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  • Pourquoi la Nouvelle Droite avait-elle raison avant tout le monde ?...

    Pour cette nouvelle édition de "Cette année-là",  sur TV Libertés, François Bousquet, directeur de la rédaction d'Éléments, avec Daoud Boughezala, Anthony Marinier et Rodolphe Cart, remonte le temps jusqu’à l’année 1980 et à un numéro d’Éléments devenue emblématique, consacré au "droit à la différence", matrice intellectuelle de la Nouvelle Droite. Quarante-cinq ans plus tard, l’émission revient sur cette intuition fondatrice : comment préserver la continuité historique des peuples dans un monde qui tend à dissoudre les frontières, les appartenances et les mémoires ? Telle est la question que posait Éléments en 1980 et qui est plus que jamais d’actualité.

     

                                                   

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  • Alain de Benoist : « la guerre culturelle n’a été gagnée que par défaut »

    Nous reproduisons ci-dessous un entretien donné par Alain de Benoist à l'Observatoire du journalisme pour évoquer la question de la guerre culturelle...

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    Alain de Benoist : « la guerre culturelle n’a été gagnée que par défaut »

    Face à l’ « extrême droite », le milliardaire Matthieu Pigasse veut « mener la guerre culturelle », et cela « jusqu’au bout ». D’ailleurs, Les Inrockuptibles (dont il est propriétaire) titrent sur « La culture contre les fachos » avec une pétition signée par les actrices Camille Cottin ou Judith Godrèche, et par l’humoriste Guillaume Meurice. 600 personnalités du cinéma s’indignent dans Libération contre Vincent Bolloré, craignant une « uniformisation » de la production.

    Dans les médias et sur le tapis rouge, la bataille d’influence fait rage. L’OJIM s’est tourné vers Alain de Benoist, souvent mis en cause dans les médias dominants pour avoir théorisé la « guerre culturelle » dès les années 60. Né en 1943, essayiste et journaliste français, fondateur de la revue Éléments, il est le principal théoricien de la Nouvelle Droite et l’auteur d’une œuvre abondante.

    Entretien

    Qu’est-ce qui se joue ? L’hégémonie culturelle ou la survie d’une caste ?

    Les deux sont liées, mais je dirais avant tout la survie d’une caste. Depuis des décennies, l’idéologie dominante a pris la forme, dans le domaine de la culture, d’un micro-milieu politico-idéologico-médiatique qui cultive l’entre-soi comme la chose la plus naturelle du monde. Tocqueville disait que, dans une société égalitaire, même les inégalités minuscules apparaissent comme un scandale. Ici, c’est un peu la même chose : alors que le libéralisme progressiste est, non seulement majoritaire, mais quasiment en situation de monopole dans le domaine culturel, la moindre fenêtre de liberté qui s’ouvre quelque part suscite des protestations indignées sur le thème de : comment est-ce possible ? Mais qu’est-ce qui se passe ?

    CNews, dont il y aurait beaucoup à dire (et pas forcément en bien), est à peu près la seule chaîne télévisée, parmi des centaines d’autres, où l’on entend parfois des propos qui vont à contre-courant. Cela suffit à donner des vapeurs aux fonctionnaires de l’idéologie des droits de l’homme, à susciter des plaintes en rafales, des dénonciations de sycophantes professionnels, des appels à la censure et des listes noires. Et comme nous vivons dans un monde d’hystérisation grandissante des rapports sociaux, on monte tout de suite aux extrêmes : Bolloré a racheté deux maisons d’édition, à quand la réouverture des camps ? Tout cela est évidemment ridicule. Le peuple n’y comprend rien et s’en fout complètement. La seule chose que les gens retiennent tient dans ce simple constat : la vérité est ailleurs.

    Alain de Benoist, Vous avez été journaliste, essayiste, éditeur, vous avez fondé un cercle de réflexion (le G.R.E.C.E.). La « guerre culturelle », vous la vivez depuis un demi-siècle, et d’ailleurs vous en avez fait les frais, ayant été visé par de nombreuses campagnes médiatiques diffamantes. Votre analyse doit-elle être mise à jour ?

