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16/09/2017

Requins, caniches et autres mystificateurs...

Les éditions Albin Michel viennent de publier une enquête de Jean-Gabriel Fredet intitulé Requins, caniches et autres mystificateurs - La bulle dorée de l'art contemporain. L'auteur est journaliste à Challenge.

 

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" Il se passe toujours quelque chose sur la scène de l'art contemporain. Le célèbre artiste Maurizio Cattelan exposait récemment à New-York, – au musée Guggenheim ! – son dernier chef-d'oeuvre : une cuvette de WC en or massif. Au printemps 2017, Jeff Koons, autre star du milieu, détournait sans vergogne les chefs-d'oeuvre classiques pour lancer une ligne de sacs d'une grande marque de luxe reproduisant des tableaux célèbres de Léonard de Vinci ou de Rubens ! A Venise, pour signer son grand retour, son ami Damien Hirst proposait, lui, une exposition hollywoodienne, 200 pièces récupérées d'une épave engloutie : en fait, elles ont été entièrement fabriquées dans ses ateliers ! Prix affichés, entre 400 000 et 4 millions de dollars. Dans cet univers sans foi ni loi, des managers affûtés manipulent les prix à l'abri des regards et dictent leur volonté au marché dans l'indifférence de la critique comme des conservateurs de musée qui regardent ailleurs, tétanisés par la crainte de rater les " nouveaux impressionnistes ". Provocation des artistes, conformisme des amateurs : l'art contemporain devait nous aider à comprendre le monde. Il danse aujourd'hui sur un volcan. Bulle des prix, bulle des ego, bulle des gogos : après le Jardin des délices, la Nef des fous ? "

19/04/2017

Du narcissisme de l'art contemporain...

 Les éditions L'Echappée viennent de publier un essai d'Alain Troyas et de Valérie Arrault intitulé Du narcissisme de l'art contemporain. Respectivement docteurs en philosophie et en arts, les deux auteurs enseignent à l'université Paul-Valéry de Montpellier.

 

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" Aujourd'hui, en art, tout est possible. Ce que fait l'art dit contemporain en qualifiant tout et n'importe quoi d'artistique –une tache, une boîte de conserve, un corps sanguinolent, des excréments– est une négation radicale des codes et des règles, de la tradition et des critères de jugement qui, pourtant, imprègnent et structurent encore la plupart des consciences. Délivré des idéaux humanistes et de leur dimension progressiste, cet art épouse le projet du libéralisme libertaire, celui d'une classe sociale dominante, et non celui de tous. Celui d'un monde vide, où règnent le cynisme, l'opportunisme et l'égoïsme. Les pratiques artistiques qui y sont valorisées visent à bouleverser les comportements et les mentalités dans la jubilation d'une régression narcissique qui transgresse les interdits nécessaires à la construction de soi et à la vie en société. Tous les préceptes civilisationnels sont devenus des objets phobiques et des entraves insupportables à une création adepte de la subjectivité, du relativisme, de la spontanéité et de la jouissance. Situés dans la sphère freudo-marxiste, les auteurs de ce livre adoptent une approche qui combine sociologie, psychanalyse et histoire. En analysant, à l'aide de cette méthode, des oeuvres d'art considérées comme majeures, ils éclairent le renversement de valeurs opéré par un capitalisme postmoderne qui célèbre le vide, le banal, l'absurde, le déchet, le scatologique, le pornographique et le morbide. "

15/09/2016

Manuel de résistance à l'art contemporain...

Les éditions Jean-Cyrille Godefroy viennent de rééditer le Manuel de résistance à l'art contemporain d'Alain Paucard. Le président à vie du Club des ronchons est un écrivain de nationalité parisienne, à qui l'on doit, entre autres, un roman d'anticipation, Lazaret (1990) et des essais comme Les criminels du béton (Les Belles Lettres, 1991), Tartuffe au Bordel (Le dilettante, 2013), La France de Michel Audiard (Xénia, 2013), Paris, c'est foutu ! (Jean-Cyrille Godefroy, 2013) ou encore Oui, c'était mieux avant (Jean-Cyrille Godefroy, 2015).

 

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" Ce vademecum est là pour aider, stimuler, tous ceux qui appellent un chat un chat, et « l’art contemporain » une escroquerie. L’art « contemporain » est l’art officiel de la mondialisation, de la société de la Marchandise. C’est facile et ça peur rapporter gros, quand chacun est artiste avec pas de talent et beaucoup de culot. L’art « contemporain » est une discrimination contre ceux qui s’obstinent – figuratifs ou abstraits – à peindre sur une toile fixée sur un châssis.

Pour toutes ces raisons, il faut réagir, ne pas se laisser faire. Alain Paucard le fait avec humour et cette verve qu’on lui connaît, notamment dans ses pamphlets.

Alain Paucard, auteur de quarante ouvrages dans tous les genres de la littérature, s’était promis de ne plus écrire de brûlots, mais l’exhibition permanente de la laideur a eu raison de ses intentions pacifiques. "

13/01/2016

La part de l'ange...

