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10/08/2018

Quand Michel Drac analyse l'actualité...

Vous pouvez découvrir ci-dessous une analyse fouillée et toujours passionnante de l'actualité des mois de juin et juillet 2018 menée par Michel Drac.

Penseur non-conformiste, Michel Drac est l'auteur de plusieurs essais, dont  Triangulation - Repères pour des temps incertains (Le Retour aux Sources, 2015) ou, dernièrement, Voir Macron - 8 scénarios pour un quinquennat (Le Retour aux Sources, 2018).  Il est également le fondateur des éditions le Retour aux Sources, qui publient notamment Piero San Giorgio , Dmitry Orlov ou Howard Kunstler.

 

                              

                              

05/08/2018

Feu sur la désinformation... (196)

Vous pouvez découvrir ci-dessous un nouveau numéro de l'émission I-Média sur TV libertés, consacrée au décryptage des médias et dirigée cette semaine par Jean-Yves Le Gallou, président de la fondation Polémia, avec le concours d'Hervé Grandchamp.

Au sommaire :

  • 1 : Affaire Benalla : le gouvernement orchestre la réplique médiatique
    Après une semaine de silence, Alexandre Benalla réplique dans les médias, 3 médias en 3 jours. Barbe rasée, mains croisées docilement sur la table, c’est le retour du favori de Macron médiatrainé.
  • 2 : Le Zapping d’I-Média 
    Août, Paris va accueillir les « Gay Games », la ville la plus « gay friendly » va accueillir une sorte de jeux olympiques de la « diversité » « prônant le respect à l’égard de tous les participants ». Une communautarisation du sport mettant en avant les tendances sexuelles n’ayant aucun rapport avec une quelconque performance sportive.

  • 3: Audiences radio, c’est l’heure du mercato
    Retour sur les audiences radios. Depuis 1 an Europe 1 creuse le trou. Le mercato des journalistes pourra-t-il amener un vent de frais à la radio de Lagardère ?
  • 4 : Les tweets de la semaine
    Le Monde désire-t-il un nouveau référendum sur le Brexit ? le 27 juillet, le journal de « référence » publiait un article : « Une majorité de Britannique en faveur d’un nouveau référendum ». En réalité cette majorité est bien contestable, 42 % des britanniques désirent un nouveau vote, Ils sont presque autant à ne pas le désirer. Peut-être, demain, Le Monde publiera un article sur un deuxième vote pour confirmer l’élection d’Emmanuel Macron ?

 

                                        

29/07/2018

Feu sur la désinformation... (195)

Vous pouvez découvrir ci-dessous un nouveau numéro de l'émission I-Média sur TV libertés, consacrée au décryptage des médias et dirigée cette semaine par Michel Geoffroy, membre de la fondation Polémia, avec le concours d'Hervé Grandchamp.

Au sommaire :

  • 1 : Affaire Benalla : Scandale d’Etat ou hystérie médiatique ?
    Affaire Benalla, Une semaine de rebondissement médiatique. Un scandale d’Etat sur fond de crise politique.
  • 2 : Le Zapping d’I-Média 
    Retour de la grossophobie dans les médias, en application du principe de Lagardère de Renaud Camus « si tu ne viens pas à Lagardère, Lagardère viendra à toi ». Le principe de grossophobie qui permet de culpabiliser les personnes non grosses, plutôt que d’incriminer la malbouffe.

  • 3: Faut-il sauver les casques blancs ?
    Les casques blancs évacués de la Syrie. Une organisation soutenue par les occidentaux et présentée par les médias comme « humanitaire », bien qu’elle comporte de nombreuses zones d’ombres.
  • 4 : Les tweets de la semaine
    Omar Sy pourrait jouer Arsène Lupin dans une prochaine série Netflix. Après le docteur Knock, l’acteur à succès pourrait interpréter le gentleman cambrioleur de Maurice Leblanc. Une certaine réécriture de l’histoire pour faire correspondre le cinéma à une vision du monde « métissé »
  • 5: Charline Vanhoenacker, l’humour au service du militantisme
    Portrait piquant de Charline Vanhoenacker, la journaliste belge qui se prend pour une humoriste.

