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23/12/2017

Et si ça s'était passé autrement ?...

La toujours très intéressante revue Guerres & Histoire a publié son Hors-série n° 3 sur le thème de l'uchronie militaire. Une lecture stimulante pour tous les passionnés d'histoire militaire et d'histoire contrefactuelle...

 

Guerre et Histoire HS3.png

Au sommaire :

Et si...

... Venise avait sauvé Constantinople ?

... les États-Unis étaient restés neutres en 1917 ?

... les Perses avaient gagné à Salamine ?

Comment faire une bonne uchronie militaire ?

... le Débarquement en Normandie avait échoué ?

... la Gran Armada n'avait pas été vaincue ?

... les Américains avaient attendu les Japonais à Pearl Harbor ?

Franc contre samouraï, un duel chevaleresque

... les Byzantins avaient battu les Arabes à Yarmuk ?

... Hitler avait pris Bakou ?

... Louis XIV avait gagné à Blenheim ?

... Bismarck avait levé le siège de Paris ?

Des chars Leclerc auraient-ils pu enrayer Sedan ?

... Villeneuve avait échappé à Nelson ?

... Sharon avait raté le passage du canal de Suez ?

... les Franco-Britanniques s'étaient alliés aux Confédérés ?

... Hannibal avait pris Rome ?

La bataille décisive existe-t-elle ?

... les Américains avaient dû débarquer au Japon ?

.. Napoléon avait gagné à Waterloo ?

Bibliographie uchronique

11/08/2014

En Angleterre occupée...

Nous vous signalons la parution récente en DVD, chez Doriane films, d'En Angleterre occupée, un film de Kevin Brownlow et Andrew Mollo, sur le thème uchronique d'une Grande-Bretagne vaincue par l'Allemagne nazie. Certains passage du film, tournés comme des bandes d'actualité d'époque créent un effet de réel vraiment étonnant. Vous pouvez découvrir ci-dessous la critique qu'en a fait Michel Marmin dans le mensuel Le Spectacle du monde de juin 2014.

 

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" Voici quelques mois, nous vantions ici même (Le Spectacle du monde n°605, novembre 2013) les qualités vraiment exceptionnelles de Winstanley, le second film de Kevin Brownlow et Andrew Mollo, et nous soulignions l'intelligence avec laquelle les deux cinéastes avaient ressuscité à l'écran, de façon quasi documentaire, l'Angleterre du XVIIe siècle. Deux cinéastes de rencontre en réalité, qu'unissaient leurs passions respectives -l'art cinématographique pour Brownlow, les uniformes et les armes pour Mollo - et que la sortie des sentiers battus de la profession n'effrayait pas. Leur association était née une dizaine d'années auparavant, avec un projet complètement fou de Brownlow: un film situé dans une Angleterre que les Allemands auraient envahie après la débâcle de Dunkerque, en 1940, et où aurait été instauré un gime national-socialiste. Brownlow était alors un tout jeune homme qui n'avait pas froid aux yeux, qui ne doutait de rien et n'avait pratiquement pas un penny devant lui. L'aventure aurait autrefois tourné court si Mollo, encore plus jeune que lui, ntait venu lui proposer de reprendre le projet pratiquement à zéro, sur des bases plus solides et crédibles. Le tournage, étalé sur plusieurs années faute de moyens, n'en fut pas facilité, mais la sortie du film, en 1966, fut un événement d'autant plus inattendu qu' En Angleterre occupée n'avait pas coûté plus cher, selon les calculs de Brownlow, que le générique d'un James Bond.

