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jean raspail

  • La dissidence : l’antidote à la capitulation...

    Nous reproduisons ci-dessous un point de vue de Guillaume d'Aram de Valada, cueilli sur Polémia et consacré à la nécessité de l'esprit de dissidence.

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    La dissidence : l’antidote à la capitulation

    « Gaulois réfractaire ! »

    Il faut garder à l’esprit la vieille maxime : « Aussi longtemps qu’un peuple ne renie pas le combat, il ne dégénère pas. Mais quand un peuple rêve de paradis, gare à la détresse. Et quand un peuple brise son épée, il appelle la mort. »

    Celui qui hurlait, durant sa campagne présidentielle de 2017, qu’il allait gagner parce qu’il avait un projet, tel un adolescent à qui on avait supprimé sa PlayStation, à peine était-il élu qu’il traitait les Français de « gaulois réfractaires » en les qualifiant d’hermétiques au changement.
    Le « Mozart de la finance » connaît-il seulement la définition du mot réfractaire ?
    Ramener le réfractaire à son opposition à tout changement, c’est ne pas connaître cette condition et ce comportement, en ne l’utilisant que dans son sens le plus péjoratif.
    On reconnaît au passage le côté méprisant du post-adolescent picard qui nous sert accessoirement de chef de l’État.

    Emmanuel Macron, réduisant sa vision de la France à une Start-up Nation, pensait sans doute faire de l’esprit en associant deux identités pourtant bien distinctes.
    « Le gaulois » fait référence à un héritage historique, fait de sacrifices, de sueur et de sang versé, inscrit dans notre mémoire nationale. On ne saurait être « réfractaire » quand on défend un héritage, a fortiori quand celui-ci a largement contribué à fonder sa propre identité forte.

    Sans nous attarder à l’héritage identitaire gaulois, attachons-nous plutôt au synonyme du réfractaire : le rebelle.

    Le rebelle

    Le rebelle se caractérise avant tout par sa dissidence, celle qui refuse de se soumettre.

    De tout temps, suivant les modes intellectuelles et les discours qui les accompagnent, le rebelle se distingue par son comportement, les uns en silence, d’autres en continuant inlassablement à clamer leurs doutes, leurs certitudes et leur refus, d’autres portant leur condition comme une décoration.

    Le rebelle se moque des convenances, surtout quand celles-ci portent en elles la duplicité et le mensonge. Il s’applique au mieux à ne pas déroger à ce qu’il place au plus haut, à ce que représente pour lui le sens de l’honneur.
    Celui-ci peut se rapprocher du rebelle dans la définition qu’en donnait Lucien Febvre :
    « L’honneur, c’est d’abord un refus, un refus de pactiser avec ce qui est laid, bas, vulgaire, intéressé, non gratuit ; un refus de s’incliner devant la force parce qu’elle est la force ; devant la paix, parce qu’elle est la paix ; devant le bonheur, parce qu’il est le bonheur. »
    En remplaçant le mot « honneur » par « rebelle », on peut sans doute résumer cette condition en l’éloignant encore un peu plus de l’ironie qu’exprimait notre locataire élyséen.

    Certains esprits convenus pousseraient même la provocation en étiquetant le rebelle du qualificatif de « nostalgique », comme pour mieux l’éloigner plus profondément dans le couloir du temps, craignant une sorte de contagion.

    Le rebelle, du moins celui qui reste attaché à son enracinement, mène son combat chaque jour face à son contraire, à son opposé : reconstruire la citadelle, celle qui nous faisait rois dans nos foyers. Ne rien laisser passer à la dialectique tordue. Le faire résolument, comme si on devait disparaître le lendemain.
    Le rebelle agit comme la sentinelle sur le chemin de ronde du rempart à la soumission.
    C’est le devoir de la sentinelle d’alerter, de faire les sommations, de donner les coups de semonce et de ne jamais rompre.
    Pour ce faire, il faut sans cesse ranimer ce goût du risque qui empêche de subir.
    Le goût du risque, c’est ce que nous devrions entretenir pour éviter de nous laisser polluer par l’air du temps.
    Sans prise de risque, où est le sel de la vie ?
    Nulle part.
    On prend des risques pour soi-même, dans sa vie professionnelle, on en prend pour sa famille, pour la préserver et pour lui transmettre ce qu’on a reçu. On prend des risques pour garder sa soif d’absolu et d’idéal terrestre. Ce n’est pas la société qui pousse à prendre des risques, cela nous appartient.
    On n’échappe pas à sa propre responsabilité en prenant des risques. C’est l’évidence, diront ceux qui en ont pris, ou ceux qui ont fait semblant d’en prendre.
    En prenant des risques, on ne peut pas faire semblant. La peur en fait partie, elle est même indispensable à la prise de risque. Elle doit être surmontée et maîtrisée au regard de l’objectif à atteindre.

