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12/05/2018

Contre les Galiléens !...

Les éditions Vrin viennent de rééditer le texte de combat de l'Empereur Julien, dit le Philosophe, intitulé Contre les Galiléens. Empereur de 361 à 363, Julien est resté célèbre, malgré un règne court, pour sa volonté de s'opposer à la domination du christianisme dans l'empire.

On peut lire de belles pages consacrées à l'Empereur Julien dans La Source pérenne (L'Age d'Homme, 2007), de Christopher Gérard.

 

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" Élevé dans la religion chrétienne avant de devenir l'adversaire du christianisme, tout à la fois homme d'étude et chef de guerre, philosophe et empereur, Julien dit l'Apostat est un personnage singulier. Honni pendant des siècles comme traître à la vraie foi, il devient peu à peu, à partir du XVIe siècle, une figure exemplaire de la liberté et de la tolérance pour une partie des écrivains européens. Il est l'auteur d'une œuvre variée, où alternent écrits politiques, philosophiques et polémiques, ainsi que d'une importante correspondance. Son œuvre subsiste en quasi-totalité et est facilement accessible, à l'exception du Contre les Galiléens. Cet écrit de combat dans lequel Julien avait rassemblé ses griefs contre la religion chrétienne a en effet disparu, mais il a été partiellement conservé par les citations qu'en ont faites ses adversaires chrétiens dans leur tentative de le réfuter. C'est à partir de ces répliques qu'on tente depuis le XVIIIe siècle de restituer l'ouvrage original. La dernière de ces "restaurations" permet aujourd'hui d'accéder au Contre les Galiléens dans de meilleures conditions et, en comblant une lacune de l'édition, de mettre à la disposition du lecteur ce témoignage historique d'un christianisme contesté. "

08/02/2017

Les symboles de la mythologie grecque...

Les Presses universitaires de France viennent de publier, dans leur collection Que sais-je ?, un Lexique des symboles de la mythologie grecque signé par Sonia Darthou. Docteur de l’École Pratique des Hautes Études, spécialiste du polythéisme et des mythes fondateurs, Sonia Darthou est maître de conférences en histoire ancienne et est l'auteur de Les Dieux de l'Olympe. Les mythes dans la cité (Perrin, 2012).

 

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" Vous trouvez que la statuaire, la céramique ou la mosaïque antiques sont splendides, mais vous ne savez pas toujours ce qu'elles représentent ? Au musée, vous aimeriez percer certaines énigmes des tableaux inspirés de l'antique ? Vous aimeriez lire Homère ou Sophocle, mais vous avez peur de ne pas saisir leur langage symbolique ? Vous connaissez les grandes légendes de la mythologie, mais vous n'en comprenez pas toujours le sens caché ? Vous vous apprêtez à visiter des ruines antiques, mais vous avez peur de passer à côté de leur signification ? Munissez-vous de ce guide : il vous permettra de savoir à quoi sert un caducée ; ce qu'il faut comprendre si, dans un mythe, vous croisez un aigle, un cerf ou un dauphin ; quels sont les vertus ou les dangers du lierre, de la jacinthe, du lotus ou de la menthe ; quel rôle symbolique jouent une balance, un coffre ou une lampe à huile ; ce que nos ancêtres voyaient dans la Lune, la Voie lactée ou au détour d'un labyrinthe… "

06/10/2016

Éloge du polythéisme...

Les éditions des Belles Lettres viennent de publier un court essai de Maurizio Bettini intitulé Éloge du polythéisme - Ce que peuvent nous apprendre les religions antiques. L'auteur enseigne la philologie classique à l'université de Sienne, où il a fondé le Centre « Anthropologie et Monde antique ». On pourra lire avec profit l'entretien qu'il a donné au site La vie des classiques à l'occasion de la parution de cet essai.

 

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" Deux mille ans de monothéisme nous ont habitués à croire que Dieu ne pouvait être qu'unique, exclusif, vrai. En revanche, les polythéismes antiques envisageaient la possibilité de faire correspondre entre eux dieux et déesses provenant de différentes cultures (l'Artémis grecque et la Diane romaine, l’Égyptienne Isis et la Grecque Déméter), ou même d'accueillir des divinités étrangères dans leur propre panthéon. Cette disposition à l'ouverture a fait que le monde antique, même s'il a connu les conflits, voire les carnages, est resté étranger à la violence de nature religieuse qui a, au contraire, ensanglanté les cultures monothéistes et continue de le faire. Serait-il possible aujourd'hui de puiser aux ressources du polythéisme pour rendre plus faciles et sereines les relations entre les différentes religions ? Si l'on part du principe que les dieux sont nombreux, il n'est plus nécessaire d'affirmer que ceux des autres sont de faux dieux ou des démons... On peut dès lors se demander si l'adoption de certains cadres mentaux propres au polythéisme ne contribuerait pas à réduire, au sein de nos sociétés, le taux de conflictualité entre les diverses religions monothéistes et entre leurs subdivisions internes. "

27/06/2015

Le christianisme et l’Europe : un mariage heureux ou contre-nature ?...

