Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Métapo infos - Page 1186

  • Vers une africanisation de l’Europe...

    Nous reproduisons ci-dessous une tribune percutante de Julien Rochedy, parue dans Valeurs actuelles et consacrée à la menace qui pèse sur l'Europe d'une africanisation à moyen terme, provoquée par l'immigration massive et incontrôlée venue du sud de la Méditerranée...

    France africaine.jpg

    Vers une africanisation de l’Europe

    Pour qualifier le changement de population qui s’opère en France et en Europe, la locution “grand remplacement” a fait florès parmi tous ceux que l’optimisme béat de la néomodernité ou l’ethnomasochisme flagrant de l’antiracisme n’ont pas embrumés de leurs poisons. Pourtant, ce n’est qu’un emballage lyrique, un doux surnom pour qualifier une réalité beaucoup plus brute et crue. Après tout, cela se comprend : il s’agit d’un mot d’écrivain. Mais regardons les choses en face : ce que l’on appelle le “grand remplacement”, c’est tout bonnement l’africanisation de l’Europe.

    Lorsque j’étais jeune et que j’apprenais l’Histoire chez les grands maîtres, je n’étais pas choqué de lire, par exemple, entre les lignes de Michelet, que la victoire d’Octave sur Marc Antoine était la victoire de l’Occident sur l’Orient ; ou encore, chez Grousset, que Byzance fermait l’Europe au déferlement asiatique, etc. Les grands historiens n’hésitaient pas à parler en termes de civilisation, de dynamisme des continents, de victoires ou de défaites de l’un sur l’autre — bref, ils embrassaient l’Histoire entière pour juger selon des critères qui, s’ils ont disparu de nos consciences néomodernes, n’en demeurent pas moins les seuls qui s’appliquent vraiment à la compréhension des expériences historiques.

    Or, que constate-t-on aujourd’hui ? Que le continent africain, qui longtemps a stagné démographiquement, est en plein boum. Grâce aux techniques et à la médecine européennes, les Africains sont passés de 100 millions en 1900 à plus de 1 milliard en 2015. Selon les projections démographiques, ils seront environ 2,5 milliards en 2050 puis 4,4 milliards en 2100. Face à ce continent, l’Europe, elle, décline considérablement. Entre le vieillissement de ses populations, le non-renouvellement des générations et la disparition de ses anticorps mentaux (patriotisme, conscience identitaire, volonté de se défendre), elle s’apprête à être submergée petit à petit. Les milliers de clandestins qui se pressent sur nos côtes en ce moment, couplés à l’immigration légale déjà extrêmement forte (et sans parler de tous les Africains qui déjà sont entrés en Europe depuis quarante ans) font que l’Europe est, qu’on le veuille ou non, en voie d’africanisation.

    Alors, bien sûr, les néomodernes, qui ne font pas de différences entre les hommes, ne le voient pas de cette façon. Pour eux, un Africain arrivé sur le sol européen devient un Européen dans la minute. Or, les leçons des grands historiens nous montrent plutôt que chaque continent détermine une ou des civilisations particulières et que l’avancée démographique de l’une d’entre elles signifie l’avancée de celle-ci dans le monde. Actons donc que nous assistons à l’avancée des civilisations africaines dans le monde, avec l’Europe en première ligne.

    L’islamisme, qui effraie aujourd’hui nos populations et nos gouvernements, n’en est qu’une conséquence. Ce vecteur idéologique n’est qu’un aiguillon qui opère sur des mouvements bien plus profonds, qui auront seuls une véritable incidence. Ce n’est pas le drapeau qui compte : c’est le bataillon qui le porte. En somme, à nous arrêter exclusivement sur les dangers que nous font courir les extrémistes islamistes, nous nous concentrons sur l’écume quand il faudrait voir la vague.

    La vérité est celle-ci : si l’Europe ne se ferme pas dès maintenant à la progression africaine — ce qui nécessitera, certes, beaucoup de dureté — alors, dans cinquante, cent ou deux cents ans, nos petits-enfants se réveilleront dans des campagnes et des faubourgs qui seront africains. Peut-être d’ailleurs seront-ils eux-mêmes africains. Certains de nos enfants s’y réveillent déjà aujourd’hui, mais demain, ce sera le cas de tous.

    Je me garderai bien de juger, mais il faut avoir conscience de cette réalité et ne surtout pas se voiler la face. Au moins, afin de rendre le dernier écot possible à notre civilisation européenne, c’est-à-dire à celle qui, avant toutes les autres avec Hérodote, a découvert que l’Histoire existe.

    Julien Rochedy (Valeurs actuelles, 14 septembre 2015)

    Lien permanent Catégories : Points de vue 1 commentaire Pin it!
  • Tour d'horizon... (94)

    Vigie-Cap-Corse-11-sept-73-.jpg

     

    Au sommaire :

    - sur son site, la Fondation Télécom nous livre un cahier de veille consacré à la question de l'homme "augmenté"...