    Le rebelle identitaire

    En début de semaine, Jean-Eudes Gannat, courageux militant identitaire, après s’être engagé dans ses élections municipales en Anjou, exprimait en quelque sorte une marche à suivre : « Je crois qu’il y a un “nationalisme municipal” à développer dans toutes les villes de moins de 50 000 habitants où le grand-remplacement n’a pas encore sévi et où l’antifascisme passe pour ce qu’il est : une farce de gosses de riches ! … C’est la dernière fenêtre de tir pour la survie de notre pays. Je ne sais pas si vous imaginez ce que cela signifie : si vous continuez à vous planquer, vos enfants grandiront comme les derniers Blancs de la ville de Saint-Denis, dirigés par des populations hostiles, au milieu des dealers, dans un pays islamo-gauchiste… Réveillez-vous bordel ! »

    En voilà un qui ne fait pas semblant. Il y a du hussard dans cette attitude, dans ce refus de capituler.
    Il a raison de sonner du clairon, le meilleur qui soit, celui de la rébellion, pour tenter la dernière sortie de la citadelle assiégée, sinon, à l’instar de ce qu’écrivait Jean Raspail, « … l’on meurt de vieillesse, triste au fond de la forteresse oubliée que personne n’assiège plus parce que la vie s’en est allée ailleurs ».

    On ne s’attache vraiment solidement qu’à des structures qui tiennent debout depuis longtemps. Les racines sont profondes dans nos provinces de France. Il suffirait de les entretenir, de leur redonner leur éclat et de remettre le pont-levis en place.
    La jeunesse identitaire vient bousculer nos certitudes, notre prétention et parfois notre condescendance. Elle donne un sens à l’engagement. Il faut l’entendre et ne pas s’échapper au nom du « c’était mieux avant ».

    Cette jeunesse, productrice d’espérance, est en quelque sorte le modèle de cette « garde avancée » d’un salutaire réveil identitaire enfoui dans notre inconscient collectif.

    Le goût du risque et l’engagement l’emportent toujours sur l’immobilisme et la passivité.

    Le goût de l’action

    L’action politique locale, et la défense du bien commun à l’échelle de nos communes, peuvent contribuer à cimenter de vraies solidarités identitaires pérennes et créer le possible creuset d’une renaissance, par le bas, de notre unité nationale.
    Pour l’heure, le haut cultive son cynisme froid et son mépris pour « les petites patries charnelles ». Le haut est malade de sa sclérose en plaques, celle de sa technocratie centralisée et de ce manque de subsidiarité. L’oubli du « principe de subsidiarité », souvent évoqué et pratiquement jamais mis en œuvre, reste le miroir des échecs de l’État centralisateur. En haut, la nation confisquée n’est qu’un simulacre de solidarité engoncé dans une administration tatillonne et toujours plus répressive pour le besoin de proximité.
    La marche forcée des « communautés de communes » et autres échelons administratifs, froids et paralysants, participe de cette dilution du bien commun.
    Cette idéologie mortifère de dilution de l’action politique consacre la mécanique en place : il ne faudrait plus que regarder ailleurs, plus loin, toujours plus loin, comme pour arracher ce cordon ombilical identitaire et nous extirper une bonne fois pour toutes de nos racines ancestrales.

    Face à la médiocrité, la dissidence

    Ce qui transpire, au-delà de la perfidie de cette entreprise menée de longue date, c’est la profonde médiocrité pathétique des promoteurs. Leur médiocrité se croit devoir tout permettre et s’ériger en totem absolu.
    Ils espèrent, dans un morne climat imposé, que les plus nobles façons d’exister finiront bien par s’étioler peu à peu, ou disparaître.
    Leur inconséquence et leur manque manifeste d’élévation les aveuglent. Peu leur importent les dégâts provoqués pourvu qu’ils achèvent ce qui a été commencé : la révolution permanente en boucle !