    Je ne le crois pas, mais il faut évidemment prendre en compte les faits nouveaux. Le rôle des réseaux sociaux, d’abord, qui favorisent la surenchère dans la brutalité manichéenne et servent de caisses de résonance aux diffamations les plus éhontées en s’érigeant en tribunaux permanents, où toute accusation vaut condamnation. Mais le principe de base est toujours le même : la culture est porteuse d’images, de valeurs et de thèmes qui, à la longue, finissent par imprégner l’imaginaire symbolique et modifier les comportements collectifs. L’enjeu de la culture culturelle, depuis toujours, c’est l’hégémonie.

    Aujourd’hui l’hégémonie appartient toujours, non à « la gauche » comme on le dit trop facilement, mais à un camp progressiste qui, faute d’avoir encore quelque chose à dire, se contente de faire tourner le moulin à prière en répétant les mêmes mantras (« antiracisme », théorie du genre, valeurs « républicaines », universalisme). Ce camp est dominant, mais il se sent menacé. Les privilégiés ont peur de perdre leurs privilèges, les mutins de Panurge (Philippe Muray) de perdre leurs subventions. À force de chauffer la banquise, ils constatent qu’elle est en train de fondre sous leurs pieds. Comme les chiens qui craignent de perdre leur os, ils montrent les dents. C’est tout à fait normal : s’ils étaient vraiment forts, ils pourraient se payer le luxe d’être indifférents. Il faut plutôt s’en réjouir, leur système finira par imploser, la boue accumulée finira par sécher.

    Des médias comme Radio Nova usent de l’humour, volontiers choquant et brutal. Des médias d’une gauche plus modérée dénoncent un retour à l’antisémitisme ? Peut-on rire de tout ?

    La réponse que donnait Pierre Desproges est bien connue, mais elle ne me satisfait pas. Oui, bien sûr, on devrait pouvoir rire de tout, mais cela ne veut pas dire que tout soit risible. Nous sommes dans une époque où tout ce qui était naguère naturellement honoré et respecté est tourné en dérision. La dérision est une infirmité de l’âme. Charlie Hebdo est libre de publier ce qu’il veut, mais je suis de ceux qui pensent que le rôle de l’école n’est pas de montrer aux élèves des caricatures qu’ils jugent blasphématoires. Dans toute société normale, il y a une zone de sacré ; elle doit être interdite d’accès à ceux qui veulent la profaner comme d’autres pissent sur la tombe du Soldat inconnu. Les humoristes actuels ne font rire que les esprits bas. Et puis, rappelons-le, on n’est pas sur terre uniquement pour rigoler !

    Quelle stratégie métapolitique préconisez-vous aujourd’hui à ceux qui refusent à la fois l’uniformisation libérale-progressiste et le simple miroir inversé d’une « droite de combat » purement réactive ? Vous semblez dénoncer le penchant de nos contemporains pour la facilité.

    La seule stratégie, c’est le travail et la création de qualité. Beaucoup de gens « de droite » pensent aujourd’hui qu’ils sont en passe de gagner la « guerre culturelle » ? Mais de quelle guerre parlent-ils ? Quelle bataille a t-on gagné lorsque ce qui fait autorité dans le système médiatico-politique continue de ne se référer qu’à des « autorités incontestables » qui pensent le contraire de ce que pensent la majorité des gens ? La vérité est que la guerre culturelle n’a au mieux été gagnée que par défaut. La gauche progressiste a perdu, la droite conservatrice n’a pas gagné. L’adversaire n’a pas été battu, il s’est effondré de lui-même. Mais il n’en a pas pour autant perdu le pouvoir. Quand « la droite » pourra aligner quelques dizaines de chercheurs, de philosophes, de sociologues, de politologues, de biologistes et de physiciens susceptibles d’énoncer une conception du monde alternative à celle qui domine aujourd’hui, on pourra en reparler. Mais je ne crois pas que ce soit pour demain.

