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Décryptage

  • Feu sur la désinformation... (255)

    Vous pouvez découvrir ci-dessous, dans son nouveau format, un numéro de l'émission I-Média sur TV libertés consacrée au décryptage des médias et dirigée par Jean-Yves Le Gallou, président de la fondation Polémia, avec le concours de Nicolas Faure.

    Au sommaire :

    • 1 : L’image de la semaine
      Alors que François Hollande devait donner une conférence à l’université de Lille, des militants d’extrême gauche ont envahi la salle et déchiré les livres de l’ancien président socialiste. La conférence a été annulée.
    • 2 : Manif contre « l’islamophobie » : les médias complices des radicaux ?
      Si de nombreux médias fidèles à leur islamophilie ont évidemment salué la manifestation du 10 novembre, on a commencé à sentir un début de prise de conscience du danger de la situation chez certains journalistes et observateurs.
    • 3 : Revue de presse
      Un poilu qui viole sa femme, Hanouna qui soutient les menaces irréelles de Booba contre Zineb El Rhazoui…
      Encore une semaine médiatique riche en exagérations grotesques et en manipulations vicieuses !
    • 4 : Marion Maréchal diabolisée : un cas d’école
      Un célèbre historien russe a été arrêté à Saint-Pétersbourg pour une sordide affaire de meurtre. Il était lié à l’ISSEP de Marion Maréchal, les médias s’en sont donc donné à cœur joie...

     

                                         

     

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  • Libération et la mosquée...

    Nous reproduisons ci-dessous l'analyse d'un numéro du quotidien Libération, celui du lendemain de l'attaque de la mosquée de Bayonne par un homme âgé de 84 ans, par l'Observatoire du journalisme. Éclairant...

     

     

    Libération_2_30 octobre 2019.jpg

    Libération et la mosquée : chronique d’une journée hors sol

    Quotidien du Français libéral libertaire moyen, Libération ne surprend plus. L’actuel devenir du journal, de plus en plus décalé de la réalité, de plus en plus hors sol, ne peut qu’interroger sur ce qui est pensé dans les milieux auquel il s’adresse. C’était le cas le mercredi 30 octobre 2019.

    Dans la masse de l’actualité de ce mercredi 30 octobre 2019 (le Brexit, le Chili, l’Ethiopie, la Libye, le nucléaire, les retraites, l’Iran…), Libération choisit à juste titre de faire sa Une sur l’attaque menée contre une mosquée à Bayonne par un individu de 84 ans vite identifié. Vu la manière dont l’islam s’est imposé quotidiennement dans le débat public, voile aidant, le choix est judicieux. On imagine l’information jouissive du côté de Libé : à la « pointe » de la lutte contre « l’islamophobie », depuis des quartiers parisiens où l’on ne croise guère de femmes voilées, Libération ne cesse de répéter que « discriminer » les femmes qui choisiraient de porter le voile musulman serait un facteur de danger pour la société française, ce que l’islam ne serait pas. Bayonne tombe à pic.

    Ce ton est aussi celui du quotidien en ce mercredi 30 octobre.

    Une seconde « actualité », la dernière page du journal consacrée au « retour sur scène » de l’actrice porno Nikita Bellucci, entièrement dévoilée (« à découvert »), venant ponctuer le numéro du quotidien, montrant combien Joffrin et ses collègues sont hors sol.

    La Une

    Sobre. En rouge, « attaque de Bayonne » (attaque, attentat, attaque… la discussion a sans doute été serrée au sein de la rédaction). En gros caractères noirs : « Climat de haine ». En petit caractère noirs : « L’attaque d’une mosquée par un retraité d’extrême droite survient au milieu d’un débat national tendu et souvent dirigé contre les musulmans ».

    L’angle de l’analyse est donné : l’attaque contre cette mosquée serait directement liée au climat de haine alimenté par une « extrême droite » (qu’est-ce ?, demande-t-on sans cesse à des médias convenus qui semblent penser que définir l’extrême droite est en France une évidence) visant les musulmans à travers sa critique du port du voile. Les noms ne sont pas indiqués en Une mais chacun en reconnaîtra de nombreux, sur un spectre plutôt large - ce que le dessin de Plantu dans Le Monde daté du même jour montrait en moins de traits (un homme parlant au micro, un musulman dans une bulle de bande dessinée ; l’homme de la bulle, ensuite, pris pour cible).