Jamais uchronie n'aura été aussi saisissante que l'histoire de cette infirmière plongée dans le chaos national, et qui, après avoir assisté à la mort de femmes et d'enfants tués « collatéralement » par des résistants antinazis, rallie le parti collaborationniste au pouvoir à Londres. Voir la Wehrmacht parader à Trafalgar Square comme aux actualités n'est pas quelque chose que l'on risque d'oublier, pour ne prendre que cet exemple! Mais le plus important n'est pas là. Il est dans le discours que délivre le film. Que disent en effet Brownlow et Mollo? Qu'il y aurait sans doute eu, en Angleterre comme ailleurs, des gens de bonne foi et de bonne volonté parmi les collaborateurs des Allemands (c'est le cas de l'héroïne), que les engagements politiques sont souvent déterminés par le hasard des circonstances et que, dans une guerre civile, les horreurs sont toujours de tous les camps. Significativement, le film s'achève, après la victoire de la Résistance appue par un débarquement américain, par le massacre des Waffen SS anglais qui ont fait leur reddition drapeau blanc en tête ... Il n'y a là absolument aucune complaisance morbide de la pan des auteurs, mais un souci d'objectivité « historique » et d'honnêteté dramatique qui, s'il allait de soi il y a cinquante ans, serait peut-être moins bien compris aujourd'hui.

D'ailleurs, la réalisation du film n'a pas manqué de susciter des débats parfois violents entre Brownlow et Mollo, et pas seulement sur des questions de forme. Brownlow, notamment, était tout à fait conscient du risque de donner prise à la fascination du nazisme, et il n'est pas sûr que le film y ait totalement échappé. Exploit cinématographique sans précédent et enjeu idéologique majeur, En Angleterre occupée ne doit pas seulement être vu et revu. Il doit aussi être lu: En Angleterre occupée est également le titre du livre que Kevin Brownlow a consacré en 1968 à la production et à la réalisation du film, et dont une traduction française vient enfin de paraître, dans une édition très soignée et dotée d'une iconographie captivante, parfaitement accordée au texte.

Ce livre, nous le disons très sincèrement, est l'un des plus beaux témoignages qu'il nous ait été donné de lire dans notre vie de cinéphile.

Michel Marmin (Le Spectacle du monde, juin 2014) "

 

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En Angleterre occupée - Journal d'un tournage, de Kevin Brownlow (La Tour verte, 2014)

 

01/04/2014

Ces guerres qui ne devaient pas éclater...

Les éditions Michel de Maule viennent de publier un essai de Nicolas Saudray intitulé 1870 - 1914 - 1939 : Ces guerres qui ne devaient pas éclater. Haut-fonctionnaire et romancier, Nicolas Saudray est notamment l'auteur d'un roman d'anticipation grinçant, Voyage au pays des frogs (Balland, 1991), et d'une excellente uchronie, Les oranges de Yalta (Balland, 1992).

 

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" 1870, 1914, 1939. Trois guerres nées de l’égoïsme, du chauvinisme et de la lâcheté, trois guerres qui n’auraient pas dû éclater.
Napoléon III et ses conseillers ont déclaré la première alors qu’ils avaient toutes raisons de ne pas le faire. Si l’on efface leur erreur, l’histoire du XXe siècle aurait été différente.
Malgré cette faute majeure, la probabilité des deux guerres mondiales qui ont suivi restait faible. Un rideau de troupes, à Sarajevo, suffisait à empêcher l’attentat contre l’Archiduc François-Ferdinand à l’origine de la guerre de 1914. Guillaume II aurait sauvé la paix s’il était rentré de manœuvres navales un jour plus tôt… En 1933, les nazis, minoritaires, ne pouvaient accéder au pouvoir ; on le leur a offert. Et leur régime se serait sans doute effondré si l’armée française, en 1936, était entrée dans la zone rhénane pour en préserver la neutralité.
L’issue des conflits était tout aussi incertaine. De 1914 à 1918, le front occidental a manqué d’être rompu quatre fois par les Allemands. En 1941, ceux-ci ont été à deux doigts de prendre Moscou. Ils auraient été les premiers à disposer de la bombe atomique si Hitler s’y était intéressé. Le Japon pouvait inverser le sens de l’histoire en attaquant l’Union soviétique de concert avec le Reich, au lieu de s’en prendre aux Américains, adversaires bien trop puissants.
Cet ouvrage est le livre des occasions perdues, des tournants manqués et des décisions absurdes. 1870, 1914, 1939 : une poignée d’hommes seulement a écrit cette suite de mélodies pour un carnage.

