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  • L'éthique de la terre...

    Les éditions Payot viennent de publier un court essai d'Aldo Leopold intitulé L'éthique de la terre. Il est complété par Penser comme une montagne, un deuxième texte du même auteur. Spécialiste des questions écologiques et forestières, chasseur et pêcheur Aldo Leopold est un des initiateurs de la protection de l'environnement aux États-Unis. Les éditions José Corti ont récemment publié un recueil de texte de cet auteur sous le titre Pour la santé de la terre.

     

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    " Il y eut trois pionniers américains de la pensée écologique : l’ermite Henry David Thoreau, le voyageur John Muir et le forestier Aldo Leopold. On doit à ce dernier, que certains tiennent pour un géant littéraire et un prophète, les premières politiques de protection des espaces naturels, une réflexion inégalée sur la nature sauvage, et la conviction qu’il est possible à l’homme de développer une intelligence écologique. Car l’« éthique de la terre » est possible. Elle repose sur l’idée lumineuse de communauté et d’équilibre. Grâce à elle, nous pouvons tous apprendre à être heureux dans la nature. À la fois narrative et philosophique, l’écologie d’Aldo Leopold possède une force surprenante : elle pulvérise notre arrogance tout en nous murmurant « l’opinion secrète » de la montagne à l’égard des loups. "

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  • Pourquoi le gouvernement ne comprend pas la révolte des gilets jaunes…

    Nous reproduisons ci-dessous entretien avec Alain de Benoist, cueilli sur Boulevard Voltaire, dans lequel il évoque la poursuite du mouvement des Gilets jaunes... Philosophe et essayiste, directeur des revues Nouvelle École et Krisis, Alain de Benoist a récemment publié Le moment populiste (Pierre-Guillaume de Roux, 2017), Ce que penser veut dire (Rocher, 2017) et L'écriture runique et les origines de l'écriture (Yoran, 2017). Il publie cette semaine un essai intitulé Contre le libéralisme (Rocher, 2019).

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    Alain de Benoist : pourquoi le gouvernement ne comprend pas la révolte des gilets jaunes…

    Pensez-vous qu’on puisse déjà faire un bilan de l’action des gilets jaunes ?

    Le meilleur bilan qu’on puisse en faire est de constater qu’il est encore trop tôt pour en faire un, puisque le mouvement continue et semble même trouver un second souffle. Depuis bientôt trois mois, malgré le gel et le froid, malgré la trêve des confiseurs, malgré les morts et les blessés, malgré les dégâts causés par les brutalités policières (mâchoires arrachées, mains déchiquetées, pieds broyés, yeux crevés, hémorragies cérébrales), malgré les critiques qui ont successivement tenté de les présenter comme des beaufs alcooliques, des nazis (la « peste brune ») et des casseurs, coupables en outre d’avoir ruiné le commerce, dissuadé les touristes de venir en France et même, ô scandale, d’avoir saboté l’ouverture des soldes, malgré tout cela, les gilets jaunes sont toujours là. Ils tiennent bon, ils ne cèdent pas et une majorité de Français continue d’approuver leur action. C’est bien la confirmation que ce mouvement ne ressemble à aucun autre.

    Il y a un autre point sur lequel il faut insister. Les gilets jaunes, auparavant, ne se connaissaient pas. Plongés dans l’anonymat de masse, même quand ils étaient voisins, ils restaient souvent étrangers les uns aux autres. Depuis des semaines, autour des ronds-points, ils se sont mutuellement découverts. Ils ont parlé ensemble, ils ont confronté leurs expériences et leurs espoirs, partagé la même colère et vibré aux même émotions, partagé aussi les mêmes repas, vécu les mêmes journées et parfois les mêmes nuits, bénéficié du même élan de solidarité et de don. Le mouvement des gilets jaunes a, ainsi, fonctionné comme une formidable machine à recréer de la socialité dans une époque où le lien social s’est partout effrité. Il en restera nécessairement quelque chose. Les gilets jaunes savent, désormais, qu’ils ne sont plus seuls à être « invisibles ». Ils ont redécouvert l’importance du commun.