    Alain de Benoist (Observatoire du journalisme, 21 mai 2026)

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  • La Révolution conservatrice en Allemagne...

    Les éditions Ars Magna viennent de rééditer l'ouvrage essentiel d'Armin Mohler intitulé La Révolution conservatrice en Allemagne (1918-1932), complété d'une préface et d'une postface d'Alain de Benoist, ainsi que d'une bibliographie française sur le sujet établie par ce dernier.

    Publiciste et journaliste suisse alémanique, Armin Mohler (1920-2003) a été secrétaire d'Ernst Jünger de 1947 à 1953 avant de devenir rapidement une des figures intellectuelles de la droite conservatrice allemande. Ayant noué des liens d'amitié avec Alain de Benoist, il a été très proche de la Nouvelle Droite française.

    Mohler_La Révolution conservatrice en Allemagne.jpg

    La formule « Révolution conservatrice » se retrouve occasionnellement ici et là en Europe depuis le XIXe siècle sous des plumes aussi diverses que celles de Maurras, Lagarde, Samarine, Mann ou Hofmannsthal mais sans aucun caractère systématique. C’est la recherche universitaire et historiographique qui a systématisé le terme, la référence essentielle étant le grand livre d’Armin Mohler, Die Konservative Revolution in Deutschland 1918-1932. Ein Handbuch, dont la première édition remonte à 1950.

    Alain de Benoist – qui a entretenu des relations suivies avec Armin Mohler de 1964 jusqu’à sa mort, survenue le 4 juillet 2003 – a très tôt attiré l’attention sur son manuel, dont l’importance lui était apparue essentielle, par toute une série d’articles parus dans des revues émanant de ce qu’on a appelé, à partir de 1979, la Nouvelle Droite.

    La notion de Révolution conservatrice a donc pénétré en France par l’intermédiaire du livre d’Armin Mohler, dont il fallut cependant attendre longtemps une traduction. Malheureusement, publié en 1993 à un très faible tirage, l’ouvrage La Révolution conservatrice en Allemagne (1918-1932) fut quasiment immédiatement épuisé et jamais réédité. Après trente-trois années de manque et de regrets, en voici une nouvelle édition, révisée, corrigée et enrichie d’une préface et d’une postface d’Alain de Benoist qui font le point sur les recherches et les débats concernant la Révolution conservatrice.

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  • Qu'est-ce que la Nouvelle Droite ?...

    Nous reproduisons ci-dessous un entretien donné par François Dambelin au site de la revue Éléments à l'occasion de la publication de son essai intitulé La Nouvelle Droite - Un panorama historique et métapolitique (Institut Iliade/La Nouvelle Librairie, 2026).

    Dambelin_La Nouvelle Droite.jpg

     

    François Dambelin : qu’est-ce que la Nouvelle Droite ?

    ÉLÉMENTS : Comment définiriez-vous la Nouvelle Droite : un courant de pensée, une école, une sensibilité, une méthode ?

    FRANÇOIS DAMBELIN. Le GRECE, groupement de recherches et d’études pour la civilisation européenne, qui est le noyau originel de ce que l’on appelle la Nouvelle Droite, s’est toujours vu comme une communauté de travail et de pensée, ayant la volonté de développer une nouvelle vision du monde s’appuyant sur un corps de doctrines, jamais figées, abordant tous les domaines de la vie de l’esprit et de la science. L’ambition initiale est bien de devenir une école de pensée, « une sorte de synthèse de l’École de Francfort, de l’Action française et du CNRS », comme le rappelait Alain de Benoist, presque cinquante ans plus tard dans Mémoire vive. Ce n’est évidemment pas un hasard s’il donne à la revue d’études qu’il fonde en 1968, à côté du GRECE, le titre de Nouvelle École.

    Aujourd’hui, alors que le GRECE s’est effacé depuis près de vingt ans, il est plus juste de qualifier la Nouvelle Droite de courant de pensée.

