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18/09/2017

Esquisse biographique de Clément Rosset...

Les éditions Encre marine viennent de publier un livre d'entretiens de Clément Rosset avec Santiago Espinosa.

Philosophe du réel tragique et joyeux, influencé par Nietzsche, Clément Rosset est notamment l'auteur de La philosophie tragique (PUF, 1960), Logique du pire (PUF, 1971), L'Anti-nature (PUF, 1973) , Le réel et son double (Gallimard, 1976), La Force majeure (Éditions de Minuit, 1983), de Principes de sagesse et de folie (Éditions de Minuit, 1991) et de Faits divers (PUF, 2013).

 

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" Dans ce livre, Clément Rosset s’entretient librement avec Santiago Espinosa sur divers sujets.

Dans une première partie, comprenant cinq entretiens, Rosset raconte avec humour les quatre épisodes marquants de sa vie l’ayant conduit à la réflexion philosophique. Il est ainsi question de son enfance, de son amour de la musique et de la littérature, de ses années de normalien et de son entrée à l’Université de Nice. Il y revient sur ses auteurs de prédilection, sur ses rapports avec l’Académie et avec les philosophes dont il a été le contemporain et parfois l’ami (Cioran, Deleuze, Jankélévitch, Descombes).

Dans une seconde partie, deux entretiens visent, au vu d’un certain nombre de contresens ayant été faits par des commentateurs à son égard, à clarifier et à détailler les concepts-clés de sa philosophie : le double et le réel. Il s’agit donc à la fois d’un livre biographique, où Rosset parle de lui-même, et d’un ouvrage de fond, où le lecteur trouvera, tantôt un supplément conceptuel aux livres qu’il aura lus de sa philosophie, tantôt une introduction et une invitation à leur lecture. "

Les leçons d'Irma...

Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Laurent Ozon cueilli sur Breizh Info et consacré aux enseignements qu'il est possible de tirer du chaos provoqué par l'ouragan Irma dans les îles françaises de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy...

Chef d'entreprise et essayiste, Laurent Ozon est l'auteur de France, années décisives (Bios, 2015).

 

 

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Les leçons d'Irma

Les populations touchées par l’Ouragan Irma ont été secouées par des crises particulièrement révélatrices : anarchie, pillages, violences inter-ethniques et intersociales, désespoir viral sur les réseaux sociaux, peurs contagieuses, critique de l’absence de moyens de secours et d’assistance des institutions.

Ces effets contrastent avec ce qui s’est passé au Japon par exemple. Un pays dont la population très homogène a pourtant été touchée par des tsunami, des tremblements de terre et une catastrophe nucléaire ces dernières années. Une population qui est pourtant restée solidaire, travailleuse et pudique sur ces souffrances, sans pour autant renoncer à exercer une pression réelle sur l’Etat afin qu’il fasse le bilan et tire les conséquences de ses inconséquences. Alors pourquoi ces différences ?

On pourrait évoquer de nombreux facteurs mais la récurrence des actes de pillages et de violences en Louisiane durant l’ouragan Katrina qui avait entrainé l’intervention de l’armée, comme ceux d’Haïti ou de Saint-martin ne laissent pas de doutes sur leurs causes réelles.

Les catastrophes révèlent en effet l’état du lien social et la nature réelle des solidarités. Ces évènements fabriquent de véritables épidémies de stress qui soudent, délitent et recomposent les communautés humaines sur des bases organiques. Les êtres humains se regroupent et s’organisent sur des bases d’intérêts perçus, d’affinités identitaires et les liens artificiels se disloquent.

Lorsque dans ces moments, l’armée ou la police perdent leurs moyens, on mesure la sincérité des liens générés par le vivre-tous-ensemble. Et le constat est simple et évident : Les pillages et violences qui suivent les catastrophes et le recul de l’Etat dans les sociétés multi-ethniques démontrent que la peur de la police est leur seul ciment. Raphaël Enthoven nous le rappelait récemment sur Europe 1, « c’est la peur et non l’amour qui fonde le vivre-ensemble « . Raphael Enthoven confond seulement le vivre-ensemble avec  le vivre-tous-ensemble qui semble devoir continuer à être le programme commun de toutes les formations politiques, des Insoumis ou Front National. Pourtant, ce que nous dit Irma est simple: Le « contrat social » ne peut suffire à faire tenir ensemble des peuples sans un État policier et un contrôle serré des citoyens. Lorsque l’État s’affaiblit, la société révèle sa véritable nature. Nous en avons eu, une fois de plus, l’évidente démonstration.

On peut le regretter mais c’est ainsi. Le destin des sociétés multi-ethniques confrontées aux aléas inévitables de l’histoire et à leurs passions centrifuges, est de devenir des sociétés coercitives, liberticides et étatistes et ce faisant, de justifier la désolidarisation des peuples qui les composent et veulent finalement s’en affranchir lorsque l’Etat engage sa spirale descendante.

Les catastrophes, qu’elles soient sociales, sanitaires, économiques ou naturelles accélèrent l’histoire des hommes. Les besoins de sécurité, de liberté et de bien-être des peuples imposent toujours des recompositions. Celles-ci disloquent les constructions artificielles soudés par l’idéologie, le contrôle et la force et recomposent des communautés génératrices de sécurité, de liens, et finalement de nouvelles institutions.

