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10/06/2017

Cthulhu !...

Les éditions Les Moutons électriques viennent de publier récemment Cthulhu !, un essai de Patrick Marcel consacré à la figure centrale du mythe horrifique que Lovecraft a fait ressurgir des tréfonds de la mémoire de notre espèce... Un ouvrage indispensable pour tous les admirateurs du maître de Providence...

 

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Le cosmos réel de l’énergie dans tous ses états, y compris ce que nous connaissons sous le terme de matière, possède un contour et une nature absolument impossibles à appréhender par le cerveau,humain ; et plus nous en apprenons sur lui, plus nous prenons conscience de cet état de fait.

H. P. Lovecraft

" Cthulhu, nom chuchoté dans des chroniques obscures et réprimées, révéré par des sectes sanglantes et occultes, répété par des initiés rares et apeurés, hurlé par des témoins condamnés et terrifiés. Dieu démon effroyable, grand prêtre de la restauration d’un ordre ancien du monde, monstrueux titan venu d’ailleurs, envahisseur absolu qui s’insinue jusque dans les rêves... Par sa brève et terrible émersion de 1925, Cthulhu marque une date dans la prise de conscience par l’homme de sa fragilité dans l’univers, de sa vulnérabilité sur une planète dont il s’imaginait le maître. Hasard ou nécessité, Cthulhu, en laissant éclater au grand jour un danger qui n’appartenait qu’à la légende, devient le héraut d’un bouleversement général et radical des mentalités, du passage des mythes à la réalité, de la superstition à la pensée scientifique, du monde newtonien à l’univers einsteinien, d’une pensée assurée et globalisatrice au doute de la relativité.

Après une étude de l’événement de 1925 et de ses conséquences immédiates, fondée sur les travaux essentiels du Pr. Angell, soutenus par l’examen d’éléments contemporains pour une appréhension plus globale du phénomène, cet ouvrage traite de la découverte graduelle d’êtres fondamentalement autres par l’humanité au fil de son histoire, de la prise de conscience de la communauté scientifique, en particulier celle, pionnière, de l’université de Miskatonic, à Arkham (Massachusetts), vues par H. P. Lovecraft, mais aussi Robert Howard, Frank B. Long, Fritz Leiber, K.E. Wagner, ou Robert Bloch. Il explique pourquoi la lecture du Necronomicon rend fou, comment opère la « magie », pourquoi les sorcières ont peur de la Croix, comment notre planète fut colonisée, pourquoi les génies universels disparaissent peu à peu, et bien d’autres interrogations demeurées sans réponse à ce jour. "

14/11/2016

Quatre classiques de l'horreur...

Les éditions Akileos viennent de publier Lovecraft - Quatre classiques de l'horreur, un recueil de quatre récits de Lovecraft, adaptés en bande-dessinée par Ian N. J. Culbard et qui avaient été édités séparément auparavant.

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" La Quête onirique de Kadath l’inconnue, L’Affaire Charles Dexter Ward, Les Montagnes hallucinées et Dans l’abîme du temps, quatre des plus célèbres récits du maître de l’horreur et du fantastique superbement mis en scène par Ian Culbard."

" Par trois fois, Randolph Carter rêva de la cité merveilleuse. Jadis, elle avait eu pour lui une importance capitale ; il le savait, sans pouvoir dire en quel cycle du temps ni en quelle incarnation il l’avait connue, voire si c’était en rêve ou à l’état de veille. Maléfice ! La prodigieuse cité du couchant ne cesse de se dérober, comme si quelque dieu jaloux en interdisait l’accès. Comment retrouver cette fuyante merveille – seuls les grands anciens, qui hantent la forteresse d’onyx de Kadath l’inconnue, peuvent aider l’insatiable arpenteur des songes dans sa quête. Dans le gouffre des rêves, commence alors l’aventure : 7 créatures maudites, déserts glacés, cryptes diaboliques, mers déchaînées, montagnes aux mille pièges… "

29/10/2016

De mythe et de fureur...