    Cette marche forcée, vers ce nirvana supposé, trouvera toujours sa justification dans le « toujours plus » au détriment des entités les plus proches du pays réel. Cette idéologie s’applique surtout à se garder de toute transcendance, de toute verticalité, exceptée sa volonté de dissoudre le pays dans un magma difforme où l’amnésie règnerait en maître.
    La dissidence est le meilleur antidote à cette lancinante démission qui guette tout peuple vieillissant.

    À l’image d’une jeunesse identitaire rebelle, sachons garder et cultiver le goût du risque et de l’engagement en nous exorcisant du venin de la capitulation sans combattre.
    Gardons-nous du renoncement confortable et du réflexe grégaire du « tout est foutu ».

    Après l’imposture idéologique des années 80, orchestrée autour de « SOS RACISME », l’heure de « SOS RACINES » a sans doute enfin sonné.

    Guillaume d’Aram de Valada (Polémia, 21 mars 2026)

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  • Jean Raspail : Le grand jeu...

    Le cinquantième numéro de la revue Livr'arbitres, dirigée par Patrick Wagner et Xavier Eman, est en vente, avec un dossier consacré à Jean Raspail...

    La revue peut être commandée sur son site :  Livr'arbitre, la revue du pays réel.

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    Au sommaire de ce numéro :

    Éditorial

    Plaisirs solittéraires

    Nouveautés

    Jean Rouaud

    Nicolas Le Bault

    Aurélien Chrétien

    Coups de cœur

    Rémy de Gourmont

    Thierry Marignac

    Alexis Legayet

    Coups de projecteur

    Christopher Gérard

    Oskar Freysinger

    René Swennen

    Portrait

    Jean Raspail (1925-2020)

    Dossier

    1789, les prémisses d'une révolution en marche

    Promenade littéraire dans Paris : des salons aux bistrots

    Entretien

    François Cérésa

    Nicolas d'Estienne d'Orves

    Régis Le Sommier

    François Bousquet

    Paul-Henri Guiter

    Michel Mourlet

    Philippe Pichon

    Histoire-panorama

    Jean-Yves Le Gallou

    Longue mémoire : Polémos

    L'Europe face à l'Occident

    Carrefour de la poésie

    Peinture en prose

    Poème en prose

    Poème en musique

    Jeux de mots

    Valéry Molet

    Max Jacob

    Cinéma

    Le cinéma à coups de marteau

    In Memoriam Yves Boisset

    Littérature jeunesse

    Une sélection

    Bande dessinée

    Maël, Nostromo

    Robert Freynet, Mission Rivière-Rouge

    Jacques Terpant, Ce qu'il reste de nous

    Vagabondage

    Fernando Pessoa à Talinn

     

     

     

     

     

     

     

     

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  • Jean Raspail, l'homme derrière les caricatures...

    Dans son émission Perles de culture, sur TV libertés, Anne Brassié recevait le 14 mai 2025 Philippe Hemsen, pour évoquer la figure de Jean Raspail, dont il vient de publier une biographie intitulée Jean Raspail - Aventurier de l'ailleurs (Albin Michel, 2025).

     

                                                

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  • Jean Raspail, aventurier de l'ailleurs...

    Les éditions Albin Michel viennent de publier Jean Raspail - Aventurier de l'ailleurs, une biographie de l'auteur du Moi, Antoine de Tounens, roi de Patagonie signée par Philippe Hemsen.  Enseignant et conférencier, Philippe Hemsen a publié chez Albin Michel Petits éloges de l’ailleurs de Jean Raspail.

     

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    " À l'occasion du centenaire de la naissance de Jean Raspail, cette première biographie menée comme un roman d'aventures par Philippe Hemsen, grand spécialiste de Stephen King, nous ouvre la vie et le cœur d'un aventurier hors pair, redécouvreur des civilisations perdues, qui laisse une œuvre riche de plus de trente livres et d'une quinzaine de romans.

    On bourlingue, pour reprendre le verbe de Cendrars, à travers toute la terre, en même temps qu'on pénètre les raisons des combats de Jean Raspail, sa volonté de préserver toutes les civilisations : les Alakalufs, les Indiens d'Amérique, les Aïnous, les Incas ou les peuplades des îles. « Observer et ressentir, et comprendre que l'important est ailleurs, toujours ailleurs » : Jean Raspail avait fait sien ce credo.