    L’éditorial de Joffrin ou la rhétorique uniformisée

    Laurent Joffrin dit toujours la même chose au sujet de l’islam en France : il n’y a pas de souci avec la religion musulmane mais uniquement avec les « islamophobes », « xénophobes » etc, autrement dit tout ce qu’il appelle « l’extrême droite », c’est-à-dire dans son logiciel « la droite ». Car tout ce qui n’est pas de gauche, c’est le Mal. Laurent Joffrin pourrait aller voir le film Alice et le Maire et écouter attentivement le dernier discours écrit par Alice pour le maire Patrice Lucchini. Il apprendrait alors beaucoup sur la responsabilité de l’idéologie politique à laquelle il appartient dans la situation catastrophique actuelle.

    Complotistes assassins !

    Que dit l’éditorialiste en ce 30 octobre, sous le titre « fantasme », lendemain d’attaque de mosquée ? « Cette fois, le complotisme a failli tuer ». Un complotisme « le plus souvent associé aux idéologies extrémistes, de droite notamment ». Le lecteur ne peut être qu’étonné : Laurent Joffrin ignore-t-il réellement à quel point les musulmans vivant en France sont imprégnés de complotisme, y compris par exemple au sujet de la seconde guerre mondiale ? Il y a dans l’univers de pensée quotidien des quartiers musulmans en France tout ce que Joffrin dénonce sous le vocable d’extrême droite mais Joffrin ne le sait pas. Il voyage peu, ou alors très loin de la France. Pire : ce complotisme forcément d’extrême droite se généraliserait. Pourquoi ? Mais… « Il faut bien le dire, le RN de Marine Le Pen n’échappe pas à cette maladie de l’esprit ». Une sorte de… sida mental, quelque chose de cet ordre ? Ce parti politique serait, selon Joffrin, responsable du « climat de haine » car il « sous-entendrait » que l’immigrationisme serait « organisé » en sous-main et « volontairement ». L’éditorialiste Joffrin voit des complots partout.

    Complot ? Vous avez dit complot ?

    Il n’y a pas de complot : Angela Merkel le disait clairement et ouvertement en 2015, l’Europe doit accueillir plusieurs millions de migrants car sa population vieillit. Et Macron renchérissait à ce propos il y a un an. Pas de complot imaginé par le RN, sinon dans l’imaginaire complotiste anti-droite de Joffrin, mais des faits : les gouvernements de l’UE veulent une politique migratoire permettant, de leur point de vue, de rajeunir la population du continent.

    Mais ce n’est pas la question pour Joffrin. Il n’y a qu’une question : celle de la responsabilité de toute violence liée à l’islam imputée au RN et « à une partie des polémistes d’extrême droite qui parlent de grand remplacement ». C’est cela, pense Joffrin, qui a conduit Breivik à perpétrer son massacre en Suède, tout comme à l’attaque de Bayonne ou à l’attentat meurtrier de Nouvelle-Zélande. Et tout cela vient des thèses de l’écrivain Renaud Camus. Le monde « non complotiste » de Joffrin est simple comme un monde vu par un complotiste : une seule réalité (cachée), celle de « l’islamophobie », avec une seule cause agissante. Et surtout, là est le fondement du complotisme : cette réalité est celle que ne voient que des élus (comme Joffrin, pour qui ceux qui lisent Camus sont des « esprits faibles »).

    Joffrin n’a oublié qu’un élément dans son éditorial : la religion musulmane a tué plus de 260 personnes en France depuis 2015. Et plusieurs centaines de milliers dans le monde. Zemmour, Camus, le RN et autres sont-ils vraiment la cause de cela ?

    Joffrin partout, islamisme nulle part !

    Les pages « événements » de Libération, ouvertes par l’édito de Joffrin, se prolongent par deux articles :

    • Une relation des faits de Bayonne vus par une journaliste du quotidien, avec comme titre : « Bayonne. Le racisme tue ». Le texte relate les événements, insistant sur le parcours de l’agresseur, son ancienne appartenance au RN, son goût pour Zemmour, son passé militaire puis de membre de l’éducation nationale et ses ennuis psychiatriques.
    • Le deuxième article est signé du « spécialiste » de « l’extrême droite » au sein de Libération, Dominique Albertini. Il est titré : « Padamalgam, nouveau refrain du RN », avec comme accroche : « Géné par le passé frontiste du suspect de l’attaque de Bayonne, candidat en 2015 aux cantonales, le parti appelle à refuser tout amalgame. Sans craindre les contradictions ». « Pas d’amalgame », c’est l’expression qui est dans toutes les bouches médiatiques dès qu’un problème surgit au sujet de l’islam ou de l’immigration (c’est pour cela que les médias parlent de « jeunes » quand il y a des incivilités ou des agressions alors qu’elles sont massivement le produit de jeunes issus de l’immigration, tout comme le trafic de drogues aux abords des lycées). Libération en fait son éditorial à chaque occasion. Du coup, le quotidien est gêné : il lui faut expliquer qu’amalgamer le suspect de l’attaque avec le RN, les discours de Zemmour, les écrits de Camus, les magazines ouvertement non libéraux libertaires, les sites d’analyse comme l’OJIM, ne serait pas un amalgame. La démonstration est à la peine, sauf à être à l’avance convaincu.