    L'homme augmenté

    Homme augmenté.jpg

     

    - sur le Monde diplomatique, Benoît Bréville démonte la stratégie commerciale des deux nouveaux géants américains de l'alimentation rapide...

    Starbucks et Subway, l’illusion des fast-foods nouvelle génération

    subbucks.jpg

    Lien permanent Catégories : Tour d'horizon 0 commentaire Pin it!
  • Feu sur la désinformation... (58)

    Vous pouvez découvrir ci-dessous un nouveau numéro de l'émission I-Média sur TV libertés, consacrée au décryptage des médias et dirigée par Jean-Yves Le Gallou, président de la fondation Polémia, avec le concours d'Hervé.

    Au sommaire :

    • 1 : L’invasion migratoire et la rumeur.
    • 2 : Le zapping d’I-Média.

    • 3 : Femen, un service d’ordre à la carte.
    • 4 : Tweets d’I-Média.
    • 5 : Les médias contre les dissidents...
    • 6 : Le bobard de la semaine.

     

    Lien permanent Catégories : Décryptage, Manipulation et influence, Multimédia 0 commentaire Pin it!
  • Tuer...

    Les éditions Léo Scheer viennent de publier Tuer, un essai personnel de Richard Millet. Romancier, essayiste et polémiste, Richard Millet a écrit, notamment,  La confession négative (Gallimard, 2009), Arguments d'un désespoir contemporain (Hermann, 2011), Fatigue du sens (Pierre-Guillaume de Roux, 2011), Langue fantôme (Pierre-Guillaume de Roux, 2012) ou dernièrement Le corps politique de Gérard Depardieu (Pierre-Guillaume de Roux, 2014), Dictionnaire amoureux de la Méditerranée (Plon, 2015) ou encore Solitude du témoin - Chronique de la guerre en cours (Léo Scheer, 2015).

     

    Tuer.jpg

    " J’avais vingt-deux ans. Écrire me paraissait l’unique chemin vers la vérité. Il me fallait vieillir, mais je demeurais prisonnier d’une a-temporalité pathologique, entretenue par la lecture de romans qui me fermaient le monde pour m’ouvrir à son ombre.
    La guerre est venue à moi comme on rencontre une femme. "

    Lien permanent Catégories : Livres 0 commentaire Pin it!
  • Conjonction des crises : vers l'explosion ?...

    Vous pouvez ci-dessous découvrir un excellent entretien avec Hervé Juvin réalisé le 4 septembre 2015 par Élise Blaise pour TV Libertés  et consacré à la conjonction des crises qui viennent frapper l'Europe et menacent de faire exploser nos sociétés. Auteur de deux essais essentiels, Le renversement du monde (Gallimard, 2010) et La Grande séparation - Pour une écologie des civilisations (Gallimard, 2013), Hervé Juvin vient de publier Le Mur de l'Ouest n'est pas tombé (Pierre-Guillaume de Roux, 2015).

     

    Lien permanent Catégories : Entretiens, Multimédia 0 commentaire Pin it!
  • L'avenir du citoyen-soldat...

    Les éditions Le Polémarque viennent de publier un nouvel essai de Bernard Wicht intitulé L'avenir du citoyen-soldat. Universitaire, historien des idées et spécialiste en stratégie, Bernard Wicht a récemment publié Une nouvelle Guerre de Trente Ans (Le Polémarque 2011) et Europe Mad Max demain ? (Favre, 2013).

     

    Avenir du citoyen soldat.jpg

     

    « Car, tant l’environnement stratégique que l’univers mental ont complètement changé : fatiguées de la guerre, durement éprouvées par la crise financière et économique, distraites en permanence par le surf et le bruit des nouveaux médias, sans véritable projet politique, nos sociétés ne manifestent plus grand intérêt pour un éventuel « esprit de résistance »… Il importe donc de revenir à la motivation première de la résistance, sa relation dialectique avec le pouvoir. C’est en effet ce dernier qui façonne la résistance, qui en détermine les contours, les voies et les moyens. À l’ère globale, le paradigme de la résistance bougerait-il en profondeur ? Manifestations, revendications de la rue, rassemblements populaires appartiendraient-ils à la Modernité disparue… à l’âge des révolutions du temps passé ?

    Peut-être que la résistance dont il est question à l’heure actuelle est quelque chose de plus fondamental. Peut-être qu’en l’absence d’un projet politique, elle ne se traduit ni par des actions immédiates, ni par des manifestations de masse. Peut-être qu’elle ne s’exprime pas non plus en fonction d’une guerre quelle qu’elle soit, mais de manière plus profonde… en termes de culture (comprise comme l’ensemble des valeurs et des comportements définissant un groupe humain). Peut-être que, dans ce sens là, résistance devient synonyme de renaissance – non pas le remplacement d’un gouvernement par un autre, mais la survie de l’individu autonome, souverain… le citoyen ! »

    Lien permanent Catégories : Livres 0 commentaire Pin it!