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27/06/2017

La France vassale...

Nous vous signalons la publication du vingtième numéro de la revue Perspectives libres consacré à la vassalisation de la France.

La revue Perspectives libres, dirigée par Pierre-Yves Rougeyron, est publiée sous couvert du Cercle Aristote et est disponible sur le site de la revue ainsi qu'à la librairie Facta.

 

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Au sommaire de ce numéro :

Dossier : la France vassale

Relever la tête – Pierre-Yves ROUGEYRON

Une France triangulée sur le plan des idées en politique étrangère – Clément NGUYEN

L’Etat ? du Droit ! – Lucas LEROUX

La France contre le Management – Baptiste RAPPIN

La nation qui rasait les murs – De la vassalisation et de l’auto-vassalisation de l’Espagne – Nicolas KLEIN

Quelle géographie pour la France ? – Julien FUNNARO

Libres pensées

Au cœur du délire paranoïde, une analyse psychiatrique d’une fiction littéraire. Maurice G. Dantec, Les Racines du Mal – Léo GONNET

Entretien avec le Dr Jack Rasmus sur son ouvrage « Systemic Fragility in the Global Economy » – Entretien réalisé par Julien FUNNARO

Libres propos

Harry Potter face aux électeurs – Françoise BONARDEL

Quand les écrits de Ricardo et de Mill étayent ou réfutent les plaidoyers des économistes officiels en faveur de la mondialisation – Paul A. SAMUELSON

Vers la fin du régime de protection exorbitant des investisseurs étrangers ? – Franck DUHAUTOY

Mauricio Macri et la nouvelle position de l’Argentine sur les routes de la drogue – Matias MAGNASCO

Un coupable idéal ?...

Nous reproduisons ci-dessous une chronique de Richard Millet, cueillie sur son site personnel et dans laquelle il évoque la condamnation d'Eric Zemmour à la suite de propos concernant les musulmans résidant en France et leur appréciation des djihadistes...

Auteur de La confession négative (Gallimard, 2009) et de Tuer (Léo Scheer, 2015), Richard Millet a publié l'automne dernier aux éditions Léo Scheer un roman intitulé Province.

 

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Un coupable idéal : Éric Zemmour

Il est remarquable que le « milieu intellectuel » ne se soit pas ému de la nouvelle condamnation d’Éric Zemmour pour « incitation à la haine envers les musulmans », laquelle survient après une précédente condamnation pour « incitation à la discrimination raciale ». Peut-être est-on las de son cas ; ou alors est-ce un effet de la canicule. Il va pourtant de soi que ces condamnations constituent  non seulement une injustice mais des actes de guerre – des épisodes de la guerre civile en cours : celle que mène, contre les nations décrétées « vieilles », voire contre l’idée même de nation, le pouvoir mondialisé, qui a fait une valeur suprême de l’immigration de masse, surtout celle dont l’islam est le glaive. Le capitalisme mondialisé aime l’islam parce que celui-ci mine de l’intérieur les nations européennes, auxquelles on enseigne en outre à se renier, sur tous les plans, afin d’« accueillir » l’ « autre », fût-il plein d’une haine immémoriale contre les chrétiens et les juifs.

La clique médiatico-politico-littéraire qui gouverne, en parallèle, sous le nom de « Culture », consent donc à la condamnation de Zemmour. Cette clique, qui aurait tant voulu passer sous silence le meurtre de Sarah Halimi par un djihadiste spontané, « issu de la diversité » (et donc une chance pour la « vieille nation française »), affiche même sa satisfaction de voir punir un « récidiviste ». Pendant ce temps, les « fichés S » et leurs innombrables soutiens locaux et internationaux peuvent se promener avec des permis de port d’armes et des passeports en bonne et due forme, en affichant leur haine de la France, du sionisme, du christianisme.