                                   

 

22/07/2018

Feu sur la désinformation... (194)

Vous pouvez découvrir ci-dessous un nouveau numéro de l'émission I-Média sur TV libertés, consacrée au décryptage des médias et dirigée par Jean-Yves Le Gallou, président de la fondation Polémia, avec le concours d'Hervé Grandchamp.

Au sommaire :

  • 1 : Casse et pillage : La France championne du monde
    La France championne du monde de football. La fête a été gâchée par des émeutes sur les champs Elysées, des émeutes bien masquées par les médias.
  • 2 : Le Zapping d’I-Média 
    Festival d’Avignon, festival théâtral, mais aussi festival de propagande. La « question du genre » était au cœur de l’édition 2018, une douzaine d’œuvres se concentraient sur le travestissement, ou encore la « transition sexuelle ». Pour Olivier Py, directeur du festival, « il appartient peut-être au théâtre de changer les stéréotypes de genre ».

  • 3: Zemmour censuré Taddeï réfugié
    Le journaliste Eric Zemmour évincé de RTL sous prétexte d’un avertissement du CSA. L’animateur Frédéric Taddeï viré de France télévision trouve refuge sur la chaine russe Russia Today. La liberté d’expression est-elle passée à l’est ?
  • 4 : Les tweets de la semaine
    La France championne du monde, pour certains médias, les joueurs ne représentent pas que la France mais aussi l’Afrique (Paris Match) il faut donc célébrer « l’excellence noire » (Washington post).
  • 5: Frédéric Haziza le journaliste ex nihilo
    Ancien technicien en informatique, le journaliste Frédéric Haziza jongle entre agression verbale, physique et même sexuelle.

 

                                 

 

15/07/2018

Feu sur la désinformation... (193)

Vous pouvez découvrir ci-dessous un nouveau numéro de l'émission I-Média sur TV libertés, consacrée au décryptage des médias et dirigée par Jean-Yves Le Gallou, président de la fondation Polémia, avec le concours d'Hervé Grandchamp.

Au sommaire :

  • 1 : Les Bleus : équipe de France ou équipe africaine ?
    « Vive la France, la sixième équipe africaine du Mondial ». A l’occasion de la coupe du monde de football, la presse française et étrangère se réjouit des « origines migratoires » des joueurs de l’équipe de France.
  • 2 : Le Zapping d’I-Média 
    Russia Today répond au CSA : le gendarme français de l’audiovisuel reproche à la chaine d’information russe de ne pas avoir reflété avec fidélité dans sa traduction les propos de témoins syriens. La chaine d’information conteste tout traitement déséquilibré de l’information et reconnait une « erreur technique » : le texte prononcé par le doubleur avait bien été dit par les personnes interrogées mais ne correspondait pas au l’extrait passé en antenne.

  • 3: Bataille au parlement européen : droit d’auteur ou liberté d’expression ?
    La réforme du droit d’auteur au Parlement européen cristallise les tensions entre éditeurs de presse et de produits culturels d’un côté, partisans de la liberté sur internet de l’autre. Devinez quel camp a choisi la presse !
  • 4 : Les tweets de la semaine
    « Devant quels programmes télés abandonner ses enfants cet été pour avoir la paix ». C’est le titre de l’article ubuesque publié par 20 minutes. Alors que toutes les études montrent les ravages causés par la télévision particulièrement chez les jeunes enfants, le journal gratuit insiste à « abandonner » ses enfants pour « avoir la paix ». Demain, peut-être, le journal titrera : « quel poison donner à ses enfants pour avoir la paix ? »
  • 5 : Daphné Bürki reine de la boboïtude
    C’est une des animatrice les plus prisées du moment, enchainant les émissions et les plateaux bobos, portrait piquant de Daphné Bürki, la parisienne trentenaire tatouée et libérée.

 

 

                                      

10/07/2018

Je ne suis pas...

Vous pouvez lire ci-dessous un point de vue de François-Bernard Huyghe, cueilli sur son site Huyghe.fr et consacré à l'analyse de la vidéo présentée ci-dessous, que nous vous laissons découvrir... Accrochez vos ceintures !