    Mais la méthode d’action reste la même, celle du combat des idées pour défaire l’idéologie dominante, qui combine économisme, individualisme et universalisme et qui étouffe l’Europe.

    ÉLÉMENTS : Quels en sont les grands axes intellectuels qui la distinguent des autres droites, conservatrice ou libérale ? Quelle est sa singularité ?

    FRANÇOIS DAMBELIN.

    Parmi les grands axes intellectuels que l’on peut citer et qui la distingue des autres droites :

    • la vision de l’Europe comme une communauté de peuples frères partageant des origines communes mais aussi une culture, un imaginaire et des mythes communs ;

    • l’attachement à l’idée d’empire, qui, mieux que l’idée de nation, est à même de garantir l’organisation souveraine de l’espace géopolitique européen en respectant sa complexité et sa diversité ;

    • la place accordée au réalisme biologique, qui n’est pas un réductionnisme, mais la simple reconnaissance de la part animale de l’homme et de l’importance de l’héritage génétique ;

    • la reconnaissance de l’appartenance identitaire comme enracinement dans une communauté humaine organique, une histoire, une culture, un terroir, des paysages ;

    • le choix de l’antiracisme différentialiste, qui consiste à prendre en compte et à accepter les différences qui existent entre les individus et entre les groupes d’individus pour permettre leur coexistence harmonieuse ; il en découle évidemment le refus de tous les formes de colonisation ;

    • la recherche systématique de la tierce voie pour s’affranchir des alternatives « bétonnées » ;

    • le refus de la marchandisation du monde (quand tout a un prix et plus rien n’a de valeur, selon la formule d’Alain de Benoist) qui passe par un rejet absolu du libéralisme et par la recherche d’une économie organique, encastrée dans la société et soumise au politique ;

    • et enfin, pour terminer, la conception polythéiste (ou païenne) du monde. Il s’agit là d’une singularité profonde et essentielle de la ND, comme l’ont très bien vu deux observateurs étrangers, auteurs de livres solides sur notre courant de pensée1, et non d’un simple « folklore » comme semble le penser Mathieu Bock-Côté (Éléments n° 218). C’est parfaitement cohérent, en effet, de rejeter des monothéismes universalistes qui arasent les différences et les identités et de leur préférer les valeurs et les normes qui se cachent derrière les visages de nos dieux et de nos héros ancestraux. Il ne s’agit pas de mettre entre parenthèse les deux millénaires chrétiens, il s’agit de les dépasser pour « reprendre le fil d’une culture trouvant en elle-même ses raisons suffisante ».

    C’est une simple esquisse, très personnelle. Il faudrait écrire un livre pour répondre !

    ÉLÉMENTS : Pourquoi avoir fait le choix de la métapolitique plutôt que celui de l’engagement politique direct ? Comment définiriez-vous cette « métapo » ? La Nouvelle Droite aurait-elle renoncé au pouvoir ? Vous montrez néanmoins que ses idées ont infusé : peut-on parler aujourd’hui d’une victoire culturelle sans victoire politique ?

    FRANÇOIS DAMBELIN. Les fondateurs du GRECE ont été pendant les années 60 de jeunes militants révolutionnaires, des soldats politiques, qui ont tout sacrifié à leur engagement pendant près de dix ans. Les échecs qu’ils ont rencontrés, comme la lecture collective de Gramsci, leur ont permis de comprendre qu’aucune victoire politique sérieuse n’était envisageable sans avoir, au préalable, conquis le pouvoir culturel. Ils se sont donc lancés dans le combat des idées, le combat métapolitique, en forgeant d’abord une vision du monde novatrice et cohérente pour défier les idéologies dominantes.

    Comme le disait Jean-Claude Valla, grand journaliste, qui fut le premier secrétaire général du GRECE, la métapolitique, c’est « le domaine des valeurs qui ne relèvent pas du politique, au sens traditionnel de ce terme, mais qui ont une incidence directe sur la constance ou l’absence du consensus social régi par le politique ». Le travail métapolitique, c’est, en quelque sorte, ce qui permet de faire bouger la fenêtre d’Overton.

