cas de la Convention citoyenne pour le climat, le président de la République s’est engagé à ce que les propositions finales soient examinées par le Parlement ou tranchées par référendum. Mais si les propositions sont préparées par des experts et votées par la représentation nationale, qu’avait-on besoin d’intermédiaires tirés au sort?

    C’est le problème fondamental de la démocratie participative, quand elle s’incarne dans de petites assemblées non spécialisées à qui l’on demande de décider des choses: elle est à la merci, soit de l’indifférence, soit des intérêts particuliers. Comme s’en inquiétait Condorcet: «Qu’attendre d’une assemblée d’hommes presque tous étrangers aux affaires publiques, indociles à la voix de la vérité, prompts à se laisser séduire à celle du premier charlatan qui tenterait de le séduire?»

    Raphaël Doan (Figaro Vox, 22 juin 2020)

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  • Confinez-vous avec : ... Paideia, de Werner Jaeger !

    Avec la crise du coronavirus, les maisons d'édition reportent la publication de leurs nouveautés à des jours meilleurs. Cette période sera donc l'occasion de vous signaler, au gré de l'inspiration du moment, des ouvrages, disponibles sur les sites de librairie en ligne (ceux dont l'activité se poursuit...), qui méritent d'être découverts ou "redécouverts".

    On peut trouver aux éditions Gallimard, dans la collection Tel, un essai de Werner Jaeger intitulé Paideia - La formation de l'homme grec. Helléniste, philologue, spécialiste de la philosophie d'Aristote, Werner Jaeger (1888-1961) a enseigné à Bâle, Berlin, Chicago et Harvard.

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    " Ce volume retrace l'histoire de la Paideia depuis l'époque homérique jusqu'à la défaite d'Athènes, à la fin du Ve siècle. La voix de la Grèce archaïque est celle que nous fait entendre Homère, celle de toute une société en quête de l'exploit qui confère la noblesse. La première partie de l'histoire de la civilisation hellénique est dominée par la grande figure d'Achille. Avec l'apparition des cités, le désir de l'ordre et celui de l'égalité deviennent une passion et une raison de vivre. Les débats soulevés à cette occasion ont trouvé leur écho dans les poèmes de Solon et de Tyrtée. De même, les penseurs ioniens essaient d'expliquer le cosmos comme un Tout régi par une loi unique. Cette recherche des normes universelles sera désormais l'une des marques distinctives du génie grec. Puis, à partir de la seconde moitié du ve siècle, Athènes va occuper seule le devant de la scène. Les grands tragiques, les sophistes, la réflexion sur l'histoire, tout cela fait d'elle "l'école de la Grèce" : pour la première fois, un véritable idéal culturel est proposé au monde. En raison de sa perspective originale, de la profondeur de la pensée de Werner Jaeger, Paideia est, depuis sa parution, considéré comme un classique. "

     

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  • Les 9 noms du soleil...

    Les éditions Anne Carrière viennent de publier un roman de Philippe Cavalier intitulé Les 9 noms du soleil. Ancien élève de l'Ecole pratique des hautes études en sciences religieuses, Philippe Cavalier est déjà l'auteur de plusieurs romans dont la quadrilogie Le siècle des chimères.

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    En 401 avant notre ère, en Méditerranée orientale. Trente années d’affrontements sans merci ont laissé Sparte et Athènes exsangues. Encore humiliée par ses anciennes défaites de Marathon et Salamine, la Perse des Achéménides n’espérait que cet instant pour fondre à nouveau sur la Grèce affaiblie.

    L’Empire, pourtant, connaît lui aussi des dissensions. À Persépolis, deux frères se disputent le trône. Ambitieux et fantasque, Cyrus veut renverser son aîné, Artaxerxès, en lançant contre lui une armée mercenaire dont dix mille vétérans grecs seraient le fer de lance.

    Pour les chiens de guerre que grise la perspective de l’exploit, commence alors une marche épuisante jusqu’au coeur de la Mésopotamie. Dans les chaleurs du plein été, sous les murs de Babylone, c’est l’affrontement décisif… Mais que peuvent l’audace et la vaillance au combat lorsque tous les princes d’Orient ont juré de venger leur monarque offensé ? Bientôt traqués à travers steppes, déserts et montagnes sauvages, les survivants de la bataille doivent se frayer un chemin par des voies que nul avant eux n’avait osé emprunter. Pour regagner leur patrie, il faudra bien plus que du courage aux fugitifs qui ont désormais élu un lettré à leur tête : l’Athénien Xénophon, jeune homme de trente ans, ancien disciple de Socrate et admirateur des lois de Sparte…

    Odyssée flamboyante et cruelle, Les Neuf Noms du Soleil est le roman-monde d’une Antiquité âpre et grandiose."

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