    Nikita est là

    Libération ne voit donc pas de problème avec l’islam en France, sauf pour les « esprits faibles » (plus de 70 % des Français tout de même selon le sondage IFOP/JDD paru le dimanche 27 octobre 2019 - l’observateur ne peut que se demander quelle idéologie depuis longtemps dominante peut être à l’origine de tant de faiblesse collective d’esprit). La rédaction ne voit pas plus l’incongruité qu’il y a à publier une Une sur l’attaque de Bayonne et à refermer le journal sur le corps nu de l’actrice porno Nikita Bellucci qui a « décidé de reprendre sa carrière » et qui explique pourquoi sur une pleine page, avec force détails sur ses expériences.

    Laurent Joffrin pense-t-il sérieusement que dans une France à venir où la religion musulmane, modérée à ses yeux, dominerait, une telle page serait encore publiable ? Si la réponse est oui, alors en effet Libération se regarde le nombril.

    Observatoire du journalisme (OJIM, 5 novembre 2019)

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  • Feu sur la désinformation... (254)

    Vous pouvez découvrir ci-dessous, dans son nouveau format, un numéro de l'émission I-Média sur TV libertés consacrée au décryptage des médias et dirigée par Jean-Yves Le Gallou, président de la fondation Polémia, avec le concours de Nicolas Faure.

    Au sommaire :

    • 1 : L’image de la semaine
      Sur la très institutionnelle chaîne Public Sénat, un drôle d’intervieweur interroge les sénateurs… en mode racaille !
    • 2 : Émeutes à Chanteloup, les médias incapables de parler d’immigration
      Nouvelles émeutes urbaines dans plusieurs villes de France dont Chanteloup-les-Vignes où le chapiteau d’un cirque dédié aux enfants de la commune a brûlé.
      La situation s’envenime mais les médias rechignent encore à évoquer clairement le profil des racailles.
    • 3 : Revue de presse
      L’émission de Zemmour en différé et Yassine Belattar, l’ancien conseiller d’Emmanuel Macron, en plein discours islamiste virulent. Voilà deux sujets qui seront notamment traités dans la revue de presse de la semaine.
    • 4 : Quotas : les médias veulent toujours plus d’immigration
      De nombreux médias ont pris position quant au projet de quotas migratoires proposé par Emmanuel Macron. Et, sans surprise, beaucoup ont défendu l’accueil des immigrés.
    • 5 : Coup de chapeau
      Alors qu’une manifestation lunaire avait lieu contre Eric Zemmour la semaine dernière et qu’une nouvelle manifestation très critiquée contre l’islamophobie doit avoir lieu dans quelques jours, il y a d’autres rassemblement plus utiles auxquels participer dans les jours à venir !

     

                                         

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  • Feu sur la désinformation... (253)

    Vous pouvez découvrir ci-dessous, dans son nouveau format, un numéro de l'émission I-Média sur TV libertés consacrée au décryptage des médias et dirigée par Jean-Yves Le Gallou, président de la fondation Polémia, avec le concours de Nicolas Faure.

    Au sommaire :

    • 1 : L’image de la semaine
      En dépit des conséquences médiatiques potentiellement funestes, Louis de Bourbon, duc d’Anjou était au premier rang des porteurs du cercueil de son arrière-grand-père, le général Franco..
    • 2 : Attentat de Bayonne : la fin du « pas d’amalgames » ?
      L’attaque d’une mosquée à Bayonne par un homme psychologiquement instable de 84 ans a provoqué un véritable tsunami médiatique. L’assaillant avait en effet été candidat local FN en 2015. Du pain béni pour les médias ! 
    • 3 : Revue de presse
      L’émission de Zemmour en différé et Yassine Belattar, l’ancien conseiller d’Emmanuel Macron, en plein discours islamiste virulent. Voilà deux sujets qui seront notamment traités dans la revue de presse de la semaine.
    • 4 : Quotidien en croisade contre Nadine Morano
      Encore un beau reportage totalement biaisé de Quotidien. Cette fois, c’est pour tourner en dérision Nadine Morano, revenue dans le quartier de son enfance avec Valeurs actuelles. Yann Barthès a enchaîné les bobards !
    • 5 : Coup de chapeauEn Allemagne et en Italie, les derniers résultats électoraux ont démontré que les partis identitaires avaient le vent en poupe. Au grand dam des médias français !

