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24/06/2018

Les snipers de la semaine... (166)

 

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Au sommaire cette semaine :

- sur le site de Causeur, Jean-Paul Brighelli et son invitée dézinguent le Ministère de l’Éducation nationale où les "pédagos" continuent à dominer...

Elle est toujours là

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- sur RTL, Eric Zemmour tire sur l'ambulance en s'attaquant au baccalauréat...

Le baccalauréat, c'est comme L'École des fans !

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16/02/2018

Vers l'éradication du pédagogisme à l'école ?...

Vous pouvez découvrir ci-dessous une chronique d'Éric Zemmour sur RTL, datée du 13 février 2018 et consacrée à l'action méthodique et résolue, mais bien tardive, du Ministre de l’Éducation nationale contre le pédagogisme et ses sectateurs....

 

                                   

28/05/2017

Feu sur la désinformation... (139)

Vous pouvez découvrir ci-dessous un nouveau numéro de l'émission I-Média sur TV libertés, consacrée au décryptage des médias et dirigée par Jean-Yves Le Gallou, président de la fondation Polémia, avec le concours d'Olivier Frèrejacques.

Au sommaire :

  • 1 : Le « Hanounagate » : quand la vedette du PAF joue avec le feu

    L’animateur Cyril Hanouna au cœur d’un scandale médiatique après avoir fait un canular téléphonique. Après avoir piégé un homosexuel dans un canular de mauvais goût, la vedette du PAF est « presque » sur la sellette. Le lobby LGBT pourrait avoir raison du chantre du mauvais goût de l’audiovisuel… et pourtant le mauvais goût d’autres stars médiatiques est largement toléré…
  • 2 : Le zapping d’i media

    Crépage de chignon sur le plateau de Laurent Ruquier, l’ancien ministre de l’éducation Najat Vallaud Belkacem s’attaque à la chroniqueuse Valérie Burggraf qui l’accuse de relayer une « fake news » sur la mise en place de la réforme de l’orthographe… La polémique se poursuit après l’émission et Laurent Ruquier vole au secours de sa protégée, contredisant au passage une de ses propres interventions faite un an plus tôt…
    Au rayon de la jupe, un représentant du syndicat lycéen « FIDL » explique pourquoi il a choisi de revêtir une jupe… une jupe que n’aurait pas refusé un curieux brésilien qui se rêve en petite sirène!

  • 3 : La Chapelle-Pajol théâtre de l’opposition féminisme / Immigration

    Le 19 mai une pétition dénonce le harcèlement de rue dans le 18ème arrondissement de la capitale. En cause, les riverains se disent victimes d’insultes de la part d’une partie de la nouvelle population locale décrite par « Les Inrocks » comme une population « pauvre et immigrée » dans un quartier de « mixité sociale ».
    Les médias et les politiques sont partagés : problème humain réel pour les uns, problème d’urbanisme pour d’autres…
  • 4 : Attentat de Manchester : une attaque ou un incident ?

    Attentat dans le nord-ouest de l’Angleterre, à Manchester dans une salle de concert mardi soir. Plus de 20 morts, une soixantaine de blessés. Parmi les victimes des enfants puisqu’il s’agissait d’un concert de « Ariana Grande » une chanteuse pour adolescents.
    La quasi-totalité des médias ont repris les termes utilisés par la police anglaise qualifiant l’attentat terroriste « d’incident »…
  • 5 : Les tweets d’I-Média

    La taille des trottoirs a largement alimenté la twittosphère suite à la polémique de la Chapelle Pajol, Malek Boutih surprend son monde avec sa déclaration choc : « il faut dégager tous les gens qui emmerdent les femmes », Mélania Trump refuse de porter le voile, le JDD compare le FN et Daech, le deux pois deux mesures entre les « affaires Fillon » et le président Macron…

  • 6 : Emmanuel Macron et les médias : fin d’une lune de miel ?

