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Les éditions Perrin viennent de publier une étude de Luciano Canfora intitulée La grande guerre du Péloponnèse.
Historien de l'Antiquité et professeur émérite de philologie grecque et latine à l'université de Bari en Italie, Luciano Canfora a notamment publié Jules César - le dictateur démocrate (Flammarion, 2001).
" Si dans l'Antiquité les conflits de grande ampleur n'ont pas manqué (guerres médiques, campagnes de conquête d'Alexandre le Grand, guerres puniques, guerre des Gaules), la guerre du Péloponnèse [-447 / -394] est celle qui a le plus marqué les esprits. Durant la seconde moitié du Ve siècle avant notre ère, elle mit aux prises les deux cités d'Athènes et de Sparte, ainsi que les coalitions formées autour d'elles. Les historiens n'ont, depuis, cessé de s'y pencher, et les spécialistes de géopolitique y recourent volontiers pour déchiffrer les relations internationales, notamment les rapports des États-Unis et de la Chine."
Les éditions Passés Composés viennent de publier un court essai de Raphaël Doan intitulé Faire de la France une démocratie.
Ancien élève de l’École normale supérieure et de l’ENA, agrégé de Lettres classiques, Raphaël Doan est l’auteur deQuand Rome inventait le populisme (Cerf, 2019).
" On dit que notre démocratie est en crise. On se trompe : nous ne sommes même pas en démocratie, au sens originel du terme. De l'Athènes de Périclès à la Suisse contemporaine, en passant par la Révolution française et les débuts de la Ve République, Raphaël Doan explore les succès et les échecs de la démocratie directe à travers l'histoire pour en tirer des leçons applicables à la France d'aujourd'hui. S'appuyant sur une comparaison des sociétés antiques et modernes, il propose une solution concrète : réintroduire une dose de démocratie directe dans nos institutions, notamment par un usage plus fréquent et plus intelligent du référendum. Sur des sujets cruciaux, du nucléaire à l'immigration, les Français sont capables de dégager des majorités, là où leurs représentants s'enlisent dans des divisions artificielles. La démocratie, contrairement aux idées reçues, est un remède à l'impuissance et à l'inertie. "
Les éditions des Belles Lettres viennent de publier le quatrième et dernier tome de la monumentale Nouvelle histoire de la guerre du Péloponnèse de Donald Kagan, intitulé La chute de l'empire athénien. Historien américain de l'Université Yale, Donald Kagan est spécialisé dans l'étude de la Grèce antique. Un ouvrage indispensable pour tous les lecteurs de Thucydide et les amateurs de stratégie militaire !
" Pourquoi, alors qu’ils avaient réussi à survivre et à se remettre du désastre de l’expédition de Sicile, les Athéniens ont-ils finalement perdu la guerre ? C’est à cette question que s’attache Donald Kagan dans ce quatrième et dernier volume de sa Nouvelle histoire de la guerre du Péloponnèse.
L’ouvrage couvre les dix années qui vont des suites immédiates de la destruction du corps expéditionnaire athénien en Sicile en 413 jusqu’à la capitulation d’Athènes en 404. La période est marquée par le déplacement du théâtre principal des opérations en mer Égée, sur les côtes de l’Asie Mineure et dans l’Hellespont, après que l’édification par les Spartiates d’un fort permanent à Décélie et l’installation d’une armée commandée par Agis, l’un des rois de Sparte, eurent bloqué le jeu en Attique. Privés de l’Attique et de ses ressources agricoles et minières, et alors qu’ils se battaient pour garder le contrôle de leur empire et des revenus qu’ils en tiraient, la révolte de l’Eubée en 411 sema la panique chez les Athéniens. Il ne restait plus à Athènes comme seule source d’approvisionnement en blé que le grenier des pourtours du Pont-Euxin. La maîtrise des détroits (Hellespont et Bosphore) devint dès lors vitale, au moment même où elle lui était contestée.
Dans son analyse de ce nouveau contexte, Kagan met en évidence la victoire définitive des stratégies autrefois impulsées par Démosthène et Cléon d’un côté, et par Brasidas de l’autre, sur le schéma péricléo-archidamien qui avait caractérisé les premières années de la guerre. Plus précisément, c’est en radicalisant la stratégie archidamienne (en instaurant un blocus terrestre permanent de l’Attique) et en la complétant par celle de Brasidas (ouverture de nouveaux fronts et conclusion de nouvelles alliances à l’Est) que le camp péloponnésien allait provoquer une véritable rupture dans le conflit par l’intervention d’un nouvel acteur : les Perses, animés par l’espoir de récupérer les cités d’Asie Mineure perdues après les guerres médiques.