Spécialiste de la stratégie et de la guerre de l'information et directeur de recherches à l'IRIS, François Bernard Huyghe, auteur de nombreux livres, a récemment publié La désinformation - Les armes du faux (Armand Colin, 2015), Daech : l'arme de la communication dévoilée (VA Press, 2017) et Fake news - La grande peur (VA Press, 2018).

 

                      

Je ne suis pas...

Une récente vidéo devenue virale illustre un étonnant mécanisme idéologique. Au cours de l’excellente émission Arrêts sur images, Daniel Schneidermann s’apprête à diriger un débat sur la journée des fiertés LGBT et remarque que ses quatre invités sont des hommes (aucune lesbienne n’ayant semble-t-il été disponible pour ce plateau). L’un des intervenants, petit, barbu, chauve, à lunettes et l’air tout aussi viril que n’importe qui que vous croisez dans un bureau ou le métro, s’exclame alors « mais je ne suis pas un homme, Monsieur ». Argument développé : il ne se sent pas homme mais ni homme ni femme et ce serait un horrible préjugé que de déduire de son apparence qu’il appartient à tel ou tel genre (si vous employez le mot sexe, j’appelle la police). Dire qu’il y a « quatre hommes sur le plateau, ce serait genré et pas très agréable », assène-t-il. Le crime de Schneidermann, on l’a compris, est d’avoir confondu « identité de genre et expression de genre » ce qui le place directement sur la pente savoneuse que l’on sait. Il contribuerait donc à répandre des stéréotypes, crime majeur s’il en fut. Crimepensée !

Un peu plus tard, quand la rédaction regrette qu’il n’y ait que des blancs sur le plateau, le même barbu se réindigne et affirme qu’il n’est pas blanc, puisqu’à moitité libanais.

On peut sourire de genre d’incidents qui démontrent que l’on est jamais assez politiquement correct : les journalistes, qui pourtant débordaient de bonne volonté pour apaiser toutes les minorités, ne se le sont pas envoyé dire. On notera au passage que le professeur de tolérance continue à appeler Schneidermann « Monsieur » et à lui parler en français sans le moindre souci de la douleur que cela lui causerait si, dans le fond de son âme, l’animateur était persuadé d’être un bébé femelle kangourou moldo-valaque.

Au-delà de l’aspect comique de la scène - dont on image qu’elle va donner lieu à des détournements, « Mais au nom de quoi prétendez-vous que ceci est une émission de télévision ? », « Qui vous dit que nous sommes des êtres humains et non des anges ou des martiens ? En voilà bien des préjugés ! », ce petit incident a valeur de symptôme.

D’abord d’une logique imparable : je ne me sens pas donc je ne suis pas. Mon désir ou mon sentiment l’emportent sur le fait que j’aie un zizi et un chromosome XY, que je n’aie ni les yeux bridés ni de la mélanine dans le sang, sur le fait que le sens commun nous dit qu’un chauve barbu s’appelle Monsieur et qu’un véhicule à essence doté de quatre roues et d’un volant est usuellement désigné comme voiture, même si c’est d’un conformisme patriarcal désolant. L’hyper individualisme mène à l’idée que l’on est une sorte d’entité pure qui peut choisir tous ses attributs : au réel, dont le biologique, de se conformer à mes décrets. Je change les code du langage et de la réalité. J’échappe à toute détermination, je suis mon propre démiurge...

Le second aspect de ce système idéologique délirant (est vrai et dicible ce que je décide), est sa redoutable utilisation stratégique. Si vous vous pensez que je semble tel ou tel, ou si vous me faites rentrer dans telle ou telle catégorie sur la base de mes attributs (ce qui est quand même une des fonctions du cerveau humain, soit dit en passant), vous m’agressez. Donc vous me causez une souffrance. Donc vous n’êtes quand même pas loin du discours de haine et de la stigmatisation. Donc il faut vous fermer la gueule. Le processus, sinon de criminalisation (cela viendra), du moins de moralisation (qui oblige l’interlocuteur à se repentir des douleurs que provoquent ses mots et ses stéréotypes) offre ainsi le double avantage de se donner le monopole de la parole ou du sens des mots et de se désigner un ennemi d’autant plus facile à vaincre qu’il déborde de bonne volonté.

François-Bernard Huyghe (Huyghe.fr, 1er juillet 2018)