Pendant ce temps, aussi, Jacques Toubon, « défenseur des droits », majordome de la protection des « minorités » auto-victimisées, déclare, à propos du projet de loi anti-terroriste, que celle-ci « vise dans 99% des cas des personnes qui ont toutes la même religion », i.e. les musulmans. « Tout se passe comme s’il existait en France des gens qui ne seraient pas “pareils”  et qui présenteraient par essence plus de risques », ajoute ce repenti du gaullisme pur et dur. En effet, les musulmans ne sont pas « pareils » et ils créent non seulement des « risques » mais encore un état de guerre civile par leur refus de s’assimiler, leur agressivité vestimentaire et religieuse, leur mépris des femmes et des coutumes françaises. Ils sont élevés, particulièrement les Algériens, de façon identitaire, dans la haine de la France et de l’Occident, au profit de la super-nationalité de l’Oumma. Ce ne sont ni des juifs ni les chrétiens qui commettent des attentats, partout dans le monde. Cette haine reçoit la bénédiction de l’idéologie multiculturelle comme celle du gauchisme culturel qui entretient l’univocité victimaire : ainsi, parce que noire, Danièle Obono, femme député fraîchement élue du mouvement boboïque La France insoumise, en refusant de dire « vive la France », devient la « victime » de ceux qui lui reprochent son manque de patriotisme – et qui sont donc fatalement « racistes ». La guerre civile se joue aussi sur le terrain sémantique.

Ce que dit Zemmour, et pour quoi il est condamné, je le dis ici même, depuis plusieurs années. Nous sommes donc, lui et moi, coupables de témoigner de la décomposition d’une nation qui a été exemplaire pendant des siècles. Zemmour (comme naguère Renaud Camus) est condamné par une justice aux ordres du capitalisme mondialisé. Pour avoir remarqué la portée symbolique d’un nom arabe (« El Khomry ») nommant, pour la première fois dans l’histoire de France, une loi importante de la précédente législature, j’ai été répudié par Le Point, le dernier magazine qui me donnât la parole. Il n’est pas moins dangereux de montrer que la quasi totalité de la production littéraire contemporaine est nulle ou insignifiante ou encore un fait de propagande. Dans un cas comme dans l’autre (et Dieu sait s’ils sont liés !), je touchais le cœur du Système.

En condamnant Zemmour, en empêchant un écrivain de s’exprimer librement, l’État, au nom de la raison économique et d’une illusoire paix civile, se fait le complice de la terreur islamiste – celle qui accompagne les attentats en imposant le silence aux musulmans prétendus pacifiques et intégrés, comme aux indigènes, lesquels sont seulement autorisé à disserter, hors amalgame », sur les imperfections du « vivre ensemble » et à y trouver des remèdes en se soumettant à l’islam.

Cette condamnation s’explique aussi par le fait que le Système ne peut tolérer qu’un seul « fou du roi » : Zemmour a été remplacé par Onfray, médiatiquement compatible, car indéfectiblement gauchiste. J’avancerai encore ceci : c’est sans doute parce qu’il est juif que Zemmour est donné en pâture à l’ire judicaire par un pouvoir étatique soumis au lobby musulman, qui exige des gages – de plus en plus de gages.

Richard Millet (Site officiel de Richard Millet, 24 juin 2017)

26/06/2017

L’Orient est-il toujours rouge ?...

Les Editions des Livres Noirs font paraître une brochure de David L’Epée intitulée Socialismes asiatiques : l’Orient est-il toujours rouge ? qui réunit quelques textes de l’auteur consacrés aux modèles socialistes chinois et nord-coréen. Passionné par l’histoire des idées et les sciences politiques, David L'Epée collabore régulièrement aux revues Eléments et Rébellion.

Cette brochure d'une soixantaine de pages est en vente sur les sites des revues Krisis et Rébellion.

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Entretien de la revue Rébellion avec David L'Epée

Quelle a été la genèse de la publication de cette brochure ?

Ayant ces dernières années publié plusieurs articles courts consacrés à la Corée du Nord1, j’avais commencé de travailler sur un article de fond, plus fourni, sur l’histoire de ce pays hors du commun et notamment l’histoire de son modèle économique très particulier. Un article que je souhaitais proposer à Rébellion car, comme le savent bien certains de nos collaborateurs – je pense notamment à notre ami Thibault Isabel qui, comme moi, use et abuse de ce privilège ! – cette revue a sur les autres l’avantage d’offrir de larges plages d’expression à ses contributeurs, ce qui permet de publier des articles longs, prenant le temps d’aller au fond des choses et de faire des analyses poussées qui seraient impossibles sur le modèle court d’une chronique d’une ou deux pages. Seulement, il s’est avéré que cet article, même découpé en parties, n’était pas publiable en l’état dans la revue, que j’avais cette fois vraiment dépassé les bornes… C’est pourquoi Olivier Gnutti et Louis Alexandre m’ont proposé de publier ce texte sous forme de brochure (un peu sur le même modèle que celle qu’ils avaient fait paraître quelques années auparavant sur Costanzo Preve2), additionné de deux autres textes consacrés, eux, au socialisme chinois.