L'excellente revue trimestrielle Bifrost consacrée aux mondes imaginaires (science-fiction, fantaisie, fantastique, uchronie, etc...) publie dans son nouveau numéro un dossier consacré à Robert E. Howard, père de Conan, le guerrier cimmérien, et fondateur du genre heroic fantasy. Le dossier est piloté par Patrice Louinet, le meilleur spécialiste français de l’œuvre de cet auteur...

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A côté des habituelles rubriques de la revue, on trouvera au sommaire du dossier :

AU TRAVERS DU PRISME : ROBERT E. HOWARD

  • Une vie, par Patrice Louinet
  • Le doute fantastique, par Claude Ghédir
  • L'épique parcours d'une oeuvre, par Patrice Louinet
  • Howard et Tolkien : deux auteurs, deux pères fondateurs, par Benjamin Bories
  • Howard le barbare et Lovecraft le romain civilisé, par Bertrand Bonnet
  • Dirty deeds done dirt cheap : la révolution Howard, par Patrice Louinet
  • Archipels : Robert Ervin Howard et les années Néo, par Malik Djelil
  • Aux marches de la barbarie, en terre de Cimmérie : en guide de lecture des œuvres de Robert E. Howard
  • More is all you need, par Patrice Louinet

 

23/06/2014

Epouvante et surnaturel...

Les éditions Pierre-Guillaume de Roux viennent de rééditer Épouvante et surnaturel en littérature, un essai de H. P. Lovecraft, postfacé par le dessinateur Philippe Druillet. Maître du récit d'épouvante, reconnu après sa mort, H. P. Lovecraft est le créateur du mythe de Cthulhu. Ses nouvelles sont disponibles dans de nombreuses éditions.

 

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" « Les enfants seront toujours effrayés par le noir, et les adultes, plus ou moins sensibles aux impulsions héréditaires, trembleront devant l'inconnu, le fantasmagorique, les univers différents, les vies mystérieuses qui peut-être vibrent tout là-bas dans les immensités cachées du cosmos, derrière les étoiles » (H. P. Lovecraft).

Né du mystérieux besoin de « terreur cosmique » qui agite les esprits les plus disponibles, le récit fantastique est vieux comme le monde. Ballades, légendes et poésies : le folklore archaïque humain regorge d'exemples de cette quête de l'ombre qui met en scène tout un cérémonial magique, où les divinités sont invoquées pour le meilleur ou pour le pire. En Occident, la force du surnaturel va s'imposer au Moyen Âge, l'ère mystique par excellence où messes noires et procès en sorcellerie vont bon train. Un « monstre » va naître : le roman gothique du XVIIIe siècle à la postérité majoritairement anglo-saxonne. Paysages désolés, châteaux hantés et sorts inextricables à répétition « possèdent » le lecteur inlassablement.

Howard Phillips Lovecraft (1890-1937), maître du genre, passe en revue les chefs-d'œuvre mais aussi les œuvres moins connues, à l'affût du moindre détail extraordinaire. À croire que le pacte diabolique de Melmoth, l'homme errant, roman génial de Charles Robert Maturin qui marqua à jamais Balzac, Scott, Thackeray ou Baudelaire, s'est renouvelé pour cent cinquante années de plus grâce aux illustres « contemporains » nommés Arthur Machen, Bram Stoker ou Lord Dunsany. Une passionnante histoire du récit fantastique par son grand « exorciste», à découvrir au gré d'un long frisson... "

05/11/2013

Le réveil de Kernunos...

Les éditions Alexipharmaque viennent de publier Le réveil de Kernunos, un livre d'entretiens avec Jean-Paul Bourre. Écrivain non-conformiste, journaliste,en particulier à la revue Rock et Folk, Jean-Paul Bourre est notamment l'auteur de Génération Chaos (Belles Lettres, 1998) et de Guerrier du rêve (Belles Lettres, 2003). Il a également publié en 2012 un recueil d'entretiens chez le même éditeur intitulé Le temps du loup - Demain la guerre civile.


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" Ker­nunos, le dieu cor­nu, le cerf dont les cors, leur chute et leur crois­sance, sont cy­cles, sont ré­sur­rec­tion.
Ré­sur­rec­tion de lit­téra­tures, qui per­cent le cœur du « Do­maine sans nom » ; qui visi­tent des Venis­es oc­cultes ; qui pénètrent l’outre-temps où se tien­nent les Grands An­ciens de Love­craft….