    Ceux qui mènent le combat métapolitique n’ont donc pas pour objectif de prendre le pouvoir, mais d’imposer une nouvelle vision du monde. Ce sera à d’autres de donner une traduction politique à ce basculement.

    Pour le moment, malheureusement, on en est encore loin. Il y a des prises de conscience (la « politique civilisationnelle »), des percées ici ou là, des escarmouches victorieuses et quelques succès tactiques, mais la victoire n’est pas encore à portée de main. Le système idéologique de la gauche morale, libérale et universaliste tient toujours et conserve le soutien de la très large majorité des élites. On peut donc se demander sur quels changements concrets pourra déboucher dans ces conditions une victoire du courant national-populiste dont les « convictions » évolutives restent de toute façon assez éloignées de celles de la ND…

    ÉLÉMENTS : La Nouvelle Droite est souvent associée à certaines figures, à commencer par Alain de Benoist : peut-on parler d’une école structurée ou d’un archipel de penseurs ?

    FRANÇOIS DAMBELIN. L’école structurée de la ND française a plus ou moins disparu au début des années 90. Il reste un courant ou une mouvance. Alain de Benoist, avec son œuvre imposante riche et diverse et ses revues Krisis et Nouvelle École, en est le pôle principal. Mais il y a aussi la revue Éléments qui est devenue un pôle d’attraction en fédérant autour d’elle des essayistes, des journalistes et des publicistes et l’Institut Iliade qui, avec sa mission de formation, fait émerger de nouveaux talents et devient également un pôle de production d’idées avec sa revue théorique, Cahier d’études pour une pensée européenne. Parmi les jeunes plumes qui ont émergé au cours des dix dernières années dans notre mouvance, c’est sans conteste Guillaume Travers qui m’impressionne le plus. Ses essais ou ses articles pour Nouvelle École et Éléments sont toujours remarquables et novateurs.

    Mais il serait réducteur de ne parler que de la France. La ND est depuis longtemps un courant de pensée européen, une « Révolution conservatrice » à l’échelle du continent. Et depuis quelques années, grâce, notamment, au travail de l’Institut Iliade et d’un réseau de maisons d’éditions comme La Nouvelle Librairie, JungEuropa, Passagio Al Bosco, Arktos et d’autres, les essais importants publiés ici ou là en Europe deviennent accessibles à tous les néo-droitistes européens. C’est une véritable révolution, que je trouve particulièrement enthousiasmante !

    ÉLÉMENTS : Le double moment, populiste et identitaire, contemporain valide-t-il certaines intuitions anciennes de la ND ?

    FRANÇOIS DAMBELIN. La montée en puissance de la question identitaire a été perçue très tôt par la ND. Je me souviens du texte d’une allocution prononcée par Alain de Benoist au colloque du GRECE en 1985, intitulé « Réflexions sur l’identité nationale » qui se terminait par la formule suivante : « SOS Racisme disent certains. Nous répondons : SOS Racines. »

    Quant à la question du populisme, il me semble qu’elle est apparue dans un numéro d’Eléments (n° 84) du milieu des années 90 dont le dossier était consacré à l’insécurité sociale. Dans son éditorial, Robert de Herte notait « une désaffection de plus en plus générale de la société globale vis-à-vis des élites, et tout spécialement d’une classe politique convaincue de ne plus être aujourd’hui qu’un relais politique des marchés financiers ». Les germes de la révolte populiste étaient là et Alain de Benoist a approfondi cette thématique tout au long des années qui ont suivi.

    ÉLÉMENTS : La Nouvelle Droite est-elle toujours vivante ? Sous quelle forme : mouvement, héritage ou climat d’idées ?