    Emmanuel Macron aura été plus qu’un candidat à l’élection présidentielle. Pendant près de six mois, il a été un véritable phénomène médiatique. Peu attaqué sur le fond, sur son patrimoine, sur son bilan politique auprès de François Hollande, il a bénéficié d’un traitement de faveur inédit. Une fois l’élection passée, bénéficiera-t-il de la même complaisance des médias ?
    Claude Chollet, président de l’Ojim, l’observatoire du journalisme, de l’information et des média nous donne délivre son analyse.

 

                         

26/06/2016

Les snipers de la semaine... (127)

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Au sommaire cette semaine :

- sur son blog J'ai tout compris, Guillaume Faye allume Najat Vallaud-Belkacem et sa proposition, particulièrement perverse d'enseigner l'arabe dès l'école primaire...

Najat Vallaud–Belkacem : agente de l’arabisation et de la défrancisation

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- sur son blog, Paul Fortune vise juste et sent la colère monter dans la population française...

Parfois la colère...

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28/02/2016

Les snipers de la semaine... (122)

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Au sommaire cette semaine :

- sur son site personnel, Richard Millet dézingue la réforme de l'orthographe, symbole du triomphe de l'inculture...

A propos de l'orthographe

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- sur Valeurs actuelles, Laurent Dandrieu prend lui aussi dans son viseur ladite réforme et fait mouche...

Choc de simplification

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- sur son blog, Paul Fortune, auteur de l'excellent Poids lourd, allume la caste des privilégiés qui prend la défense des migrants envahisseurs contre les autochtones...

Les parasites contre le peuple

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18/05/2015

Réforme du collège : les raisons de la rébellion...

Nous reproduisons ci-dessous le texte d'un entretien donné par François-Xavier Bellamy à l'hebdomadaire La Vie, et consacré à la réforme des collèges.

Agrégé de philosophie, François-Xavier Bellamy a récemment publié Les déshérités (Plon, 2014).

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Réforme du collège : les raisons de la rébellion

Que pensez-vous de la réforme du collège ?

Cette réforme manifeste une incapacité à répondre au problème essentiel que rencontre notre système éducatif. Les « experts » qui fixent ces directives n’ont probablement pas mis les pieds en classe depuis longtemps ; et ce projet trahit leur décalage immense d’avec la réalité du terrain.

Le problème est bien identifié en effet : c’est celui de la maîtrise des fondamentaux, très déficiente pour beaucoup d’élèves. Chaque année, le test de lecture réalisé à l’occasion de la Journée de Défense et de Citoyenneté montre que 18 à 20 % des jeunes français, à 18 ans,rencontrent des difficultés majeures pour lire et écrire leur propre langue. Et on nous propose une réforme des programmes de français dans lequel le mot de « grammaire » ne figure même pas Au lieu de se donner simplement pour objectif la maîtrise de la lecture et de l’écriture, les nouveaux programmes visent pompeusement l’apprentissage des « langages », parmi lesquels le français, mais aussi, pêle-mêle, deux langues vivantes, les « langages du corps », ou encore le code informatique, qui devra être enseigné dès le CE1 !

Les concepteurs de ces programmes vivent au pays des rêves. Si tous nos élèves savaient lire et écrire correctement le français, on pourrait s’offrir le luxe de leur enseigner le code informatique. Mais à l’heure actuelle, c’est donner le superflu à ceux qui manquent cruellement de l’essentiel. Cela revient à offrir des petits fours aux victimes d’une catastrophe humanitaire… Tout cela est absurde et tragique.

Vous étiez sur France Inter le 16 avril pour défendre l’enseignement du latin et du grec. Pourquoi ?

