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tragique

  • Politique de la guerre...

    Les éditions Le Polémarque viennent de publier un essai de Cédric Milhat intitulé Politique de la guerre - Essai de polémologie du tragique. Docteur en droit public, certifié d’études européenne et diplômé de l’Académie internationale de droit constitutionnel, Cédric Milhat enseigne la polémologie et l’histoire des idées politiques à l’Institut catholique de Vendée.

     

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    " La « fin de l’histoire » prophétisée par Francis Fukuyama, dans la mesure où elle célébrait l’épiphanie généralisée de la démocratie couronnée par la prospérité d’une économie capitaliste marchande en pleine expansion, devait, en théorie, conduire à la fin des guerres conventionnelles. Or, jamais, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la « communauté internationale » n’aura-t-elle mené autant de guerres que sous l’alibi moral de la paix universelle. Ce double bind orwellien a, cependant, pour incontestable mérite de dévoiler le lien indestructible qui unit la guerre et la paix, toutes deux fondues au sein de ce Janus polémologique que les anciens, à la suite d’Héraclite, nommaient Polemos. C’est tout l’intérêt de la polémologie – ou science des conflits – d’amener à rompre avec le présupposé naïf de les opposer, sinon de les hiérarchiser, ce, parce que la guerre est une activité sociale fondamentale inhérente à l’animalité sociale, donc politique, de l’homme. C’est pourquoi, la guerre, en tant qu’expression ultime de toute conflictualité politique, ne saurait être conçue comme une pathologie sociale ou un dévoiement anthropologique. Loin, d’être une politique belliqueuse, la politique de la guerre tend principalement à réattribuer à la politique sa fonction première de régulation des conflits, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, en prenant en considération les accidents et les contingences, les permanences et les ruptures, les antagonismes et les amitiés qui ne sont rien de moins que des paramètres inhérents à la vie (donc à la mort) et à la guerre (donc à la paix). "

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  • Le coeur et la rage...

    Vous pouvez découvrir ci-dessous un point de vue de Michel Maffesoli, cueilli sur le site de L'Inactuel et consacré aux raisons profondes de la crise des Gilets jaunes. Penseur de la post-modernité, Michel Maffesoli a publié récemment  Les nouveaux bien-pensants (Editions du Moment, 2014) , Être postmoderne (Cerf, 2018) et dernièrement La force de l'imaginaire - Contre les bien-pensants (Liber, 2019).

     

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    Michel Maffesoli: “Le coeur et la rage”

    Dans notre progressisme natif, nous avons du mal à accepter que les époques se suivent et ne se ressemblent pas. Des esprits aigus ont pu noter, à juste titre, la fin de l’ère des révolutions (E. Hobsbawm). Si nous savons voir, avec quelque lucidité, l’architecture des sociétés contemporaines, nous pouvons dire que nous assistons à l’ère des soulèvements populaires.

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  • Esquisse biographique de Clément Rosset...

    Les éditions Encre marine viennent de publier un livre d'entretiens de Clément Rosset avec Santiago Espinosa.

    Philosophe du réel tragique et joyeux, influencé par Nietzsche, Clément Rosset est notamment l'auteur de La philosophie tragique (PUF, 1960), Logique du pire (PUF, 1971), L'Anti-nature (PUF, 1973) , Le réel et son double (Gallimard, 1976), La Force majeure (Éditions de Minuit, 1983), de Principes de sagesse et de folie (Éditions de Minuit, 1991) et de Faits divers (PUF, 2013).

     

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    " Dans ce livre, Clément Rosset s’entretient librement avec Santiago Espinosa sur divers sujets.

    Dans une première partie, comprenant cinq entretiens, Rosset raconte avec humour les quatre épisodes marquants de sa vie l’ayant conduit à la réflexion philosophique. Il est ainsi question de son enfance, de son amour de la musique et de la littérature, de ses années de normalien et de son entrée à l’Université de Nice. Il y revient sur ses auteurs de prédilection, sur ses rapports avec l’Académie et avec les philosophes dont il a été le contemporain et parfois l’ami (Cioran, Deleuze, Jankélévitch, Descombes).