De la revue à la brochure on peut dire en quelque sorte que la boucle est bouclée car un de tes premiers articles publié dans Rébellion parlait, déjà, de la Chine.

Il s’agissait en effet d’une série de réflexions que nous avions publiées sous le titre Chroniques chinoises3 et que j’avais écrites à mon retour d’un séjour d’un an dans l’Empire du milieu. J’étais revenu de ce long voyage avec le manuscrit d’un livre, Les Enfants de Yugong (sous-titré Comment la Chine déplace les montagnes), que j’avais présenté à plusieurs éditeurs – j’en profite ici pour remercier Slobodan Despot, des éditions Xénia, qui m’avait donné quelques bons conseils – mais qui n’est finalement pas sorti, du fait que j’étais alors pris par un certain nombre d’affaires (j’étais encore, je le confesse, en pleine période militante…). Au dire des deux éditeurs qui avaient manifesté de l’intérêt pour mon manuscrit, il avait le défaut de coller à une actualité trop précise, celle de la Chine du gouvernement Hu Jintao, plongée dans la préparation des Jeux Olympiques de 2008. C’était donc un livre à sortir immédiatement ou jamais, et je n’ai pas su réagir assez vite – ce qui ne m’attriste pas plus que ça car ce livre avait, je m’en rends compte en le relisant aujourd’hui, beaucoup de défauts, et si j’avais à le réécrire, j’en ferais quelque chose de bien différent. Je me souviens d’une phrase de Sartre, que m’avait cité un de ces deux éditeurs, qui dit que la littérature d’actualité, c’est comme les bananes : ça doit se manger sur l’arbre. Je suis assez d’accord avec ça.

Y a-t-il un rapport avec ce manuscrit non publié et les deux textes de ta brochure consacrés au socialisme chinois ?

Indirectement oui. Un de ces textes est la transcription partielle d’un entretien que j’ai donné à mon retour de Chine dans l’émission La Radio Vraiment Libre (RVL) au micro de mon ami Patrick Berger4 qui, si je ne m’abuse, occupait encore à l’époque des fonctions dans une cellule locale du PCF. Je m’en souviens très bien, nous avions enregistré l’émission à Saint-Ouen et j’avoue que, revenu depuis peu dans notre chère Europe multi-kulti, le contraste visuel entre Pékin et Saint-Ouen était assez frappant ! L’autre texte, qui est un texte de fond, et que j’ai intitulé Parti de rien, parti de tous (tout le monde n’a pas le talent du Canard enchaîné pour trouver des titres accrocheurs !), est la version réécrite d’un chapitre de mon livre consacré à la doctrine économique du Parti communiste chinois. Un texte qui n’est pas à consommer comme une banane hors saison mais plutôt comme une nature morte, une sorte d’arrêt sur image de l’état des forces et des divisions du Parti à un moment donné, celui de l’année 2006-2007, période durant laquelle j’ai pu constater sur place ce qu’il en était, faire mes propres recherches et rencontrer plusieurs acteurs du milieu politique, syndical et associatif. Ce recul temporel me donne maintenant davantage d’assurance dans les hypothèses que je posais alors (notamment celle des rapports stratégiques entre le développement social de la Chine et sa montée en puissance au sein de la mondialisation) et qui semblent s’être vérifiées grosso modo. Je serais par contre incapable de faire ce même type d’analyse pour la Chine actuelle, celle de la présidence Xi Jinping, c’est encore trop tôt et il me paraît vraiment difficile d’y voir clair pour le moment. Peut-être dans quelques années…

Tu parles de la Chine en t’appuyant sur ta connaissance personnelle du pays mais tu ne peux pas en dire autant de la Corée du Nord…

C’est vrai, et cette inexpérience pratique est peut-être le talon d’Achille de cette brochure. J’ai beaucoup étudié la question du socialisme nord-coréen (« socialisme » auquel il faudrait dans l’idéal ajouter beaucoup de guillemets, comme le comprendront mes lecteurs) mais je n’ai de ce système très étrange qu’une connaissance théorique. Raison pour laquelle, comme journaliste, je proposerai bientôt à Rébellion un entretien avec quelqu’un qui s’est rendu il y a quelques mois en Corée du Nord, que j’ai rencontré récemment et qui a bien voulu me confier son témoignage – un témoignage assez étonnant comme vous le verrez. Cela étant dit, j’envisage de plus en plus sérieusement d’entamer les démarches nécessaires pour me rendre moi-même là-bas, dans des conditions qui restent à définir. Je ne suis ni un zélateur ni un ennemi du régime, juste un observateur curieux et donc forcément attiré par les zones troubles, ces espaces irréductiblement autres qui semblent à première vue échapper à ce qu’on nous présente comme l’histoire en marche. Mon tout premier article publié en Suisse à mon retour de Chine s’appelait d’ailleurs L’exotisme au cœur de la mondialisation5. Une sorte de quête personnelle à laquelle je reviens toujours…