Le 6 mars 2015, le l'association catholique Défi culturel organisait à Paris un débat opposant Alain de Benoist, directeur des revues Krisis et Nouvelle Ecole, et auteur de Comment peut-on être paîen ? (Albin Michel, 1981), à Rémi Brague, écrivain, philosophe et professeur à la Sorbonne, auteur, notamment, de Du Dieu des chrétiens et d'un ou deux autres (Flammarion, 2008).

Vous pouvez découvrir l'enregistrement video de cette disputatio...

 

12/06/2015

Le paganisme grec en dictionnaire...

« Du fait de la rupture du christianisme, le monde païen a été repoussé loin de notre horizon historique. Aussi est-il heureux qu'un Dictionnaire du paganisme grec nous soit aujourd’hui proposé par Reynal Sorel. L’ouvrage est d’autant plus novateur qu’il cherche à retrouver les notions et les débats essentiels d’un monde grec qui n’a jamais séparé, comme le feront les chrétiens, la sphère religieuse de la sphère politique, ou encore l’administration du sacré et celle de la cité. » Jean-François Mattéi

 

Les éditions des Belles Lettres viennent de publier, sous la direction de Reynald Sorel, un Dictionnaire du paganisme grec. L'ouvrage, qui est préfacé par Jean-François Mattéi, comporte 121 entrées : de Abandon des dieux à Virginité en passant par Démesure, Héros, Néant ou Sang...

 

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" Si les Grecs eurent une seule sagesse, ce fut celle de ne rien entendre aux sirènes du prosélytisme. C'est la grandeur de ce qui sera plus tard appelé, sans trop le comprendre, « paganisme ».
Les Grecs ont toujours une leçon d’actualité à transmettre.
Le message fut donné à une humanité qui s’effrayait de sa condition: l’inconnaissance. La logique du syllogisme commence alors à fonctionner:
pour qu’il y ait inconnaissance, il faut des maîtres pour ne pas divulguer un enseignement. Et si ces maîtres sont des dieux alors la boucle se contracte en une sorte de croyance.
Ce dictionnaire propose un dépassement du cadre « religion grecque » pour s’ouvrir sur les notions que les Hellènes ont échafaudées dans leur relation incertaine au sacré. En s’intéressant au « paganisme », il prend autant acte de l’absence du mot « religion » dans le vocabulaire grec classique que de la seule certitude des Grecs: l’inconnaissance des mortels.
Le paganisme grec est au croisement de deux attitudes complémentaires: l’une mentale, l’autre gestuelle. Les Anciens avaient la certitude d’être plongés dans l’inconnaissance du sacré: pas de Révélation, pas de credo (selon nos critères monothéistes). Et pourtant, les dieux semblent être une évidence pour eux. Alors, ils ménageront leur inconnaissance en une double administration solidement fermée: celle du sacré absolument inséparable de celle de la cité.
Chaque article de ce dictionnaire, préfacé par Jean-François Mattéi, ouvre sur la double question de savoir en quel sens on peut parler d’une religion grecque et comment nos anciens Hellènes eurent ce que nous appelons des croyances. "

20/05/2013

Quolibets...

Les éditions L'Age d'Homme viennent de publier Quolibets, un journal de lectures de Christopher Gérard. Animateur de la défunte revue AnTaios, revue d'études polythéiste, Christopher Gérard a publié plusieurs romans « métapolitiques » comme Le songe d'Empédocle (2003), Maugis (2005) ou Porte Louise (2010) chez le même éditeur.

 

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" Quolibets ? Un journal de lectures, l’hommage d’un écrivain à soixante-huit confrères d’hier et d’aujourd’hui. Un panthéon littéraire, où l’on croisera Stendhal et Paul Morand, Jacqueline de Romilly et Jean Forton, Ernst Jünger et Michel Déon, Guy Dupré et Jean Clair… Des voix singulières, qui ont en commun un même amour du Vrai, du Juste et du Beau. Quolibets ? Une conversation au coin du feu au cours de laquelle se fait entendre une sensibilité insulaire et décalée, à rebours du siècle. Un autoportrait en pointillé où s’exprime, par touches et fragments, la passion de la liberté, le refus de la décadence et le culte de la langue française. À la fin du siècle dernier, des générations d’ingénieurs et de médecins russes disparaissaient de leur plein gré au plus profond des forêts sibériennes pour y former des communautés en marge. Fuyant policiers et bureaucrates, ces hommes pratiquaient la secessio nobilitatis, l’exil intérieur d’une phratrie se tenant à l’écart du triste festin sur lequel se ruaient les laquais. Nobilitas dépourvue de titres et de patrimoine matériel, comme il se doit ; secessio pacifique et exempte de provocation. "