Car la lit­téra­ture est ici trans­la­tion et pas­sage, quête spir­ituelle et ini­ti­a­tion. Elle est aus­si comme un traité d’alchimie où l’on voile et dévoile à fois, comme un clair-ob­s­cur où les rêves sont les om­bres des myth­es et les myth­es la clarté des rêves.
Cette ré­sur­rec­tion est celle égale­ment d’une civil­i­sa­tion dont Jean-Paul Bourre, in­ter­rogé par Tony Bail­largeat, célèbre les fon­de­ments et les pre­mières origines, par­cou­rant les ter­ri­toires où les Thu­a­ta dé Da­nam livrèrent ba­taille, la « Terre du Mi­lieu » où bril­lent les hauts soleils po­laires, les pano­ra­mas âpres où se dressent les kairns et les Arvernes de l’an­cienne Gaule.

Dans le Réveil de Ker­nunos s’en­ten­dent les clameurs de la Chasse Sau­vage, qui con­sacrait à nou­veau le monde aban­don­né à l’in­sig­ni­fiance pro­fane. "

11/11/2012

A droite et à gauche... (3)

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"L'homme social ne va pas sans une part maudite, sans le prélèvement opéré par le Minotaure collectif sur les jouissances individuelles. Pour le dire autrement, une société a besoin pour survivre de se donner des objectifs collectifs et, pour être aimée, de s'appuyer sur les sacrifices qu'on lui consent. En un mot, le nihilisme petit-bourgeois qui se cache derrière les objectifs grotesques du tueur norvégien, c'est la philosophie individualiste poussée à ses dernières conséquences."

Jacques Julliard, « La part du Minotaure », (Marianne, été 2011)

  

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"Si tous les métèques voulaient tous une blonde à gros seins, un 4x4, un gros frigidaire, un écran large à plasma, une connexion Internet Wifi, alors les États-Unis avaient gagné, car tout ça, ces gadgets qui améliorent la vie, c'étaient eux. Rien qu'eux. En les copiant, en les imitant, on devenait comme eux. On partageait les mêmes conforts, les mêmes soucis, les mêmes pannes. On finissait par adopter leurs idées sans s'en apercevoir. Le confort, mes frères et mes sœurs, est subversif. La télévision est un préservatif, le canapé une arme anti-émeute."

Jean-Luc Marret, Guerre totale (L'Éditeur, 2011)

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"Hélène aimait les étrangers, ce qui n'était pas elle, la différence, l'Autre.

Elle s'en était fait une espèce de religion, bien à l'abri dans son quartier chic parisien, protégé par la caméra couleur qui filmait la rue devant son loft et sa porte blindée, design scandinave. Elle aimait les étrangers mais pas dans son quartier. Elle participait aux fêtes officielles, soutenait les sans-papiers, employait au black une femme de ménage ivoirienne – son principal lien avec l'Afrique, et voyageait dans le Sud, comme on allait jadis à l'Église – pétrie de recueillement, l'âme sensible ; elle se sentait coupable de tout.

Coupable de la colonisation, de la faim dans le monde, du racisme. De tout. Dans le souk, un homme l'approcha et lui parla. Il avait un beau sourire. Des dents blanches. Il sentait bon le Sud. Il n'était pas comme les parisiens un peu grisâtres et efféminés.

C'était un vrai homme. Ils couchèrent ensemble. Elle se donna au Sud, tenta quelques caresses osées qui confortèrent les fantasmes de l'homme sur les Occidentales, ces putes. Il éjacula vite et bien. Trop vite, peut-être. Puis, il la donna à ses amis, qui la baisèrent, sodomisèrent, corps contraints, chairs tordues, possessions. Puis, ils la donnèrent à l'Armée islamique de Libération, qui exigea une rançon. Elle fut décapitée dans une décharge, au milieu d'enfants qui cherchaient à bouffer."