    FRANÇOIS DAMBELIN. Comme j’ai devant moi le directeur de la revue Éléments, qui vient de sortir son deux-cent-dix-neuvième numéro et que nous sommes au colloque de l’Institut Iliade qui grouille de monde, avec beaucoup de jeunes et une quasi-parité entre les sexes, je pense que vous ne me démentirez pas si je dis que la ND est bien vivante. Elle a évidemment évolué, s’est parfois un peu diluée, mais une chose est sûre, elle empêche toujours de dormir les flics du politiquement correct et les curés de la bien-pensance !

    François Dambelin, propos recueillis par François Bousquet (Site de la revue Éléments, 20 avril 2025)

    Note :

    1. Tomislav SUNIC, Against Democracy and Equality: The European New Right, Peter Lang Publishing, New York, 1990 ; et Pawel BIELAWSKI, European apostasy – The role of religion in the european New Right, Arktos, London, 2025.

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  • Feu sur la désinformation... (557) : Trump, entre messianisme, folie et communication ?...

    Vous pouvez découvrir ci-dessous un nouveau numéro de l'émission I-Média sur TV libertés consacrée au décryptage des médias et animée par Jean-Yves Le Gallou et Floriane Jeannin.

     

                                         

    Au sommaire :

    L’image de la semaine : Trump, le pape et Dieu

    Donald Trump renoue une fois encore avec la communication outrageante en s’attaquant au pape cette fois-ci. Une stratégie de communication qui ne séduit guère sa base électorale et qui interroge dans les médias : Donald Trump est-il devenu fou ?

    Le dossier du jour : Les audiences des radios

    Malgré des articles tapageurs, à part sur Radio Nova en plein boum, rien ne bouge véritablement. Mais dans le détail, certaines matinales progressent plus qu’on ne voudrait nous le faire croire, à l’instar d’Europe 1.

    Les pastilles de l’info :

    • Institut Iliade : le colloque de la nouvelle droite, un succès européen.
    • Périscolaire parisien : violences sexuelles, silence coupable et gestion municipale à côté de la plaque.
    • Les armoiries de Rouen profanées : fleur de lys remplacée par un croissant, l’agneau décapité et la croix cassée…
    • Quand le patrimoine chrétien devient une cible.
    • Hongrie : défaite électorale d’Orban, revers pour les souverainistes.
    • Libération tire sur la direction de Nova et des Inrocks. En cause : la compagne de Mathieu Pigasse !, trump
    • Réseaux sociaux sous contrôle : la Commission européenne compare la future régulation au pass sanitaire

    Portrait piquant : Denis Olivennes, médias, pouvoir et argent.

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  • Vers l'hégémonie ?...

    L'Institut Iliade et les éditions de La Nouvelle Librairie viennent de publier un essai de Benedikt Kaiser intitulé Vers l'hégémonie - Le combat métapolitique vu d'Allemagne.

    Benedikt Kaiser, né en 1987, est une des figures de la Nouvelle Droite allemande. Collaborateur de plusieurs revues ou magazines comme Sezession, Freilich ou Éléments en France, Kaiser est aussi l’auteur de plusieurs ouvrages consacrés à la stratégie politique (Die Partei und ihr Vorfeld ou Querfront), à la politique sociale (Solidarischer Patriotismus) ou encore à l’actualité politique allemande (Die Konvergenz der Krisen).

     

    Kaiser_Vers l'hégémonie.jpg

    " L’époque des simples réactions est terminée. Pour durer, toute opposition doit s’appuyer sur une vision du monde ample et cohérente. Avec "Vers l’hégémonie", Benedikt Kaiser livre un texte majeur sur le combat métapolitique en Allemagne. S’inspirant de Gramsci autant que de la Nouvelle Droite française, il montre qu’aucune victoire politique n’est possible sans enracinement culturel, sans formation idéologique, sans relais sociaux, ni sans stratégie à long terme.
    À rebours d’un populisme purement protestataire, l’auteur appelle à bâtir une contrehégémonie : créer ses thèmes, imposer ses mots, former ses cadres, structurer son avant-garde, transformer peu à peu le climat intellectuel d’un pays. Un essai de combat, rigoureux et stimulant, pour penser la bataille culturelle du XXIe siècle au cœur du laboratoire allemand."

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