    Dans une seconde partie, deux entretiens visent, au vu d’un certain nombre de contresens ayant été faits par des commentateurs à son égard, à clarifier et à détailler les concepts-clés de sa philosophie : le double et le réel. Il s’agit donc à la fois d’un livre biographique, où Rosset parle de lui-même, et d’un ouvrage de fond, où le lecteur trouvera, tantôt un supplément conceptuel aux livres qu’il aura lus de sa philosophie, tantôt une introduction et une invitation à leur lecture. "

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  • Le visage d'Eric Zemmour...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Julien Rochedy, cueilli sur son blog et consacré à Eric Zemmour, dont le dernier essai, Le suicide français (Albin Michel, 2014), connait un énorme succès...

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    Le visage d'Eric Zemmour

    Il faut regarder le visage d’Eric Zemmour de ces derniers jours pour comprendre que quelque chose s’est passé. Que quelque chose est passé. Sur lui, et aussi, par lui. Je me rappelle son visage lors de ses premières années en tant que star médiatique : Zemmour parvenait, en toutes circonstances, à conserver son air bon enfant, ses yeux rieurs et complices, y compris avec d’infâmes invités à qui il venait juste d’assener deux ou trois vérités. Zemmour, c’était le gentil mec, le sympathique, le seul qui pouvait faire rimer réactionnaire avec débonnaire, celui qui n’était pas d’accord avec la guimauve de la pensée télévisuelle, mais qui terminait toujours en riant, comme si, au final, tout cela n’était pas si grave. On a beaucoup glosé sur la judéité de Zemmour qui seule, semblait-il, le protégeait dans l’espace médiatique, compte tenu de tout ce qu’il pouvait y dire. On a beaucoup entendu que si Zemmour avait été un catholique blond aux yeux bleus d’un mètre quatre vingt, il eut été catalogué comme "nazi" et aussitôt exclu du PAF. Je crois que l’essentiel n’était pas là ; sa longévité, il la tenait plutôt de son côté accommodant, de son air bienveillant : il la tenait de son visage souriant. N’importe quel personnage issu de son école de pensée (gaullo-bonapartiste, en somme : patriote), en face d’un BHL ou d’un Edwy Plenel, à l’écoute des mensonges des uns ou des naïvetés des autres, eut fini par sévèrement froncer les sourcils, par hausser la ton, par croiser les bras ou au contraire les déplier pour atteindre le nez de ceux d’en face. Pas Zemmour. Depuis 2003 qu’on le voit à la télévision jusqu’à aujourd’hui, jamais il ne fut grave, ou très rarement. On obtient tout avec une arme à la main disait Al Capone ; à la télévision, on obtient tout avec un sourire plaisant. Zemmour s’est battu des années contre la pensée moderne avec la meilleure des armes modernes, une arme féminine qui plus est : la gentillesse. Grâce à elle, il est passé par toutes les mailles du filet, on l’a gardé, on l’a fait intervenir, on ne l’a pas vu venir, et au final, il les a tous battus. La société a changé, la gauche morale s’est écroulée – quelque chose s’est passé – Zemmour a triomphé chez les téléspectateurs. Et c’est alors que quelque chose s’est aussi passé sur le visage d’Eric Zemmour. Je le regarde depuis plus d’une semaine, tandis qu’il écume les plateaux télé pour la promotion de son livre Le suicide Français. Son visage s’est durci subitement, il ne sourit plus, ou moins, et il affronte avec une gravité nouvelle les attaques de tous les prêtres médiatiques qui sentent bien que c’est encore par aménité que Zemmour a parlé de suicide plutôt que de meurtre, sans quoi ils eussent tous été sur le banc des accusés. Le visage d’Eric Zemmour s’est transformé. Il parle désormais sans légèreté de la mort de ce qu’il aime passionnément, la France, son pays, son enfance, et ses rêves de maréchaux napoléoniens éclaboussant de gloire la grande nation. Il sait que tout cela est mort et n’a plus envie de le dire en riant pour faire plaisir aux Ruquier ou aux Domenach. Il parle désormais d’autorité, car il sait que les Français – je veux dire : ceux qu’il reste – sont avec lui et partagent, sinon ses vues, au moins son désarroi. Zemmour n’a plus à jouer désormais, il est devenu grave, plus sombre, plus solennel ; médiatiquement, il n’a plus de visage bon enfant ; c’est un homme maintenant. D’une certaine manière, ce visage est l’heuristique de l’époque dans laquelle nous sommes entrés, car le temps de la dérision est passé, révolu par la réalité dure et violente ; le tragique reprend peu à peu ses droits sur l’Histoire et le temps des hommes revient.