Chef d’entreprise puis magistrat, Nicolas Saudray a présidé, parallèlement, le conseil d’administration de la Bibliothèque nationale. Il a publié dix romans, dont La Maison des prophètes (Balland, 1992, prix Méditerranée), et Les Oranges de Yalta (Seuil, 1984). "
 

 

19/03/2014

Le cauchemar de Winston...

Les éditions du Rocher publient cette semaine le nouveau roman de Bernard du Boucheron, intitulé Le cauchemar de Winston. Venu sur le tard à la littérature après une carrière dans l'industrie, Bernard du Boucheron est l'auteur de plusieurs romans marquants, dont le style nerveux et la noirceur ne peuvent pas laisser indifférent, comme Court-serpent (Gallimard, 2004), Coup-de-fouet (Gallimard, 2006), Salaam la France (Gallimard, 2010) ou encore Long-courrier (Gallimard, 2013).

 

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"Dans ce roman sur un sujet sensible (la France pétainiste, soumise, lâche, cafardeuse..), Bernard du Boucheron récrit l'Histoire avec une verve iconoclaste. Il attente avec irrespect à l'imagerie sacrée de l'histoire de France durant la deuxième guerre mondiale.

Très bien documenté - notamment sur la carrière de Mitterrand, les accords germano-soviétiques, les exactions des diverses parties, les stratégies politiques des uns et des autres, la psychologie complexe de Hitler, la situation de la France sous Pétain ... – le roman s'apparente à un étonnant pamphlet à l'heure où vont s'égréner les commémorations.

Un ton inhabituel pour évoquer la France sous l'Occupation."

 

20/02/2014

Shark...

L'excellente série Block 109, l'uchronie sombre et travaillée de Vincent Brugeas, est de retour avec un nouveau volume intitulé S.H.A.R.K. Si le dessinateur a changé, Ronan Toulhoat ayant passé le crayon à Ryan Lovelock, la bande-dessinée conserve toute sa force...

 

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" Novembre 1946, rescapée de l'holocauste nucléaire, l'Australie est devenue le refuge des dernières forces alliées, mais aussi une immense prison pour plusieurs dizaines de milliers de soldats allemands.
En plein milieu du désert de Tanami, la prison de Rabbit Flat renferme de nombreux anciens nazis, ainsi que des activistes du S.H.A.R.K., un parti politique fasciste australien, surveillés par une poignée de gardes. L'arrivée de Worth, un hors-la-loi australien, fasciste et surtout indomptable, va rendre la situation explosive..."

24/09/2013

Oméga...

Les éditions Delcourt viennent de publier Oméga, une nouvelle et distrayante bande-dessinée uchronique de la collection Jour J concoctée par les scénaristes Fred BlanchardFred Duval et Jean-Pierre Pécau et par le dessinateur Maza. Ici, le postulat de départ, original, est que les ligues d'extrême droite ont réussi à faire tomber le régime parlementaire en février 34 et à instaurer un état autoritaire. Autoritaire et fort, puisqu'en réagissant par les armes à la tentative de remilitarisation de la Rhénanie par l'Allemagne, il provoque la chute du régime nazi et l'exil d'Hitler en Amérique du Sud !... On n'évite pas les écueils du politiquement correct, mais on trouve glissées dans l'histoire quelques amusantes pépites. On verra ainsi le rôle que les scénaristes, dans leur intrigue, ont réservé à Simone de Beauvoir...

 

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" Depuis huit ans, à la suite du coup d'État des ligues d'extrême droite le 6 février 1934, la France a cessé d'être une république et n'a plus qu'un adversaire, la seule démocratie encore existante en Europe : la Grande-Bretagne. L'Europe est au bord du gouffre. La disparition du capitaine Antoine de Saint-Exupéry au-dessus de la Manche risque d'être l'étincelle qui mettra le feu aux poudres. "