    Mais l’avenir du mouvement ? Peut-on imaginer un vaste front populiste, dont les gilets jaunes pourraient être le creuset ?

    C’est très prématuré, même si certains y pensent. Dans l’immédiat, les gilets jaunes doivent résister à toutes les tentatives de division et de récupération. Ils ne doivent surtout pas présenter de listes aux européennes, ce qui ne manquerait pas d’affaiblir l’opposition. Ils doivent rester insaisissables, nuire le moins possible aux petits commerçants, écarter fermement les casseurs extérieurs au mouvement et, peut-être aussi, concentrer leurs revendications sur les thèmes qui peuvent le mieux fédérer la colère en exigeant, par exemple l’instauration du référendum d’initiative populaire.

    Et le « grand débat national » ?

    Guy Debord disait que, si les élections pouvaient changer quelque chose, il y a longtemps qu’elles seraient interdites. On peut en dire autant du « grand débat » lancé par Emmanuel Macron : s’il était vraiment susceptible de satisfaire les demandes des gilets jaunes, il n’aurait tout simplement pas lieu. Quand les parlementaires veulent enterrer un dossier, ils créent une commission. Pour gagner du temps, Macron propose – c’est à la mode – de « libérer la parole ». Le « grand débat », c’est le divan du docteur Freud : « Allongez-vous et racontez-moi vos misères, après, vous vous sentirez mieux. » Discuter plutôt que décider a toujours été la méthode favorite de la classe bourgeoise. Dans le pire des cas, le « grand débat » finira en eau de boudin. Au mieux, la montagne accouchera d’une souris. On fera des concessions ici ou là (taxe carbone, limitation de vitesse à 80 km/h, etc.) mais on ne touchera pas aux questions qui fâchent. C’est-à-dire à celles qui impliquent un véritable changement de société.

    Ceux qui sont, aujourd’hui, au pouvoir sont incapables de faire face aux demandes des gilets jaunes parce que le monde d’en bas leur est mentalement, culturellement, physiologiquement étranger. Ils s’imaginent qu’ils se trouvent devant des revendications de type classique (des « gens pas contents ») auxquelles on peut répondre par des effets d’annonce et des stratégies de communication appropriées. Ils ne voient pas qu’ils sont, en réalité, confrontés à une révolte proprement existentielle, de la part de gens qui, après avoir perdu leur vie à tenter de la gagner, ont découvert que ce qu’ils gagnent ne leur permet plus de vivre et n’ont donc plus rien à perdre. Au plus fort des manifestations, au moment où un hélicoptère survolait l’Élysée pour exfiltrer Macron en cas de besoin, ils ont pourtant eu peur. Physiquement peur – et cela, aussi, on ne l’avait pas vu depuis longtemps. Aujourd’hui qu’ils ont retrouvé leur mépris de classe, même quand ils s’essayent à l’empathie, ils ne pardonneront jamais à ceux qui leur ont fait peur.

    Les « Gaulois réfractaires » sont les dignes successeurs de ces « Gueux » (Geuzen) qui, dans les Flandres et les Pays-Bas du XVIe siècle, s’étant fait d’un nom péjoratif un titre de gloire, portèrent contre l’autorité du roi Philippe II d’Espagne un mécontentement populaire qui reçut l’appui de Guillaume d’Orange. La guérilla qu’ils menèrent pendant des années, à partir de 1566, finit par aboutir à la totale libération des Provinces-Unies. Un beau chant néerlandais célébrant leur souvenir s’intitule « Vive le Gueux ! » Il mériterait d’être repris aujourd’hui.

    Alain de Benoist, propos recueillis par Nicolas Gauthier (Boulevard Voltaire, 20 janvier 2019)

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  • Les snipers de la semaine... (176)

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    Au sommaire :

    -sur Vu du droit, Mathieu Morel rafale Macron,"pitre arrogant, mégalomane, narcissique et infantile"...

    Emmanuel Macron en mode Charles VI le roi fou ?