Jean-Luc Marret, Guerre totale (L'Éditeur, 2011)

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"Une société est un éparpillement de mémoires, un amoncellement de poches à rancune et de comptes à régler ; un peuple est une histoire longue, ou plus exactement l'unité de cette histoire. Les deux coexistent, bon an mal an, et il n'est pas bon que l'un chasse l'autre. Le peuple sans société devient une mystification et la société sans peuple, un capharnaüm. Or à force d'encenser la diversité, les identités et les « nouveaux mouvements sociaux », on exalte le social au point de découper le corps du peuple à la tronçonneuse, en Landru électoraliste et arithméticien."

Régis Debray, Rêveries de gauche (Flammarion, 2012)

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"On a beaucoup dit en France que le Parti communiste était le principal parti de la Résistance. Moi, j'ai vu le Parti communiste détruire des foyers de résistance parce qu'ils n'étaient pas communistes. En mars 1944, j'ai vu, dans notre région, un maquis communiste détruire et tuer tous les membres d'un maquis gaulliste, simplement parce qu'ils étaient gaullistes."

Jacques Ellul, Ellul par lui-même – Entretiens avec Willem H. Vanderburg (1979)

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"Vais-je peiner Jahid en lui disant que je n'ai jamais pu supporter le rap, avec ses révoltes conformes. Ce sont de faux méchants et de vrais cons, démagos, rebelles pour show-biz... c'est de la variétoche sauce pseudo-voyou, du mainstream cuisiné en superradical, bientôt il y aura une rap Academy. Au moins l'autre ne triche pas . Ils font les marioles avec leur vocabulaire violent, mais ils sont dans un créneau d'assistante sociale. Ils sont forts pour organiser des combats de pitbulls dans des caves mais ils se chient dessus à l'idée de ne pas passer sur Skyrock. On connaît le système. La radio s'enrichit sans état d'âme en passant des disques « radicaux », et les groupes formatent leurs disques en fonction de leurs possibles passages. La culture rap, des brutes en short avec des chaînes en or et des voitures attrape-meufs, c'est la culture de la possession des signes extérieurs de richesse... sur une musique inexistante, toujours le même discours. Un univers de menaces, morsures, armes à feu, gangsters, bastons, baskets, ghetto-blasters, gangs, crans, crew, machos, beuh, DJ, platines, scratch, radio, radiateur, clans, clous, thune, Nike, nique, playlist, hip-hop..."

Marc-Edouard Nabe, L'homme qui arrêta d'écrire (2010)

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Le récent accueil, empressé et quelque peu servile, de Benjamin Netanyaou par François Hollande me refait penser à ces deux citations tirées d'une lecture estivale de Marianne (4 au 10 août 2012) :

«Les immigrés volent, les immigrés violent, les immigrés propagent le SIDA et la tuberculose. » Elie Yishaï, ministre de l'Intérieur d'Israël

« L'immigration est un danger stratégique menaçant le caractère juif et démocratique de l'État d'Israël. » Benjamin Netanayou, premier ministre d'Israël

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La démocratie dans une civilisation industrielle complexe est une plaisanterie – puisque ça ne signifie rien d'autre que la concentration de toutes les ressources entre les mains de quelques ploutocrates doués et le gouvernement souterrain par ce groupe sous des formes extérieures de démocratie

 

Lovecraft, Lettre à Miss E. Toldridge du 25 juillet 1931

 

 

 

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Le général De Gaulle disait : « La dégradation de l'État entraine infailliblement la perte de l'indépendance ». La perte de l'indépendance, pour un peuple, c'est la perte de son identité. Or, un peuple, c'est un tout. Un ensemble clairement situé, un perpétuel devenir, mais qui ne se transforme qu'en restant lui-même. Un peuple se grandit en se donnant une forme, et en cherchant pour cette forme à se donner un destin. Mais, il n'y a pas de forme sans institutions, pas de forme sans Etat. L'Etat, c'est le moyen pour un peuple de se donner un rythme. Et c'est vrai que le rythme crée du sens, que la forme crée du contenu.

Alain de Benoist, « Nostalgie du futur » (Le Figaro-dimanche, 24-25 décembre 1977)  

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