     

                                        

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  • La folle semaine médiatique du voile

    Nous reproduisons ci-dessous une bonne analyse de l'Observatoire du journalisme  sur la nouvelle affaire du voile (la dernière en date...) provoquée par une interpellation d'un élu du Rassemblement national au cours d'une séance du Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté.

     

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    La folle semaine médiatique du voile

    Vendredi 11 octobre, un élu du Conseil régional de Bourgogne-Franche Comté, Julien Odoul, a invité la Présidente de région à demander à une accompagnatrice scolaire voilée de retirer son voile islamique dans l’assemblée où elle se trouvait. Cette initiative a provoqué une tempête médiatique sur laquelle nous revenons. Celle-ci n’a pas été épargnée par des faux semblants et des protestations outragées largement médiatisées.

    Les faits

    Le 11 octobre 2019, lors de l’assemblée plénière du Conseil régional de Bourgogne-Franche Comté, Julien Odoul, un élu du Rassemblement National, s’adresse à la Présidente de région dans un vacarme de protestation. Il la presse d’intervenir pour demander à une femme voilée accompagnant un groupe scolaire « de bien vouloir retirer son voile islamique » « au nom des principes de laïcité ».

    Ce sera le début d’une tempête médiatique qui verra s’afficher des divisions au sein de la classe politique et du parti présidentiel et se multiplier force tribunes, débats et mêmes menaces plus ou moins « voilées » dont seront victimes tant le Ministre de l’éducation que Julien Odoul.

    Le 13 octobre, au journal de TF1, nous apprenons que la vidéo de l’initiative de l’élu RN a été vue plus de 3 millions de fois. « Cette photo a ému de nombreux internautes : un fils qui se réfugie dans les bras de sa mère » commente la journaliste Anne-Claire Coudray.

    La couverture médiatique : la victimisation avant tout

    Les médias de grand chemin ont couvert cet événement dans l’immense majorité des cas sous l’angle d’une «  agression » de l’élu régional contre la femme voilée présente dans l’assemblée.

    Le Parisien donne le 14 octobre la parole à l’accompagnatrice : « ils ont détruit ma vie ». Devant un journaliste de France 3, elle donne son ressenti : « un rejet que je n’avais pas senti avant ».

    Le site des « marocains du monde » informe que sur CNews, « Laurence Ferrari recadre un élu islamophobe ». « Regardez cette photo, un petit enfant de huit ans qui pleure dans les bras de sa mère, est ce que vous êtes fier de vous ? N’avez-vous pas honte ? » lance Laurence Ferrari à l’élu régional sur le plateau de CNews. Pour de nombreux médias, dont France Info et Europe 1, la femme voilée a été « prise à parti » et va déposer plainte.

    Le 13 octobre, c’est selon Libération « honte au RN et à ses idiots utiles ».

    Comme nous le relations dans un récent article, Le Monde publie le 15 octobre une tribune de 90 personnalités dénonçant « la haine des musulmans ».

    Checknews (financé par Facebook, ne l’oublions pas) de Libération nous apprend le 17 octobre qu’il y a eu à cette date « 85 débats sur le voile » et zéro femme voilée invitée. Le Point évoque le 17 octobre « l’opportunisme dévoilé » de Julien Odoul, « habitué aux coups d’éclat médiatiques ». Le Huffington post nous parle le 18 octobre du « ras le bol de ces femmes musulmanes »

    Le 18 octobre, Marianne estime que l’on est en présence d’ « une femme voilé humiliée, les islamistes ravis ». Le 21 octobre, sur le plateau de LCI, une invitée compare l’accompagnatrice voilée à « une pieta, une  Rosa Parks », une militant des droits civiques aux États-Unis dans les années 1960.

    Le 22 octobre, 101 musulmans de France signent dans Marianne une tribune intitulée « le voile est sexiste et obscurantiste ».

    Agression verbale versus entrisme islamiste

    Dans l’immense majorité des médias, la demande de Julien Odoul est présentée comme une agression verbale à l’encontre de l’accompagnatrice voilée. La réaction négative de son enfant est devenue un élément majeur de cette initiative. On est strictement dans le registre émotionnel : un élu RN a fait pleurer un enfant, il a fait preuve de cruauté. C’est tout à fait condamnable. CQFD. Le médiatique est devenu émotique. Cette analyse, qui s’apparente à une réaction immédiate, va être largement utilisée au point d’éluder tout élément de contexte ainsi que l’enjeu majeur de cette initiative.

