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12/02/2017

Les snipers de la semaine... (138)

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Au sommaire cette semaine :

- sur RussEurope, Jacques Sapir allume Le Monde et son Decodex orwellien...

Déconnant DECODEX

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- sur Figaro Vox, Eloïse Lenesley  dézingue la presse bobo qui hurle au nazisme depuis l'élection de Trump...

Trump, ce «facho» que les bobos adorent haïr

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- sur son blog Hashtable, H16 et Nathalie MP rafalent sur Macron, "la nouvelle frimousse « hors-système » choisie par le « système »"...

Avec Macron, le changement, c’est mollement ♪♥

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23/01/2017

Une révolution culturelle nazie ?...

Les éditions Gallimard viennent de publier un recueil d'essais de Johann Chapoutot intitulé La révolution culturelle nazie. Historien, spécialiste de l'Allemagne, Johann Chapoutot est l'auteur de deux ouvrages importants sur le national-socialisme, Le national-socialisme et l'antiquité (Puf, 2008) et La loi du sang (Gallimard, 2015).

 

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" Pour les nazis, la «culture» était à l’origine la simple transcription de la nature : on révérait les arbres et les cours d’eau, on s’accouplait, se nourrissait et se battait comme tous les autres animaux, on défendait sa horde et elle seule. La dénaturation est intervenue quand les Sémites se sont installés en Grèce, quand l’évangélisation a introduit le judéo-christianisme, puis quand la Révolution française a parachevé ces constructions idéologiques absurdes (égalité, compassion, abstraction du droit…).
Pour sauver la race nordique-germanique, il fallait opérer une «révolution culturelle», retrouver le mode d’être des Anciens et faire à nouveau coïncider culture et nature. C’est en refondant ainsi le droit et la morale que l’homme germanique a cru pouvoir agir conformément à ce que commandait sa survie. Grâce à la réécriture du droit et de la morale, il devenait légal et moral de frapper et de tuer.
Avec ce recueil d’études, Johann Chapoutot parachève et relie le projet de deux de ses livres précédents, Le National-socialisme et l’Antiquité (2008) et La Loi du sang : penser et agir en nazi (2014). En approfondissant des points particuliers, comme la lecture du stoïcisme et de Platon sous le IIIe Reich, l’usage de Kant et de son impératif catégorique ou la réception en Allemagne du droit romain, il montre comment s’est opérée la réécriture de l’histoire de l’Occident et par quels canaux de telles idées sont parvenues aux acteurs des crimes nazis. "

27/10/2016

la promesse de l'Est...

Les éditions du Seuil viennent de publier une étude de Christian Ingrao intitulée La promesse de l'Est - Espérance nazie et génocide 1939-1943. L'auteur est, sans doute, avec Johann Chapoutot, un des meilleurs spécialistes  français de l'histoire du IIIe Reich. On lui doit notamment Croire et détruire (Fayard, 2010),  une étude sur le parcours des élites du SD et de la SS, ainsi qu'un essai étonnant, intitulé Les chasseurs noirs (Perrin, 2006) et consacré à la Brigade Dirlewanger, unité spéciale de la Waffen SS, spécialisée dans la lutte contre les partisans et recrutée parmi les condamnés pour braconnage...

 

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" Comment les nazis ont-ils rêvé leur victoire et le "Reich de mille ans" ? Entre 1939 et 1943, l'utopie impériale nazie connut des débuts de réalisation dans les espaces conquis à l'Est, brutalement vidés de leurs habitants, déplacés, réduits en esclavage et, pour les juifs, ainsi que de nombreux Slaves, assassinés. Elle eut ses ingénieurs, ses agences et ses pionniers (pas moins de 27000 jeunes Allemands). Elle suscita ferveur et adhésion. Dans le Reich de mille ans aux frontières élargies par la conquête, une communauté racialement pure vivrait bientôt une existence réconciliée de prospérité sereine. Christian Ingrao examine pour la première fois, dans leur cohérence et dans leurs tensions, le travail des différentes institutions, le parcours des hommes et des femmes qui y ont pris part, l'ampleur des planifications successivement dessinées. Il poursuit une anthropologie sociale de l'émotion nazie et dévoile, à côté de la haine et de l'angoisse, la part de la joie et de l'attente-deux faces d'une même réalité. L'espérance nazie fut le cauchemar des populations. C'est ce que révèle crûment l'étude des violences déchaînées à l'échelle de la région de Zamosé, aux confins de la Pologne et de l'Ukraine. Un grand livre, qui porte sur l'un des aspects les plus méconnus du nazisme. "

23/09/2016

Propos intimes et politiques d'Adolf Hitler... (2)

Les éditions Nouveau Monde terminent leur publication, sous la direction de l'historien François Delpla, des Propos intimes et politiques d'Adolf Hitler. Après un premier tome couvrant la période 1941-1942, le second se poursuit de 1942 jusqu'à la fin 1944. Cette édition, qui est assortie de notes explicatives et de commentaires se veut la première complète en français des propos de table du Führer.