Irma nous parle de notre futur. L’hiver arrive.

Laurent Ozon (Breizh Info, 14 septembre 2017)

17/09/2017

Tour d'horizon... (132)

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Au sommaire cette semaine :

- sur son site Pour une Europe intelligente, Jean-Paul Baquiast revient sur les récentes découvertes de la paléoanthropologie concernant les origines de l'espèce humaine...

L'histoire de l'espèce humaine est en voie de réécriture

 

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- sur La voie de l'épée, Michel Goya analyse les raisons du succès de l'engagement russe en Syrie...

 

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Feu sur la désinformation... (153)

Vous pouvez découvrir ci-dessous un nouveau numéro de l'émission I-Média sur TV libertés, consacrée au décryptage des médias et dirigée par Jean-Yves Le Gallou, président de la fondation Polémia, avec le concours d'Hervé Grandchamp.

Au sommaire :

  • 1 : Irma tempête de mensonges
    Durant 8 jours, vols et agressions ont rythmés la vie sur l’île de Saint-Martin. Les médias n’ont vu que les dommages matériels et les conditions sanitaires. En revanche peu de place pour les pillages. « Les Décodeurs » du « Monde » ont traité cette information comme une rumeur et « Désintox » de « Libération » a, quant à lui, publié un bobard en niant l’évasion de plusieurs dizaines de prisonniers dangereux.
  • 2 : Le Zapping d’I-Média
    Propagande transgenre sur TF1. La chaine a diffusé un reportage sur un enfant transgenre persuadé d’être une fille. Pour la première chaine d’Europe, « Aux Etats Unis il y a aurait 200 000 enfants comme elle ». TF1 met en avant 1 cas pour évoquer 200 000 enfants tout en mettant cette information au conditionnel. Par ce grossissement la chaine fait avancer une idéologie de déconstruction générale de la société et de l’enfant.

  • 3 : Pernaut persiste et signe face à la censure médiatique
    Jean Pierre Pernaut vent debout contre le CSA et la bien pensance médiatique. Le présentateur du JT de 13 heure a assumé dans l’émission « Salut les terriens » sa déclaration sur les SDF victimes des « migrants », « si j’avais à le redire demain, je le redirais » au grand dam de la presse.
  • 4 : Les tweets de la semaine
    Le 11 septembre visite et bain de foule d’Emmanuel Macron à Toulouse. La presse était présente sur la place du Capitole : France info a titré « Selfies autographe : le bain de foule « rockstar » d’Emmanuel Macron » tout en illustrant l’article avec des photos prises en plan serré. La réalité est tout autre et le traitement médiatique de France Info relève encore une fois du bobard : La principale place de Toulouse était quasiment vide, seulement une cinquantaine de personnes était venue saluer le président.
  • 5 : Seuls les banquiers et les lobbys pleurent Pierre Bergé
    8 septembre mort de l’homme d’affaires et propriétaire du Monde Pierre Bergé. Seuls les banquiers et les lobbys ont pleuré sa mort. Retour sur un hommage médiatique mitigé.

 

                                     

16/09/2017

Requins, caniches et autres mystificateurs...

Les éditions Albin Michel viennent de publier une enquête de Jean-Gabriel Fredet intitulé Requins, caniches et autres mystificateurs - La bulle dorée de l'art contemporain. L'auteur est journaliste à Challenge.

 

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" Il se passe toujours quelque chose sur la scène de l'art contemporain. Le célèbre artiste Maurizio Cattelan exposait récemment à New-York, – au musée Guggenheim ! – son dernier chef-d'oeuvre : une cuvette de WC en or massif. Au printemps 2017, Jeff Koons, autre star du milieu, détournait sans vergogne les chefs-d'oeuvre classiques pour lancer une ligne de sacs d'une grande marque de luxe reproduisant des tableaux célèbres de Léonard de Vinci ou de Rubens ! A Venise, pour signer son grand retour, son ami Damien Hirst proposait, lui, une exposition hollywoodienne, 200 pièces récupérées d'une épave engloutie : en fait, elles ont été entièrement fabriquées dans ses ateliers ! Prix affichés, entre 400 000 et 4 millions de dollars. Dans cet univers sans foi ni loi, des managers affûtés manipulent les prix à l'abri des regards et dictent leur volonté au marché dans l'indifférence de la critique comme des conservateurs de musée qui regardent ailleurs, tétanisés par la crainte de rater les " nouveaux impressionnistes ". Provocation des artistes, conformisme des amateurs : l'art contemporain devait nous aider à comprendre le monde. Il danse aujourd'hui sur un volcan. Bulle des prix, bulle des ego, bulle des gogos : après le Jardin des délices, la Nef des fous ? "

Quand Philippe Bilger soumet Renaud Camus à la question...

Vous pouvez découvrir ci-dessous l'entretien réalisé récemment par Philippe Bilger avec Renaud Camus. Esprit libre, ancien magistrat du parquet, Philippe Bilger est l'auteur de récits ou d'essais comme 20 minutes pour la mort (Rocher, 2011) ou Contre la justice laxiste (L'Archipel, 2014).