     L’identité de la femme voilée

    Alors que de nombreux médias se sont enquis du ressenti de Fatima E, l’accompagnatrice voilée, après la demande de Julien Odoul, peu se sont interrogés sur son identité. Le site de revue de presse Fdesouche s’interroge: « est-elle membre d’un conseil d’administration proche des islamistes ? » et apporte des éléments à ce sujet.

    Marianne nous informe que Fatima E. a accordé un entretien exclusif au Comité contre l’islamophobie (CCIF), une association proche des frères musulmans. Très peu de médias relèvent cette orientation militante de l’accompagnatrice voilée.

    Les précédents

    Pratiquement aucun média ne le souligne, la demande de discrétion relative aux signes religieux dans une assemblée représentative de la République n’est pas une nouveauté. Pour ne citer que deux exemples, en 2009, le Président de l’assemblée nationale rappelait suite à la venue d’une lycéenne voilée que le public doit se tenir à découvert au Parlement, une prescription qui remonte « à une période où la déférence due à la représentation nationale voulait qu’un homme retire son couvre-chef ». Le Président de l’assemblée nationale de l’époque ne donnera pourtant pas suite à la demande de transcrire cet usage en une loi prohibant les signes religieux au Parlement.

    Le Figaro a consacré en 2000 un article à la demande de Laurent Fabius à un prêtre et à une religieuse de retirer leur croix et leur voile pour s’assoir dans l’hémicycle de l’assemblée nationale. Hormis dans les réseaux sociaux, ces précédents, qui n’ont alors pas suscité une telle vague d’indignation et de protestations, ont été totalement passés sous silence. Il est vrai qu’ils auraient relativisé l’initiative du conseiller régional en l’inscrivant dans un souhait largement partagé de discrétion relative aux signes religieux dans une assemblée de la République.

    L’Islam militant, la pratique des petits pas

    Peu de commentateurs ont donné une interprétation politico-religieuse au port du voile par l’accompagnatrice présente au conseil régional de Bourgogne Franche Comté. L’initiative de Julien Odoul a été présentée comme une agression, alors qu’il ne s’est pas adressé directement à la femme voilée. La réaction de l’enfant a été surexploitée médiatiquement au point de saturer l’information sur cet événement.

    Les voix de musulmans ayant subi l’islamisme dans leur pays comme celle de Mohamed Sifaoui, (« Le voile n’est pas islamique mais islamiste ») et de Zineb El Razoui, etc., ont été bien discrètement relayées dans ce concert de pleureuses. « Le voile est un étendard militant, c’est le cheval de Troie de l’idéologie islamiste. Cette année, il y a une offensive sur les sujets scolaires. Il faut une initiative ferme pour tarir ce vivier militant », a rappelé opportunément la journaliste rescapée de Charlie Hebdo, Zineb El Razoui.

    Au final, l’émotion de l’accompagnatrice et les pleurs de son enfant auront relégué au second plan d’autres enjeux de société bien plus importants. Sans parler d’éléments de contexte plus que troublants. L’image qui restera sera l’enfant de la « pieta » en larmes et comme commentaire majeur le « sentiment de rejet » de sa mère. La sidération par l’émotion comme solde de tout compte de cet événement largement médiatisé.

    Observatoire du journalisme (OJIM, 28 octobre 2019)

     

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  • Feu sur la désinformation... (252)

    Vous pouvez découvrir ci-dessous, dans son nouveau format, un numéro de l'émission I-Média sur TV libertés consacrée au décryptage des médias et dirigée par Jean-Yves Le Gallou, président de la fondation Polémia, avec le concours de Nicolas Faure.

    Au sommaire :

    • 1 : L’image de la semaine
      Aux Pays-Bas, d’énormes manifestations d’agriculteurs ont eu lieu ces derniers jours. En France, pas un mot. Décryptage.
    • 2 : Face aux attaques, Eric Zemmour tient bon !
      Insulté, diffamé, boycotté, attaqué par le CSA… Eric Zemmour subit des attaques de toutes part mais sa nouvelle émission sur CNews est un succès !
    • 3 : Revue de presse
      Macron qui annonce qu’il faut lutter contre l’immigration clandestine, les médias français qui parlent enfin du calvaire de Julian Assange… Cette semaine, la revue de presse est pleine de surprises !
    • 4 : L’islam au centre des débats médiatiques
      Le débat médiatique sur le voile et l’islam n’en finit pas dans les médias ! Preuve que ce sujet est bien un énorme point de crispation pour les Français. Mais aucune figure médiatique, même de droite, n’ose encore évoquer clairement la notion d’identité.

     

                                        

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