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" A défaut d'avoir écrit ses Mémoires, Hitler a légué une série de textes consacrés à sa personne privée et politique. Edités pour la première fois dans une traduction fidèle, ces Propos se composent des notes prises entre 1941 et 1944 au quartier général du Führer, dans un cadre informel mêlant amis intimes et proches collaborateurs. Les harangues consacrées à l'expansion du Reich y sont ponctuées de récits de jeunesse, de considérations personnelles sur l'art, la culture, les femmes. La traduction de François Delpla jette un éclairage nouveau sur ce recueil. Les notes compilées ne font pas qu'égrener les laïus délirants d'un dictateur mégalomane. Elles participent de la matrice idéologique du Troisième Reich, prolongeant Mein Kampf en un véritable traité de philosophie despotique. Le Führer y construit sa légende, disséquée à chaque page par le commentaire historique qui met à nu l'imposture intellectuelle du "Mal" nazi. Parfois lucide, Hitler contrefait souvent la réalité à dessein. Mais il laisse aussi entrevoir ses égarements, ses obsessions et ses marottes. Alors que le rapport de forces bascule, les propos sur l'actualité militaire se raréfient et la nostalgie se fait sentir. Le fauteur de guerre se prend à rêver de paix, entre deux diatribes. Au mépris des réalités géopolitiques, l'obsession racialiste d'un Reich continental qui ferait pendant à l'empire britannique émaille ce second tome jusqu'à l'aveuglement, entraînant la suspension de la prise de notes le 7 septembre 1942. Elle ne reprendra sporadiquement qu'en juin 1943 pour s'achever le 30 novembre 1944, cinq mois jour pour jour avant la mort du dictateur. "

07/06/2016

La société Thulé...

Les éditions Ars Magna viennent de publier un essai de Detlev Rose intitulé La société Thulé. Ingénieur dans l'industrie et historien indépendant, Detlev Rose publie un livre solide dans la lignée de l'ouvrages de l'historien britannique Nicholas Goodrick-Clarcke, Les racines occultistes du nazisme (Pardès, 1998 ; réédition Camion noir, 2010).

 

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" Toute personne qui s’est, de près ou de loin, intéressée un tant soit peu à l’histoire du national-socialisme a forcément croisé la Société Thulé à un moment ou à un autre. C’est de cette organisation mystérieuse dont traite cet ouvrage.

Thulé, c’est la patrie pleine de secrets des Aryens, une prétendue race de surhommes aux capacités presque divines et aux connaissances inaccessibles à l’homme moderne. Thulé : rien que ce mot est porteur de magie. Il porte en lui une fascination irrésistible, éveille des images profondément enfouies dans l’inconscient : des images de pureté, de grandeur et d’héroïsme, de représentation mythologique.

N’est-il donc pas plausible de dire d’une organisation qui se donne un nom qui évoque de telles associations, qu’elle crée un lien avec les forces occultes et les pouvoirs invisibles ? Tel est l’avis d’une grande partie de la littérature qui a traité de la Thule-Gesellschaft. Dans ce livre, Detlev Rose examine ces dires et les confronte à la réalité... "

25/05/2016

Les écrits politiques de Heidegger...

Les éditions de L'Herne viennent de rééditer l'essai de Jean-Michel Palmier intitulé Les écrits politiques de Heidegger et depuis longtemps introuvable. Philosophe et germaniste, spécialiste de la période de Weimar,  Jean-Michel Palmier, décédé en 1998, est notamment l'auteur de Weimar en exil (Payot, 1987) ou de Ernst Jünger, rêveries sur un chasseur de cincidèles (Hachette, 1996).

 

 

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" L’erreur tragique que commit Heidegger en 1933, en croyant sincèrement que le chef du parti national-socialiste ouvrier allemand, Adolf Hitler, pouvait sauver l’Allemagne de sa misère et de sa détresse, a fait l’objet de nombreuses polémiques aveugles.

Par un examen rigoureux des documents et des archives nazies, cet ouvrage s’efforce de dissiper les malentendus habituels et d’établir le sens réel de ce “rectorat de 1933”, et la place qu’il occupe dans l’ensemble du “chemin de pensée de Heidegger. Suivant pas à pas la formation de cette pensée, il est montré que seule une interrogation sur le stade ultime de la métaphysique occidentale et son achèvement dans la technique mondiale, rend compréhensible le sens que ce philosophe crut reconnaître au mouvement national-socialiste allemand. L’erreur politique de Heidegger, dont il n’est pas question de nier la gravité, ne nous apparaît en pleine lumière qu’avec l’élucidation des figures qui traversent l’horizon de cet achêvement, celle de Nietzsche, de Rainer Maria Rilke, de Trakl qui, tous tentèrent un même passage hors des déserts et de la nuit métaphysique de l’Occident. "