    Zemmour, sans conteste, en est un.  

    Julien Rochedy (Rochedy.fr, 14 octobre 2014)

     

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  • Faits divers...

    Les Presses universitaires de France viennent de publier Faits divers, un recueil de textes de Clément Rosset. Philosophe du réel tragique et joyeux, Clément Rosset est notamment l'auteur de La philosophie tragique (PUF, 1960), Logique du pire (PUF, 1971), L'Anti-nature (PUF, 1973) , Le réel et son double (Gallimard, 1976), La Force majeure (Éditions de Minuit, 1983) ou de Principes de sagesse et de folie (Éditions de Minuit, 1991).

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    " Gilles Deleuze, les vampires, Emil Cioran, Samuel Beckett, le dandysme, Friedrich Nietzsche, Raymond Roussel, Casanova, Arthur Schopenhauer, Jean-Luc Godard, Goscinny & Uderzo, Jean-Paul Sartre, Hugo von Hofmannsthal. Le réel, le double, l’illusion, le tragique, la joie, la musique, la philosophie, la politique, le péché, l’enseignement. Faits divers sont les miscellanées de Clément Rosset : le répertoire désordonné et jubilatoire de ses passions et de ses dégoûts, de ses intérêts et de ses bâillements, de ses tocades et de ses coups de sang – ainsi que de la prodigieuse liberté de ton et de pensée avec laquelle il les exprime et les pense. Un des philosophes, un des écrivains les plus singuliers de notre temps revisite les coulisses de son œuvre. Et vous êtes invités. "

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  • Joie tragique ?...

    Elève de Michel Maffesoli, collaborateur des Cahiers de l'Imaginaire, Vincenzo Susca nous apporte dans Joie tragique - Les formes élémentaires de la vie électronique un regard décalé sur la postmodernité. On peut ne pas être convaincu par ce type d'analyses, mais elles n'en restent pas moins intéressantes pour s'obliger à sortir d'une pensée simplement réactive...

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    "Le succès de Dexter ou d’Avatar, le triomphe de l’imaginaire cronenbergien, l’engouement pour Facebook, la prolifération des sites comme YouPorn, les performances spectaculaires des télépopulistes, la ferveur populaire soulevée par Barack Obama, l’adoration des nouvelles technologies : quelle culture s’esquisse derrière les figures emblématiques de notre temps ?
    Cet essai nous immerge dans les méandres imaginaires et sensibles de nos sociétés occidentales en dévoilant les passions, les symboles et les rêves qui en régissent la vie quotidienne. L’effervescence joyeuse qui imprègne nos icônes contemporaines est l’expression d’une culture axée sur le jeu et la fête. Pourtant, dans ce carnaval diffus, gonflé d’excès, se manifeste un esprit grotesque et un sentiment tragique qui renvoient à l’intégration de la mort dans la vie, de la douleur dans la jouissance, de l’ombre dans la lumière. L’hédonisme s’accompagne de souffrances lancinantes.
    Vincenzo Susca scrute les manifestations de cette joie tragique qui constitue la lame de fond de notre culture, une tension qui traverse et façonne les formes élémentaires de la vie électronique."

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