La Ministre de l’Education Nationale nous dit que l’option langues ancienneconcerne assez peu d’élèves pour pouvoir être supprimée. Mais cette option est choisie aujourd’hui par 20 % de collégiens : si l’on supprimait les partis politiques qui recueillent moins de 20 % des voix, beaucoup n’existeraient plus, à commencer par celui de la Ministre ! Lorsque les classes de latin sont fermées, c’est souvent faute d’enseignant plutôt que d’élèves. D’ailleurs, contrairement aux idées reçues, le département où le latin s’est le plus développé ces dix dernières années, c’est la Seine-Saint-Denis : quand la maîtrise du français est fragile, les langues anciennes sont une ressource très efficace. Encore faut-il qu’on puisse les apprendre... Affirmer qu’un « enseignement pratique interdisciplinaire » pourra remplir ce rôle, c’est un mensonge absolu : rien ne dit que les « cultures de l’antiquité » incluront l’apprentissage du grec et du latin. Il faudra de toutes façons impliquer une autre matière, l’histoire, ou l’éducation artistique. On y fera des exposés sur les temples et les pyramides, mais rien qui corresponde vraiment à l’enseignement de ces langues qui ont pourtant fondé notre civilisation.

À la place des classes bi-langues dont seule une minorité bénéficie, le Ministère introduit deux langues vivantes en 5ème. Qu’en pensez-vous ?

Là encore, quelle aberration... On va achever de perdre les élèves en enseignant une langue vivante dès le CP, alors qu’aucune base n’est encore en place. Le principal obstacle à l’apprentissage des langues vivantes, c’est la fragilité des élèves en français. Quand vous ne savez pas identifier un sujet, un verbe et un complément dans votre propre langue, comment voulez-vous les transposer dans une autre langue ? Quand vous manquez de vocabulaire en français, comment rencontrer un autre lexique ? De toutes façons, ce n’est pas en une heure d’allemand par semaine qu’on apprendra cette seconde langue à des élèves de 5ème… Au moment où la Ministre condamne les enseignants de langue à l’impuissance, on atteint le sommet du ridicule avec la nomination d’un délégué interministériel chargé de la promotion de l’allemand ! Tout cela n’a aucun sens. Soutenons les filières spécifiques qui fonctionnent bien, et pour le reste commençons par revenir à l’essentiel, en augmentant les heures de français ; toutes les études en effet montrent une corrélation entre le temps consacré à l’apprentissage d’une langue et son intégration par les élèves. 

Pensez-vous que ces nouveaux programmes diminuent l’élitisme de l’école ?

Je n’aime pas le discours qui s’attaque à un soi-disant « égalitarisme. » L’égalité est au cœur de la mission de l’éducation. L’école devrait offrir à chaque jeune les moyens d’atteindre l’excellence qui lui est propre ; car l’excellence n’est pas uniforme ! J’ai eu la chance d’enseigner en lycée hôtelier, en STI électrotechnique..J’y ai rencontré des élèves excellents dans leur spécialité ! Mais en France, on ne voit la réussite scolaire que comme la mention très bien au bac SPlutôt que de défendre cet élitisme trop étroit, nous devrions nous préoccuper de rétablir une équité réelle dans notre système scolaire, qui est devenu le plus inégalitaire de tous les pays de l’OCDE.

Comment remédier à l’échec scolaire et réduire les inégalités entre élèves, selon vous ?

C’est tellement simple ! Il suffirait de redire ce qu’est la mission de l’école : transmettre des connaissances. Tout le reste en découle. Aujourd’hui, on perd l’école dans une multiplicité d’objectifs : l’intégration, l’insertion professionnelle, le plaisir des élèves, la lutte contre le sexisme, contre les discriminations et même contre le réchauffement climatique… L’école peut contribuer à tout cela, mais seulement en transmettant le savoir.

Les nouveaux programmes d’histoire, par exemple, sont victimes d’une instrumentalisation effarante. Comment décider de ce qui, dans notre histoire, est facultatif ? En quatre ans, certains collégiens n’auront jamais entendu parler de la Renaissance ou des Lumières ! En revanche, ils auront tous eu plusieurs occasions de dénigrer la France… La repentance est parfois légitime, mais la confondre avec l’enseignement de l’histoire, c’est une faute contre cette discipline, et un danger pour la société à venir.

