Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

21/11/2017

Bug...

Les éditions Casterman publient cette semaine Bug, un nouvelle bande-dessinée d'Enki Bilal. D'origine yougoslave, on lui doit notamment Le vaisseau de pierre (1976), Les phalanges de l'ordre noir (1979), Partie de chasse (1983) ou encore La foire aux immortelles (1980) et ses suites, œuvre véritablement archéo-futuriste. Enki Bilal a également fait quelques incursions au cinéma avec, en particulier, Bunker Palace Hôtel (1989) et Immortel, ad vitam (2004).

Bilal_Bug.jpg

" Dans un avenir proche, en une fraction de seconde, le monde numérique disparaît, comme aspiré par une force indicible. Un homme, seul, malgré lui, se retrouve dans une tourmente planétaire.

Après avoir traité de sujets politiques, géopolitiques (Les Phalanges de l’Ordre Noir, Partie de chasse, avec Pierre Christin), de destins dictatoriaux et de rêves d’immortalité (La trilogie Nikopol), de cauchemars obscurantistes prémonitoires (Le cycle du Monstre), de planète recadrant les humains (La trilogie du Coup de Sang), Enki Bilal nous prive de notre addiction digitale en nous plongeant, non sans une certaine dérision, dans un monde de désarroi et d’enjeux multipolaires…"

20/10/2017

Remplacer l'humain ?...

Les éditions de L'échappée viennent de publier un essai de Nicholas Carr intitulé Remplacer l'humain - Critique de l'automatisation de la société. Éditorialiste au New York Times et au Guardian, Nicholas Carr, qui est considéré comme l’un des penseurs critiques majeurs du numérique aux États-Unis, est surtout connu en France pour son livre Internet rend-il bête ? (Robert Laffont, 2011)...

 

Carr_Remplacer l'humain.jpg

" Les systèmes automatisés ont envahi notre quotidien via les applications pour smartphones, les GPS, les objets connectés, les robots ou drones domestiques - et bientôt les voitures sans conducteur. Chaque jour plus innovantes, ces technologies se proposent de soulager notre esprit, de nous épargner des efforts inutiles et de supprimer frictions et ralentissements dans nos vies. Censée alléger le travail des ouvriers et accroître les gains de productivité, l'automatisation a été introduite dans les manufactures pendant la révolution industrielle. Grâce à l'irrésistible essor de la robotique et de l'informatique, elle n'a cessé de se développer, d'abord dans l'industrie puis dans tous les domaines : aviation, finance, architecture, design, ressources humaines, médecine, justice, enseignement... En s'appuyant sur des exemples concrets et des études scientifiques diverses, Nicholas Carr démontre que notre dépendance accrue aux systèmes automatisés n'est pas sans danger. En faisant de moins en moins appel à nos sens, à notre expérience et à nos facultés intellectuelles, nous risquons de perdre notre autonomie, nos savoir-faire et notre pouvoir de décision. C'est pourquoi il est urgent de nous opposer à l'automatisation intégrale de la société et de remettre en cause le primat de la technologie sur l'humain. "

17/01/2015

Pour tout résoudre cliquez ici !...

Les éditions Fyp viennent de publier un essai d'Evgeny Morozov intitulé Pour tout résoudre cliquez ici - L'aberration du solutionnisme technologique. Chercheur, journaliste et essayiste, Evgeny Morozov est spécialiste des implications politiques et sociales de la technologie.

 

Pour tout résoudre cliquez.jpg

" Evgeny Morozov, journaliste essayiste et chercheur d'origine biélorusse, fait beaucoup parler de lui pour sa remise en cause du rôle libérateur d'Internet à la sortie de son premier livre, The Net Delusion, un best-seller dans lequel dénonce le fantasme selon lequel le web serait un outil d'émancipation des populations et un vecteur de la démocratie. Dans ce second ouvrage, Pour tout résoudre, cliquez ici, il dénonce le simplisme du discours employé pour parler des nouvelles technologies.
Avec une grande justesse et un style agréable, souvent plein d'humour, il démontre qu'Internet est généralement pensé de manière simpliste, comme un tout cohérent qui serait en train de transformer notre monde (même les phénomènes qui le dépassent !), et que l'ère du numérique s'accompagne de la tentation de vouloir tout résoudre, depuis la délinquance et la corruption jusqu'à la pollution et l'obésité, en quantifiant, surveillant ou rendant ludique numériquement les comportements.
Morozov révèle que la technologie peut constituer un facteur d'amélioration, mais que nous adoptons un comportement absurde, aberrant et même dangereux en voulant que la technologie apporte une solution à tous les problèmes économiques, éthiques, civiques, de gouvernance, d'éducation, de sociabilisation, de démocratie, etc. Les dilemmes autrefois profondément politiques, moraux et insolubles se voient dorénavant considérés comme des questions d'efficacité technologique ! Pour lui, notre société souffre d'une " pathologie intellectuelle qui identifie les problèmes en tant que tels, en fonction d'un seul critère, à savoir si l'on peut leur donner une "solution"' technologique clean et sympa.
Avec les marteaux numériques de la Silicon Valley, tous les problèmes ont tendance à ressembler à des clous, et toutes les solutions, à des applis. " Pour tout résoudre, cliquez ici porte un regard neuf et salutaire sur les nouvelles technologies et sur nos usages, et nous met en garde contre la croyance du miracle technique et contre un monde à l'efficacité sans faille où tout le monde se voit contraint de revêtir la camisole de force numérique de la Silicon Valley. "