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    - sur Lundi matin, Alain Brossat dézingue le mépris de classe du Monde pour le mouvement des Gilets jaunes...

    De la violence médiatique

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  • Feu sur la désinformation... (219)

    Vous pouvez découvrir ci-dessous un nouveau numéro de l'émission I-Média sur TV libertés, consacrée au décryptage des médias et dirigée par Jean-Yves Le Gallou, président de la fondation Polémia, avec le concours de Nicolas Faure.

    Au sommaire :

    • 1 : Schiappa chez Hanouna : mélange des mauvais genres
      C’est l’actu médiatique de la semaine. Marlène Schiappa sera ce dimanche dans l’émission de Cyril Hanouna, Balance Ton Poste. Elle animera un atelier avec des Gilets Jaunes dans le cadre du grand débat national. Un mélange des genres qui a provoqué de vives réactions dans les médias.
    • 2 : Le Zapping d’I-Média 
      Jean-Michel Apathie loue le dialogue permis par le gouvernement… tandis que tout prouve que ce dialogue est en fait complètement bidon.
      Même déconnexion, la haine en plus, entre Sophia Aram et les Marcheurs pour la Vie.

    • 3: Les médias face à l’examen de confiance
      Avec la crise des Gilets Jaunes, les médias semblent avoir définitivement perdu la confiance des Français. Certains tentent de comprendre les raisons de cette rupture. Pas évident que les résultats soient probants !
    • 4 : Les tweets de la semaine
      En Alsace, un professeur persécuté par sa hiérarchie pour son engagement militant trouve un écho favorable chez les journalistes des Dernières Nouvelles d’Alsace, récemment sauvé de la faillite par un énorme chèque du Crédit Mutuel, par ailleurs propriétaire de Leetchi, l’entreprise qui a suspendu la cagnotte de Christophe Dettinger.

    • 5 : 10 années de bobards médiatiques, ça se fête !
      La cérémonie des Bobards d’Or arrive à grands pas ! Organisée par la Fondation Polémia, elle récompense les plus beaux bobards médiatiques. Cette année, c’est la 10e édition de cette prestigieuse cérémonie.

     

                                       

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  • Prélude au Seigneur des Anneaux...

    Les éditions Au Diable Vauvert viennent de publier un essai d'Alexandre Sargos intitulé J.R.R. Tolkien à 20 ans - Prélude au Seigneur des Anneaux. Journaliste et photographe, passionné de science-fiction et de fantasy, Alexandre Sargos est l’auteur, avec Jérôme Pierrat, d'un livre d’enquête sur la mafia japonaise, Yakusa (Flammarion, 2005).

     

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    " Comment un respectable universitaire d'Oxford a-t-il pu devenir le plus grand auteur de fantasy ? La perte précoce de ses parents, les injustices subies par sa mère, son enfance dans les faubourgs viciés de Birmingham, la séparation forcée d'avec sa fi ancée, Edith, et surtout l'expérience traumatisante de la guerre de 1914 ont forgé son caractère. Sa passion pour les mots et les langues, sa rencontre avec les grandes mythologies nordiques et sa foi religieuse inébranlable lui donneront la force d'accepter la mort et de la sublimer dans un récit d'un genre inédit, une nouvelle Genèse dont l'écriture commence pendant la Grande Guerre et qui donnera naissance des années plus tard au Seigneur des Anneaux. "

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  • Quand Michel Drac analyse l'actualité... (3)

    Vous pouvez découvrir ci-dessous un panorama fouillé et passionnant de l'actualité des mois de décembre 2018 et janvier 2019 réalisé par Michel Drac.

    Penseur non-conformiste, Michel Drac est l'auteur de plusieurs essais, dont  Triangulation - Repères pour des temps incertains (Le Retour aux Sources, 2015) ou, dernièrement, Voir Macron - 8 scénarios pour un quinquennat (Le Retour aux Sources, 2018).  Il est également le fondateur des éditions le Retour aux Sources, qui publient notamment Piero San Giorgio , Dmitry Orlov ou Howard Kunstler.

     

                              

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