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populisme - Page 2

  • Vers le grand basculement ?...

    Nous vous signalons la parution du numéro 101 (Équinoxe d'automne) de la revue Terre & Peuple, dirigée par Jean-Patrick Arteault, dont le dossier est consacré à la fébrilité du système face à la menace d'un grand basculement populiste. On y trouvera des textes de Robert Steuckers, Jean-Patrick Arteault, François-Xavier Robert, Gabriel Adinolfi, Georges Feltin-Tracol, Roberto Fiorini et Robert Dragan.

    Vous pouvez commander cette revue sur le site de Terre & Peuple.

    Robert Steuckers, Jean-Patrick Arteault, François-Xavier Robert, Gabriel Adinolfi, Georges Feltin-Tracol, Roberto Fiorini, Robert Dragan, système, populisme

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  • Le populisme et les populistes...

    Nous vous signalons la parution du numéro 99 (Équinoxe de printemps) de la revue Terre & Peuple, dirigée par Pierre Vial, dont le dossier est consacré au populisme en Europe. On y trouvera des textes de Pierre Vial, Gabriele Adinolfi, François-Xavier Robert, Jean-Patrick Arteault, Georges Feltin-Tracol et Robert Dragan.

    Vous pouvez commander cette revue sur le site de Terre & Peuple.

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  • Penser le conservatisme à gauche...

    Les éditions Le Bord de l'eau viennent de publier un essai d'Amaury Giraud intitulé Penser le conservatisme à gauche - Entre socialisme antimoderne, populisme démocratique et critique du progrès.

    Amaury Giraud est Docteur de la Faculté de droit et de science politique de l’Université de Montpellier.

     

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    " Dans sa préface au Capital en 1867, Karl Marx précisait souhaiter « dévoiler la loi économique du mouvement de la société moderne ». Lénine estimera plus tard que « cette formule même pose certains problèmes ». Cependant, et à l’inverse, bien des littérateurs marxistes ou marxiens ont depuis longtemps pris le parti d’inscrire sine die la lutte contre le capitalisme dans un rapport de confrontation radicale vis-à-vis de la modernité.

    L’auteur entend retracer la genèse et les développements intellectuels successifs d’un anticapitalisme socialiste et antilibéral relativement méconnu, voire parfois nié dans sa cohérence et sa légitimité. Il décrit un socialisme marginal aux yeux duquel les notions d’enracinement, de tradition, de patrie, de populisme ou encore d’antiprogressisme ne sont pas nécessairement d’inutilisables catégories de pensée et d’impropres repoussoirs politiques malgré le magistère monopolistique exercé par les différentes extrêmes droites, depuis toujours, sur ces sujets.

    Au risque de l’oxymore, le présent ouvrage vise donc à dessiner les contours d’un véritable « socialisme conservateur » érigeant la sauvegarde, la continuité, la préservation ou encore la permanence au rang d’indispensables impératifs catégoriques."

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  • La république des copains...

    Les éditions Via Romana viennent de publier La république des copains, un nouveau recueil de chroniques d'Olivier Maulin, écrites au cours des années 2012-2016.

    Anar de droite, tendance Rabelais, critique littéraire à Valeurs actuelles, alsacien et roi de Montmartre, Olivier Maulin est l'auteur de romans truculents et païens, comme En attendant le roi du monde, Les évangiles du lac et Petit monarque et catacombes, récemment réédités par La Nouvelle Librairie, ou Les Lumières du ciel (Balland, 2011),  Le Bocage à la nage (Balland, 2013), Gueule de bois (Denoël, 2014) La fête est finie (Denoël, 2016) et dernièrement Le temps des loups (Le Cherche Midi, 2022). Il a également publié un recueil d'articles polémiques revigorant, Le populisme ou la mort (Via Romana, 2019).

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    " Après Le Populisme ou la mort, ce deuxième recueil de chroniques d’Olivier Maulin continue l’exploration de la société française avec la même verve, tantôt caustique, tantôt ironique, et le même humour qui le caractérisent. Élections présidentielles de 2012, retour des socialistes au pouvoir, succès électoraux du Front national, Manif pour tous, recomposition du paysage politique, alliance « UMPS » aux origines de la Macronie, attentats, ensauvagement du pays, corruption, écologie, montée en puissance de l’idéologie LGBT, retour de la question raciale, crise migratoire de l’été 2015, perte de la souveraineté française : rien n’échappe à son observation d’historien du temps présent et à son analyse en direct d’une société dont les institutions ne sont manifestement plus capables d’éviter le délitement généralisé, prélude à l’effondrement.
       Mais le chroniqueur sait aussi se montrer plus léger et partager ses enthousiasmes. Sur le ton de la conversation, il nous parle alors d’Arnold Van Gennep et du folklore français, nous offrant un tableau du pays, de ses cauchemars et de ses rêves. Des chroniques de combat pour savoir ce que nous voulons défendre. "

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  • Les croyances de luxe...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de du psychologue Maxence Carsana cueilli sur Figaro Vox et consacré aux "croyances de luxe " des classes dominantes...