    Ce récit est également l'occasion de revenir sur Le Camp des saints, best-seller mondial, qui cache peut-être l'essentiel de l’œuvre. "

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  • Ce qu'il reste de nous...

    Les éditions Futuropolis viennent de publier une bande-dessinée de Jacques Terpant intitulée Ce qu'il reste de nous.

    Jacques Terpant a déjà adapté en bande-dessinées deux romans de Jean Raspail, Sept cavaliers et Le Royaume de Borée, mais aussi, avec Jean Dufaux, des romans de Giono, Un roi sans divertissement, et de La Varende, Nez de Cuir, ainsi que la vie de Louis-Ferdinand Céline sous le titre Le chien de Dieu.

     

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    " À partir d'un petit village du Dauphiné dont il est originaire, Jacques Terpant raconte l'histoire de la civilisation rurale en France, de l'an mil, où ce monde s'installe, à sa mort, au XXᵉ siècle. À travers six histoires qui se suivent dans le temps, en se basant sur son histoire familiale, il fait revivre les grandes étapes de notre histoire, de ce monde en soi, ses élites, ses bourgeois, ses prolétaires et ses paysans...

    « Je fais partie de cette génération qui a vu disparaître une civilisation qui avait duré dix siècles, une autre vient que je ne verrai pas. Au détour de lectures, à la radio, je les reconnais, ceux qui comme moi, ont entrevu cet ancien monde. Ils peuvent être très différents : des écrivains comme Pierre Bergounioux, Pierre Jourde, Pierre Michon, Richard Millet, Jean-Loup Trassard, Jean Clair ou Marie Hélène Lafon, des historiens comme Alain Corbin, le chanteur Jean-Louis Murat... Tous ont en commun cette conscience de l'irrémédiable disparition, qui fait parenté entre eux. C'est la coupure historique entre l'homme et la terre, la disparition de la société agraire traditionnelle qui avait construit ce monde. Un monde qui s'efface et dont, comme le Cheshire cat, le chat d'Alice au pays des Merveilles, nous en voyons encore le sourire là où beaucoup ne discernent plus rien. Comme Marie-Hélène Lafon, avec son Cantal, Bergounioux et sa Corrèze, Trassard en Mayenne, c'est à partir d'un pays du Dauphiné, le mien depuis toujours, que je vais chercher "Ce qu'il reste de nous", après mille ans d'histoire... » Jacques Terpant "

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  • Bienvenue Honorables Visiteurs...

    Les éditions Sept cavaliers viennent de rééditer un roman oublié de Jean Raspail intitulé Bienvenue Honorables Visiteurs. Publié initialement chez Julliard en 1958 sous le titre Le vent des pins (et traduit moins de deux ans après en allemand et en anglais, avec éditions anglaise et américaine) , il avait été réédité en 1970 sous le nouveau titre de Bienvenue Honorables Visiteurs.

    Aventurier, journaliste et romancier inspiré, Jean Raspail, qui est décédé en 2020 à 94 ans, a notamment écrit Le Camp des Saints, grand roman visionnaire sur la menace migratoire, mais aussi Le tam-tam de Jonathan, Sire ou encore La hache des steppes.

    Le livre est disponible notamment sur le site de La Nouvelle Librairie.

     

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    " En 1956, Jean Raspail a trente ans. Fasciné par le Japon, il y restera un an, avec l’œil aiguisé d’un ethnographe avide et méticuleux, pour essayer de percer le mystère d’une civilisation qui, jusque-là, n’était connue, sinon à travers la vogue ancienne du japonisme et une poignée de clichés jaunis. Mais nul récit de voyage, au dire même de l’auteur, ne pouvait venir à bout d’une matière aussi riche et aussi indéchiffrable. Il fallait  le truchement du roman, le premier d’une longue série pour Raspail, afin de restituer l’éventail des nuances et la complexité sociale de l’archipel. Le prétexte ? Une dizaine de touristes occidentaux en quête d’exotisme débarquent à Tokyo à la veille de sa formidable expansion, dans une société encore largement traditionnelle, guidée pare le souci des formes et des convenances. Le choc de deux mondes, que l’auteur prend plaisir à malmener. Avec une verve intarissable, il s’amuse à mystifier ses personnages avec un esprit facétieux qui transforme leur séjour en une suite de quiproquos cocasses et de pantomimes hilarantes. Un joyau d’ethnologie romancée et espiègle. Bienvenue, honorables lecteurs. "

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