Cette nouvelle stratégie fut prise en charge par Alcibiade et Lysandre, qui allièrent de manière indissoluble le militaire et le diplomatique. Lysandre avait cependant l’avantage sur Alcibiade d’être meilleur tacticien et meilleur diplomate, et surtout de ne pas être décrédibilisé dans son propre camp. S’étant assuré un soutien fiable des Perses à l’arrivée aux commandes de Cyrus le Jeune, nouveau satrape d’Ionie, Lysandre put parachever le schéma brasidien en obtenant les moyens de financer et d’entraîner une puissante flotte, enfin capable de rivaliser avec celle des Athéniens. Brillant stratège et très ambitieux, Lysandre remporta alors deux victoires navales décisives à Notion (en 406) et à Aïgos-Potamoï (en 405). Cette dernière vit l’anéantissement de la flotte athénienne et le retour du gros de l’armée spartiate en Attique pour porter le siège devant Athènes. Les ruses de Lysandre condamnèrent rapidement la cité à la famine et la paix fut signée en 404. La défaite d’Athènes était totale. Mais temporaire. "
Vous pouvez découvrir ci-dessous sur TV Libertés une conversation de Paul-Marie Coûteaux avec Jean-Yves Le Gallou pour évoquer, au travers de son parcours, la diabolisation de la droite.
" Qui mieux que Jean-Yves Le Gallou, co-fondateur du Club de l’Horloge en 1975, puis de la Fondation Polémia, enfin de l’Institut Iliade, ancien député européen, ancien président de groupe au Conseil général d’Ile-de-France, passé en 1985 de la droite parlementaire au Front National avant de soutenir en 2022 la candidature d’Eric Zemmour, peut décrire et même expliquer la façon dont la gauche est parvenue, dès le début des années 70 à exclure de la sphère médiatique les intellectuels et hommes politiques de droite, au point de marginaliser en France toute pensée de droite ? Formé très tôt par les idées du GRECE et de la Nouvelle Droite, admirateur de la civilisation européenne depuis ses plus lointaines origines, choisissant Athènes plutôt que Jérusalem, cet énarque intrépide et cultivé a découvert, dès ses années à Sciences Po, la gravité du problème migratoire, a connu toutes les étapes de la "diabolisation ". Il montre comment la droite française a été "cornérisée" puis quasiment réduite au silence par un système médiatique qu’il suit et analyse de près afin d’instaurer un "contre-pouvoir médiatique", assurer la réinformation des Français et "reprendre le pouvoir" - à commencer par le pouvoir intellectuel. Voici la première de deux conversations consacrées à l’étonnant parcours de celui qui est devenu un pilier de la droite française (et de TVL) retraçant ici les étapes de sa formation dans les années 60 à son entrée au Front National en 1985. "
Les éditions des Belles lettres viennent de publier un recueil des Discours du grand orateur athénien Démosthène. Grand adversaire de Philippe de Macédoine, le père d'Alexandre, Démosthène est resté célèbres notamment pour ses Philippiques.
" Plutarque nous a peint un jeune Démosthène s’exerçant à déclamer des tirades avec des cailloux dans la bouche ou à réciter des discours en courant sur une pente montante. Ce folklore cache une période de l’histoire et une personnalité exceptionnelles. La période est celle de sombres temps pour la démocratie athénienne, confrontée à la brutalité de la monarchie macédonienne qui va bientôt l’abattre provisoirement. La personnalité est celle de l’orateur grec qui a exercé l’influence la plus profonde sur l’art oratoire depuis le ive siècle avant J.-C. jusqu’à Clemenceau et Robert Badinter. Le présent volume innove doublement, en réunissant sous la même couverture la traduction de tous les discours conservés et en les présentant dans l’ordre chronologique. Cet ordre crée des voisinages inédits et renouvelle la perception de l’œuvre et de l’homme. La figure de Démosthène apparaît dans sa complexité, celle d’un homme qui s’est partagé entre les grands débats de son temps et une activité plus triviale d’auxiliaire de parties impliquées dans des procès, celle d’un politicien qui a connu beaucoup d’échecs et dont le rôle fut moins décisif que le mythe construit autour de son nom a pu le faire penser, mais aussi celle d’un quasi-philosophe, qui a réfléchi avec profondeur sur le rôle du conseiller en démocratie, à bonne distance entre l’action directe et la définition de principes valables pour un temps plus long et un espace géopolitique plus large. Lire tout Démosthène, c’est entendre la voix du plus grand orateur de tous les temps, rendue audible à nouveau grâce à cette talentueuse traduction. "