     

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    « La croyance de luxe, ou la nouvelle stratégie de distinction de nos élites »

    L'analyse des motivations des élites passe souvent par celle de leurs intérêts économiques mais cela est insuffisant pour expliquer le maintien de décisions peu rentables. Pourquoi tant d'entreprises prennent-elles un virage woke alors que le public semble ne pas suivre ? On se souvient de la campagne publicitaire désastreuse de Gillette en 2019 expliquant aux hommes ce qu'est la masculinité ou, plus récemment, de l'annonce du niveau des revenus de Victoria's secret au plus bas depuis 2020 à la suite de sa campagne inclusive.

    Pourquoi tant de films et de séries devancent-ils les demandes des spectateurs en termes d'inclusivité, quitte à arrêter une série avant sa fin par manque de rentabilité ? En ne prenant que quelques exemples : le film d'animation Buzz l'éclair est boudé par le public. Le reboot de SOS Fantômes est un échec cuisant. L'idée de faire des suites à d'anciennes franchises n'est pourtant pas le fond du problème. En témoigne l'immense succès de Top Gun : Maverick juste à la sortie du Covid. Au niveau des séries, Cowboy Bebop est annulé et l'avenir de Velma semble incertain, suscitant des commentaires acerbes de la part de leurs réalisateurs respectifs vis-à-vis de la réponse du public. Une rupture semble exister entre les ambitions des créateurs et les attentes du public. Le cinéma français ne fait pas exception à cette tendance et profite de généreuses subventions publiques pour survivre (1,7 milliard d'euros en 2022, soit 31 % de son financement).

    Pourquoi l'école s'interroge sur de potentielles réformes permissives alors que les résultats ne cessent de chuter ? D'après certains experts, pourquoi ne pas directement simplifier l'orthographe, supprimer l'accord du participe passé ou carrément supprimer les notes ? Pour comprendre ce décalage récurrent, il faut réaliser que l'analyse économique possède un angle mort : l'argent n'est en réalité qu'un mode de transaction parmi d'autres et n'est même pas le plus important pour une certaine élite progressiste.

    Les membres de cette élite, via leurs relais médiatiques, sont les premiers à remettre en question la famille traditionnelle, l'intérêt du mariage, à encourager la permissivité dans l'école publique, à l'accueil d'une immigration massive, au désarmement de la police, à l'écologie punitive, etc. Ils sont également les premiers à moins divorcer, à mettre leurs enfants dans le privé, à habiter loin des zones défavorisées dans des lieux préservés et à voyager régulièrement en avion. Ce n'est pas uniquement une affaire d'hypocrisie. Le prestige est la monnaie la plus importante de l'économie de cette élite. Dans une société de l'abondance matérielle généralisée, il ne suffit plus d'avoir le chauffage, l'électricité, des vêtements de qualité ou une Rolex, il faut trouver un autre moyen de se démarquer des autres classes et de ses concurrents au sein de la même classe. Et cette solution, c'est ce que Rob Henderson, essayiste et docteur en psychologie de l'Université de Cambridge, nomme une «croyance de luxe».

    Plus l'incarnation d'une idée coûte potentiellement cher à son porteur, plus elle est prestigieuse. Le summum du prestige, c'est de professer des idées dont seul un statut social élevé permet d'en éviter les conséquences. Ainsi, en professant publiquement certaines croyances, on signale indirectement notre appartenance à une élite et on renforce la hiérarchie sociale. Cela permet d'une certaine manière de fermer la porte derrière soi. Quiconque tenterait de faire la même chose sans avoir cette position et ces moyens en paiera tôt ou tard les conséquences et restera pauvre. L'altruisme ostentatoire est un luxe que peu peuvent se payer. Ce qui caractérise ces idées n'est pas leur sujet mais l'opulence qu'elles suggèrent. Elles sont donc susceptibles de prendre des formes différentes selon les époques et la culture dominante en place. L'ascétisme est par exemple toujours plus à la mode dans les classes supérieures car pour pouvoir se priver, encore faut-il déjà posséder plus que le nécessaire. Ces croyances de luxe ne sont pas forcément conscientes ni même motivées par de mauvaises intentions, c'est même rarement le cas. Elles font d'une certaine manière partie du capital culturel d'un milieu éloignée de la nécessité.

    Le psychiatre Theodore Dalrymple a déjà observé cette démission morale des élites dans Life at the bottom (2001). Ces valeurs aujourd'hui jugées «conservatrices», et si souvent attaquées - la common decency chère à Orwell - structuraient la vie des moins favorisés pour qui l'argent ne permet pas de combler l'absence d'une famille stable et d'une communauté unie. Pire qu'un abandon, ce clivage entre les classes ne cesse de s'agrandir avec le temps.