Note :

1 Par exemple : Corée du Nord : derrière les mots de la propagande (dans le n°144 d’Eléments, juillet-septembre 2012) et Comprendre la Corée du Nord (dans le n°162 d’Eléments, septembre-octobre 2016)

2 Hommage à Costanzo Preve : textes et entretiens, OSRE, 2014

3 Article en deux parties paru dans les n°28 et 29 de Rébellion, entre janvier et avril 2008

4 La Chine pour les nuls (RVL, février 2008) – l’émission, d’une durée de deux heures, est disponible sur YouTube.

5 L’exotisme au cœur de la mondialisation, in. Le Cafignon, octobre 2007

 

 

 

La parité, rideau de fumée du système...

Vous pouvez découvrir ci-dessous une chronique d'Éric Zemmour sur RTL, datée du 22 juin 2017 et consacrée à la question de la parité, comme rideau de fumée du système...

 

                                        

25/06/2017

Tour d'horizon... (131)

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Au sommaire cette semaine :

- sur Flamberge et belladone, Mahaut Hellequin nous livre une passionnante analyse du film Captain Fantastic, de Matt Ross avec Viggo Mortensen...

Captain Fantastic, ou l’aristocratie américaine

 

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- sur le site de la Fondation Jean Jaurès, Guillaume Origoni dresse le portrait de la nouvelle ultragauche...

L'ultragauche : la carte et les territoires

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Feu sur la désinformation... (143)

 Vous pouvez découvrir ci-dessous un nouveau numéro de l'émission I-Média sur TV libertés, consacrée au décryptage des médias et dirigée par Jean-Yves Le Gallou, président de la fondation Polémia, avec le concours d'Hervé.

Au sommaire :

  • 1 : Mercato Médiatique Purge idéologique
    Grand mercato estival dans le PAF, les radios et télévisions remanient leurs équipes. Contrairement aux habitudes, le critère des audiences n’est pas utilisé. Cette année, les journalistes sont virés pour : « incompatibilité idéologique ».
    Patrick Cohen, le pape de France Inter, fera sa rentrée sur les ondes d’Europe 1. En cadeau,il amène dans ses jupons Daphné Burki, l’animatrice bobo de La Nouvelle Edition sur Canal Plus.
    Sort inverse pour Natacha Polony : malgré les très bonnes audiences, Europe 1 a mis fin au contrat de la journaliste qui animait une revue de presse éditorialisée. Un coup dur de plus pour la directrice du comité Orwell après l'arrêt de son émission Polonium.
  • 2 : Le Zapping d’I-Média
    Journée mondiale des réfugiés : les médias se sont mis au diapason. Les réfugiés sont des syriens avec un niveau d’étude important. La réalité est tout autre... les clandestins sont majoritairement des africains, à peine alphabétisés.

    L’immigration tue !! Un barrage, dressé par des clandestins, est à l'origine de la mort d'un conducteur sur l’A 16 à proximité de Calais. Les migrants voulaient s’infiltrer des camions pour rejoindre en Angleterre.

  • 3 : Législatives, les caves se rebiffent
    Coup de gueule des caves de la politique ! Quand BFM et Midi libre font de la propagande électorale, Gilbert Collard et Nicolas Dupont Aignan montent au créneau et dénoncent en direct le manque de partialité des médias.
  • 4 : Les tweets de la semaine.
    Twitter au service de la bienpensance ? A l’occasion de la journée mondiale des réfugiés, TV Libertés rediffusait un reportage sur l'épidémie de gale dans les campements de clandestins à Paris. Vérité dérangeante ? Le tweet a été, en parti, censuré par Twitter. 
  • 5 : Galaxie médiatique : Bernard Arnault, l’empereur du luxe dans les médias
    Galaxie médiatique: portrait de Bernard Arnault, première fortune de France, propriétaire de nombreux médias parmi lesquels les Echos, le Parisien et Radio Classique.