Les éditions Gallimard publient cette semaine un nouveau volume du journal de Jean Clair, intitulé La part de l'ange, qui recouvre les années 2012-2015. Conservateur des musées de France, Jean Clair est l'auteur d'essais sur l'art, comme Considérations sur l’État des Beaux-Arts (Folio, 2015) ou Hubris (Gallimard, 2012) mais est également un critique lucide et parfois féroce de notre société, comme dans son Journal atrabilaire (Folio, 2008) ou dans L'hiver de la culture (Flammarion, 2011).

 

 

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" La part de l'ange est la part du fût occupée par l’«esprit» volatil d’une distillation. C’était aussi la part de l'oreiller laissée vide pour l’ange qui veille sur le sommeil de l’enfant. C’était, dans les sociétés anciennes, l’offrande aux dieux, les prémices d’une récolte, pour assurer les moissons futures.
Une société moderne exclut le don à des puissances invisibles, génies ou divinités. Le prix y remplace la valeur, y compris pour ce qui est sans prix. Mais c’est se condamner à la stérilité et au désespoir.
Historien de l’art, auteur d'expositions mémorables comme «Mélancolie», l’auteur de ce Journal a été l’observateur du changement : le Musée imaginaire est devenu une salle de ventes. Il s’en explique, parmi d’autres souvenirs, dans un entretien avec Malraux demeuré inédit.
Comment un enfant grandi dans le silence du pays mayennais a-t-il pu finir ses jours sous la Coupole où l’on discute chaque semaine des mots du Dictionnaire? À l’origine de cette trajectoire, qui le laisse aujourd’hui désemparé, une double expérience : la psychanalyse, dont il est très jeune un patient, gardant le silence dont il connaît le prix, puis la découverte de la peinture qui, mieux que la littérature, garde elle aussi le silence.
Pour la première fois, Jean Clair donne comme sous-titre à son texte Journal 2012-2015, comme s’il reconnaissait que ses écrits littéraires parus chez Gallimard, depuis le Court traité des sensations en 2002, jusqu’au Dialogue avec les morts en 2011 et aux Derniers jours en 2013, étaient les pans d’une même œuvre, fascinante à plus d’un titre, qui le met au niveau des grands diaristes, et dont La part de l’ange est le nouveau volume. "

05/01/2016

Trente ans d'art contemporain...

Les éditions Pocket viennent de publier Comédie de la critique - Trente ans d'art contemporain, un recueil de trois essais que Jean-François Domecq a consacré à la critique de l'art contemporain. Romancier et essayiste, Jean-François Domecq avait contribué au numéro de la revue Krisis Art/Non-art ? (n° 19, novembre 1996), dont la publication avait provoqué une violente polémique dans le petit monde de la bien-pensance parisienne...

 

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" Ce que l’on a nommé « l’art contemporain » et qui a donné lieu à la dernière « Querelle idéologique du XXe siècle », aura duré trente ans.

Aujourd’hui, tout le monde s’aperçoit qu’il y avait matière à tri sévère, tant la spéculation financière et la spéculation intellectuelle ont embrayé sur des œuvres qui ont tout du spectacle publicitaire. Autour de ces totems ou hochets, le marché mondial a pris une ampleur telle qu’elle peut bien tout noyer.

Le lecteur trouvera donc dans ce volume des clés pour comprendre ce qui s’est passé, ce qui fut dit, comment on a produit et promu pareilles démarches artistiques. C’est expliqué et raconté face aux œuvres, mais aussi en campant les attitudes et les modes qui les ont entourées. Les arguments et contre-arguments discutés constituent un vaste test idéologique d’ensemble qui, au total, révèle l’époque telle qu’elle s’est projetée sur ce qu’on nommera historiquement « l’Art du Contemporain »."

10/12/2015

L'imposture de l'art contemporain...

Les éditions Eyrolles viennent de publier un nouvel essai d'Aude de Kerros intitulé L'imposture de l'art contemporain - Une utopie financière. Graveur et peintre, l'auteur mène depuis près de trente ans une réflexion critique sur l'art contemporain et a déjà publié de nombreus articles et plusieurs essais comme L'art caché - Les dissidents de l'art contemporain (Eyrolles, 2007), Sacré art contemporain - Evêques, inspecteurs et commissaires (Jean-Cyrille Godefroy, 2012) et 1983-2013 Années noires de la peinture (Pierre-Guillaume de Roux, 2013).

 

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"Tout commence avec l'effondrement financier de 2008 et le sauvetage des cotes par les acteurs du marché de l'art. L'Art Contemporain vole de record en record ! Simultanément, l'illusion d'art disparaît. Une prise de conscience a lieu : où est passé l'art ? Apparaissent alors idées dissidentes et pratiques non conformistes.

Face aux métamorphoses récentes de l'art contemporain, Aude de Kerros tente de répondre à la question que tout le monde se pose : combien de temps une utopie financière peut-elle durer ? A quand le krach de l'AC ? Comment cela peut-il avoir lieu ?

Après le succès de L'art caché, elle nous propose une analyse documentée de l'Art Contemporain, dans sa compromission avec la finance et le pouvoir. Son ton vif et son propos nourri apportent un éclairage unique sur les relations perverses de l'AC avec les marchés et les institutions. En Art Contemporain, artiste, financier et fonctionnaire forment un trio infernal. "