    Prenons le cas de l'immigration : d'après les sociologues médiatiques, le Français périphérique qui n'a pas fait beaucoup d'études vote souvent RN. On explique alors cette différence par des préjugés, un manque d'ouverture et, à demi-mot, un manque de raffinement. Ils n'ont jamais compris le sens de la corrélation. C'est parce qu'il n'a pas le luxe de pouvoir déménager quand son quartier devient invivable ou qu'un autocar de migrants débarque dans son village depuis Paris que notre Français moyen se montre intolérant. Il n'aura pas droit à une seconde chance en cas d'erreur et il le sait très bien. Il ne s'agit pas de gentillesse ni de sainteté pour la classe dominante mais d'une démonstration de force, un potlatch moral. Cette observation se décline pour presque tous les sujets clivants qui opposent le haut et le bas de la société.

    Quel est le rôle du milieu social dans ce phénomène ? Les classes populaires, elles, vivent en dehors de l'économie de la création culturelle. Elles subissent passivement les «progrès» de leur temps. Et même si elles décident de désapprouver un point et veulent vivre selon d'autres principes, leurs enfants sont exposés à ces idées par les agents de la classe moyenne que sont les professeurs et les fonctionnaires. Ceux-ci les appliqueront avec d'autant plus de ferveur qu'ils croiront encore dans l'ascenseur social et ce, même s’ils doivent le payer très cher. En arborant les mêmes croyances que la classe à laquelle ils s'identifient, ils s'approprient une partie de son prestige. Un peu comme un enfant espère inconsciemment associer à sa personne l'aura de sa star de football favorite en portant son maillot.

    Ce ruissellement de vertu ostentatoire depuis les élites fabrique une spirale infernale au fur et à mesure que toutes les couches de la société se mettent à copier des idées coûteuses alors qu'elles ne peuvent pas totalement en assumer le coût. Collectivement, nous contribuons à la formation de futures crises car le gain social immédiat pour notre situation nous semble plus important que les conséquences à venir. Une large partie de la bourgeoisie urbaine, devant maintenir son prestige, doit sans cesse professer des idées toujours plus coûteuses et délirantes pour se démarquer de la classe moyenne qui cherche à la rejoindre. Ainsi, le système se déplace toujours plus vers un altruisme maladif (c'est-à-dire, la forme la plus commune que prennent les croyances de luxe) jusqu'à l'effondrement.

    Quelle solution ? Nous pouvons toujours espérer que les hérauts de ces croyances de luxe prennent de nouveau conscience du rôle de guide qu'elles occupent mais cela paraît peu probable. L'alternative pour enrayer cette machine semble être de redonner ses lettres de noblesse à la décence commune, de récuser l'attaque facile de «populisme» et de neutraliser le prestige associé aux déclarations de la classe dominante. Dans une économie symbolique différente, la partie médiatique et progressiste de la classe dominante en place et ses alliés n'auront plus autant de raison de s'accrocher à leurs idées ostentatoires et irréalistes, ou alors céderont naturellement la place à de nouveaux prétendants du même milieu plus en phase avec les besoins des classes populaires. Lorsque les élites seront directement touchées par les conséquences de leurs idées, peut-être arriveront-elles à reconsidérer leur position que doit subir pour l'instant la majorité moins aisée de la population.

    (Figaro Vox, 30 octobre 2023)

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  • La peau sur la table...

    « Avec ce second roman, l'auteure grenobloise signe avec éclat le retour du populisme en littérature. » Pascal Meynadier, dans le Journal du dimanche du 27 août 2023

    Les éditions Fayard viennent de publier un roman de Marion Messina intitulé La peau sur la table. Après avoir exercé divers métiers, notamment dans l’agriculture, Marion Messina est déjà l'auteur d'un roman, Faux départ (Le Dilettante, 2017).

     

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    " Mère célibataire, institutrice sous pression, Sabrina perd ses nerfs en classe et sent son destin basculer.
    Docteur en littérature comparée, Paul a renoncé à courir derrière des postes précaires à l’université pour devenir boucher dans un coin perdu d’Ardèche.
    C’est là qu’il fait la connaissance d’Aurélien, paysan que l’absurdité administrative et la ponction capitaliste poussent inexorablement vers la faillite.
    Autour d’eux la France brûle. Le suicide spectaculaire d’un étudiant devant l’Assemblée nationale a provoqué une immense colère d’un bout à l’autre du pays. L’armée ne va pas tarder à entrer en scène.
    Le système est à bout de souffle, mais il tient bon. Et continue vaille que vaille de gérer un cheptel humain trop prompt à troquer la liberté contre l’illusion de la sécurité.
    Jusqu’à quand ? "

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