Cette réforme suscite un débat enflammé. Comment réagissez-vous en tant qu’enseignant ? 

Décidément, ce gouvernement nous a habitué à des méthodes bien peu démocratiques. C’est toujours le même procédé, sur le projet de loi sur le renseignement comme sur la réforme de l’enseignement : un texte est publié, écrit sur commande par des cabinets ou des comités obscurs. Une fois qu’il est diffusé, on propose une concertation – mais en proclamant cependant que pas une virgule ne sera changée ! Dans cette étrange « concertation », il faut croire que seuls ont le droit de s’exprimer ceux qui sont déjà d’accord, car tous les autres sont copieusement insultés. Pour François Hollande, les opposants à cette réforme sont « des immobiles bruyants qui défendent leurs intérêts particuliers. » Ce mépris affiché touche aussi bien des centaines de milliers d’enseignants de terrain, que des grandes figures de la réflexion. S’il est normal qu’une Ministre défende sa réforme, je ne suis pas sûr que l’oeuvre de Madame Vallaud-Belkacem l’autorise à traiter Pascal Bruckner, Alain Finkielkraut, Régis Debray, Danièle Sallenave ou Pierre Nora de « pseudo-intellectuels »… L’expression témoigne d’un sectarisme dramatique. Que n’aurait-on entendu si un Ministre de droite s’était exprimé ainsi !

Derrière ces débats, voyez-vous une ligne de fracture entre conservateurs et progressistes ?

Le clivage traditionnel n’est sans doute pas pertinent, puisqu’en matière de déconstruction des savoirs, la gauche s’inscrit malheureusement dans la continuité deerrances de la droite. La vraie ligne de fracture se situe entre ceux qui veulent ouvrir les yeux sur la réalité, et ceux qui préfèrent défendre leurs utopies. En témoigne l’opposition massive des enseignants, ces professionnels de terrain que, semble-t-il, nul n’a songé à écouter dans la préparation de cette réforme… 

Dans votre ouvrage, vous qualifiez le numérique de « grande utopie pédagogique » qui accomplirait la promesse de Rousseau d’une enfance débarrassé de transmission. Que pensez-vous de la volonté d’y faire entrer l’école ?

Les enfants n’ont pas eu besoin de l’Education nationale pour maîtriser l’outil numérique... Si l’école veut enseigner la pratique des réseaux sociaux, elle sera toujours dépassée et ringarde dans la course à l’innovation.

Les nouvelles technologies représentent une chance exceptionnelle d’accéder à la connaissance, que nos prédécesseurs nous envieraient. Mais l’école n’aidera les enfants à tirer le meilleur de ces nouvelles ressources qu’en leur transmettant les savoirs qui construiront leur capacité de recul et de discernement. Et pour cela, il me semble qu’il faudrait qu’elle soit d’abord pour eux un lieu de silence numérique...

L’enseignant ne doit-il pas évoluer vers un rôle de « facilitateur » ? 

Depuis quarante ans, on apprend aux futurs enseignants que « tout doit venir de l’apprenant ». Mais personne ne produit seul son savoir ! Même nos capacités de recherche et notre créativité naissent de ce que nous avons reçu. Si Chopin n’avait eu sur son chemin que des « facilitateurs », le monde aurait été privé des Nocturnes. Cela fait quarante ans qu’on assassine des Chopin parmi nos élèvesau nom de ces idées délirantes... La vraie violence éducative consiste à priver les enfants d’héritage, à les laisser prisonniers de l’immédiateté, et à abandonner en eux ces talents en friche qu’aucune culture ne vient plus féconder.

François-Xavier Bellamy (Pensées pour le jour qui vient, 13 mai 2015)